POSTURE
La notion de pratique fait l’objet de nombreux travaux, à contrario de la notion de posture qui, bien qu’ employée dans la pratique, est peu étudiée.
- La notion de posture a été étudiée dans un cadre d’analyse de situations de changement en pédagogie. (Par Lameul)
- La dématérialisation du monde engendrée par un usage plus important des technologies d’information et de communication tend à provoquer un mouvement de recentrage sur la dimension humaine, sur le corps et le sujet en activité.
- La posture professionnelle peut être définie comme « des manières de se voir et de se positionner en tant qu’acteur ». (Charlier, Deschryver & Peraya).
- Monique TESSEREAU
ACCOMPAGNEMENT ET POSTURE EDUCATIVE
- L’accompagnement est une posture éducative qui se conçoit dans le registre culturel, législatif et organisationnel d’une institution.
- Il intègre la dimension identitaire et l’histoire des personnes accompagnées et dans des interactions avec elles.
- Accompagner c’est prendre position dans l'espace social, ce qui est une posture.
- Cela amène l’accompagnateur à engager un positionnement et une posture rendant compte « d’une manière d’être et d’un rôle social »
- Monique TESSEREAU
DÉFINITION DE LAMEUL
- La définition de Lameul (2006), met en évidence les composantes de la notion de posture :
-croyances
-intentions,
-actions
- Il définit la posture comme « la manifestation (physique ou symbolique) d’un état mental. Façonnée par nos croyances et orientée par nos intentions, elle exerce une influence directrice et dynamique sur nos actions, leur donnant sens et justification »
- La posture est forgée par notre histoire personnelle, les habitudes acquises, les expériences antérieures. Ainsi, en fonction de son histoire, de son passé scolaire, des routines développées, l’enseignant (l’éducateur) a certaines croyances et intentions qui vont donner sens et justification à son action.
Monique TESSEREAU
CINQ PERSPECTIVES OU INCLINAISONS DE LA POSTURE (LAMEUL)
- La posture de l’enseignant le conduira à orienter son accompagnement selon les cinq critères suivants:
- -la transmission de contenu,
- -l’apprentissage à partir de situations réelles,
- -le développement des structures cognitives (du plus simple au plus complexe),
- -le processus de formation plus que le résultat (réalisation de soi)
- - l’enseignement comme vecteur de changement social.
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L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL SUR LES TENDANCES POSTURALES.
- Une tendance posturale se configure pour l’enseignant dans sa rencontre avec son environnement. Il fera des choix en matière de conception des scénarios pédagogiques et d’animation des dispositifs qui auront des effets spécifiques sur les apprentissages des apprenants.
Deux hypothèses:
- 1/ En intégrant une innovation dans son enseignement ou en modifiant ses routines, cela
- pourrait influencer la transformation de sa posture.
2/ Il existe une réciprocité cyclique : la posture est influencée par un certain nombre d’éléments contextuels et professionnels (modalités de collaboration avec ses collègues, organisation de l’institution, etc.) en retour, elle-même influence.
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LES NOTIONS DE POSTURE
- La notion de posture est dans une proximité de sens avec les termes de: attitude, habitus, profil, style.. Ces termes sont employés en complément ou à sa place selon les contextes.
- Leur similitude se trouvent autour de deux idées :
- -une dynamique entre des dimensions externes-internes du sujet
- -une incorporation de l’effet de cette dynamique pour sa traduction en une expression physique.
- Empreinte de toute la dimension interne et intime du sujet, la posture assure ce
- passage d’une intériorité à une extériorité qui s’exprime dans et par le geste
- professionnel. sont alors en question les modalités de la traduction qui s’opère
- entre ce qui est conçu intimement et se qui se manifeste et se traduit dans le
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geste.
DÉFINITIONS CNRTL
Étymol. et Hist.1. 1580 posteure «position, attitude du corps» 1588 posture
2. 1623 «situation morale» être en bonne posture
Empr. à l'ital. postura «position, attitude» du lat. positura «position, disposition», dér. de positus, part. passé de ponere «poser»
A. − Attitude, position du corps, volontaire ou non, qui se remarque, soit par ce qu'elle a d'inhabituel, ou de peu naturel, de particulier à une personne ou à un groupe, soit par la volonté de l'exprimer avec insistance.
Synon. attitude, contenance, maintien, pose. Posture d'un gymnaste, d'un mime; posture comique, bizarre, hiératique, naturelle; changer de posture.
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DÉFINITIONS CNRTL (SUITE)
- B. − Au fig., littér.1. Attitude morale de quelqu'un. Synon. comportement, (ligne de) conduite.
