Partielo | Créer ta fiche de révision en ligne rapidement

Stéréotype, préjugé, discrimination CM 11 : la réduction des préjugés

La tolérance

Les éducateurs, les décideurs politiques et les chercheurs consacrent des efforts considérables à l'élaboration d'interventions fondées sur la diversité.
  • Ce n'est pas surprenant étant donné que :
  • les enfants fréquentant des écoles ethniquement diversifiées ont tendance à avoir plus d'amis en dehors du groupe et à avoir moins de préjugés (par exemple, Feddes et al., 2009 ; Jackson et al., 2006)
  • les adultes qui réfléchissent à la diversité se disent plus tolérants (par exemple, Crisp et Hewstone, 2007).
Rôle des psychologues sociaux :
  • Conduire des évaluations psychologiques d’interventions existantes ou proposées par d’autres
  • Développer des interventions basées sur les théories en psychologie sociale

information = réduire l’ignorance

les programmes scolaires multiculturels 

Définition

les programmes scolaires multiculturels
Il s'agit d'enseigner aux enfants la culture et le mode de vie des groupes minoritaires
  • Enseigner aux enfants la culture et le mode de vie des groupes minoritaires :
  • basé sur l'idée que l'ignorance engendre préjugés et que réduire l'ignorance permet d'accroitre la tolérance= en décalage avec les études en psychosociales = peut d’exemple d’études sur ce sujet qui amèneraient à supposer que c’est efficace = idée basée surtout sur une intuition collective que c’est efficace
  • implique sources médiatiques, notamment des livres d’histoires, des vidéos et jeux
  • certains se contentent de présenter des infos, tandis que d’autre sentent spécifiquement de combattre les préjugés et les stéréotypes


  • juste donner des infos ne suffit pas, les personnes doivent êtres actives pour que ce soit efficace !


études sur l'information pour réduire l'ignorance

Preuves d'efficacité ?
  • Salzman et D'Andrea (2001) - une intervention combinant information et confrontation aux préjugés a permis d'améliorer de manière significative les compétences sociales coopératives par rapport à un groupe témoin.


  • Cole et al. (2003) - regarder une série télévisée qui présentait des messages de respect et de compréhension mutuels a généré des attitudes plus positives entre les enfants israéliens et palestiniens.
Quelques résultats moins positifs
  • Koeller (1977) - exposer des enfants de 11 ans à des histoires sur les Américains d'origine mexicaine n'a pas conduit à des attitudes raciales plus positives.
  • Dans un examen de ces études, Bigler (1999) a conclu que les effets des interventions multiculturelles sont souvent non significatifs et qu'ils ne sont pas uniformes dans toutes les populations.
  • Les interventions supposent que les enfants sont des récepteurs passifs d'informations alors qu'en réalité, les enfants peuvent oublier, déformer ou ignorer les informations qui contredisent leurs attitudes existantes (Bigler, 1999).
Les formations diversité

Définition

Formation diversité
Programmes visant à accroître la sensibilisation, les connaissances et les compétences culturelles sur le lieu de travail.
  • Visent à protéger l'organisation contre les violations légales, à accroître l'inclusion de différents groupes au travail et à promouvoir un meilleur travail d'équipe.
  • Les États-Unis dépensent environ 8 milliards de dollars par an pour la formation diversité (Paluck et Green, 2009)

études sur les formations diversité

Des preuves d'efficacité ?
  • Gurin et al. (1999) : des étudiants blancs ayant participé à un programme éducatif sur la justice sociale ont par la suite perçu une plus grande communauté d'intérêts et de valeurs avec divers autres groupes.


  • Hanover et Cellar (1998) : les managers blancs qui ont pris part à des vidéos de formation sur la diversité, à des jeux de rôle et à des discussions ont ensuite été plus enclins à considérer les pratiques de diversité comme importantes et à déclarer qu'ils découragent les commentaires préjudiciables parmi les employés.
 Limites
  • Kulik et al. (2000) - des étudiants en commerce qui ont regardé des vidéos de formation sur la diversité et à qui l'on a demandé de supprimer les pensées négatives concernant les personnes âgées ont en fait conduit les étudiants à évaluer moins favorablement les candidats plus âgés.


