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Post-Bac
4

Représentation sociale CM2&CM3

Circonscription du phénomène

Le processus d’exemplification par les mécanismes qu’il engendre, peut être rapproché de RS sous jacentes auquelle il sert d'opérateur dans le processus de communication. 


 Représentation sociale vs Images : 

  • Les images sont des contenus de consciences sensibles, concrets, ayant quelque rapport avec le monde des choses, les objets ou les situations; le réel et nous le rappelant de quelque manières. –Meyerson. 
  • Les images sont directement produites par leur objets, elles sont des “sensations mentales, des impressions que les objets, les personnes laissent dans notre cerveau” –Moscovici. 
  • La première caractéristique de l'image est donc d'être un reflet plus ou moins exact, plus ou moins élaboré, de la réalité extérieure : image reproduction.
  • L’activité “imageante” ne rend pas compte de l'activité cognitive complexe qui relie l’individu à la réalité. 


L'analogie avec la “photographie” 

Cette analogie comporte un risque essentiel selon nous, celui de laisser supposer que la représentation pourrait être un reflet strict. 

  • Si l’image est floue, elle n’est pas suffisamment conforme, il suffit de la corriger ! 

Les phénomènes socio-représentationnels ne constituent pas des photographies ou des images du réel des théories de ce réel. –Moscovici. 

Il y a bien reproduction, mais pas à l’identique, cette reproduction implique un «remaillage des structures, un remodelage des éléments, une véritable

reconstruction du donné dans le contexte des valeurs, des notions et des règles dont il devient désormais solidaire » (Moscovici, 1976, p. 26) et plus encore « représenter une chose, un état n’est en effet pas simplement le dédoubler, le répéter ou le reproduire, c’est le reconstituer, le retoucher, lui en changer le texte » (ibid, p. 56) à mode actif de la RS.

Au sein de chaque représentation, on trouvera une tension entre le pôle passif de l’empreinte de l’objet – la figure – qui n’est pas un reflet mais bien une production du sujet) et un pôle actif du choix du sujet – la signification – correspondant au sens que le sujet donné et investit à l’objet


Définition des représentations sociales : Moscovici

“Un système de valeurs, d’idées et de pratiques ayant une double fonction : 


  • Premièrement, établir un ordre qui permettra aux individus de s'orienter dan leur monde matériel et social et de le maîtriser 
  •  Deuxièmement, permettre la communication entre les membres d'une communauté en leur fournissant des codes d'échanges sociaux et un code pour nommer et classer sans ambiguïté les différents aspects de leur monde et de leur histoire individuelle et collective » (p. xiii).


Définition générale 

  • L’ensemble organisé des connaissances, des croyances, des opinions, des images et des attitudes partagées par un groupe à l’égard d’un objet social donné.


  •  Elle est « le produit et le processus d’une activité mentale par laquelle un individu ou un groupe reconstitue le réel auquel il est confronté et lui attribue une signification spécifique » (Abric, 1987).


  • Elles sont reliées à des systèmes de pensée plus larges (idéologiques ou culturels), à un état des connaissances scientifiques, comme à la condition sociale et à la sphère de l’expérience privée et affective des individus (Jodelet, 1989).


  •  Il s’agit d’une forme de connaissance autre que celle de la science mais qui est adaptée à, et corroborée par l’action sur le monde (Jodelet 1989).


—>  Pas de « fausses » représentations !


Les trois dimensions du système représentationnel –(Bonardi & Roussiau)

  1. Un ensemble d’information (connaissance des sujets sur l’objet) au sens large du terme. 
  2. Une attitude générale qui marque les dispositions favorables ou défavorables de l’individu et du groupe envers l’objet de représentation. 
  3. Un champ de représentation, c'est-à-dire une structure qui organise entre elles les unités élémentaires d'information.