- 2. Situation morale, politique, sociale, économique de quelqu'un. Synon. condition, état,
- position
- 3. Loc. verb.− [Le suj. désigne qqn ou une affaire, une entreprise] Être, se trouver, mettre qqn en bonne, en mauvaise, fâcheuse posture. Être, mettre quelqu'un dans une situation (morale ou sociale, économique...) favorable ou fâcheuse
- (Être, se mettre) en posture de + inf.Dans une position favorable pour. Synon. (être) à main* de (littér.), à même* de, en condition* de, en état de, en mesure de
- DÉR.Postural, -ale, -aux, adj.,dans la lang. sc. a) Relatif à la position du corps.
- α) Psychol. Sensibilité posturale. Sensibilité qui renseigne sur les attitudes, les positions du corps
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DÉFINITIONS POSITIONNEMENT CNRTL
POSITIONNEMENT, subst. masc.
- Étymol. et Hist.1. Dér. de positionner*; suff. -ment1*, d'apr. l'anglo-
- amér. positioning (v. positionner
- A. − TECHNOL. Action de positionner, de placer automatiquement (une ou plusieurs pièces)
- dans la position requise en vue d'une fonction ou d'un assemblage; résultat de cette action.
- B. − GÉOD. Action de positionner, de déterminer la position géographique d'un navire, d'un engin, d'une troupe; résultat de cette action.
- 2. Au fig. [En parlant d'une pers.] Positionnement social, professionnel (d'un individu). Place, rang qu'il occupe dans la société, dans la vie professionnelle.
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DES POSTURES AU POSITIONNEMENT PROFESSIONNEL
RachelChamla:«lepositionnementprofessionnelestunprocessusdeconstructionqui permet de se positionner mais aussi d'être positionné dans un environnement défini »
- Le positionnement professionnel se construit progressivement dans un contexte situé et protecteur, il s’appuie sur l’incorporation des différentes postures occupées dans l’accompagnement des personnes auxquelles l’éducateur est confronté dans ses pratiques.
- « Quels que soient ses choix, ses combinaisons, ses objectifs, par la posture qu’il adopte le professionnel imprime toujours sa marque sur la relation éducative, il dit quelque chose de ses convictions, de son rapport aux autres, de ses croyances et au bout du compte de sa conception la plus intime du genre humain. Cette réflexion sur la posture professionnelle ne saurait se mener que sous les auspices de l’éthique et de la responsabilité : une éthique de la parole qui accepte les silences, une éthique du renoncement qui abandonne la maitrise et le savoir pour mieux s’ouvrir à la vérité du sujet et ne pas sombrer dans la résignation, une éthique de l’implication enfin qui fait de l’engagement subjectif du professionnel le cœur de son métier. » Xavier Pommereau
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DISTINCTION POSTURE ET POSITION
- Le terme de posture est fréquemment utilisé dans le milieu de la formation, il permet de décrire une attitude interne.
- La posture est une « une attitude particulière du corps » alors que la position est définie comme une situation dans l’espace. (Le Petit Robert )
- Le sens étymologique (Bloch O. et Von Wartburg W) est emprunté à l’italien « postura », issu du mot « posto », participe passé de « porre » qui signifie « mettre » au sens de placer, donner une place. C’est aussi un nom « il posto » qui signifie la place.
- Le terme de posture est associé au sens de « être placé », « être dans une place ». Le terme de position, vient du latin « ponere » au sens de « poser ». Sur le plan étymologique la position indiquerait la place, l’endroit, le lieu où on se trouve à un moment donné; tandis que la posture qualifie la place qui a été choisie pour se placer: « une juste place ».
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L’ACCOMPAGNEMENT : UNE POSTURE PROFESSIONNELLE
- L'accompagnement est une posture éducative. Elle est adoptée ou occupée en référence à la culture et aux finalités de l'institution.
- La posture est aussi en lien avec l'identité, l'histoire des personnes qui accompagnent et s’inscrit dans le contexte social de l'accompagnement. Il s’agit d’un rapport où l’autre interagit dans l’intersubjectivité.
Pour certains auteurs, on ne peut parler d'accompagnement que s'il y a posture.
- SelonM.Paul:"accompagnerestprendrepositiondansl'espacesocial".«Cetteobligationde positionnement entraîne de fait une obligation de posture manifestant à la fois une manière d'être et un rôle social ».
- L’éducateur qui accompagne, se positionne au regard d’un cadre et d’un contexte qui lui confère le droit et le devoir de déployer sa posture en tant que professionnel qui incarne un rôle social.
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LIENS ENTRE ACCOMPAGNEMENT ET POSTURE
On ne peut parler d’accompagnement que si l’on place une posture spécifique au centre de ses actions.