  • En accord avec les recherches en psychologie sociale qui ont montré que les tentatives de suppression d'une pensée particulière peuvent en fait augmenter l'accessibilité de cette pensée dans notre esprit (Wegner, 1994).

Confrontation à la diversité 

Les Programmes anti-racisme
  • Une alternative aux interventions dans les classes à l’école
  • Discussion directe au sujet des préjugés et des discriminations
  • Encourage les enfants à en parler ouvertement et leur apprend des méthodes pour reconnaitre et confronter le racisme et la discrimination
  • Contenus interactifs, débats et jeux de rôles…
  • Individus confrontés avec leurs propres défauts

études sur les programmes anti-racisme

  • Meilleurs résultats que les programmes scolaires multiculturels (Slavin & Madden, 1979)
  • Synthèse de McGregor (1993): effet positif modéré des ces programmes
  • Mais manque de recherche évaluatives (Aboud & Levy, 2000) :
  • Risque d’accroitre les préjugés (Par exemple si génère de la colère )
  • Efficacité limitée à certains groupes?
  • Manque de formation des enseignants, mal préparés à délivrer ces programmes

Provoquer le contact avec la diversité

A retenir :

beaucoup d’études sur cette manière = le plus efficace pour lutter contre les préjugés 

Le contact direct

L’hypothèse du contact par Gordon W. Allport (1954) 

L'hypothèse du contact selon Allport se fonde sur ces principes :

  •  le contact entre les membres de différents groupes,
  • par le biais de l’augmentation des connaissances et de la compréhension des membres de l’autre groupe,
  • est susceptible de diminuer les tensions et les hostilités qui peuvent exister entre les deux groupes

L’hypothèse du contact aujourd’hui

A retenir :

  • 70 ans après première publication
  • Grande quantité de travaux
  • Certaines conditions respectées à contact entre groupes antagonistes peut améliorer relations (attitudes et comportements)

Multitude d’études, terrain et laboratoires :

  • selon Pettigrew et Troop (2006) : avec une méta analyse de > 500 études :
  • plus on est en contact avec les membres d’un exogroupe, moins on a de préjugés envers ce groupe


Sur l'efficacité des intervention de terrain :
  • effet à court terme = amélioration des attitudes
  • effet au bout de 12 mois = stable = en psychologie très rare : très difficile de faire interventions qui se maintiennent dans le temps
  • effets même dans conditions d’importantes hostilités récentes = même efficacité


Les conditions à remplir pour l'établissement optimal du contact

Selon Allport, en 1954 :

  • le fait de réunir des membres de groupes différents devrait réduire les préjugés, mais seulement sil y a :
  • une coopération
  • des objectifs communs
  • un statut égal
  • un soutien institutionnel

Cependant, selon une étude de Pettigrew et Tropp (2006) à même si les contacts qui remplissaient les conditions initiales d'Allport entraînaient les réductions les plus importantes des préjugés, la réduction des préjugés se produisait toujours malgré l'absence de ces conditions.


Pettigrex et Troop (2006) : même si les contacts remplissaient les conditions initiales d’Allport l’efficacité n’étaient pas toujours prouvés

  • cas où le contact est lié aux attitudes : comportement plus négatifs = on montré que vraies conditions pour avoir rééducation préjugé discrimination avec le contact c’est lutter contre :
  • occasions de contacts trop rares
  • suscitant anxiété et sentiment de menace


L'amitié inter-groupe

Les personnes qui ont des amis dans un autre groupe ont tendance à avoir moins de préjugés.