Représentation sociale et construction sociale

Les représentations sociales sont un processus de construction sociale de la réalité par les connaissances sociales et aussi par les pratiques sociales (Flick & Jodelet)

Cette construction de sens est pensée dans un processus de mimesis (imitation/équivalence) répétée à trois niveaux : 

  1. entre l'expérience de la réalité et la construction d’une version de cette réalité par le sujet. 
  2. entre cette réalité reconstruite et l’interprétation qui en est faite. 
  3. Entre cette interprétation et le vécu et la perception de cette expérience ultérieurement (Flick).


Le représentation comme…

La représentation comme produit

  • La représentation-produit résulte à la fois de la réalité de l’objet, de la subjectivité de celui qui la véhicule, et du système social dans lequel s’inscrit la relation sujet-objet. Elle restructure la réalité pour permettre une intégration à la fois des caractéristiques de l’objet, des expériences antérieures du sujet et de son système d’attitudes et de normes (cf. Moscovici, 1986).


  • L’étude de la représentation-produit est donc d’abord descriptive, et elle repose sur le repérage des deux dimensions essentielles de la représentation : ses éléments constitutifs et son organisation (sa structure interne).


Les éléments constitutifs de la représentation, 

Les informations relatives à l’objet et en possession de l’individu (à modérer). 

Les attitudes et opinions de l’individu → elles introduisent dans la représentation une dimension normative, évaluation, à partir de laquelle les informations sont pondérées, évaluées, voire scotomisées par le sujet. 


La structure interne de la représentation, 

Cet ensemble d’information, d’attitude et d’opinions est par ailleurs organisé et chaque élément de l'ensemble ne prend de signification qu’en fonction de sa place dans la structure, et des éléments qui sont en relation avec lui. L’analyse de la représentation nécessite donc le repérage des éléments centraux de la représentation dans l’approche structurale. 


La représentation comme processus


1er phase : de l’objet au modèle figuratif

L’individu n’enregistre qu’une partie des informations que la réalité lui procure. Les informations sélectionnées et décontextualisées sont réorganisées en un modèle figuratif”. 


2ème phase : du modèle figuratif à l’instrument de catégorisation. 

Le modèle figuratif prend un statut d’évidence, il produit une orientation des perceptions et des jugements visant la conformité au modèle constitué. 


3ème phase : de l'instrument de catégorisation au modèle actif

Le modèle figuratif se “replonge” dans la réalité en constituant un cadre de conduite. 


La représentation 

  • un système d’interprétation 
  • un système de catégorisation 
  • un langage spécifique ou langage thématique. 


La représentation comme processus 

Objectivation 

Processus par lequel le groupe va “neutraliser” un concept abstrait, c'est-à-dire lui faire subir des transformations pour le rendre concret. 


         ⇩


Ancrage 

Permet l’enracinement de la représentation dans le système de pensée préexistant. La construction mentale de l’objet s’opère toujours en référence aux croyances et aux valeurs qui sont prégnantes dans le groupe à un moment donné. Autrement dit, on va afficher quelque chose qui est nouveau à quelque chose qui est ancien, on va rendre familier ce qui est étrange. 


Indissociabilité du processus et du produit

  • On n’a pas tiré parti de toutes les implications de la différenciations produit/processus.


  • On a tendance à négliger que l’aspect processuel se trouve en amont et en aval du produit et seule la prise en compte des contenus permet une étude systématique de ces aspects processuels. 


  • On ne peut découvrir l'œuvre que dans ses effets. 


Dans l’élaboration il y a toujours une déjà la représentatif et ce déjà là, ce sont des contenus, ce déjà la, c’est le social. 

Les représentations constituées en produits sociaux travaillent activement sur la pensée constituante autant que sur le réel qu’elles servent à organiser, auquel elle donnent sens, et sur les conduites des relations sociales qu’elle réagissent)  



Implication  ! 

Étudier les mécanismes sur la base de leur production (verbale, comportementale, iconique, structurelle, institutionnelles…)

MAIS 

Ne pas limiter à la description du contenu/produit .


