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Traductologie

I. Présentation

Objet d’étude à 4 composantes :

- l’objet à traduire (commande)

- l’objet traduit (produit)

- sujet traducteur (producteur)

- opération de traduction (processus)

> Traductologie analyse, écrit et théorise relation entre éléments.


Commande :

ts, texte de départ, texte original : matière 1ère

diverses formes (texte écrit, article, romans, sites, …)

commande envisagée en termes spécificités linguistiques et stylistiques

> traitements successifs, suivant modes d’interprétation individuel


Produit :

texte d’arrivée, texte cible

actualisation individuelle et personnelle objet générique et impersonnel

essai compréhension et reformulation entre 2 langues


Traducteur :

vu comme : translateur, adaptateur, médiateur, communicateur, percepteur, … > différents rôles


Processus :

rôle sciences cognitives

sujet humain central mais maîtrise pas tt

processus psychiques et mentaux complexes (qui nous échappent en partie)


II. Courants principaux

Nihilisme : traduction impossible en théorie

Absolutisme : trad discipline mère de linguistique, tt acte parole état traduction

Relativisme : trad discipline fille linguistique

Indépendantisme : trad est une science à part entière


III. Périmètre

James Holmes (1972) : recherches en traductologie peuvent être :

- purement théorique : branche peu représentée

 - fondées sur description des pratiques

- appliquées


IV. Théorie vs. pratique "risque abstraction"

Visée pragmatique > Ladmiral, 1979 « praxéologie » : importance visée pragmatique traductologie, doit être adaptée à action

mécanismes sur lesquels on peut se reposer pour prendre décision


Andrew Chesterman > répondre à demandes pratiques :

-formation optimale traducteurs et interprètes

- augmentation qualité traductions

- formulation méthodes appropriées pr réaliser tâches de traduction

- développement d’outils

- valorisation traducteurs ds vie sociale

- éthique du traducteur


Empirisme & descriptivisme = spécificités traductologie


Reality vs Theory

Principes et phénomènes récurrents ds activité de traduction

Textes précisément traduits

Situations professionnelles effectives


V. Interdisciplinarité

-Sciences humaines

-Sciences du langage

-Neurologie

-Sciences naturelles

Toujours tenir compte contexte :

- social

-historique

- psychologique

- politique                               > à détermine l’activité de traduction


Selon Guidère :

- traductologie interne centré sur processus de traduction

- traductologie externe envisageant la traduction en tant que produit de facteurs politiques, historiques et sociologiques ou autres


VI. Traduction littéraire vs pragmatique

Réflexion sur texte spé délaissée au profit trad textes sacrés et litté

Rejet de trad spé ds recherche, rejet réciproque

Mauvaise réception traductologie prescriptiviste


Sylvie Vandaele (2015) « intimité cognitive »

fossé entre théorie et pratique

Méconnaissance des théories ?

Surabondance de théories à la terminologie confuse et absconse ?

Problèmes d’applicabilité ?

Tt traducteur fait traductologie


VII. Histoire traductologie

Discipline récente mais réflexion sur trad depuis longtemps. Dev réflexion sur trad dès XVIe siècle.


1ères réflexions empiriques

Principales oppositions au cœur réflexion :

- traduisible vs intraduisible

- lettre vs esprit

- mot vs idée

- fidélité vs trahison


4 grands moments ds études traduction (Ladmiral) :

- Traductologie prescriptive : pédagogie, « bonne façon de traduire » = « traductologie d’avant-hier »

- "" descriptive : approche contrastive, après coup, textes réduits à des séquences de signifiants : « traductologie d’hier »

- "" inductive : psycholinguistique cognitive : « traductologie de demain/ d’après- demain »

- "' productive : « traductologie d’aujourd’hui »


Années 70: naissance officielle

Pré-naissance : conjoncture sociopolitique/ universitaire internationale post-GM2

-Essor diplomatie et négociations entre Etats (ONU, …)

-Écoles de trad

-Redémarrage échanges internationaux 


1955 : Les belles infidèles, Georges Mounin

Retrace évol techniques et conceptions trad depuis Cicéron

Rétrospective approches théoriques : s’interroge sur question de l’intraduisibilité, fournit histoire des façons de traduire, propose métaphores restée célèbre des verres transparents/ colorés


Verres transparents sont des trads qui se donnent à lire au lecteur comme s’il s’agissait de textes écrits directement ds langue cible (fr)

Verres colorés vont signaler au lecteur ttes spécificités linguistiques, temporelles et culturelles qui le séparent de l’original