  • Le contact amical est...
  • à long terme
  • très intime
  • répond aux conditions clés de l'hypothèse du contact - implique une coopération, des objectifs communs

Pettigrew (1998) : Une enquête menée auprès de 3 800 participants a révélé que :

  • plus les participants avaient d'amis issus de groupes minoritaires,
  • moins ils manifestaient de préjugés et plus ils éprouvaient de la sympathie et de l'admiration pour ces groupes.
explication erreurs sur la théorie de Allport
Première Explication = L'anxiété intergroupe :
  • Hewstone, Cairns et Voci (2004) :
  • Relation positive entre l'amitié intergroupe et
  • l'attitude envers l’autre groupe
  • la variabilité perçue de l’autre groupe.


  • La relation s'est avérée être médiatisée par l'anxiété intergroupe (Stephan et Stephan, 1985).
  • Plus les participants avaient d'amis dans l'autre communauté, moins ils étaient anxieux à l'idée d'interagir avec les membres de cette communauté.
Deuxième Explication = La divulgation de soi
  • Selon étude de Hewstone et Voci (2007) :
  • Il a été constaté que plus les participants avaient d'amis dans l’autre groupe, plus ils s'engageaient dans l'auto-divulgation avec les membres de ce groupe.
  • L'auto-divulgation conduit à l'empathie envers les membres de l’autre groupe et contribue à générer une confiance mutuelle, améliorant ainsi les attitudes intergroupes.
Les limites de l'amitié inter-groupe :
  • amitiés se forment lorsque que beaucoup de possibilité de contact = inutile dans environnement ségrégués
  • difficile à intégrer dans une intervention pour la réduction de préjugés


Le contact étendu

Définition

contact étendu
Une forme "indirecte" de contact Le simple fait de connaître des membres de l'indo-groupe qui ont des amis de l'outgroup peut réduire les préjugés de l'outgroup.
  • Les membres de l'ingroupe et de l'outgroupe peuvent bien s'entendre :
  • Diminue l'anxiété intergroupe
  • Conduit à des attentes plus positives.
Contact direct vs étendu

étude sur ville d'Irlande catholique vs protestants de Paolini et al 2004 :

  • amitiés exogroupes directes = moins d'adhésion aux préjugés
  • amitiés indirectes = moins d'adhésion aux préjugés mais moins bon effets que amitiés directes


Explication – anxiété intergroupe :
  • Comme l'amitié intergroupe, le contact étendu améliore les attitudes envers l’exogroupe en réduisant l'anxiété intergroupe (Paolini et al., 2004 ; Turner, Hewstone, Voci et Vonofakou, 2008).
  • Cela s'explique par le fait que l'observation d'une relation positive entre les membres de l'intérieur et de l'extérieur du groupe est susceptible de réduire les attentes négatives concernant les interactions futures avec l’exogroupe.
Limites du contact étendu :
  • L'amitié intergroupe étendue peut être particulièrement utile dans les situations où les possibilités de contact sont moins nombreuses, car il n'est pas nécessaire de connaître personnellement un membre de l'outgroup pour en bénéficier.
  • Cependant, qu'en est-il des environnements très ségrégués, où les gens ne connaissent peut-être personne qui a des amis de l’exogroupe ? 

Le Contact imaginaire

Définition

contact imaginaire
“La simulation mentale d'une interaction sociale avec un ou plusieurs membres d'un groupe extérieur” (Crisp et Turner, 2009)
  • La simulation mentale d'une expérience de contact positive active des concepts normalement associés à des interactions réussies avec des membres d'autres groupes, c'est-à-dire le fait de se sentir plus à l'aise et de moins appréhender la perspective d'un futur contact avec le groupe.
  • Cette diminution de l'anxiété devrait réduire les attitudes négatives à l'égard des exogroupes.

