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Politique de la ville et du logement

I. politique de la ville

Définition

politiques sociales
est une tentative de réponse à une question sociale. est un ensemble de mesures, de programmes et d'actions mises en place par un gouvernement ou une entité publique pour promouvoir le bien-être, la sécurité économique, la santé, l'éducation, l'égalité des chances et d'autres aspects de la qualité de vie de sa population. Elle vise à atténuer les inégalités, à protéger les groupes vulnérables et à favoriser le développement social et économique d'une société. Une question sociale est une inquiétude sur la capacité d’une société à continuer d’exister par des rapports d’interdépendance. L'état social, reconnait une question sociale quand il estime qu’un problème, une difficulté fragilise la cohésion sociale


Politique de la ville est transversale  et répond à la Question sociale de l’exclusion  

  • Politique de la ville (PV) : intéresse à un territoire  
  • Politique de lutte contre les exclusions (PLCE) : intéresse aux ayants droits 


Contrairement à ce qu’on son nom laisse entendre, la politique de la ville ne s’applique pas sur l’ensemble d’une commune et ne concerne pas toutes les villes en France. En effet, la politique de la ville s’applique sur des territoires ciblés, définis comme prioritaire par rapport à la concentration de ménage à bas revenus (taux de pauvreté élevé sur un quartier) : on parlera alors de QPV 

A retenir :

La loi, du 21 février 2014 “la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine” !! Ne crée les QPV !!

Elle précise les objectifs suivants :  


  1. Favoriser et promouvoir la mixité sociale 
  2. Lutter contre la ségrégation sociale et urbaine  
  3. Assurer le développement économique social et urbain des QPV (Développement Social Local DSL) 
  4. Promouvoir la participation des habitants dans une logique d’Empowerment  
  5. Concourir à l’égalité entre les hommes et les femmes et la lutte contre les discriminations. 

Une fois définit comme prioritaire l’ambition de la politique de la ville est d’intervenir de manière transversale cad prendre en compte l’ensemble des besoins du QPV. 

A ce titre la politique de la ville relève du principe de la discrimination positive (soit l’équité) aussi la politique de la ville consiste donc à permettre au QPV d’accéder aux droits communs et d’accéder à des mesures des aides spécifiques aux QPV. Elle vient donc compléter les aides que peut bénéficier une personne au droit commun (ex : RSA socle + aide QPV)  

Contexte d'émergence

La politique de la ville, apparait au début des années 80 dans un contexte marqué par la crise de l’état social et la déstabilisation du salariat. La naissance de la politique de la ville est à mettre en perspective avec la construction des grands ensembles en France.

En 1945, il y a en France une grave crise du logement, elle s’explique par :  

  • La guerre a entrainé de très nombreux dégâts matériels ainsi il manque 2,7 M de logement détruit et 2,5 M de logement endommagé et inhabitable.  
  • Il existait déjà une crise du logement avant d’entrée dans le conflit 


Or les pouvoirs publics n’inscrivent pas le logement dans les priorités de la reconstruction. Ce choix politique exacerbe la crise du logement. Le plan Marshall va donc être utilisé pour la reconstruction des infrastructures routières (routes et gares) pour transporter les marchandises et infrastructures économiques (les usines). 

En 1954, l’Abbé Pierre lance un appel celui-ci fait suite à un hiver très rigoureux.

Pour donner suite au succès de cet appel, l’état social inscrit le logement dans ces priorités. Et ainsi voté la loi Minjoz du 24 juin 1954. Cette loi permet à la CDC (Caisse de Dépôt Consignation soit banque des bailleurs sociaux) de financer la construction de logement sociaux.  


Aussi en 1957, est lancé le programme des ZUP (Zone à Urbanisé en Priorité), il s'agit du lancement d’un plan massif de construction de logement HLM. Les ZUP ont 2 objectifs : répondre à la crise du logement et permettre une mobilité résidentielle (pouvoir progressivement du HLM à la propriété). En répond à une commande de construction rapide et peu couteuses.


