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Psychologie clinique de la santé - Modèle et théories

La psychologie de la santé selon Matarazzo (1984) correspond à l'ensemble des savoirs fondamentaux de la psychologie, appliqués à la compréhension de la santé et de la maladie. Elle se centre sur l'étude des facteurs et processus psychologiques jouant un rôle dans l’apparition des maladies et pouvant accélérer ou ralentir leur évolution. 


3 axes principaux : 


  • La prévention et la promotion des comportements des styles de vie sains

Ex : Campagne de prévention et de promotion Manger / Bouger


  • Les situations des maladies : s’intéresse en particulier à la prise en charge des maladies

Ex : relation soignant / soigné (alliance thérapeutique), facteurs qui déterminent l’observance à un traitement



Définition

OMS
OMS (1946) : « La santé n'est pas seulement l'absence de maladie ou l'infirmité mais un état complet de bien-être physique, mental et social. »

Modèle bio-psycho-social

Proposé par Engel (1977), ce modèle tient compte des facteurs psychosociaux et considère que le diagnostic médical doit prendre en compte l'interaction des aspects biologiques, psychologiques et sociaux lors d'évaluation de l'état de santé de l'individu et de la prescription d'un traitement adéquat


Ce modèle tient compte des aspects :


  • Biologiques : Aspects physiques et physiologiques qui influencent la santé, notamment la génétique, les dysfonctionnements corporels, les maladies chroniques, et les processus physiopathologiques (maladies, blessures,

déséquilibres hormonaux ou biochimiques, infections bactériennes ou virales, génétiques, etc...)


  • Psychologiques : Pensées, émotions, comportements, mécanismes de gestion du stress, et les croyances personnelles (La personnalité a également une grande importance dans la santé (à voir en M1).


  • Sociaux : Environnement et les relations sociales dans lesquelles évolue l’individu (culture, religion, éducation, milieu social, etc…)



Facteurs de protection et de vulnérabilité

Définition

.
Caractéristiques individuelles ou collectives, endogènes ou exogènes, augmentant ou diminuant de façon significative la probabilité d’apparition et de développement d’une maladie.
  • FACTEURS DE L’ENVIRONNEMENT : Facteurs présents dans la vie quotidienne et qui sont liés à l’environnement dans lesquels l’individu vit et évolue (Changements Environnementaux et nouveaux risques, Événements catastrophiques, Dangers chimiques, Soleil, Accidents routiers)
  • LES FACTEURS DÉMOGRAPHIQUES : Age, Sexe-Genre
  • FACTEURS PSYCHOSOCIAUX : Les facteurs sociaux et psychologiques modifient l’impact des stresseurs sur les individus (Niveau Socio Économique, Travail (conditions de travail), Événements de vie (majeurs et tracas quotidiens), Soutien social)

Soutien social

Définition

.
Ensemble des personnes avec lesquelles l’individu est en contact = nombre, durée, fréquence des contacts que peut avoir un individu
  • Le soutien émotionnel : expression, partage des émotions, des peurs et inquiétudes, avec des personnes de confiance avec lesquelles l’individu se sent compris, rassuré, protégé.
  • Le soutien matériel, instrumental : assistance affective (ex : services rendus dans des moments difficiles / don, prêt d'argent)
  • Le soutien informationnel : conseils, retours, informations, suggestions ou propositions

Ex : une personne qui est malade peut avoir besoin d'info sur sa maladie par les membres de la famille ou par les médecins

  • Le soutien d'estime : rassurer une personne concernant ses compétences et sa valeur


Soutien Social, stress, et anxiété


  • Hypothèse des effets directs : le SS bénéficierait à la santé et au bien-être quel que soit le nombre d'expériences stressantes de la personne
  • L'hypothèse effet tampon : L'effet tampon correspond à la réduction de l'impact du stress sur le bien-être grâce à la présence d'une ressource

Chamberlain et Quintard (2001) ont mis en évidence l'effet bénéfique du

SS perçu sur l'ajustement psychologique et somatique du sujet diabétique :


  • Il semblerait que lorsque le sujet est satisfait de son SS, il présenterait un meilleur équilibre métabolique, une meilleure observance et un bien-être plus élevé
  • A l’inverse, un SS perçu comme insatisfaisant constitue un facteur de vulnérabilité. 