« On ne peut réduire l’accompagnement à un mode uniforme, qu’il désigne tant une fonction qu’une posture, renvoyant à une relation et à une démarche , qui pour être spécifique, n’en sont pas moins vouées à devoir s’adapter à chaque contexte et chaque matrice relationnelle » Maéla Paul.
Le terme posture renvoie à des « postures physiques » assimilables à une thérapie corporelle, le corps exprimant « un langage des mouvements dans l’espace et le temps ».
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POSTURE DÉFINITIONS VARIÉES
Généralement, le terme posture rappelle les « postures physiques » évoquant le langage des mouvements et de la verticalité dans l’expression corporelle.
"La posture désigne proprement une position du corps dans l'espace, et employé de manière métaphorique pour exprimer les différents types de rôles remplis par un formateur ou un éducateur". « Elle définit la manière de s'acquitter de sa fonction ou tenir son poste, c'est nécessairement un choix personnel relevant de l'éthique". M. Paul
Pour M. Paul "posture et fonction définissent une manière d'être et de faire dialectiquement liée". "Par la fonction se transmettent les visées institutionnelles et « par la posture s'incarnent des valeurs d'un professionnel en relation à autrui" .
Maela Paul affirme que : "l'accompagnant ou l'accompagnateur s'en trouve
donc doublement défini par ce qu'il fait professionnellement et ce qu'il est
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personnellement par le pouvoir qu'il représente et l'autorité qu'il exerce".
LES MÉCANISMES DE LA POSTURE D’AUTORITÉ
Pour chaque posture coïncident :la métaphore spatiale, les actions génériques, l'anthropologie qui la sous tend et le principe éthique qui la guide.
Dans la métaphore spatiale, le détenteur de l’autorité est placé « au dessus de ». Elle est fonctionnelle, comme l’indique Le Bouédec: « le supérieur est placé là pour permettre et garantir l’humanisation des personnes et la gestion du bien commun, du vivre ensemble ».
- Concernant les actions génériques, elle se réfère aux activités en fonction du statut de formateur ( animateur, thérapeute, éducateur...) dont on doit rendre compte, qu'on est tenu de faire.
Certaines activités découlent de la posture d'autorité : analyser, contrôler, guider, valider, donner des conseils, évaluer.
- De manière anthropologique: l'autorité est fondatrice et passe par des « crises » car l'être humain "ne se développe que par la relation à ce qui se tient là avant lui (parents, traditions...)" .
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LA POSTURE D’AUTORITÉ
- La posture d’autorité est difficile à occuper de façon équilibrée. Elle laisse apparaitre des dérives possibles telles que le paternalisme ou la démagogie, l’indifférence, ou encore le laisser-faire et à contrario l’autoritarisme. Elle revêt une fonction d’altérité et d’extériorité et de solidarité. Le Bouédec expose que: « être sujet c’est être en relation avec un autre, extérieur à soi, dont la consistance empêche qu’on fusionne avec lui ».
L’implication et l’engagement nécessiteront des régulations pour comprendre et analyser sa posture afin d’éviter tout glissement.
- Le principe éthique de cette posture met l'accent sur le fait "qu'être revêtu d'autorité, c'est s'engager à mettre son énergie et sa lucidité au service du meilleur intérêt de l'autre" .
Ce principe est appelé « le principe de bienfaisance » . Il renvoie à l'idée que l'autre puisse évoluer et accède au bien-être est un projet idéalisé pourvu de valeurs humanistes.
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POSTURE D’AUTORITÉ (SUITE)
Si on se réfère à la métaphore spatiale, la posture d’autorité renvoie à la notion de « au dessus de ».
L’autorité dans ce cas, s’exerce en lien avec le cadre institutionnel que l’on représente et que l’on incarne, et aux fonctions qui en découlent.
Cela implique des obligations et des contraintes pour l’accompagnateur, telles que de rendre compte de son action, de partager et mutualiser avec les acteurs institutionnels.
Le principe éthique de cette posture met l’accent sur le fait « qu'être revêtu d’autorité », « c’est s’engager à mettre son énergie et sa lucidité au service du meilleur intérêt de l’autre ».
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LA POSTURE CONTRACTUELLE
La posture contractuelle, en termes de métaphore spatiale, renvoie à la notion de "derrière".
Les actions génériques en lien avec cette posture sont tout ce qui relève l'activité de formation
et peut être négocier ou donner lieu à des transactions ou à propositions alternatives.
Cette posture met l'accent sur "la responsabilité de chacun". Les verbe qui la traduisent sont « suivre » « négocier ». Le contrat ici est à la base de l’accompagnement et relie les deux acteurs.