Jusqu'en 1973, on a construit en France de nombreux logements sociaux. Aussi la circulaire Guichard du 21 mars 1973 met fin à la construction des grands ensembles. Les ZUP ont donc été construite en 1957 et 1973. On arrête de construire des ZUP car on estime avoir répondu à la crise du logement. Or la même année, le choc pétrolier entraine une déstabilisation du salariat (=chômage de masse +chômage de longue durée + précarité).  


De plus, en 1975 et 1976 l’état procède au regroupement familial, cad, la possibilité d’accorder aux travailleurs immigrés de faire venir leur famille. On va largement loger ces familles dans les grands ensembles. 

La déstabilisation du salariat et le regroupement familial entraine une recomposition sociologique du peuplement des grands ensembles. A la mixité sociale succède une ségrégation sociale. Aussi à la fin des années 70 on voit apparaitre une série de difficulté dans les grands ensembles. C'est émeute urbaine qui est à Vaux Envelin qui entraine un débat public sur les grands ensembles, l’état social prend alors conscience que ses territoires concentrent une série de difficultés. Pour tenter d’y répondre, le rapport Dubedout crée la politique de la ville.  

Les acteurs

La politique de la ville est une politique  


  • Territoriale,  
  • Transversale,  
  • Partenariale,  
  • Contractualisée : le contrat de ville à une durée de 6 ans, il comprend plusieurs volets. On peut résumer à 2 volets principaux :  

Volet urbain : NPNRU (on y retrouve des opérations démolitions, reconstruction ou rénovation des bâtiments) 

Volet social : la réussite scolaire, le logement, la santé, la sécurité (= délinquance), accès aux droits, culture/loisir et les sports 

 

Il y a deux volets à la politique de la ville. Le volet urbain est acteur principal est appelé l’ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine). Pour le volet social l’acteur est ANCT (agence nationale de la cohésion des territoires) 

A retenir :

1945 => en France une grave crise du logement

1954 => l'appel de l'abbé pierre

1957 => programme ZUP, création de bcp de logements sociaux

21 mars 1973 => La circulaire Guichard met fin aux constructions des grands ensembles

1975 et 1976 => l’état procède au regroupement familial

II. Le logement

Définition

Politique du logement
Les politiques du logement font parties du Politique de lutte contre les exclusions. Il s’agit donc d’une politique sociale transversale qui tente de répondre à la question sociale de l’exclusion.

Les principaux objectifs des politiques sociales du logement :  

Répondre au besoin de logement de chacun en fonction de ces besoins et de ces capacités financières => le droit au logement 

Lutter et prévenir de la précarité énergétique

promouvoir la mixité sociale

Définition

Une zone tendue
est une zone géographique ou l’offre de logement est inférieur à la demande de logement. => Prix de l’immobilier élevée accès très complexe aux logements. Dvlpm des marchands de sommeil .
Une zone détendue,
est une zone géographique ou l’offre de logement répond à la demande

Dans les politiques du logement il faut distinguer : 


  • Les politiques du logement sociales (PLS) concernent l’aide à la pierre, cad, un ensemble de dispositif d’aide à la construction de logements sociaux. 


  • Les politiques sociales du logement (PSL) concernent l’aide à la personne, cad un ensemble de mesure de dispositif d’aide cherchant à favoriser l’accès et le maintien à dans le logement des personnes. Exemple : FSL 

Il existe donc une complémentarité entre les PLS et PSL. Ex : Le DALO, en Ile de France être reconnu prioritaire DALO c’est gagner des places dans la file d’attente mais ce n’est pas accéder aux logements. 

Contexte actuelle :

Il existe en France une crise du logement selon la fondation abbé pierre, on comptait en 2023 4M de personnes mal logées dont 330 milles sans domiciles. Cependant cette crise du logement n’existe pas partout en France métropolitaine. Il faut donc distinguer les zones tendues des zones détendues.  


La crise du logement en France est une crise qualitative et quantitative.