Le modèle TIM

Définition

Le modèle Transactionnel Intégratif Multifactoriel
Ce modèle a été créé afin de répondre à la principale limite des modèles transactionnels classiques, à savoir qu’ils ne prennent pas en compte les facteurs dispositionnels et environnementaux. Le TIM élaboré par Bruchon Schweitzer en 2002 est donc le plus globalisant possible.


Les modèles en psychologie de la santé


Le Health Belief Model (HBM)

  • Le HBM se focalise principalement sur les croyances liées au risque, négligeant les réponses émotionnelles au stress perçu, qui pourraient être de meilleurs prédicteurs du comportement.
  • Le modèle ne prend pas en compte le contrôle perçu, c'est-à-dire la croyance en la capacité à réaliser un comportement spécifique.

Pour répondre à cette limite, en 1987, Becker et Rosenstock ont proposé d'inclure le contrôle perçu dans le modèle, pour mieux prédire le changement de comportement en santé.




HBM SELON ELODIE: (exemple)


Variables sociodémographiques et caractéristiques psychosociales:

  • Femme, 21 ans
  • Seconde année de psychologie
  • Personnalité: rigoureuse et sérieuse
  • Profil plutôt scientifique
  • Donne des cours de sciences


Vulnérabilité perçue :

  • « La situation est vraiment sérieuse. On pourrait l'attraper et on ne sait pas comment nos corps pourraient réagir»
  • « Ça peut toucher n'importe qui »


Gravité perçue : “ Alors tu vois que la situation est grave”


Coûts : “C’est un peu inconfortable”


Bénéfices : “ça te permet de te protéger et surtout de protéger les gens autour de toi”


Incitations à agir/signaux déclencheurs : Externes: présentateur tv, infirmière, mère de Marie; Interne : ses connaissances en santé


Motivations à la santé : Elles sont importantes. Elle se soucie de sa santé


Contrôle perçue : “C’est pas non plus la mort et c’est plutôt assez simple”



Limites du modèle


  • Ne prends pas en compte les facteurs contextuels importants (influence de la famille, du réseau....)
  • Ignore l'aspect développemental → Le patient et son rapport à la maladie évoluent constamment, poussant les croyances et les comportements de santé à changer, se remanier en permanence
  • L'intention comportementale (engagement à agir) n'est également pas prise en compte


La Théorie de l’Action Raisonnée (TAR)

  • Conçu par Azjen et Fishbein (1980) 
  • Le comportement d’un individu est le résultat direct d’une intention comportementale. Autrement dit, l’intention comportementale précède le comportement réel : avant de faire, l’individu se pense faire et ceci est volontaire. 




La Théorie de l’Action Planifiée

Etude de cas Elise, polycopié : 


Comportement : Réaliser des exercices de cohérences cardiaque pour réduire le stress


Intention comportementale : meilleure gestion du stress


Attitudes envers le comportement :

Croyances relatives aux conséquences du comportement : Élise a bien conscience que le stress et l'anxiété n'est pas du tout bon ni pour tomber enceinte ni après pour le bébé

Évaluation des conséquences du comportement : en plus ça serait tout bénef ! Si je diminue mon anxiété et qu'en plus j'arrête de fumer, je ne serai qu'en meilleure santé et mon bébé aussi ! Il paraît que les bébés sont très sensibles au stress »)


Normes subjectives en faveur du comportement :

Croyances normatives : Élise est influencée par l'opinion de sa sœur Coralie: bien qu'elle ait fait une remarque humoristique, cette remarque a un impact significatif et peut lui fait ressentir un manque de confiance en elle, ce qui peut affecter son intention d'arrêter de fumer (« aie, aie, aie ! Je vois déjà la boule de nerf que tu vas être !

C'est pas gagné »)

Motivation à se conformer : Elle semble accorder peu d'importance aux encouragements de ses amis, ce qui indique que les normes sociales qu'elle perçoit sont plutôt basées sur les commentaires de sa sœur que sur le soutien général qu'elle reçoit.