1958 : procédé traductions des chercheurs canadiens Jean-Paul Vinay et Jean Darbelnet, stylistique comparée du français et anglais


1959 : Roman Jakobson, On Linguistic Aspects of Translation, distingue 3 formes de traduction :

- trad intralinguale, ou reformulation

- trad interlinguale

- trad intersémiotique, ou transmutation (« interprétation des signes linguistiques au moyen de signes non linguistiques »)

Signe linguistique = unité d’expression langage

Sémiotique/ sémiologie = étude signes verbaux ou non verbaux

Phonétique/ phonologie = étude sons et leurs fonctions


Saussure, Cours de linguistique générale (1916) :

- notion de signe linguistique

- distinction signifiant / signifié


1963 : Pb théoriques trad, Georges Mounin

- socle traductologie fr

- étude trad comme branche linguistique (vision réductrice ajd)

- objectif : mettre en évidence pb rencontrés par traducteurs lors opération traduisante


1964 : Toward a science of translating, Eugene Nida

- importance objectif communication de trad en fonction récepteurs précis

- définition de 2 concepts d’équivalence :

- équivalence formelle (reproduire forme du ts)

- équivalence dynamique (répondre aux besoins destinataires)


1965: A linguistic theory of translation. John Cunnison “Ian” Catford

- identification études trad comme branche linguistique comparative

- étude l’équivalence ss angle linguistique (langue = syst, trad mécaniste)

Vision mécaniste qui entraîne échec des 1ers essais en TAO et abandon recherche ds domaine au milieu années 60


1967 : Tanslation as a decision process, Jiri Levy, un des premiers à mettre traducteur au centre réflexion, à poser trad comme processus décisionnel


1968 : dénomination de discipline en français par des chercheurs belges à traductologie


1972 : dénomination discipline en anglais (« Translation studies ») par James Holmes

- explication choix désignation « translation studies »

Traductologie discipline à part entière ? Avant années 70 traductologie sous emprise de linguistique et littérature


Années 80 : émancipation et cultural turn

 Emancipation : vis-à-vis 2 disciplines mères

- Prise en compte autres branches (sociolinguistique, linguistique énonciative, linguistique textuelle…) à enrichissement traduction

« Tournant culturel »: trad pas seulement transfert mais interaction entre 2 cultures à prise en compte culture cible

- Nouveauté : texte traduit appartient à culture de réception

- Remise en question notion fidélité

Traduction est expérience humaine

-Prise en compte réalité pratiques professionnelles

- Ouverture traduction spé

- Intérêt pr genres textuels, formats, styles, normes de production et d’acceptabilité des textes, fonctions…

Naissance nouvelles théories :

- Théorie interprétative trad (TIT) (théorie des sens, …)

- Théorie de l’action (fonctionnalisme)

- Théorie du skopos (fonctionnalisme)


Années 90 : ouverture à d’autres disciplines

Disciplines traditionnellement associées à traduction :

-linguistique

- sociolinguistique

- terminologie

Autres disciplines :

- sociologie

- Anthropologie

- Ethique, …


 

Elargissement du champ d’étude

Recherches sur : communication non verbale (gestuelle, …), trad pour la scène, interprétation langue des signes


Tournant sociologique

Recherches sur :

normes, règles et conventions socio-pro qui sous-entendent activité trad 

question acceptabilité d’une trad

niveau de contrainte induit par usages dominants, souvent + implicites qu’explicites, qui déterminent stratégies de trad


1995 : Gideon Toury

- Double système de normes : -langue et de la culture cible auxquelles elle appartient

                                               -langue et de la culture source en tant que représentation d’un texte préexistant

- Traducteur fait choix individuels guidés par normes ds espace social ds lequel vit et travaille

- Influence d’éléments idéologiques, politiques et religieux


Lawrence Venuti, hypothèse polysystémique :

- textes émanant culture faible et traduits vers culture forte ont tendance à être naturalisés (domesticated) = rédigés pr apparaître naturels aux lecteurs appartenant à la culture d’arrivée ;

- textes émanant culture forte et traduits vers culture faible ont tendance à être exotisés (foreignized) = conservation de caractéristiques de la langue forte et de la culture de départ


Années 2000 : recentrage sur traducteur et nouveaux enjeux

Chesterman (2009) > sociologie de la traduction :

-sociologie des traductions en tant que produit

- sociologie du processus

- sociologie des traducteurs

Chesterman > « Translator studies » = branche axée sur traducteur, comprenant des aspects :