La crise du logement est à la fois le reflet et le générateur (de forte inégalité dans le pays. La crise du logement est la cause et la conséquence du logement => crise quantitative et qualitative. Autrement dit, le logement est à la fois la cause d'inégalité mais la conséquence des inégalités. On comprend donc que le logement est un enjeu majeur de cohésion sociale et surtout de dignité humaine, on parle d'ailleurs du droit au logement (DALO)  


Miloon Kothari (rapporteur aux nations unies) définit le droit au logement comme “le droit au logement est le droit fondamental de la personne même à un logement convenable. C’est à dire, le droit de tout homme, femme, jeune et enfant d’obtenir et de conserver un logement sur dans une société où il puisse vivre dans la dignité. Le droit au logement est un droit à un lieu, un droit de vivre dans la société.”  

Contextualisation :

Jusqu’au milieu du xixe siècle, l’État n’intervient pas dans le domaine du logement. Pour loger et contrôler la classe ouvrière, le patronat crée des cités ouvrières comme la cité Michelin à Clermont-Ferrand. Les premiers logements sociaux sont donc essentiellement des logements patronaux.

En 1945, la situation du logement est catastrophique. Des milliers de logements ont été détruits ou endommagés. Une grande partie de la population vit dans des logements insalubres ou surpeuplés. Les bidonvilles se multiplient dans les périphéries des grandes villes.

Alors l’État reconnait que la thématique du logement est une question sociale et s’engage dans une politique d’aide à la pierre qui se traduit par la construction massive de logements sociaux. En 1973, la circulaire « barres et tours » met fin à la construction des grands ensembles. L’aide personnalisée au logement (APL) est ouverte à l’ensemble de la population sous seule condition de ressources. 

A retenir :

LOIS EN LIEN AVEC LE DROIT AU LOGEMENT


La loi Besson - 31 mai 1990- Instaure un droit au logement pour les personnes défavorisées


« Garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation. Toute personne éprouvant des difficultés particulières, en raison notamment de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’existence, a droit à une aide de la collectivité pour accéder à un logement décent et indépendant et à s’y maintenir. » Sont concernées les personnes sans-abri, en logement insalubre ou surpeuplé, menacées d’expulsion ou ayant des difficultés financières à accéder à un logement.


  • La loi instaure le Plan Départemental d’Accès au Logement des Personnes Défavorisées (PDALPD) : définit prns prio et les plan d'actions sur chaque département.
  • La loi crée le Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) : aides financières permettant l’accès à un logement grâce au paiement des frais relatifs à l’installation, comme les loyers d’avance ou l’assurance.
  • peut financer également un accompagnement social lié au logement (ASLL)


La loi du 13 décembre 2000 SRU - Solidarité et de Renouvellement Urbain: promouvoir la mixité sociale et création de logement sociaux(pourcentage de 25%/commune en fonction nombre habitant). La conjoncture ne permettait une mobilité pour l'accès aux logements sociaux.


La loi du 24 mars 2014 ALUR - pour l’Accès à un Logement et un Urbanisme Rénové, augmente le seuil de logement sociale à 25% et a augmenté le montant des amendes en cas de non-respect.  

A retenir :

LOI EN LIEN AVCE LE LOGEMENT OPPOSABLE


La loi du 5 mars 2007, DALO instituant un droit a logement opposable. L'Etat est garant du droit au logement. Votée dans l’urgence, suite à l’occupation des berges du canal Saint-Martin par l’association Les enfants de Don Quichotte.

A retenir :

LOIS PREVENTION DES EXPULSIONS ET PROTECTION DES LOCATAIRES


La loi du 25 mars 2009, MOLLE - MObilisation pour le Logement et la Lutte contre l’Exclusion. Augmentation du délais avant expulsion et création de la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions (CCAPEX).


La loi du 26 mars 2014, ALUR - Accès au Logement et Urbanisme Rénové.

Cette loi a notamment pour objectif de lutter contre l’augmentation des loyers et de limiter les risques d’expulsion. 


La loi du 23 Novembre 2018 ÉLAN (portant l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique)

Son objectif est de reformer le secteur HLM, construire plus, mieux et moins cher. Améliorer le cadre de vie en répondant aux besoins de chacun.