étude de Turner, Crisp, et Lambert (2007):

  • 2 groupes : 1 participants passé une minute à imaginer intercation avec exogroupe + 2 participants imaginaient espace extérieur
  • résultats : ceux qui ont fait la séance de contact imaginaire avaient plus tendance à accepter de se mettre en groupe avec ceux de l’exogroupe


Limites du contact imaginaire :
  • Comme elle est basée sur l'imagination et non sur l'expérience directe avec l'autre groupe, son effet n'est peut-être pas aussi puissant que le contact direct.
  • Mais elle peut être efficace si elle est intégrée dans des interventions multiculturelles ou des formations à la diversité.
  • Elle peut également être utilisée comme technique préparatoire avant un contact en face à face, afin de réduire l'anxiété initiale liée au contact et de faire en sorte que, lorsque le contact a lieu, l'interaction soit agréable et se déroule sans heurts (Crisp et Turner, 2012)

Continuum de contact

  • Si les formes indirectes de contact sont plus polyvalentes parce qu'elles peuvent être utilisées pour améliorer les attitudes même dans des environnements ségrégués, les attitudes fondées sur une expérience directe sont considérées comme plus durables et plus puissantes que les attitudes fondées sur des expériences indirectes (Fazio, Powell et Herr, 1983).
  • Crisp et Turner (2009) proposent un continuum de contacts intégrant ces différents types de contacts...
  • les différentes formes de contact se complètent et peuvent pallier leurs limites respectives 

A retenir :

  • Dans les situations où la ségrégation est importante, le contact imaginaire peut être la seule intervention viable pour encourager le changement d'attitude.
  • Lorsque les frontières ont commencé à s'estomper, le contact étendu permet de renforcer l'impact des rencontres isolées.
  • Cela peut ensuite conduire à une cascade d'interactions directes positives, avec d'autres avantages pour les relations intergroupes.

A retenir :

  • Contact est flexible
  • Au-delà des personnes présentes lors des interactions
  • Et même au-delà des groupes concernés
  • Contact direct (amitiés)
  • Adapté que pour contextes multiculturels/mixtes
  • Contact indirect
  • Adapté aux contextes de ségrégation

A retenir :

Conclusion :

  • Processus psychologiques multiples et complexes, faisant appel à plusieurs niveaux d’analyse
  • Méthodes de réduction: certaines ont fait leurs preuves, champ de recherche en plein développement
  • Mais tout dépend de la manière de définir les concepts (préjugés, discriminations) et la manière de les mesurer

Stéréotype, préjugé, discrimination CM 11 : la réduction des préjugés

La tolérance

Les éducateurs, les décideurs politiques et les chercheurs consacrent des efforts considérables à l'élaboration d'interventions fondées sur la diversité.
  • Ce n'est pas surprenant étant donné que :
  • les enfants fréquentant des écoles ethniquement diversifiées ont tendance à avoir plus d'amis en dehors du groupe et à avoir moins de préjugés (par exemple, Feddes et al., 2009 ; Jackson et al., 2006)
  • les adultes qui réfléchissent à la diversité se disent plus tolérants (par exemple, Crisp et Hewstone, 2007).
Rôle des psychologues sociaux :
  • Conduire des évaluations psychologiques d’interventions existantes ou proposées par d’autres
  • Développer des interventions basées sur les théories en psychologie sociale

information = réduire l’ignorance

les programmes scolaires multiculturels 

Définition

les programmes scolaires multiculturels
Il s'agit d'enseigner aux enfants la culture et le mode de vie des groupes minoritaires
  • Enseigner aux enfants la culture et le mode de vie des groupes minoritaires :
  • basé sur l'idée que l'ignorance engendre préjugés et que réduire l'ignorance permet d'accroitre la tolérance= en décalage avec les études en psychosociales = peut d’exemple d’études sur ce sujet qui amèneraient à supposer que c’est efficace = idée basée surtout sur une intuition collective que c’est efficace
  • implique sources médiatiques, notamment des livres d’histoires, des vidéos et jeux
  • certains se contentent de présenter des infos, tandis que d’autre sentent spécifiquement de combattre les préjugés et les stéréotypes


  • juste donner des infos ne suffit pas, les personnes doivent êtres actives pour que ce soit efficace !


études sur l'information pour réduire l'ignorance

Preuves d'efficacité ?
  • Salzman et D'Andrea (2001) - une intervention combinant information et confrontation aux préjugés a permis d'améliorer de manière significative les compétences sociales coopératives par rapport à un groupe témoin.