Contrôle comportemental perçu :

Facteurs de contrôles internes et externes :

→ Soutenue par son compagnon, Paul, qui lui n'a jamais fumé (externe)

→ Rendez-vous chez une psychologue pour l'aider dans sa démarche (externe)

→ Élise dit se sentir coupable « avant de parler de ça, faudrait-il déjà tomber enceinte ! et c'est à cause de moi que notre projet d'enfant n'est pas possible »; « je me dis que je dois me prendre en main et tout faire pour y arriver mais comment ? Franchement je suis un peu septique... » (interne)

→ Élise semble être bien investie dans le suivi avec la psychologue (interne)

Puissance des facteurs de contrôle : Élise commence à croire qu'avec l'aide de la psychologue et l'engagement de Paul, elle peut améliorer sa gestion du stress et réduire sa consommation de tabac, ce qui pourrait renforcer son sentiment de contrôle (« j'essaie de rester confiante malgré tout ! avec votre aide et les petites techniques que vous allez me donner ça va le faire ! »)



Le modèle transthéorique du changement (MTC)


  • Modèle en étape développé par les psychologues Prochaska et DiClemente (1982)
  • But : comprendre comment et pourquoi les personnes changent de comportement, seules ou avec l’aide d’un thérapeute 
  • Ce modèle fut au départ appliqué aux addictions mais peut finalement s’appliquer à tout comportement qui cherche à être modifié


Le modèle transthéorique est un modèle cyclique en 6 étapes allant de l’absence ou la quasi-absence d’intention de changer de comportement à l’engagement actif dans le maintien du changement effectué (ou à la rechute). 


Ici, la rechute fait partie intégrante du modèle. C’est une étape potentielle mais tout de même à considérer. 



Au stade de la contemplation, c'est le moment pour le psychologue c’est le moment de créer la balance décisionnelle, explorer l’ambivalence qui est très importante. 


Le modèle analyse la façon dont un individu pèse les coûts et bénéfices : Balance Décisionnelle


Selon le stade l’individu se penche plus sur les bénéfices ou plus sur les coûts


2 Notions importantes : 


  • La résistance au changement (stade de précontemplation) 


C’est le refus de la perspective de changement (refus de ce qui nous est difficile). La personne refuse de reconnaître ses problèmes et de coopérer. Ce phénomène est un processus normal du changement, il ne faut pas « lutter contre ». 


  • L’ambivalence au changement (stade de la contemplation)


L'individu a « A la fois des raisons de changer et des raisons de ne pas le faire » (Miller & Rollnick) Cette expérience est propre à la nature humaine. 


S’il doit y avoir un changement mais que la personne ne le considère pas, il est nécessaire de développer l’ambivalence pour amorcer le processus. 


Le modèle HAPA


Ce modèle (Schwarzer 1992) intègre l’idée temporelle de processus.

  1. L’individu commence par décider d’adopter ou non le cmpt → étape motivationnelle
  2. L’individu met en place des plans d’actions visant à maintenir le cmpt → étape d’action.


L’étape motivationnelle est régie par 3 variables :

  • L’auto-efficacité
  • Les attentes relatives aux conséquences (ex : perdre du poids va améliorer ma santé) + inclusion des attentes relatives aux conséquences sociales (ex : si je perds du poids, ils me trouveront jolie)
  • L’évaluation de la menace (déterminée par la gravité perçue & la vulnérabilité perçue)

→ L’intégration de ces facteurs donne une intention d’agir.


L’étape d’action est composée par :

  • Des facteurs cognitifs (volitionnels) → plans d’action & contrôles de l’action
  • Des facteurs situationnels → support social & absence d’obstacles
  • Des facteurs comportementaux → auto-efficacité (influence aussi les facteurs cognitifs)


Les représentations de la maladie et le modèle de Leventhal

Les trois représentations de la maladie selon Herzlich 


  • La maladie destructrice : 

La maladie prend un rôle totalement négatif. Le malade devient dépendant des autres, du traitement à suivre et il le vit péniblement.


La maladie est destructrice : elle entraîne l’individu malade vers une « mort sociale », ses relations s’en trouvent changées, il se sent différent des autres, diminué. 


  • La maladie libératrice : 

Comme dans le cas de la maladie destructrice, le malade perd son rôle social et devient inactif. Cependant, ici, la maladie est vécue comme une libération. 

Selon Herzlich, deux conceptions de la maladie libératrice émergent : 


  • Halte bienfaisante : une rupture dans le quotidien qui allège des contraintes, mais limitée aux maladies bénignes.
  • La maladie est sinon perçue comme un événement exceptionnel chargé de significations intenses : elle englobe la maladie grave, la douleur et la mort.