- culturels (éthique, idéologie, tradition, histoire professions, traducteurs et traductrices célèbres)

- cognitifs (processus mentaux, normes et émotions) 

- sociologiques (statuts, comportements, réseaux, organisation du travail, relations aux autres


Après 2000, recherches sur :

- organisation profession dans tel pays ou tel domaine

- interactions entres traducteurs et environnement social

- importance et impact technologie

- environnement de travail

- réalité des pratiques et l’impact de l’environnement au sens large sur production

Nouveaux courants :

- féminisme (abolir domination masculine ds langue)

- post-colonialisme (abolir domination de certaines langues/ cultures, trad étant envisagée comme outil de domination)

Années 2010 : nouvelles pistes de recherche


2016 : Boisseau décennie marquée par :

- ouverture nouvelle voie ds réflexion traductologie (outils numériques, terminologie, discours spé, …)

- abandon relatif de recherche et théorisation exclusivement sur langues, opérations linguistiques, pb culturels et le « traduire »


Nouveau métier et nouvel environnement de travail :

- TAO : évolution outils > poste de travail de + en + contraignant, compétences tech avancées nécessaires

- internet = foisonnement ressources : compétences en extraction de l’information nécessaire

- soumission à un commanditaire > conditions imposées, forte concurrence

- texte à traduire = suite de segments discontinus et décontextualisés, passés ds des mémoires de traduction parfois erronées

- tâche du traducteur ajd = morcellement de tâches connexes (gestion de fichiers, informatiques, relations, relecture, …) 

Schéma émetteur à traducteur à destinataire : devient caduque

Comment appliquer théorie interprétative si plus de contexte ni situation fournis ac texte à traduire ?

Comment appliquer théorie skopos si pas négociation possible avec commanditaire ?


Problématique posée par Traduction automatisée (TA) :

- risques d’erreurs avec TA moindre ?

- réflexion sur qualité acceptable d’une trad : baisse seuil d’acceptabilité qualité langue face à banalisation des écrits fautifs en termes d’orthographes et de syntaxe ; banalisation communication automatisée ; simplification langue et pensée

Traductologie et littérature :

- exploration de thématique (traduction rythme, …)

- approche trad via problématiques (questions genres, autorité, …)

à éloignement des études de langues pour intéresser + les études littéraires

 


Traductologie

I. Présentation

Objet d’étude à 4 composantes :

- l’objet à traduire (commande)

- l’objet traduit (produit)

- sujet traducteur (producteur)

- opération de traduction (processus)

> Traductologie analyse, écrit et théorise relation entre éléments.


Commande :

ts, texte de départ, texte original : matière 1ère

diverses formes (texte écrit, article, romans, sites, …)

commande envisagée en termes spécificités linguistiques et stylistiques

> traitements successifs, suivant modes d’interprétation individuel


Produit :

texte d’arrivée, texte cible

actualisation individuelle et personnelle objet générique et impersonnel

essai compréhension et reformulation entre 2 langues


Traducteur :

vu comme : translateur, adaptateur, médiateur, communicateur, percepteur, … > différents rôles


Processus :

rôle sciences cognitives

sujet humain central mais maîtrise pas tt

processus psychiques et mentaux complexes (qui nous échappent en partie)


II. Courants principaux

Nihilisme : traduction impossible en théorie

Absolutisme : trad discipline mère de linguistique, tt acte parole état traduction

Relativisme : trad discipline fille linguistique

Indépendantisme : trad est une science à part entière


III. Périmètre

James Holmes (1972) : recherches en traductologie peuvent être :

- purement théorique : branche peu représentée

 - fondées sur description des pratiques

- appliquées


IV. Théorie vs. pratique "risque abstraction"

Visée pragmatique > Ladmiral, 1979 « praxéologie » : importance visée pragmatique traductologie, doit être adaptée à action

mécanismes sur lesquels on peut se reposer pour prendre décision


Andrew Chesterman > répondre à demandes pratiques :

-formation optimale traducteurs et interprètes

- augmentation qualité traductions

- formulation méthodes appropriées pr réaliser tâches de traduction

- développement d’outils

- valorisation traducteurs ds vie sociale

- éthique du traducteur


Empirisme & descriptivisme = spécificités traductologie


Reality vs Theory

Principes et phénomènes récurrents ds activité de traduction

Textes précisément traduits

Situations professionnelles effectives


V. Interdisciplinarité

-Sciences humaines

-Sciences du langage

-Neurologie

-Sciences naturelles

Toujours tenir compte contexte :

- social

-historique

- psychologique

- politique                               > à détermine l’activité de traduction


Selon Guidère :

- traductologie interne centré sur processus de traduction

- traductologie externe envisageant la traduction en tant que produit de facteurs politiques, historiques et sociologiques ou autres


VI. Traduction littéraire vs pragmatique

Réflexion sur texte spé délaissée au profit trad textes sacrés et litté

Rejet de trad spé ds recherche, rejet réciproque

Mauvaise réception traductologie prescriptiviste


Sylvie Vandaele (2015) « intimité cognitive »

fossé entre théorie et pratique

Méconnaissance des théories ?