  • Cole et al. (2003) - regarder une série télévisée qui présentait des messages de respect et de compréhension mutuels a généré des attitudes plus positives entre les enfants israéliens et palestiniens.
Quelques résultats moins positifs
  • Koeller (1977) - exposer des enfants de 11 ans à des histoires sur les Américains d'origine mexicaine n'a pas conduit à des attitudes raciales plus positives.
  • Dans un examen de ces études, Bigler (1999) a conclu que les effets des interventions multiculturelles sont souvent non significatifs et qu'ils ne sont pas uniformes dans toutes les populations.
  • Les interventions supposent que les enfants sont des récepteurs passifs d'informations alors qu'en réalité, les enfants peuvent oublier, déformer ou ignorer les informations qui contredisent leurs attitudes existantes (Bigler, 1999).
Les formations diversité

Définition

Formation diversité
Programmes visant à accroître la sensibilisation, les connaissances et les compétences culturelles sur le lieu de travail.
  • Visent à protéger l'organisation contre les violations légales, à accroître l'inclusion de différents groupes au travail et à promouvoir un meilleur travail d'équipe.
  • Les États-Unis dépensent environ 8 milliards de dollars par an pour la formation diversité (Paluck et Green, 2009)

études sur les formations diversité

Des preuves d'efficacité ?
  • Gurin et al. (1999) : des étudiants blancs ayant participé à un programme éducatif sur la justice sociale ont par la suite perçu une plus grande communauté d'intérêts et de valeurs avec divers autres groupes.


  • Hanover et Cellar (1998) : les managers blancs qui ont pris part à des vidéos de formation sur la diversité, à des jeux de rôle et à des discussions ont ensuite été plus enclins à considérer les pratiques de diversité comme importantes et à déclarer qu'ils découragent les commentaires préjudiciables parmi les employés.
 Limites
  • Kulik et al. (2000) - des étudiants en commerce qui ont regardé des vidéos de formation sur la diversité et à qui l'on a demandé de supprimer les pensées négatives concernant les personnes âgées ont en fait conduit les étudiants à évaluer moins favorablement les candidats plus âgés.


  • En accord avec les recherches en psychologie sociale qui ont montré que les tentatives de suppression d'une pensée particulière peuvent en fait augmenter l'accessibilité de cette pensée dans notre esprit (Wegner, 1994).

Confrontation à la diversité 

Les Programmes anti-racisme
  • Une alternative aux interventions dans les classes à l’école
  • Discussion directe au sujet des préjugés et des discriminations
  • Encourage les enfants à en parler ouvertement et leur apprend des méthodes pour reconnaitre et confronter le racisme et la discrimination
  • Contenus interactifs, débats et jeux de rôles…
  • Individus confrontés avec leurs propres défauts

études sur les programmes anti-racisme

  • Meilleurs résultats que les programmes scolaires multiculturels (Slavin & Madden, 1979)
  • Synthèse de McGregor (1993): effet positif modéré des ces programmes
  • Mais manque de recherche évaluatives (Aboud & Levy, 2000) :
  • Risque d’accroitre les préjugés (Par exemple si génère de la colère )
  • Efficacité limitée à certains groupes?
  • Manque de formation des enseignants, mal préparés à délivrer ces programmes

Provoquer le contact avec la diversité

A retenir :

beaucoup d’études sur cette manière = le plus efficace pour lutter contre les préjugés 

Le contact direct

L’hypothèse du contact par Gordon W. Allport (1954) 

L'hypothèse du contact selon Allport se fonde sur ces principes :

  •  le contact entre les membres de différents groupes,
  • par le biais de l’augmentation des connaissances et de la compréhension des membres de l’autre groupe,
  • est susceptible de diminuer les tensions et les hostilités qui peuvent exister entre les deux groupes

L’hypothèse du contact aujourd’hui

A retenir :

  • 70 ans après première publication
  • Grande quantité de travaux
  • Certaines conditions respectées à contact entre groupes antagonistes peut améliorer relations (attitudes et comportements)

