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Premier quart du 20°s, les premières sciences psychologiques : LE BEHAVIORISME :

Les premières sciences psychologiques.

C'est pendant le premier quart du XXème siècle que se dessinent et se précisent les principaux courants qui vont définir la psychologie moderne :

  • orientation comportementaliste avec Pavlov et Watson,
  • orientation pathologique et clinique avec Janet et Freud,
  • psychologie de la perception avec Wertheimer, Köhler et Koffka (l'école de Berlin).


Les fondements : Pavlov et le conditionnement répondant (1890-1900).

Conditionnement → association répétée entre le stimulus primitif et le stimulus neutre.

C’est le conditionnement classique : le comportement est dit répondant, la réponse étant fonction du stimulus conditionné.

C’est un comportement réflexe qui n’est pas contrôlé. 

Le béhaviorisme*.

  • Le béhaviorisme est la science, du comportement animal et humain, proche du positivisme , qui se donne comme règle de ne considérer que des faits observables.
  • Ces observables sont les caractéristiques de la situation (le stimulus) et le comportement du sujet dans cette situation (la réponse).
  • Ce paradigme, très décrié dans les discours contemporains, a le mérite d'être la première approche scientifique de l'apprentissage en s'appuyant systématiquement sur une base expérimentale (il s'oppose ainsi à la tradition philosophique d'introspection).

*Béhaviorisme, francisation du terme anglais behaviorism, qui signifie comportement.

Watson et le béhaviorisme (1913).

  • Pour Watson, la psychologie ne peut devenir une science que si, pour l'homme comme pour l'animal, elle se décide à pratiquer une méthode purement objective d'analyse des comportements, c'est-à-dire des réponses - musculaires ou glandulaires - par lesquelles un organisme réagit de façon déterminée aux stimuli que lui offre le milieu.
  • Il professe l'optimisme pédagogique le plus entier : tout trouble ou déficit psychologique doit s'expliquer à ses yeux par des insuffisances du milieu éducatif et peut donc être prévenu ou corrigé grâce à un aménagement ou à un réaménagement convenable de ce milieu.


Watson et le petit Albert (1919).

1.Dans un premier temps, Watson présente à l’enfant une souris et constate que l’enfant n’en a pas peur. La souris constitue alors un stimulus neutre (SN).

SN (souris)–> RN (pas de pleurs)

2.Ensuite, le chercheur associe le stimulus neutre (la souris) à un bruit violent : le stimulus inconditionnel (SI) qui suscite une réaction de peur (Réponse Inconditionnelle) chez l’enfant.

SN (souris) + SI (bruit) –> RI (l’enfant pleure)

3.Watson répète cette opération plusieurs fois, jusqu’à ce que le stimulus neutre (appelé à présent stimulus conditionnel) entraine une réponse conditionnelle. En d’autres termes, l’enfant, qui a associé la souris et le bruit qui lui fait peur, pleure dès qu’il voit une souris. Cette peur va peu à peu se généraliser à l’ensemble des animaux.

SC (souris) –> RC (l’enfant pleure)

  • L’expérience du petit Albert est la plus célèbre des expériences de Watson mais aussi, sans surprise, la plus controversée.


Skinner et le conditionnement opérant (1930-38).

  • Skinner considère que ni le comportement répondant de Pavlov, ni le modèle stimulus-réponse de Watson ne permettent d'expliquer la majorité des comportements.
  • En effet, en comparaison du comportement réflexe, la plupart des comportements apparaissent spontanés ou volontaires, sans causes antérieures apparentes dans l'environnement.
  • Avec des expériences sur les animaux, il montre que le comportement est moins changé par ce qui le précède que par ce qui le suit.
  • Ce modèle Stimulus-Réponse-Conséquence est aujourd'hui plus connu sous le terme de "conditionnement opérant".


La boîte de Skinner.

  • Le conditionnement opérant est élaboré sur la base des observations que Skinner effectue sur les animaux placés dans des dispositifs expérimentaux appelés boîtes de Skinner.
  • Ils apprennent par essai-erreur les actions à effectuer pour obtenir le résultat souhaité.
  • L’élément central est le renforcement, élaboré à partir de la loi de l’effet de Thorndike (1874-1949) : lorsqu'un comportement est suivi d'un effet positif, cela entraîne ou favorise la répétition ou l'amplification du comportement en question ; et inversement.