Articulation processus/contenu 


  • Incontournable quand on s’intéresse à la façon dont les différentes constructions de la pensée sociale (construits culturels, pré-savoirs, théories implicites) affectent le traitement de l’information et la connaissance des objets sociaux.
  • Au niveau théorico-méthodologique, cet enjeu passe par la démonstration que l’étude des processus sociocognitifs implique nécessairement la prise en compte des contenus de représentation.
  •  Le travail sur les contenus permet de considérer les représentations et autres « théories » préexistantes des sujets (pré-construits « déjà-là ») et d’étudier leur rôle en tant que filtres sociocognitifs, c’est-à-dire en tant que systèmes d’accueil, de décodage et d’interprétation des informations provenant de la réalité sociale.


  • Il dévoile l’incidence dynamique du social sur les fonctionnements cognitifs, en tant que système d’inscription et en tant que système de relations (e.g. sociogenèse des contenus et contexte culturel, actualisation des contenus dans des contextes relationnels).


CM3  question de réflexion (enseignement des deux profs) 


Approches qualitatives 

La méthode des focus groups 


Définition = technique de recherche qui collecte des données à travers l'interaction d’un groupe sur un sujet déterminé par le chercheur. –Morgan.


Une société pensante et miniature.  –Far 


Toute discussion de groupe n’est pas un focus groupe : 

Il convient de distinguer le fg, car dans le fg ce qui est important c’est la dynamique entre les membres du focus group. Elle permet de saisir le contenu. 


Il faut la distinguer : 

  • de l'entretien de groupe 
  • de l’observation de discussion de groupe 
  • d’un groupe en clinique 
  • d’une certaine méthode d’intervention en sociologie 
  • de réunions… 


Les focus group, qui interroger ? 

  • construction de l’échantillon = les hypothèses, problématiques… vont permettre de : 
  • constitution des groupes : 
  • hétérogènes ou homogènes ? 
  • naturels (on est concerné, ce sont des vrais gens) ou artificiels ? (c’est nous qui le créer) 
  • taille des groupes ? 
  • nombre de groupes


Lieu et enregistrement, 

  • un lien n’est jamais neutre (manière de parler, habiller…) 

bien penser dans quel lieu je vais le faire. 

toujours enregistrer un focus group.

  • les fg sont difficiles à planifier.


On s’intéresse à deux éléments qui peuvent être plus ou moins structuré : 

  • dynamique de la discussion : faiblement structuré 

fortement structuré. 

  • contenu de la discussion : faiblement structuré. 

        fortement structuré. 


Le rôle du modérateur : 

  • son rôle : créer et maintenir les conditions nécessaires à l'interaction des participants. 

il faut aussi gérer les personnes qui parlent peu et bcp. 

  • passe par : des relances pour inviter à poursuivre un débat, des questions pour les taken for granted… 
  • ne pas interrompre les anecdotes ou histoires sans lien apparent : 

associations spontanées qui ont leur raison. 

  • Risque de débat ? débat risqué ? 


Les supports de discussion : 

  • nécessité de rédiger le guide d’entretien. 
  • diversité des supports possibles. 
  • stimuli doivent permettre le débat, et les discours contre-normatifs. 
  • appropriation par les participants du matériel est un résultat. 
  • penser le matériel en fonction des objectifs de la recherche. 



Texte : scénario dilemmatique 


Les tâches et support de discussion : 

  • etre parents par recours au don de spermatozoïdes
  • 4 focus group avec des parents. 
  • structure de la discussion.
  1. tâche d’estimation + confrontation résultats étude européenne. 
  2. Témoignage Assemblée nationale. 
  3. extraits d'entretiens individuels. 
  4. anecdotes à partager à l’entourage. 

la consigne de départ : 

  • présenter la recherche et se présenter. 
  • présenter ce qui se passe. 
  • rassurer la confidentialité des données, demander l’autorisation d’enregistrer. 
  • demander aux personnes de se présenter (noter un plan de table; puis les tours de paroles.)