Multitude d’études, terrain et laboratoires :

  • selon Pettigrew et Troop (2006) : avec une méta analyse de > 500 études :
  • plus on est en contact avec les membres d’un exogroupe, moins on a de préjugés envers ce groupe


Sur l'efficacité des intervention de terrain :
  • effet à court terme = amélioration des attitudes
  • effet au bout de 12 mois = stable = en psychologie très rare : très difficile de faire interventions qui se maintiennent dans le temps
  • effets même dans conditions d’importantes hostilités récentes = même efficacité


Les conditions à remplir pour l'établissement optimal du contact

Selon Allport, en 1954 :

  • le fait de réunir des membres de groupes différents devrait réduire les préjugés, mais seulement sil y a :
  • une coopération
  • des objectifs communs
  • un statut égal
  • un soutien institutionnel

Cependant, selon une étude de Pettigrew et Tropp (2006) à même si les contacts qui remplissaient les conditions initiales d'Allport entraînaient les réductions les plus importantes des préjugés, la réduction des préjugés se produisait toujours malgré l'absence de ces conditions.


Pettigrex et Troop (2006) : même si les contacts remplissaient les conditions initiales d’Allport l’efficacité n’étaient pas toujours prouvés

  • cas où le contact est lié aux attitudes : comportement plus négatifs = on montré que vraies conditions pour avoir rééducation préjugé discrimination avec le contact c’est lutter contre :
  • occasions de contacts trop rares
  • suscitant anxiété et sentiment de menace


L'amitié inter-groupe

Les personnes qui ont des amis dans un autre groupe ont tendance à avoir moins de préjugés.

  • Le contact amical est...
  • à long terme
  • très intime
  • répond aux conditions clés de l'hypothèse du contact - implique une coopération, des objectifs communs

Pettigrew (1998) : Une enquête menée auprès de 3 800 participants a révélé que :

  • plus les participants avaient d'amis issus de groupes minoritaires,
  • moins ils manifestaient de préjugés et plus ils éprouvaient de la sympathie et de l'admiration pour ces groupes.
explication erreurs sur la théorie de Allport
Première Explication = L'anxiété intergroupe :
  • Hewstone, Cairns et Voci (2004) :
  • Relation positive entre l'amitié intergroupe et
  • l'attitude envers l’autre groupe
  • la variabilité perçue de l’autre groupe.


  • La relation s'est avérée être médiatisée par l'anxiété intergroupe (Stephan et Stephan, 1985).
  • Plus les participants avaient d'amis dans l'autre communauté, moins ils étaient anxieux à l'idée d'interagir avec les membres de cette communauté.
Deuxième Explication = La divulgation de soi
  • Selon étude de Hewstone et Voci (2007) :
  • Il a été constaté que plus les participants avaient d'amis dans l’autre groupe, plus ils s'engageaient dans l'auto-divulgation avec les membres de ce groupe.
  • L'auto-divulgation conduit à l'empathie envers les membres de l’autre groupe et contribue à générer une confiance mutuelle, améliorant ainsi les attitudes intergroupes.
Les limites de l'amitié inter-groupe :
  • amitiés se forment lorsque que beaucoup de possibilité de contact = inutile dans environnement ségrégués
  • difficile à intégrer dans une intervention pour la réduction de préjugés


Le contact étendu

Définition

contact étendu
Une forme "indirecte" de contact Le simple fait de connaître des membres de l'indo-groupe qui ont des amis de l'outgroup peut réduire les préjugés de l'outgroup.
  • Les membres de l'ingroupe et de l'outgroupe peuvent bien s'entendre :
  • Diminue l'anxiété intergroupe
  • Conduit à des attentes plus positives.
Contact direct vs étendu

étude sur ville d'Irlande catholique vs protestants de Paolini et al 2004 :

  • amitiés exogroupes directes = moins d'adhésion aux préjugés
  • amitiés indirectes = moins d'adhésion aux préjugés mais moins bon effets que amitiés directes