Un logement social est un type de logement qui ne répond pas aux logiques du marché économique car l’Etat soumet à : 

  • Des seuils de loyer 
  • Des critères d’attributions et d’accès (plafond de revenue) 
  • Logement bénéficie de financement public pour la construction et l’entretien. C'est la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC) qui est le financeur principal du logement social. La CDC accorde des prêts aux bailleurs sociaux.  

Aussi on distingue les différents types de logement sociaux en fonction du prêt qui leurs sont associé :

  • Prêt Locatif Aidé Intégration (PLAI)
  • Prêt Locatif à Usage Social (PLUS)
  • Prêt locatif social (PLS)
  • Prêt locatif Intermédiaire (PLI)

III. L'hébergement

La construction du secteur de l'hébergement


1953 l'aide sociale à l'hébergement et à la réadaptation sociale. l'Etat prend en charge charge l’accueil, l’hébergement et le « reclassement » des femmes en danger de prostitution ou des personnes sortant d’hôpitaux ou de prisons.  


La loi du 19 novembre 1974 définit le statut des centres d’hébergement et de réadaptation sociale (CHRS) et en 1991 on parlera des centres d'hébergement et de réinsertion sociale.

L'urgence sociale


Dans les années 1980, l’augmentation du nombre de personnes en situation de précarité et d’exclusion conduit les pouvoirs publics à envisager la prise en charge des personnes sans domicile sous l’angle de l’urgence sociale.

En 1983 mise en place des plans hivernaux. augm de l'offre en CHRS

En 1993, Xavier Emmanuelli crée le Samu social de la ville de Paris.

En 1997, un dispositif d’écoute et de veille sociale voit le jour avec le 115.

La loi DAHO du 5 mars 2007, le droit à l'hébergement opposable

La refondation du secteur de l'accueil, hébergement et insertion en 2009


La loi MOLLE du 25 mars 2009 met en place dans chaque département un plan départemental d’accueil, d’hébergement et d’insertion des personnes défavorisées(PDALHPD). il « définit, de manière territorialisée, les mesures destinées à répondre aux besoins en logement et en hébergement des personnes prises en charge par le dispositif d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement vers l’insertion et le logement. ». 


Le service intégré de l’accueil et de l’orientation (SIAO), par la circulaire du 8 avril 2010


L’AVDL circulaire du 19 juillet 2010

A retenir :

Aujourd'hui l'enjeu actuelle est le concept du "logement d'abord" - circulaire du 13 janvier 2012


Le « logement d’abord » s’inscrit dans une logique inverse: il s’agit de permettre l’accès direct et inconditionnel à un logement autonome de droit commun. Il peut être proposé un accompagnement social global mais qui ne conditionne pas l’accès au logement. 


– produire et mobiliser plus de logements abordables et adaptés aux besoins des personnes sans-abri et mal logées;

– promouvoir et accélérer l’accès au logement et faciliter la mobilité résidentielle des personnes défavorisées; 

– mieux accompagner les personnes sans domicile et favoriser le maintien dans le logement; 

– prévenir les ruptures dans les parcours résidentiels et recentrer l’hébergement sur ses missions de réponse immédiate et inconditionnelle; 

– mobiliser les acteurs et les territoires pour mettre en œuvre le principe de Logement d’abord. 

Le dispositif AHI (accueil, hébergement et insertion) 


➲ Les services de veille sociale 

Le dispositif de veille sociale est chargé d’accueillir les personnes sans domicile, de procéder à une première évaluation et de les orienter vers des structures adaptées à leurs besoins. (115 , SAO, accueil de jour, SAMU Social et les maraudes)


➲Les établissements d’hébergement 

Ils concernent les personnes et les familles sans domicile en situation d’exclusion. Les résidents n’ont pas de titre d’occupation et ne bénéficient pas des aides au logement. Il peut leur être demandé une participation financière en fonction de leurs ressources. La gestion des structures d’hébergement est assurée par une association, un CCAS ou une société d’économie mixte (SEM).Ces personnes hébergées font partie des publics prioritaires des PDAHLPD et des commissions de médiation de la loi DALO. 