Et pour la fin… 

  • remercier les participants 
  • leur offrir la possibilité 

—-- à écrire 


exercice : focus group 


  • insécurité en général. 
  • position représentationnel 
  • position ou une personne mobilise des rs par rapport à son vécu 
  • et l’autre parle de la photo et comment il ca contre discours en dé-légitimant en disant que la photo est mal prise… 
  • il carricature la position de la femme et de l’homme. 
  • Il a peur de se menacer d'identité, il ne veut pas délirer. 
  • il dit que la photo est biaisé 
  • besoin de dé légitimer cette représentation de la place de la femme dans la société et minimise l’impact de ces potentiels agressions. 

Comment il va ancrer cette photo dans l'ordre de la fiction ? 

Cette photo est du cinéma selon eux. 

fiction/réalité = comment mobiliser l'ordre de la réalité, et l'ordre de la ficiton .


Une fille va dans le sens des garocns à un moment en disant que c’est peut etre la femme qui serait le danger =  les dynamiques se mettent en place. 

elle renverse la comparaison de la photo, ce qui veut dire qu’il n’y aurait même pas un débat de l’homme dangereux. 


processus d’ancrage = comment je vais prendre quelque chose qui fait échos de connus et que je vais venir associer à quelque chose de connu. 

il minimise, “c’est à cause de ce contexte qu’ils pensent ça des hommes”. 


  • hésitation pour nommer les termes “viols, agression”... 



La méthode de l’observation. 

I.1. Deux méthodes différentes :  


focus group : dit ce qu’ils font. 

observation : voir ce qu’il font. 



I.1.1. L’observation participante


  • Observation qualitative sur un temps long. 
  • Ethnologie : “l’art et la science de décrire un groupe ou une culture” – Fetterman 1998

→ Intéressant lorsqu’il s’agit d’appréhender quelque chose d’une tension entre ce que les gens disent et ce qu’ils font. 

  • Technique appropriée lorsque la recherche s’intéresse : 
  • à des sites/ milieux spécifiques
  • à des évènements 
  • à des facteurs démographiques.


Qualité requises de l’observateur/trice : 

  • compétence linguistique = savoir apprécier le milieu dans lequel vous êtes. 
  • Capacité à expliquer des détails observés. 
  • Bonne mémoire. 
  • Naïveté cultivée. 
  • Compétences en écriture. 


4 Niveaux d’intéraction entre les observateurs et les observés (GOLD 1958) : 

  • participant (juste observateur)
  • participant observateur (à la fois participant & observateur)
  • observateur participant 
  • observateur. 


Le terrain,



La présence physique de l’observateur peut poser problème. 

Comment faire pour contourner ces difficultés, on peut s’intéresser aux différentes phases d'immersion et des phases d'entraînement pour se faire oublier. 


  • Quels sites ? Quels terrains ? 

*contexte de naturalité. 

*La ou la question de recherche peut trouver des réponses. 

*Parce qu’ils représentent le problème à investiguer. 

*Faisabilité. 


  • Entrée sur le terrain ? 

*Terrain ouvert ? 

*Gatekeepers (portiers) formels ou informels ? 

*Phase d’immersion ? Entertainment ? 



Mode de collecte des données, 


  • Prise de notes : 

Structurée : 

  • actions discrètes d’une ou plusieurs personnes/ patterns d’intéraction ? 
  • Comportement verbal et/ou non verbal ?  
  • Fréquence ? Timing ? Qualité des évènements ? 
  • Dimensions manifestes ou fonctionnelles des comportements ? 


→ Construction d’une grille d’observation complète mais pas trop complexe d’utilisation. 


  • Grille d'entretien = listes de codes regroupés en catégorie de comportements destinés à la classification des données. 
  • Formalisation des comportements/ évènements à observer en fonction des objectifs de la recherche. 
  • Observation exploratoire + élaboration des catégories (homogènes, exhaustives, exclusives, pertinentes et objectives) + test des catégories 


Considérations éthiques 


  • Potentiel transgressif du droit des personnes à leur vie privée si observation dans des espaces publics. 
  • Reconnu non éthique d’observer des personnes qui n’en seraient pas informés. 
  • Débat sur les manières de faire : pour obtenir un consentement éclairé et documenté & sur le degré d’information à fournir aux observateurs. 
  • Question du passage par les comités éthiques. 