Le conditionnement opérant.

  • Le comportement est contrôlé par ses conséquences. Le rat est actif dans un environnement qui ne déclenche pas les comportements mais les entretient (renforcements positifs, gratifiants, agréables) ou les élimine (renforcements négatifs). Le conditionnement n’est pas associé à un stimulus : le rat apprendra à appuyer sur la pédale pour avoir de la nourriture ou à ne surtout pas appuyer dessus pour ne pas recevoir de choc électrique.
  • L’appui sur la pédale est donc à la fois action et réponse au conditionnement, d’où l’expression conditionnement opérant.
  • Mais le conditionnement peut aussi associer un stimulus (visuel, auditif, nociceptif*).


Renforcement / punition.

  • Renforcement positif → Augmentation de la probabilité d'apparition du comportement.
  • Renforcement négatif → Augmentation de la probabilité d'apparition du comportement.
  • Punition positive → Diminution de la probabilité d'apparition du comportement
  • Punition négative Diminution de la probabilité d'apparition du comportement

Conséquences pour l’apprentissage.

  • Au sein du paradigme béhavioriste, apprendre consiste à donner la réponse adéquate à des stimuli donnés, le mécanisme de cet apprentissage étant une association entre un stimulus et une réponse, la méthode pour le générer relevant du renforcement.
  • Skinner est ainsi l’inventeur d’une forme d’enseignement conçu pour renforcer le comportement du sujet par une "récompense".
  • Un autre postulat consiste à considérer que les savoirs nouveaux viennent se superposer les uns aux autres sans jamais se réorganiser, se reconstruire, sans ruptures ni restructuration (on retrouve ici Locke).
  • Il suffit alors de décomposer les savoirs en unités suffisamment petites et simples et supposer que leur addition (laissée entièrement à la charge de l'apprenant) générera un tout cohérent et fonctionnel.



Premier quart du 20°s, les premières sciences psychologiques : LE BEHAVIORISME :

Les premières sciences psychologiques.

C'est pendant le premier quart du XXème siècle que se dessinent et se précisent les principaux courants qui vont définir la psychologie moderne :

  • orientation comportementaliste avec Pavlov et Watson,
  • orientation pathologique et clinique avec Janet et Freud,
  • psychologie de la perception avec Wertheimer, Köhler et Koffka (l'école de Berlin).


Les fondements : Pavlov et le conditionnement répondant (1890-1900).

Conditionnement → association répétée entre le stimulus primitif et le stimulus neutre.

C’est le conditionnement classique : le comportement est dit répondant, la réponse étant fonction du stimulus conditionné.

C’est un comportement réflexe qui n’est pas contrôlé. 

Le béhaviorisme*.

  • Le béhaviorisme est la science, du comportement animal et humain, proche du positivisme , qui se donne comme règle de ne considérer que des faits observables.
  • Ces observables sont les caractéristiques de la situation (le stimulus) et le comportement du sujet dans cette situation (la réponse).
  • Ce paradigme, très décrié dans les discours contemporains, a le mérite d'être la première approche scientifique de l'apprentissage en s'appuyant systématiquement sur une base expérimentale (il s'oppose ainsi à la tradition philosophique d'introspection).

*Béhaviorisme, francisation du terme anglais behaviorism, qui signifie comportement.

Watson et le béhaviorisme (1913).

  • Pour Watson, la psychologie ne peut devenir une science que si, pour l'homme comme pour l'animal, elle se décide à pratiquer une méthode purement objective d'analyse des comportements, c'est-à-dire des réponses - musculaires ou glandulaires - par lesquelles un organisme réagit de façon déterminée aux stimuli que lui offre le milieu.
  • Il professe l'optimisme pédagogique le plus entier : tout trouble ou déficit psychologique doit s'expliquer à ses yeux par des insuffisances du milieu éducatif et peut donc être prévenu ou corrigé grâce à un aménagement ou à un réaménagement convenable de ce milieu.


