Définitions de base
Définition
Phrase complexe
Une phrase complexe est constituée d'au moins deux propositions, dont au moins une est subordonnée.
Proposition subordonnée
Une proposition subordonnée dépend d'une proposition principale et apporte une information complémentaire.
Les Subordonnées : Nature, Fonctions et Utilisation
1. La phrase complexe et les subordonnées
Une phrase complexe est une phrase constituée d'au moins deux propositions. Parmi celles-ci, on trouve des propositions subordonnées, qui sont dépendantes d'une proposition principale. Elles ne peuvent pas exister seules et apportent une information complémentaire à la principale.
Les subordonnées sont toujours liées à la principale par un mot subordonnant, qui peut être : un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, lequel...), une conjonction de subordination (que, si, lorsque, comme, parce que...), ou un mot interrogatif (quand, comment, pourquoi...).
2. Nature et fonction des subordonnées
a) Les subordonnées relatives
Elles sont introduites par un pronom relatif (qui, que, dont, lequel, où, etc.) et complètent un nom ou un pronom. Elles ont la fonction de complément du nom (CN).
Exemples : L'homme qui parle est mon frère. Le livre que j'ai lu est passionnant. La ville où je suis né est magnifique.
Les différents types de subordonnées relatives
Relative déterminative : essentielle à la compréhension de la phrase. Exemple : L'homme qui parle est mon frère.
Relative explicative : apporte une information supplémentaire non indispensable. Exemple : Mon frère, qui est professeur, adore son métier.
b) Les subordonnées complétives
Elles complètent un verbe, un adjectif ou un nom et sont souvent introduites par "que". Elles peuvent avoir plusieurs fonctions :
Complément du verbe (CV) : Je pense qu'il viendra.
Complément du nom (CN) : J'ai la certitude qu'il réussira.
Complément de l'adjectif : Je suis heureux qu'il soit ici.
Interrogative indirecte : Je me demande si elle viendra.
Les constructions spécifiques des complétives
Constructions impersonnelles : Il est probable qu'il vienne. Mode du verbe dans la complétive :
Indicatif pour un fait certain : Je sais qu'il est ici. Subjonctif pour une incertitude, une volonté : Je veux qu'il vienne.
c) Les subordonnées circonstancielles
Elles indiquent des circonstances de l'action principale (temps, cause, conséquence, but, etc.). Elles remplissent la fonction de Complément de Phrase (CP).
Exemples : Lorsque tu arriveras, nous partirons. (temps) Parce qu'il pleut, nous restons à la maison. (cause) Il court afin qu'il ne soit pas en retard. (but)
Types et nuances des subordonnées circonstancielles
Temps : Dès que le soleil se lève, les oiseaux chantent. Cause : Comme il pleuvait, nous sommes restés. Conséquence : Il était si fatigué qu'il s'est endormi. But : Travaille pour que tu réussisses. Condition : Si tu révises, tu réussiras. Opposition/concession : Bien qu'il soit malade, il est venu.
3. Transformation des GNP en subordonnées CP
Un groupe nominal prépositionnel peut être remplacé par une subordonnée circonstancielle. Exemple : Dès son arrivée, il tomba malade. → Dès qu'il fut arrivé, il tomba malade.
4. Transformation d'un groupe nominal en subordonnée relative ou complétive
On peut transformer un groupe nominal en subordonnée relative ou complétive. Relative : L'étudiant studieux réussit. → L'étudiant qui est studieux réussit. Complétive : J'ai l'espoir de réussir. → J'ai l'espoir que je réussirai.
5. Fusion de propositions indépendantes en subordonnée relative
On peut fusionner deux phrases indépendantes en une phrase complexe contenant une subordonnée relative. Exemple : Le berger est rouge de honte. La jeune fille parle avec le berger. → Le berger avec lequel la jeune fille parle est rouge de honte.
6. Identification et analyse des subordonnées circonstancielles
Les subordonnées circonstancielles peuvent exprimer différentes nuances selon leur type : Temps : Lorsque la nuit tombe, tout devient calme. Cause : Puisqu'il fait beau, nous allons sortir. But : Elle étudie pour qu'elle réussisse. Conséquence : Il a tellement travaillé qu'il est fatigué. Condition : Si tu veux réussir, travaille dur. Opposition : Bien qu'il soit fatigué, il continue.
Conclusion
A retenir :
Maîtriser les subordonnées permet d'enrichir l'expression écrite et orale en variant les structures de phrases et en affinant le sens des propos. Leur reconnaissance et leur manipulation sont essentielles pour comprendre et produire des textes complexes et nuancés.