Post-Bac
4

Représentation sociale CM2&CM3

Circonscription du phénomène

Le processus d’exemplification par les mécanismes qu’il engendre, peut être rapproché de RS sous jacentes auquelle il sert d'opérateur dans le processus de communication. 


 Représentation sociale vs Images : 

  • Les images sont des contenus de consciences sensibles, concrets, ayant quelque rapport avec le monde des choses, les objets ou les situations; le réel et nous le rappelant de quelque manières. –Meyerson. 
  • Les images sont directement produites par leur objets, elles sont des “sensations mentales, des impressions que les objets, les personnes laissent dans notre cerveau” –Moscovici. 
  • La première caractéristique de l'image est donc d'être un reflet plus ou moins exact, plus ou moins élaboré, de la réalité extérieure : image reproduction.
  • L’activité “imageante” ne rend pas compte de l'activité cognitive complexe qui relie l’individu à la réalité. 


L'analogie avec la “photographie” 

Cette analogie comporte un risque essentiel selon nous, celui de laisser supposer que la représentation pourrait être un reflet strict. 

  • Si l’image est floue, elle n’est pas suffisamment conforme, il suffit de la corriger ! 

Les phénomènes socio-représentationnels ne constituent pas des photographies ou des images du réel des théories de ce réel. –Moscovici. 

Il y a bien reproduction, mais pas à l’identique, cette reproduction implique un «remaillage des structures, un remodelage des éléments, une véritable

reconstruction du donné dans le contexte des valeurs, des notions et des règles dont il devient désormais solidaire » (Moscovici, 1976, p. 26) et plus encore « représenter une chose, un état n’est en effet pas simplement le dédoubler, le répéter ou le reproduire, c’est le reconstituer, le retoucher, lui en changer le texte » (ibid, p. 56) à mode actif de la RS.

Au sein de chaque représentation, on trouvera une tension entre le pôle passif de l’empreinte de l’objet – la figure – qui n’est pas un reflet mais bien une production du sujet) et un pôle actif du choix du sujet – la signification – correspondant au sens que le sujet donné et investit à l’objet


Définition des représentations sociales : Moscovici

“Un système de valeurs, d’idées et de pratiques ayant une double fonction : 


  • Premièrement, établir un ordre qui permettra aux individus de s'orienter dan leur monde matériel et social et de le maîtriser 
  •  Deuxièmement, permettre la communication entre les membres d'une communauté en leur fournissant des codes d'échanges sociaux et un code pour nommer et classer sans ambiguïté les différents aspects de leur monde et de leur histoire individuelle et collective » (p. xiii).


Définition générale 

  • L’ensemble organisé des connaissances, des croyances, des opinions, des images et des attitudes partagées par un groupe à l’égard d’un objet social donné.


  •  Elle est « le produit et le processus d’une activité mentale par laquelle un individu ou un groupe reconstitue le réel auquel il est confronté et lui attribue une signification spécifique » (Abric, 1987).


  • Elles sont reliées à des systèmes de pensée plus larges (idéologiques ou culturels), à un état des connaissances scientifiques, comme à la condition sociale et à la sphère de l’expérience privée et affective des individus (Jodelet, 1989).


  •  Il s’agit d’une forme de connaissance autre que celle de la science mais qui est adaptée à, et corroborée par l’action sur le monde (Jodelet 1989).


—>  Pas de « fausses » représentations !


Les trois dimensions du système représentationnel –(Bonardi & Roussiau)

  1. Un ensemble d’information (connaissance des sujets sur l’objet) au sens large du terme. 
  2. Une attitude générale qui marque les dispositions favorables ou défavorables de l’individu et du groupe envers l’objet de représentation. 
  3. Un champ de représentation, c'est-à-dire une structure qui organise entre elles les unités élémentaires d'information.