  • La maladie métier : 

La maladie métier se caractérise par une lutte active contre la maladie. La lutte contre la maladie repose sur deux éléments clés : 


  • Reconnaissance et acceptation : Le malade accepte sa maladie comme une réalité et “s’installe dans la maladie”
  • Exercice du pouvoir : Le malade surmonte les contraintes de la maladie, cherchant à s’adapter et à guérir. Le désir de s’en sortir est fort. Dans cette lutte active, le malade connaît bien sa maladie. Cette connaissance lui permet de la maîtriser et de rester présent dans sa situation. Le médecin complète cette démarche en soutenant le combat personnel du malade.


La théorie de l’autorégulation Leventhal et al. (1980)


Les auteurs mettent en évidence 5 dimensions de la représentation cognitive de la maladie : 


  • L’identité : elle concerne l’étiquette (le nom) attribuée à la maladie ainsi que les symptômes qui y sont associés. (exemple : Rhume Vs Tumeur). 
  • La cause perçue de la maladie : l’idée que se fait le patient de l’origine de la maladie. Elle est totalement subjective et n’est pas toujours basée sur des faits médicaux. (Exemple : J’ai un rhume, car j’ai pris froid)
  • La chronologie (perçue, peut différer de la réalité) : il s’agit de la durée de la maladie. Elle peut être aiguë ou chronique, guérissable ou incurable. De même, la maladie peut se manifester de façon cyclique, c’est-à-dire avec des périodes de crises ou de rémissions. 
  • Les conséquences : c’est la perception des conséquences de la maladie, elles peuvent être physiques, psychologiques, sociales et économiques. 
  • La contrôlabilité : Perception du patient quant à la possibilité de contrôler ou guérir la maladie (efficacité du traitement proposé, actions du sujet sur sa maladie…)


La psychologie positive


la psychologie positive s’intéresse au versant positive de l’être humain, dans le but de trouver les composantes d’une vie épanouie et, à terme, de pouvoir améliorer le bien-être et la qualité de vie des individus.



Les forces de caractères

Elles représentent le répertoire des éléments proche du bien-être et du bonheur préservant de la maladie

mentale. Elles sont au nombre de 6 vertus morales.



L’importance des émotions positives

Les émotions négatives : focalisent notre attention sur un détail et limite nos comportements

Les émotions positives : élargissent notre façon de penser, notre comportement (FREDRICKSON, 2001).

Elles agissent sur 4 domaines : pensées, comportements, relations, santé


Psychologie clinique de la santé - Modèle et théories

La psychologie de la santé selon Matarazzo (1984) correspond à l'ensemble des savoirs fondamentaux de la psychologie, appliqués à la compréhension de la santé et de la maladie. Elle se centre sur l'étude des facteurs et processus psychologiques jouant un rôle dans l’apparition des maladies et pouvant accélérer ou ralentir leur évolution. 


3 axes principaux : 


  • La prévention et la promotion des comportements des styles de vie sains

Ex : Campagne de prévention et de promotion Manger / Bouger


  • Les situations des maladies : s’intéresse en particulier à la prise en charge des maladies

Ex : relation soignant / soigné (alliance thérapeutique), facteurs qui déterminent l’observance à un traitement



Définition

OMS
OMS (1946) : « La santé n'est pas seulement l'absence de maladie ou l'infirmité mais un état complet de bien-être physique, mental et social. »

Modèle bio-psycho-social

Proposé par Engel (1977), ce modèle tient compte des facteurs psychosociaux et considère que le diagnostic médical doit prendre en compte l'interaction des aspects biologiques, psychologiques et sociaux lors d'évaluation de l'état de santé de l'individu et de la prescription d'un traitement adéquat


Ce modèle tient compte des aspects :


  • Biologiques : Aspects physiques et physiologiques qui influencent la santé, notamment la génétique, les dysfonctionnements corporels, les maladies chroniques, et les processus physiopathologiques (maladies, blessures,

déséquilibres hormonaux ou biochimiques, infections bactériennes ou virales, génétiques, etc...)


  • Psychologiques : Pensées, émotions, comportements, mécanismes de gestion du stress, et les croyances personnelles (La personnalité a également une grande importance dans la santé (à voir en M1).