Surabondance de théories à la terminologie confuse et absconse ?

Problèmes d’applicabilité ?

Tt traducteur fait traductologie


VII. Histoire traductologie

Discipline récente mais réflexion sur trad depuis longtemps. Dev réflexion sur trad dès XVIe siècle.


1ères réflexions empiriques

Principales oppositions au cœur réflexion :

- traduisible vs intraduisible

- lettre vs esprit

- mot vs idée

- fidélité vs trahison


4 grands moments ds études traduction (Ladmiral) :

- Traductologie prescriptive : pédagogie, « bonne façon de traduire » = « traductologie d’avant-hier »

- "" descriptive : approche contrastive, après coup, textes réduits à des séquences de signifiants : « traductologie d’hier »

- "" inductive : psycholinguistique cognitive : « traductologie de demain/ d’après- demain »

- "' productive : « traductologie d’aujourd’hui »


Années 70: naissance officielle

Pré-naissance : conjoncture sociopolitique/ universitaire internationale post-GM2

-Essor diplomatie et négociations entre Etats (ONU, …)

-Écoles de trad

-Redémarrage échanges internationaux 


1955 : Les belles infidèles, Georges Mounin

Retrace évol techniques et conceptions trad depuis Cicéron

Rétrospective approches théoriques : s’interroge sur question de l’intraduisibilité, fournit histoire des façons de traduire, propose métaphores restée célèbre des verres transparents/ colorés


Verres transparents sont des trads qui se donnent à lire au lecteur comme s’il s’agissait de textes écrits directement ds langue cible (fr)

Verres colorés vont signaler au lecteur ttes spécificités linguistiques, temporelles et culturelles qui le séparent de l’original


1958 : procédé traductions des chercheurs canadiens Jean-Paul Vinay et Jean Darbelnet, stylistique comparée du français et anglais


1959 : Roman Jakobson, On Linguistic Aspects of Translation, distingue 3 formes de traduction :

- trad intralinguale, ou reformulation

- trad interlinguale

- trad intersémiotique, ou transmutation (« interprétation des signes linguistiques au moyen de signes non linguistiques »)

Signe linguistique = unité d’expression langage

Sémiotique/ sémiologie = étude signes verbaux ou non verbaux

Phonétique/ phonologie = étude sons et leurs fonctions


Saussure, Cours de linguistique générale (1916) :

- notion de signe linguistique

- distinction signifiant / signifié


1963 : Pb théoriques trad, Georges Mounin

- socle traductologie fr

- étude trad comme branche linguistique (vision réductrice ajd)

- objectif : mettre en évidence pb rencontrés par traducteurs lors opération traduisante


1964 : Toward a science of translating, Eugene Nida

- importance objectif communication de trad en fonction récepteurs précis

- définition de 2 concepts d’équivalence :

- équivalence formelle (reproduire forme du ts)

- équivalence dynamique (répondre aux besoins destinataires)


1965: A linguistic theory of translation. John Cunnison “Ian” Catford

- identification études trad comme branche linguistique comparative

- étude l’équivalence ss angle linguistique (langue = syst, trad mécaniste)

Vision mécaniste qui entraîne échec des 1ers essais en TAO et abandon recherche ds domaine au milieu années 60


1967 : Tanslation as a decision process, Jiri Levy, un des premiers à mettre traducteur au centre réflexion, à poser trad comme processus décisionnel


1968 : dénomination de discipline en français par des chercheurs belges à traductologie


1972 : dénomination discipline en anglais (« Translation studies ») par James Holmes

- explication choix désignation « translation studies »

Traductologie discipline à part entière ? Avant années 70 traductologie sous emprise de linguistique et littérature


Années 80 : émancipation et cultural turn

 Emancipation : vis-à-vis 2 disciplines mères

- Prise en compte autres branches (sociolinguistique, linguistique énonciative, linguistique textuelle…) à enrichissement traduction