Explication – anxiété intergroupe :
  • Comme l'amitié intergroupe, le contact étendu améliore les attitudes envers l’exogroupe en réduisant l'anxiété intergroupe (Paolini et al., 2004 ; Turner, Hewstone, Voci et Vonofakou, 2008).
  • Cela s'explique par le fait que l'observation d'une relation positive entre les membres de l'intérieur et de l'extérieur du groupe est susceptible de réduire les attentes négatives concernant les interactions futures avec l’exogroupe.
Limites du contact étendu :
  • L'amitié intergroupe étendue peut être particulièrement utile dans les situations où les possibilités de contact sont moins nombreuses, car il n'est pas nécessaire de connaître personnellement un membre de l'outgroup pour en bénéficier.
  • Cependant, qu'en est-il des environnements très ségrégués, où les gens ne connaissent peut-être personne qui a des amis de l’exogroupe ? 

Le Contact imaginaire

Définition

contact imaginaire
“La simulation mentale d'une interaction sociale avec un ou plusieurs membres d'un groupe extérieur” (Crisp et Turner, 2009)
  • La simulation mentale d'une expérience de contact positive active des concepts normalement associés à des interactions réussies avec des membres d'autres groupes, c'est-à-dire le fait de se sentir plus à l'aise et de moins appréhender la perspective d'un futur contact avec le groupe.
  • Cette diminution de l'anxiété devrait réduire les attitudes négatives à l'égard des exogroupes.

étude de Turner, Crisp, et Lambert (2007):

  • 2 groupes : 1 participants passé une minute à imaginer intercation avec exogroupe + 2 participants imaginaient espace extérieur
  • résultats : ceux qui ont fait la séance de contact imaginaire avaient plus tendance à accepter de se mettre en groupe avec ceux de l’exogroupe


Limites du contact imaginaire :
  • Comme elle est basée sur l'imagination et non sur l'expérience directe avec l'autre groupe, son effet n'est peut-être pas aussi puissant que le contact direct.
  • Mais elle peut être efficace si elle est intégrée dans des interventions multiculturelles ou des formations à la diversité.
  • Elle peut également être utilisée comme technique préparatoire avant un contact en face à face, afin de réduire l'anxiété initiale liée au contact et de faire en sorte que, lorsque le contact a lieu, l'interaction soit agréable et se déroule sans heurts (Crisp et Turner, 2012)

Continuum de contact

  • Si les formes indirectes de contact sont plus polyvalentes parce qu'elles peuvent être utilisées pour améliorer les attitudes même dans des environnements ségrégués, les attitudes fondées sur une expérience directe sont considérées comme plus durables et plus puissantes que les attitudes fondées sur des expériences indirectes (Fazio, Powell et Herr, 1983).
  • Crisp et Turner (2009) proposent un continuum de contacts intégrant ces différents types de contacts...
  • les différentes formes de contact se complètent et peuvent pallier leurs limites respectives 

A retenir :

  • Dans les situations où la ségrégation est importante, le contact imaginaire peut être la seule intervention viable pour encourager le changement d'attitude.
  • Lorsque les frontières ont commencé à s'estomper, le contact étendu permet de renforcer l'impact des rencontres isolées.
  • Cela peut ensuite conduire à une cascade d'interactions directes positives, avec d'autres avantages pour les relations intergroupes.

A retenir :

  • Contact est flexible
  • Au-delà des personnes présentes lors des interactions
  • Et même au-delà des groupes concernés
  • Contact direct (amitiés)
  • Adapté que pour contextes multiculturels/mixtes
  • Contact indirect
  • Adapté aux contextes de ségrégation

A retenir :

Conclusion :

  • Processus psychologiques multiples et complexes, faisant appel à plusieurs niveaux d’analyse
  • Méthodes de réduction: certaines ont fait leurs preuves, champ de recherche en plein développement
  • Mais tout dépend de la manière de définir les concepts (préjugés, discriminations) et la manière de les mesurer