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Production et analyse de données

Txt de Julie Maurice:Mémoire de Master 2 Enquêtrices enquêtées. Sociologie des professionelles de la collecte des grands nombres à l’Insee

Dans son texte, elle évoque la relation entre enquêté et enquêteurs-trices comme un "colloque singulier" = mise en scène de la relation entre 2 individus : déséquilibre entre les deux protagonistes, soumises à un ensemble de rapport sociaux". Cela peut s'expliquer aussi du fait que la relation est avant tout initié par l'enquêteur.

Or, les formes de dominations enquêteur et enquêté peut se jouer dans les deux sens.


Les cahiers des cartes codes: Le texte explique les avantages de présenter les modalités de réponse sous forme de cartes-codes lors d'enquêtes. Cela permet aux répondants de visualiser toutes les options en même temps, ce qui limite les biais liés à la lecture à voix haute, surtout lorsque de nombreuses options sont disponibles. Cela facilite également la réponse, car le répondant peut simplement donner le code correspondant à son choix, rendant le processus plus rapide et souvent plus discret, comme dans le cas de questions sensibles sur le salaire.


Les injonctions contradictoires traversant le travail des enquêtrices

  1. la difficulté à maintenir le contact avec l'enquêté (regard par exemple)


  1. la recherche de la vérité, mais qui, dans un même temps, doit s’en tenir au déclaratif : en effet, dans toute enquête, le chercheur peut-être contraint à des formes d’incohérences dans le discours, conduisant à remettre en cause le déclaratif pour obtenir la « vérité » (en effet, comme cela est expliqué, l’enquêté peut avoir tendance à aller à l’essentiel, à produire des réponses générales, sans précisions).


  1. la question de la neutralité qui est posée alors même que la consigne est d’obtenir des réponses les plus justes et précises possibles, demandant le plus souvent, de la part des enquêteurs, un travail de reformulation, voire d’explicitation des questions. Mais plus encore, les enquêteurs, au regard des réponses données par l’enquêté peuvent anticiper certaines réponses, alors même que la consigne de neutralité suppose de poser à tous et sans jugement hâtif les questions du questionnaire. Or, cette posture (pouvant être perçue comme une forme de naïveté, voire d’incompréhension de la part de l’enquêté) peut avoir des conséquences sur la relation enquêteur-enquêté, celui-ci pouvant avoir l’impression que l’enquêteur n’est pas attentif aux réponses précédemment apportées.



Le bidonnage

Le bidonnage fait référence au fait que certains enquêteurs sont conduits à sauter des questions qu’ils ne trouvent pas pertinentes à poser à l’enquêté au regard de ses caractéristiques, voire des questions qui paraissent choquantes pour l’enquêté. 

Ce « bidonnage » participe pourtant à enrichir la qualité relationnelle entre enquêtés et enquêteurs ; cela permet de maintenir la qualité du lien, et témoigne de l’intérêt que l’enquêteur porté à l’enquêté.


Production et analyse de données

Txt de Julie Maurice:Mémoire de Master 2 Enquêtrices enquêtées. Sociologie des professionelles de la collecte des grands nombres à l’Insee

Dans son texte, elle évoque la relation entre enquêté et enquêteurs-trices comme un "colloque singulier" = mise en scène de la relation entre 2 individus : déséquilibre entre les deux protagonistes, soumises à un ensemble de rapport sociaux". Cela peut s'expliquer aussi du fait que la relation est avant tout initié par l'enquêteur.

Or, les formes de dominations enquêteur et enquêté peut se jouer dans les deux sens.


Les cahiers des cartes codes: Le texte explique les avantages de présenter les modalités de réponse sous forme de cartes-codes lors d'enquêtes. Cela permet aux répondants de visualiser toutes les options en même temps, ce qui limite les biais liés à la lecture à voix haute, surtout lorsque de nombreuses options sont disponibles. Cela facilite également la réponse, car le répondant peut simplement donner le code correspondant à son choix, rendant le processus plus rapide et souvent plus discret, comme dans le cas de questions sensibles sur le salaire.


Les injonctions contradictoires traversant le travail des enquêtrices

  1. la difficulté à maintenir le contact avec l'enquêté (regard par exemple)


  1. la recherche de la vérité, mais qui, dans un même temps, doit s’en tenir au déclaratif : en effet, dans toute enquête, le chercheur peut-être contraint à des formes d’incohérences dans le discours, conduisant à remettre en cause le déclaratif pour obtenir la « vérité » (en effet, comme cela est expliqué, l’enquêté peut avoir tendance à aller à l’essentiel, à produire des réponses générales, sans précisions).


  1. la question de la neutralité qui est posée alors même que la consigne est d’obtenir des réponses les plus justes et précises possibles, demandant le plus souvent, de la part des enquêteurs, un travail de reformulation, voire d’explicitation des questions. Mais plus encore, les enquêteurs, au regard des réponses données par l’enquêté peuvent anticiper certaines réponses, alors même que la consigne de neutralité suppose de poser à tous et sans jugement hâtif les questions du questionnaire. Or, cette posture (pouvant être perçue comme une forme de naïveté, voire d’incompréhension de la part de l’enquêté) peut avoir des conséquences sur la relation enquêteur-enquêté, celui-ci pouvant avoir l’impression que l’enquêteur n’est pas attentif aux réponses précédemment apportées.



Le bidonnage

Le bidonnage fait référence au fait que certains enquêteurs sont conduits à sauter des questions qu’ils ne trouvent pas pertinentes à poser à l’enquêté au regard de ses caractéristiques, voire des questions qui paraissent choquantes pour l’enquêté. 

Ce « bidonnage » participe pourtant à enrichir la qualité relationnelle entre enquêtés et enquêteurs ; cela permet de maintenir la qualité du lien, et témoigne de l’intérêt que l’enquêteur porté à l’enquêté.

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