Watson et le petit Albert (1919).

1.Dans un premier temps, Watson présente à l’enfant une souris et constate que l’enfant n’en a pas peur. La souris constitue alors un stimulus neutre (SN).

SN (souris)–> RN (pas de pleurs)

2.Ensuite, le chercheur associe le stimulus neutre (la souris) à un bruit violent : le stimulus inconditionnel (SI) qui suscite une réaction de peur (Réponse Inconditionnelle) chez l’enfant.

SN (souris) + SI (bruit) –> RI (l’enfant pleure)

3.Watson répète cette opération plusieurs fois, jusqu’à ce que le stimulus neutre (appelé à présent stimulus conditionnel) entraine une réponse conditionnelle. En d’autres termes, l’enfant, qui a associé la souris et le bruit qui lui fait peur, pleure dès qu’il voit une souris. Cette peur va peu à peu se généraliser à l’ensemble des animaux.

SC (souris) –> RC (l’enfant pleure)

  • L’expérience du petit Albert est la plus célèbre des expériences de Watson mais aussi, sans surprise, la plus controversée.


Skinner et le conditionnement opérant (1930-38).

  • Skinner considère que ni le comportement répondant de Pavlov, ni le modèle stimulus-réponse de Watson ne permettent d'expliquer la majorité des comportements.
  • En effet, en comparaison du comportement réflexe, la plupart des comportements apparaissent spontanés ou volontaires, sans causes antérieures apparentes dans l'environnement.
  • Avec des expériences sur les animaux, il montre que le comportement est moins changé par ce qui le précède que par ce qui le suit.
  • Ce modèle Stimulus-Réponse-Conséquence est aujourd'hui plus connu sous le terme de "conditionnement opérant".


La boîte de Skinner.

  • Le conditionnement opérant est élaboré sur la base des observations que Skinner effectue sur les animaux placés dans des dispositifs expérimentaux appelés boîtes de Skinner.
  • Ils apprennent par essai-erreur les actions à effectuer pour obtenir le résultat souhaité.
  • L’élément central est le renforcement, élaboré à partir de la loi de l’effet de Thorndike (1874-1949) : lorsqu'un comportement est suivi d'un effet positif, cela entraîne ou favorise la répétition ou l'amplification du comportement en question ; et inversement.

Le conditionnement opérant.

  • Le comportement est contrôlé par ses conséquences. Le rat est actif dans un environnement qui ne déclenche pas les comportements mais les entretient (renforcements positifs, gratifiants, agréables) ou les élimine (renforcements négatifs). Le conditionnement n’est pas associé à un stimulus : le rat apprendra à appuyer sur la pédale pour avoir de la nourriture ou à ne surtout pas appuyer dessus pour ne pas recevoir de choc électrique.
  • L’appui sur la pédale est donc à la fois action et réponse au conditionnement, d’où l’expression conditionnement opérant.
  • Mais le conditionnement peut aussi associer un stimulus (visuel, auditif, nociceptif*).


Renforcement / punition.

  • Renforcement positif → Augmentation de la probabilité d'apparition du comportement.
  • Renforcement négatif → Augmentation de la probabilité d'apparition du comportement.
  • Punition positive → Diminution de la probabilité d'apparition du comportement
  • Punition négative Diminution de la probabilité d'apparition du comportement

Conséquences pour l’apprentissage.

  • Au sein du paradigme béhavioriste, apprendre consiste à donner la réponse adéquate à des stimuli donnés, le mécanisme de cet apprentissage étant une association entre un stimulus et une réponse, la méthode pour le générer relevant du renforcement.
  • Skinner est ainsi l’inventeur d’une forme d’enseignement conçu pour renforcer le comportement du sujet par une "récompense".
  • Un autre postulat consiste à considérer que les savoirs nouveaux viennent se superposer les uns aux autres sans jamais se réorganiser, se reconstruire, sans ruptures ni restructuration (on retrouve ici Locke).
  • Il suffit alors de décomposer les savoirs en unités suffisamment petites et simples et supposer que leur addition (laissée entièrement à la charge de l'apprenant) générera un tout cohérent et fonctionnel.


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