« Tournant culturel »: trad pas seulement transfert mais interaction entre 2 cultures à prise en compte culture cible

- Nouveauté : texte traduit appartient à culture de réception

- Remise en question notion fidélité

Traduction est expérience humaine

-Prise en compte réalité pratiques professionnelles

- Ouverture traduction spé

- Intérêt pr genres textuels, formats, styles, normes de production et d’acceptabilité des textes, fonctions…

Naissance nouvelles théories :

- Théorie interprétative trad (TIT) (théorie des sens, …)

- Théorie de l’action (fonctionnalisme)

- Théorie du skopos (fonctionnalisme)


Années 90 : ouverture à d’autres disciplines

Disciplines traditionnellement associées à traduction :

-linguistique

- sociolinguistique

- terminologie

Autres disciplines :

- sociologie

- Anthropologie

- Ethique, …


 

Elargissement du champ d’étude

Recherches sur : communication non verbale (gestuelle, …), trad pour la scène, interprétation langue des signes


Tournant sociologique

Recherches sur :

normes, règles et conventions socio-pro qui sous-entendent activité trad 

question acceptabilité d’une trad

niveau de contrainte induit par usages dominants, souvent + implicites qu’explicites, qui déterminent stratégies de trad


1995 : Gideon Toury

- Double système de normes : -langue et de la culture cible auxquelles elle appartient

                                               -langue et de la culture source en tant que représentation d’un texte préexistant

- Traducteur fait choix individuels guidés par normes ds espace social ds lequel vit et travaille

- Influence d’éléments idéologiques, politiques et religieux


Lawrence Venuti, hypothèse polysystémique :

- textes émanant culture faible et traduits vers culture forte ont tendance à être naturalisés (domesticated) = rédigés pr apparaître naturels aux lecteurs appartenant à la culture d’arrivée ;

- textes émanant culture forte et traduits vers culture faible ont tendance à être exotisés (foreignized) = conservation de caractéristiques de la langue forte et de la culture de départ


Années 2000 : recentrage sur traducteur et nouveaux enjeux

Chesterman (2009) > sociologie de la traduction :

-sociologie des traductions en tant que produit

- sociologie du processus

- sociologie des traducteurs

Chesterman > « Translator studies » = branche axée sur traducteur, comprenant des aspects :

- culturels (éthique, idéologie, tradition, histoire professions, traducteurs et traductrices célèbres)

- cognitifs (processus mentaux, normes et émotions) 

- sociologiques (statuts, comportements, réseaux, organisation du travail, relations aux autres


Après 2000, recherches sur :

- organisation profession dans tel pays ou tel domaine

- interactions entres traducteurs et environnement social

- importance et impact technologie

- environnement de travail

- réalité des pratiques et l’impact de l’environnement au sens large sur production

Nouveaux courants :

- féminisme (abolir domination masculine ds langue)

- post-colonialisme (abolir domination de certaines langues/ cultures, trad étant envisagée comme outil de domination)

Années 2010 : nouvelles pistes de recherche


2016 : Boisseau décennie marquée par :

- ouverture nouvelle voie ds réflexion traductologie (outils numériques, terminologie, discours spé, …)

- abandon relatif de recherche et théorisation exclusivement sur langues, opérations linguistiques, pb culturels et le « traduire »


Nouveau métier et nouvel environnement de travail :

- TAO : évolution outils > poste de travail de + en + contraignant, compétences tech avancées nécessaires

- internet = foisonnement ressources : compétences en extraction de l’information nécessaire

- soumission à un commanditaire > conditions imposées, forte concurrence

- texte à traduire = suite de segments discontinus et décontextualisés, passés ds des mémoires de traduction parfois erronées

- tâche du traducteur ajd = morcellement de tâches connexes (gestion de fichiers, informatiques, relations, relecture, …) 

Schéma émetteur à traducteur à destinataire : devient caduque

Comment appliquer théorie interprétative si plus de contexte ni situation fournis ac texte à traduire ?

Comment appliquer théorie skopos si pas négociation possible avec commanditaire ?


Problématique posée par Traduction automatisée (TA) :

- risques d’erreurs avec TA moindre ?

- réflexion sur qualité acceptable d’une trad : baisse seuil d’acceptabilité qualité langue face à banalisation des écrits fautifs en termes d’orthographes et de syntaxe ; banalisation communication automatisée ; simplification langue et pensée

Traductologie et littérature :

- exploration de thématique (traduction rythme, …)

- approche trad via problématiques (questions genres, autorité, …)

à éloignement des études de langues pour intéresser + les études littéraires