  • Sociaux : Environnement et les relations sociales dans lesquelles évolue l’individu (culture, religion, éducation, milieu social, etc…)



Facteurs de protection et de vulnérabilité

Définition

.
Caractéristiques individuelles ou collectives, endogènes ou exogènes, augmentant ou diminuant de façon significative la probabilité d’apparition et de développement d’une maladie.
  • FACTEURS DE L’ENVIRONNEMENT : Facteurs présents dans la vie quotidienne et qui sont liés à l’environnement dans lesquels l’individu vit et évolue (Changements Environnementaux et nouveaux risques, Événements catastrophiques, Dangers chimiques, Soleil, Accidents routiers)
  • LES FACTEURS DÉMOGRAPHIQUES : Age, Sexe-Genre
  • FACTEURS PSYCHOSOCIAUX : Les facteurs sociaux et psychologiques modifient l’impact des stresseurs sur les individus (Niveau Socio Économique, Travail (conditions de travail), Événements de vie (majeurs et tracas quotidiens), Soutien social)

Soutien social

Définition

.
Ensemble des personnes avec lesquelles l’individu est en contact = nombre, durée, fréquence des contacts que peut avoir un individu
  • Le soutien émotionnel : expression, partage des émotions, des peurs et inquiétudes, avec des personnes de confiance avec lesquelles l’individu se sent compris, rassuré, protégé.
  • Le soutien matériel, instrumental : assistance affective (ex : services rendus dans des moments difficiles / don, prêt d'argent)
  • Le soutien informationnel : conseils, retours, informations, suggestions ou propositions

Ex : une personne qui est malade peut avoir besoin d'info sur sa maladie par les membres de la famille ou par les médecins

  • Le soutien d'estime : rassurer une personne concernant ses compétences et sa valeur


Soutien Social, stress, et anxiété


  • Hypothèse des effets directs : le SS bénéficierait à la santé et au bien-être quel que soit le nombre d'expériences stressantes de la personne
  • L'hypothèse effet tampon : L'effet tampon correspond à la réduction de l'impact du stress sur le bien-être grâce à la présence d'une ressource

Chamberlain et Quintard (2001) ont mis en évidence l'effet bénéfique du

SS perçu sur l'ajustement psychologique et somatique du sujet diabétique :


  • Il semblerait que lorsque le sujet est satisfait de son SS, il présenterait un meilleur équilibre métabolique, une meilleure observance et un bien-être plus élevé
  • A l’inverse, un SS perçu comme insatisfaisant constitue un facteur de vulnérabilité. 


Le modèle TIM

Définition

Le modèle Transactionnel Intégratif Multifactoriel
Ce modèle a été créé afin de répondre à la principale limite des modèles transactionnels classiques, à savoir qu’ils ne prennent pas en compte les facteurs dispositionnels et environnementaux. Le TIM élaboré par Bruchon Schweitzer en 2002 est donc le plus globalisant possible.


Les modèles en psychologie de la santé


Le Health Belief Model (HBM)

  • Le HBM se focalise principalement sur les croyances liées au risque, négligeant les réponses émotionnelles au stress perçu, qui pourraient être de meilleurs prédicteurs du comportement.
  • Le modèle ne prend pas en compte le contrôle perçu, c'est-à-dire la croyance en la capacité à réaliser un comportement spécifique.

Pour répondre à cette limite, en 1987, Becker et Rosenstock ont proposé d'inclure le contrôle perçu dans le modèle, pour mieux prédire le changement de comportement en santé.




HBM SELON ELODIE: (exemple)


Variables sociodémographiques et caractéristiques psychosociales:

  • Femme, 21 ans
  • Seconde année de psychologie
  • Personnalité: rigoureuse et sérieuse
  • Profil plutôt scientifique
  • Donne des cours de sciences


Vulnérabilité perçue :

  • « La situation est vraiment sérieuse. On pourrait l'attraper et on ne sait pas comment nos corps pourraient réagir»
  • « Ça peut toucher n'importe qui »


Gravité perçue : “ Alors tu vois que la situation est grave”


Coûts : “C’est un peu inconfortable”


Bénéfices : “ça te permet de te protéger et surtout de protéger les gens autour de toi”


Incitations à agir/signaux déclencheurs : Externes: présentateur tv, infirmière, mère de Marie; Interne : ses connaissances en santé


Motivations à la santé : Elles sont importantes. Elle se soucie de sa santé


Contrôle perçue : “C’est pas non plus la mort et c’est plutôt assez simple”



Limites du modèle


  • Ne prends pas en compte les facteurs contextuels importants (influence de la famille, du réseau....)
  • Ignore l'aspect développemental → Le patient et son rapport à la maladie évoluent constamment, poussant les croyances et les comportements de santé à changer, se remanier en permanence
  • L'intention comportementale (engagement à agir) n'est également pas prise en compte


La Théorie de l’Action Raisonnée (TAR)

  • Conçu par Azjen et Fishbein (1980) 
  • Le comportement d’un individu est le résultat direct d’une intention comportementale. Autrement dit, l’intention comportementale précède le comportement réel : avant de faire, l’individu se pense faire et ceci est volontaire. 