➲ Le logement adapté

Il concerne les personnes en difficulté sociale qui ne relèvent pas, ou plus, du secteur de l’hébergement, mais qui ne peuvent pas accéder à court terme à un logement autonome. Il représente une transition entre l’hébergement et le logement de droit commun. Les résidents ont un statut d’occupation et versent une redevance ou un loyer et bénéficient des aides au logement. La gestion de ces logements peut être assurée par une association, un CCAS ou une société d’économie mixte, comme ADOMA (anciennement SONACOTRA) pour les structures accueillant des migrants. À l’exception des foyers pour jeunes travailleurs, ces logements relèvent du Code de la construction et de l’habitation et ne sont pas des établissements sociaux et médico-sociaux soumis à la loi du 2 janvier 2002 sur les droits des usagers.



Politique de la ville et du logement

I. politique de la ville

Définition

politiques sociales
est une tentative de réponse à une question sociale. est un ensemble de mesures, de programmes et d'actions mises en place par un gouvernement ou une entité publique pour promouvoir le bien-être, la sécurité économique, la santé, l'éducation, l'égalité des chances et d'autres aspects de la qualité de vie de sa population. Elle vise à atténuer les inégalités, à protéger les groupes vulnérables et à favoriser le développement social et économique d'une société. Une question sociale est une inquiétude sur la capacité d’une société à continuer d’exister par des rapports d’interdépendance. L'état social, reconnait une question sociale quand il estime qu’un problème, une difficulté fragilise la cohésion sociale


Politique de la ville est transversale  et répond à la Question sociale de l’exclusion  

  • Politique de la ville (PV) : intéresse à un territoire  
  • Politique de lutte contre les exclusions (PLCE) : intéresse aux ayants droits 


Contrairement à ce qu’on son nom laisse entendre, la politique de la ville ne s’applique pas sur l’ensemble d’une commune et ne concerne pas toutes les villes en France. En effet, la politique de la ville s’applique sur des territoires ciblés, définis comme prioritaire par rapport à la concentration de ménage à bas revenus (taux de pauvreté élevé sur un quartier) : on parlera alors de QPV 

A retenir :

La loi, du 21 février 2014 “la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine” !! Ne crée les QPV !!

Elle précise les objectifs suivants :  


  1. Favoriser et promouvoir la mixité sociale 
  2. Lutter contre la ségrégation sociale et urbaine  
  3. Assurer le développement économique social et urbain des QPV (Développement Social Local DSL) 
  4. Promouvoir la participation des habitants dans une logique d’Empowerment  
  5. Concourir à l’égalité entre les hommes et les femmes et la lutte contre les discriminations. 

Une fois définit comme prioritaire l’ambition de la politique de la ville est d’intervenir de manière transversale cad prendre en compte l’ensemble des besoins du QPV. 

A ce titre la politique de la ville relève du principe de la discrimination positive (soit l’équité) aussi la politique de la ville consiste donc à permettre au QPV d’accéder aux droits communs et d’accéder à des mesures des aides spécifiques aux QPV. Elle vient donc compléter les aides que peut bénéficier une personne au droit commun (ex : RSA socle + aide QPV)  

Contexte d'émergence

La politique de la ville, apparait au début des années 80 dans un contexte marqué par la crise de l’état social et la déstabilisation du salariat. La naissance de la politique de la ville est à mettre en perspective avec la construction des grands ensembles en France.

En 1945, il y a en France une grave crise du logement, elle s’explique par :  

  • La guerre a entrainé de très nombreux dégâts matériels ainsi il manque 2,7 M de logement détruit et 2,5 M de logement endommagé et inhabitable.  
  • Il existait déjà une crise du logement avant d’entrée dans le conflit 


Or les pouvoirs publics n’inscrivent pas le logement dans les priorités de la reconstruction. Ce choix politique exacerbe la crise du logement. Le plan Marshall va donc être utilisé pour la reconstruction des infrastructures routières (routes et gares) pour transporter les marchandises et infrastructures économiques (les usines). 