Représentation sociale et construction sociale

Les représentations sociales sont un processus de construction sociale de la réalité par les connaissances sociales et aussi par les pratiques sociales (Flick & Jodelet)

Cette construction de sens est pensée dans un processus de mimesis (imitation/équivalence) répétée à trois niveaux : 

  1. entre l'expérience de la réalité et la construction d’une version de cette réalité par le sujet. 
  2. entre cette réalité reconstruite et l’interprétation qui en est faite. 
  3. Entre cette interprétation et le vécu et la perception de cette expérience ultérieurement (Flick).


Le représentation comme…

La représentation comme produit

  • La représentation-produit résulte à la fois de la réalité de l’objet, de la subjectivité de celui qui la véhicule, et du système social dans lequel s’inscrit la relation sujet-objet. Elle restructure la réalité pour permettre une intégration à la fois des caractéristiques de l’objet, des expériences antérieures du sujet et de son système d’attitudes et de normes (cf. Moscovici, 1986).


  • L’étude de la représentation-produit est donc d’abord descriptive, et elle repose sur le repérage des deux dimensions essentielles de la représentation : ses éléments constitutifs et son organisation (sa structure interne).


Les éléments constitutifs de la représentation, 

Les informations relatives à l’objet et en possession de l’individu (à modérer). 

Les attitudes et opinions de l’individu → elles introduisent dans la représentation une dimension normative, évaluation, à partir de laquelle les informations sont pondérées, évaluées, voire scotomisées par le sujet. 


La structure interne de la représentation, 

Cet ensemble d’information, d’attitude et d’opinions est par ailleurs organisé et chaque élément de l'ensemble ne prend de signification qu’en fonction de sa place dans la structure, et des éléments qui sont en relation avec lui. L’analyse de la représentation nécessite donc le repérage des éléments centraux de la représentation dans l’approche structurale. 


La représentation comme processus


1er phase : de l’objet au modèle figuratif

L’individu n’enregistre qu’une partie des informations que la réalité lui procure. Les informations sélectionnées et décontextualisées sont réorganisées en un modèle figuratif”. 


2ème phase : du modèle figuratif à l’instrument de catégorisation. 

Le modèle figuratif prend un statut d’évidence, il produit une orientation des perceptions et des jugements visant la conformité au modèle constitué. 


3ème phase : de l'instrument de catégorisation au modèle actif

Le modèle figuratif se “replonge” dans la réalité en constituant un cadre de conduite. 


La représentation 

  • un système d’interprétation 
  • un système de catégorisation 
  • un langage spécifique ou langage thématique. 


La représentation comme processus 

Objectivation 

Processus par lequel le groupe va “neutraliser” un concept abstrait, c'est-à-dire lui faire subir des transformations pour le rendre concret. 


         ⇩


Ancrage 

Permet l’enracinement de la représentation dans le système de pensée préexistant. La construction mentale de l’objet s’opère toujours en référence aux croyances et aux valeurs qui sont prégnantes dans le groupe à un moment donné. Autrement dit, on va afficher quelque chose qui est nouveau à quelque chose qui est ancien, on va rendre familier ce qui est étrange. 


Indissociabilité du processus et du produit

  • On n’a pas tiré parti de toutes les implications de la différenciations produit/processus.


  • On a tendance à négliger que l’aspect processuel se trouve en amont et en aval du produit et seule la prise en compte des contenus permet une étude systématique de ces aspects processuels. 


  • On ne peut découvrir l'œuvre que dans ses effets. 


Dans l’élaboration il y a toujours une déjà la représentatif et ce déjà là, ce sont des contenus, ce déjà la, c’est le social. 

Les représentations constituées en produits sociaux travaillent activement sur la pensée constituante autant que sur le réel qu’elles servent à organiser, auquel elle donnent sens, et sur les conduites des relations sociales qu’elle réagissent)  



Implication  ! 

Étudier les mécanismes sur la base de leur production (verbale, comportementale, iconique, structurelle, institutionnelles…)

MAIS 

Ne pas limiter à la description du contenu/produit .