La Théorie de l’Action Planifiée

Etude de cas Elise, polycopié : 


Comportement : Réaliser des exercices de cohérences cardiaque pour réduire le stress


Intention comportementale : meilleure gestion du stress


Attitudes envers le comportement :

Croyances relatives aux conséquences du comportement : Élise a bien conscience que le stress et l'anxiété n'est pas du tout bon ni pour tomber enceinte ni après pour le bébé

Évaluation des conséquences du comportement : en plus ça serait tout bénef ! Si je diminue mon anxiété et qu'en plus j'arrête de fumer, je ne serai qu'en meilleure santé et mon bébé aussi ! Il paraît que les bébés sont très sensibles au stress »)


Normes subjectives en faveur du comportement :

Croyances normatives : Élise est influencée par l'opinion de sa sœur Coralie: bien qu'elle ait fait une remarque humoristique, cette remarque a un impact significatif et peut lui fait ressentir un manque de confiance en elle, ce qui peut affecter son intention d'arrêter de fumer (« aie, aie, aie ! Je vois déjà la boule de nerf que tu vas être !

C'est pas gagné »)

Motivation à se conformer : Elle semble accorder peu d'importance aux encouragements de ses amis, ce qui indique que les normes sociales qu'elle perçoit sont plutôt basées sur les commentaires de sa sœur que sur le soutien général qu'elle reçoit.


Contrôle comportemental perçu :

Facteurs de contrôles internes et externes :

→ Soutenue par son compagnon, Paul, qui lui n'a jamais fumé (externe)

→ Rendez-vous chez une psychologue pour l'aider dans sa démarche (externe)

→ Élise dit se sentir coupable « avant de parler de ça, faudrait-il déjà tomber enceinte ! et c'est à cause de moi que notre projet d'enfant n'est pas possible »; « je me dis que je dois me prendre en main et tout faire pour y arriver mais comment ? Franchement je suis un peu septique... » (interne)

→ Élise semble être bien investie dans le suivi avec la psychologue (interne)

Puissance des facteurs de contrôle : Élise commence à croire qu'avec l'aide de la psychologue et l'engagement de Paul, elle peut améliorer sa gestion du stress et réduire sa consommation de tabac, ce qui pourrait renforcer son sentiment de contrôle (« j'essaie de rester confiante malgré tout ! avec votre aide et les petites techniques que vous allez me donner ça va le faire ! »)



Le modèle transthéorique du changement (MTC)


  • Modèle en étape développé par les psychologues Prochaska et DiClemente (1982)
  • But : comprendre comment et pourquoi les personnes changent de comportement, seules ou avec l’aide d’un thérapeute 
  • Ce modèle fut au départ appliqué aux addictions mais peut finalement s’appliquer à tout comportement qui cherche à être modifié


Le modèle transthéorique est un modèle cyclique en 6 étapes allant de l’absence ou la quasi-absence d’intention de changer de comportement à l’engagement actif dans le maintien du changement effectué (ou à la rechute). 


Ici, la rechute fait partie intégrante du modèle. C’est une étape potentielle mais tout de même à considérer. 



Au stade de la contemplation, c'est le moment pour le psychologue c’est le moment de créer la balance décisionnelle, explorer l’ambivalence qui est très importante. 


Le modèle analyse la façon dont un individu pèse les coûts et bénéfices : Balance Décisionnelle


Selon le stade l’individu se penche plus sur les bénéfices ou plus sur les coûts


2 Notions importantes : 


  • La résistance au changement (stade de précontemplation) 


C’est le refus de la perspective de changement (refus de ce qui nous est difficile). La personne refuse de reconnaître ses problèmes et de coopérer. Ce phénomène est un processus normal du changement, il ne faut pas « lutter contre ». 


  • L’ambivalence au changement (stade de la contemplation)


L'individu a « A la fois des raisons de changer et des raisons de ne pas le faire » (Miller & Rollnick) Cette expérience est propre à la nature humaine. 


S’il doit y avoir un changement mais que la personne ne le considère pas, il est nécessaire de développer l’ambivalence pour amorcer le processus. 