De manière anthropologique, la notion de contrat renvoie à une égalité interpersonnelle et de ce fait accentue la responsabilité de chacun de ses partenaires.
- Les dérives de cette posture se trouvent dans l'idée même d'un contrat. Ce dernier peut renvoyer à la judiciarisation des rapports humains. Le contrat induit une forme de méfiance dans les rapports, la parole donné n’étant pas suffisamment rassurante.
Le principe éthique de cette posture est l'autonomie. Elle passe par le consentement mutuel et
implique la notion d'ou d'imputabilité et/ou de responsabilité.
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LA POSTURE D’ANIMATION
La métaphore spatiale de cette posture est "au milieu de" et « donner la vie ».
Les actions génériques de cette posture sont orientées vers l'organisation du groupe, la
régulation de la dynamique psychoaffective (conflits, passivité, dispersion des énergies.)..
Pour Jean-pierre Boutinet et Al « le propre de la posture d'animation est d'être au service de la
production sans pour autant y participer directement ». L'animation ne concerne qu'un groupe.
De manière anthropologique, il n’y a de travail de groupe que s’il n’est pas réduit à une
juxtaposition d'individus poursuivant chacun des enjeux personnels.
Les dérives de cette posture est la manipulation, c'est-à-dire lorsque l’animateur utilise le groupe. (souvent à des fis personnelles ou autocentrées)
Le principe éthique de cette posture est l'abnégation: « un certain oubli de ses intérêts personnels pour se consacrer au service des objectifs du groupe ».
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LA POSTURE D’ACCOMPAGNEMENT
La posture d'accompagnement est une posture personnelle. Elle nécessite un engagement.
Sa pertinence peut être éprouvée grâce aux situations dont le sens relèvent de la personne
concernée : des situations extrêmes, de crise, de rupture, de choix existentiels.
Lorsqu'on accueille et que l’on écoute, que l’on aider à discerne, on "tient conseil .
Parcontre"cheminerauxcôtésdequelqu'un"implique"l'engagementvis-à-visdeluietla conviction qu'on n'a pas déjà fait soi même le chemin".
Au point de vue anthropologique, l'engagement dépasse le modèle du contrat et s'apparente à une alliance recherchée(un défi , une promesse, une intention).
- Les dérives de cette posture se manifestent dans "la volonté de s'engager "qui peut entraîner des formes de fusion (recherche de bénéfices secondaires) ou de mensonge (non respect de l'altérité de l'autre). "L'accompagnateur est un agent double avançant masqué car il peut utiliser la manipulation ou le mensonge. Jeanpierre Boutinet et Al
Monique TESSEREAU
LES ENJEUX DE LA POSTURE D’ACCOMPAGNEMENT
L'accompagnement renvoie nécessairement à la prise de décision éthique.
- La posture d'accompagnement est une posture personnelle, elle fait appel à un engagement personnel. « C'est l'ardente existence d'une humanisation à réaliser par chacun et qui appelle un engagement fraternel. Cette posture est le " résultat d'un « mixte » renvoyant à des postures implicites renvoyant à 3 logiques : conduire, guider, escorter. Cette posture est spécifique car son fondement est le souci de l’autre. » M. PAUL
- La posture d’accompagnement mobilise divers registres et réinvestit de l'autre coté des rôles, des tâches auparavant séparées. Jean-pierre Boutinet et Al affirment que « la posture première d'un formateur ou d’un éducateur est toujours la posture d'autorité » Il appartient donc à l’accompagnateur de prendre en considération et de développer sa conscience concernant tout ce qu'il initie à partir de là.
La nécessité d’adapter et d’adopter les autres différentes postures en fonction de la situation est à évaluer aussi en fonction des besoins des personnes ou de la situation et en recherchant leur acceptation ou leur approbation.
Monique TESSEREAU
CONCLUSION
Le Bouédec et Al exposent que " la compétence d'un formateur exige de lui qu'il soit conscient des postures qu'il adopte à tel ou tel moment, de celle qui conviendrait d'adopter à telle phase de la formation, ainsi que les implications psychologiques et éthiques des unes et des autres, faute de quoi le formateur est proprement dans l'imposture c'est à dire dans la confusion et la tromperie".
- A partir de ce point de vue, on comprend que l’accompagnateur, le formateur, l'éducateur ou autre passent d'une posture à une autre sans véritablement s’en rendre compte. Il développe ses postures en les expérimentant et en les intégrant dans sa pratique, toujours dans une visée d’émancipation et dans un souci de respect et de responsabilité vis- à-vis de l’autre.
Maela Paul considère « qu’il n'y a donc rien de plus fallacieux que la crispation sur une seule posture ».