Articulation processus/contenu 


  • Incontournable quand on s’intéresse à la façon dont les différentes constructions de la pensée sociale (construits culturels, pré-savoirs, théories implicites) affectent le traitement de l’information et la connaissance des objets sociaux.
  • Au niveau théorico-méthodologique, cet enjeu passe par la démonstration que l’étude des processus sociocognitifs implique nécessairement la prise en compte des contenus de représentation.
  •  Le travail sur les contenus permet de considérer les représentations et autres « théories » préexistantes des sujets (pré-construits « déjà-là ») et d’étudier leur rôle en tant que filtres sociocognitifs, c’est-à-dire en tant que systèmes d’accueil, de décodage et d’interprétation des informations provenant de la réalité sociale.


  • Il dévoile l’incidence dynamique du social sur les fonctionnements cognitifs, en tant que système d’inscription et en tant que système de relations (e.g. sociogenèse des contenus et contexte culturel, actualisation des contenus dans des contextes relationnels).


CM3  question de réflexion (enseignement des deux profs) 


Approches qualitatives 

La méthode des focus groups 


Définition = technique de recherche qui collecte des données à travers l'interaction d’un groupe sur un sujet déterminé par le chercheur. –Morgan.


Une société pensante et miniature.  –Far 


Toute discussion de groupe n’est pas un focus groupe : 

Il convient de distinguer le fg, car dans le fg ce qui est important c’est la dynamique entre les membres du focus group. Elle permet de saisir le contenu. 


Il faut la distinguer : 

  • de l'entretien de groupe 
  • de l’observation de discussion de groupe 
  • d’un groupe en clinique 
  • d’une certaine méthode d’intervention en sociologie 
  • de réunions… 


Les focus group, qui interroger ? 

  • construction de l’échantillon = les hypothèses, problématiques… vont permettre de : 
  • constitution des groupes : 
  • hétérogènes ou homogènes ? 
  • naturels (on est concerné, ce sont des vrais gens) ou artificiels ? (c’est nous qui le créer) 
  • taille des groupes ? 
  • nombre de groupes


Lieu et enregistrement, 

  • un lien n’est jamais neutre (manière de parler, habiller…) 

bien penser dans quel lieu je vais le faire. 

toujours enregistrer un focus group.

  • les fg sont difficiles à planifier.


On s’intéresse à deux éléments qui peuvent être plus ou moins structuré : 

  • dynamique de la discussion : faiblement structuré 

fortement structuré. 

  • contenu de la discussion : faiblement structuré. 

        fortement structuré. 


Le rôle du modérateur : 

  • son rôle : créer et maintenir les conditions nécessaires à l'interaction des participants. 

il faut aussi gérer les personnes qui parlent peu et bcp. 

  • passe par : des relances pour inviter à poursuivre un débat, des questions pour les taken for granted… 
  • ne pas interrompre les anecdotes ou histoires sans lien apparent : 

associations spontanées qui ont leur raison. 

  • Risque de débat ? débat risqué ? 


Les supports de discussion : 

  • nécessité de rédiger le guide d’entretien. 
  • diversité des supports possibles. 
  • stimuli doivent permettre le débat, et les discours contre-normatifs. 
  • appropriation par les participants du matériel est un résultat. 
  • penser le matériel en fonction des objectifs de la recherche. 



Texte : scénario dilemmatique 


Les tâches et support de discussion : 

  • etre parents par recours au don de spermatozoïdes
  • 4 focus group avec des parents. 
  • structure de la discussion.
  1. tâche d’estimation + confrontation résultats étude européenne. 
  2. Témoignage Assemblée nationale. 
  3. extraits d'entretiens individuels. 
  4. anecdotes à partager à l’entourage. 

la consigne de départ : 

  • présenter la recherche et se présenter. 
  • présenter ce qui se passe. 
  • rassurer la confidentialité des données, demander l’autorisation d’enregistrer. 
  • demander aux personnes de se présenter (noter un plan de table; puis les tours de paroles.)