Le modèle HAPA


Ce modèle (Schwarzer 1992) intègre l’idée temporelle de processus.

  1. L’individu commence par décider d’adopter ou non le cmpt → étape motivationnelle
  2. L’individu met en place des plans d’actions visant à maintenir le cmpt → étape d’action.


L’étape motivationnelle est régie par 3 variables :

  • L’auto-efficacité
  • Les attentes relatives aux conséquences (ex : perdre du poids va améliorer ma santé) + inclusion des attentes relatives aux conséquences sociales (ex : si je perds du poids, ils me trouveront jolie)
  • L’évaluation de la menace (déterminée par la gravité perçue & la vulnérabilité perçue)

→ L’intégration de ces facteurs donne une intention d’agir.


L’étape d’action est composée par :

  • Des facteurs cognitifs (volitionnels) → plans d’action & contrôles de l’action
  • Des facteurs situationnels → support social & absence d’obstacles
  • Des facteurs comportementaux → auto-efficacité (influence aussi les facteurs cognitifs)


Les représentations de la maladie et le modèle de Leventhal

Les trois représentations de la maladie selon Herzlich 


  • La maladie destructrice : 

La maladie prend un rôle totalement négatif. Le malade devient dépendant des autres, du traitement à suivre et il le vit péniblement.


La maladie est destructrice : elle entraîne l’individu malade vers une « mort sociale », ses relations s’en trouvent changées, il se sent différent des autres, diminué. 


  • La maladie libératrice : 

Comme dans le cas de la maladie destructrice, le malade perd son rôle social et devient inactif. Cependant, ici, la maladie est vécue comme une libération. 

Selon Herzlich, deux conceptions de la maladie libératrice émergent : 


  • Halte bienfaisante : une rupture dans le quotidien qui allège des contraintes, mais limitée aux maladies bénignes.
  • La maladie est sinon perçue comme un événement exceptionnel chargé de significations intenses : elle englobe la maladie grave, la douleur et la mort.


  • La maladie métier : 

La maladie métier se caractérise par une lutte active contre la maladie. La lutte contre la maladie repose sur deux éléments clés : 


  • Reconnaissance et acceptation : Le malade accepte sa maladie comme une réalité et “s’installe dans la maladie”
  • Exercice du pouvoir : Le malade surmonte les contraintes de la maladie, cherchant à s’adapter et à guérir. Le désir de s’en sortir est fort. Dans cette lutte active, le malade connaît bien sa maladie. Cette connaissance lui permet de la maîtriser et de rester présent dans sa situation. Le médecin complète cette démarche en soutenant le combat personnel du malade.


La théorie de l’autorégulation Leventhal et al. (1980)


Les auteurs mettent en évidence 5 dimensions de la représentation cognitive de la maladie : 


  • L’identité : elle concerne l’étiquette (le nom) attribuée à la maladie ainsi que les symptômes qui y sont associés. (exemple : Rhume Vs Tumeur). 
  • La cause perçue de la maladie : l’idée que se fait le patient de l’origine de la maladie. Elle est totalement subjective et n’est pas toujours basée sur des faits médicaux. (Exemple : J’ai un rhume, car j’ai pris froid)
  • La chronologie (perçue, peut différer de la réalité) : il s’agit de la durée de la maladie. Elle peut être aiguë ou chronique, guérissable ou incurable. De même, la maladie peut se manifester de façon cyclique, c’est-à-dire avec des périodes de crises ou de rémissions. 
  • Les conséquences : c’est la perception des conséquences de la maladie, elles peuvent être physiques, psychologiques, sociales et économiques. 
  • La contrôlabilité : Perception du patient quant à la possibilité de contrôler ou guérir la maladie (efficacité du traitement proposé, actions du sujet sur sa maladie…)


La psychologie positive


la psychologie positive s’intéresse au versant positive de l’être humain, dans le but de trouver les composantes d’une vie épanouie et, à terme, de pouvoir améliorer le bien-être et la qualité de vie des individus.



Les forces de caractères

Elles représentent le répertoire des éléments proche du bien-être et du bonheur préservant de la maladie

mentale. Elles sont au nombre de 6 vertus morales.



L’importance des émotions positives

Les émotions négatives : focalisent notre attention sur un détail et limite nos comportements

Les émotions positives : élargissent notre façon de penser, notre comportement (FREDRICKSON, 2001).

Elles agissent sur 4 domaines : pensées, comportements, relations, santé