Et pour la fin… 

  • remercier les participants 
  • leur offrir la possibilité 

—-- à écrire 


exercice : focus group 


  • insécurité en général. 
  • position représentationnel 
  • position ou une personne mobilise des rs par rapport à son vécu 
  • et l’autre parle de la photo et comment il ca contre discours en dé-légitimant en disant que la photo est mal prise… 
  • il carricature la position de la femme et de l’homme. 
  • Il a peur de se menacer d'identité, il ne veut pas délirer. 
  • il dit que la photo est biaisé 
  • besoin de dé légitimer cette représentation de la place de la femme dans la société et minimise l’impact de ces potentiels agressions. 

Comment il va ancrer cette photo dans l'ordre de la fiction ? 

Cette photo est du cinéma selon eux. 

fiction/réalité = comment mobiliser l'ordre de la réalité, et l'ordre de la ficiton .


Une fille va dans le sens des garocns à un moment en disant que c’est peut etre la femme qui serait le danger =  les dynamiques se mettent en place. 

elle renverse la comparaison de la photo, ce qui veut dire qu’il n’y aurait même pas un débat de l’homme dangereux. 


processus d’ancrage = comment je vais prendre quelque chose qui fait échos de connus et que je vais venir associer à quelque chose de connu. 

il minimise, “c’est à cause de ce contexte qu’ils pensent ça des hommes”. 


  • hésitation pour nommer les termes “viols, agression”... 



La méthode de l’observation. 

I.1. Deux méthodes différentes :  


focus group : dit ce qu’ils font. 

observation : voir ce qu’il font. 



I.1.1. L’observation participante


  • Observation qualitative sur un temps long. 
  • Ethnologie : “l’art et la science de décrire un groupe ou une culture” – Fetterman 1998

→ Intéressant lorsqu’il s’agit d’appréhender quelque chose d’une tension entre ce que les gens disent et ce qu’ils font. 

  • Technique appropriée lorsque la recherche s’intéresse : 
  • à des sites/ milieux spécifiques
  • à des évènements 
  • à des facteurs démographiques.


Qualité requises de l’observateur/trice : 

  • compétence linguistique = savoir apprécier le milieu dans lequel vous êtes. 
  • Capacité à expliquer des détails observés. 
  • Bonne mémoire. 
  • Naïveté cultivée. 
  • Compétences en écriture. 


4 Niveaux d’intéraction entre les observateurs et les observés (GOLD 1958) : 

  • participant (juste observateur)
  • participant observateur (à la fois participant & observateur)
  • observateur participant 
  • observateur. 


Le terrain,



La présence physique de l’observateur peut poser problème. 

Comment faire pour contourner ces difficultés, on peut s’intéresser aux différentes phases d'immersion et des phases d'entraînement pour se faire oublier. 


  • Quels sites ? Quels terrains ? 

*contexte de naturalité. 

*La ou la question de recherche peut trouver des réponses. 

*Parce qu’ils représentent le problème à investiguer. 

*Faisabilité. 


  • Entrée sur le terrain ? 

*Terrain ouvert ? 

*Gatekeepers (portiers) formels ou informels ? 

*Phase d’immersion ? Entertainment ? 



Mode de collecte des données, 


  • Prise de notes : 

Structurée : 

  • actions discrètes d’une ou plusieurs personnes/ patterns d’intéraction ? 
  • Comportement verbal et/ou non verbal ?  
  • Fréquence ? Timing ? Qualité des évènements ? 
  • Dimensions manifestes ou fonctionnelles des comportements ? 


→ Construction d’une grille d’observation complète mais pas trop complexe d’utilisation. 


  • Grille d'entretien = listes de codes regroupés en catégorie de comportements destinés à la classification des données. 
  • Formalisation des comportements/ évènements à observer en fonction des objectifs de la recherche. 
  • Observation exploratoire + élaboration des catégories (homogènes, exhaustives, exclusives, pertinentes et objectives) + test des catégories 


Considérations éthiques 


  • Potentiel transgressif du droit des personnes à leur vie privée si observation dans des espaces publics. 
  • Reconnu non éthique d’observer des personnes qui n’en seraient pas informés. 
  • Débat sur les manières de faire : pour obtenir un consentement éclairé et documenté & sur le degré d’information à fournir aux observateurs. 
  • Question du passage par les comités éthiques. 


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