En 1954, l’Abbé Pierre lance un appel celui-ci fait suite à un hiver très rigoureux.

Pour donner suite au succès de cet appel, l’état social inscrit le logement dans ces priorités. Et ainsi voté la loi Minjoz du 24 juin 1954. Cette loi permet à la CDC (Caisse de Dépôt Consignation soit banque des bailleurs sociaux) de financer la construction de logement sociaux.  


Aussi en 1957, est lancé le programme des ZUP (Zone à Urbanisé en Priorité), il s'agit du lancement d’un plan massif de construction de logement HLM. Les ZUP ont 2 objectifs : répondre à la crise du logement et permettre une mobilité résidentielle (pouvoir progressivement du HLM à la propriété). En répond à une commande de construction rapide et peu couteuses.


Jusqu'en 1973, on a construit en France de nombreux logements sociaux. Aussi la circulaire Guichard du 21 mars 1973 met fin à la construction des grands ensembles. Les ZUP ont donc été construite en 1957 et 1973. On arrête de construire des ZUP car on estime avoir répondu à la crise du logement. Or la même année, le choc pétrolier entraine une déstabilisation du salariat (=chômage de masse +chômage de longue durée + précarité).  


De plus, en 1975 et 1976 l’état procède au regroupement familial, cad, la possibilité d’accorder aux travailleurs immigrés de faire venir leur famille. On va largement loger ces familles dans les grands ensembles. 

La déstabilisation du salariat et le regroupement familial entraine une recomposition sociologique du peuplement des grands ensembles. A la mixité sociale succède une ségrégation sociale. Aussi à la fin des années 70 on voit apparaitre une série de difficulté dans les grands ensembles. C'est émeute urbaine qui est à Vaux Envelin qui entraine un débat public sur les grands ensembles, l’état social prend alors conscience que ses territoires concentrent une série de difficultés. Pour tenter d’y répondre, le rapport Dubedout crée la politique de la ville.  

Les acteurs

La politique de la ville est une politique  


  • Territoriale,  
  • Transversale,  
  • Partenariale,  
  • Contractualisée : le contrat de ville à une durée de 6 ans, il comprend plusieurs volets. On peut résumer à 2 volets principaux :  

Volet urbain : NPNRU (on y retrouve des opérations démolitions, reconstruction ou rénovation des bâtiments) 

Volet social : la réussite scolaire, le logement, la santé, la sécurité (= délinquance), accès aux droits, culture/loisir et les sports 

 

Il y a deux volets à la politique de la ville. Le volet urbain est acteur principal est appelé l’ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine). Pour le volet social l’acteur est ANCT (agence nationale de la cohésion des territoires) 

A retenir :

1945 => en France une grave crise du logement

1954 => l'appel de l'abbé pierre

1957 => programme ZUP, création de bcp de logements sociaux

21 mars 1973 => La circulaire Guichard met fin aux constructions des grands ensembles

1975 et 1976 => l’état procède au regroupement familial

II. Le logement

Définition

Politique du logement
Les politiques du logement font parties du Politique de lutte contre les exclusions. Il s’agit donc d’une politique sociale transversale qui tente de répondre à la question sociale de l’exclusion.

Les principaux objectifs des politiques sociales du logement :  

Répondre au besoin de logement de chacun en fonction de ces besoins et de ces capacités financières => le droit au logement 

Lutter et prévenir de la précarité énergétique

promouvoir la mixité sociale

Définition

Une zone tendue
est une zone géographique ou l’offre de logement est inférieur à la demande de logement. => Prix de l’immobilier élevée accès très complexe aux logements. Dvlpm des marchands de sommeil .
Une zone détendue,
est une zone géographique ou l’offre de logement répond à la demande

Dans les politiques du logement il faut distinguer : 


  • Les politiques du logement sociales (PLS) concernent l’aide à la pierre, cad, un ensemble de dispositif d’aide à la construction de logements sociaux. 


  • Les politiques sociales du logement (PSL) concernent l’aide à la personne, cad un ensemble de mesure de dispositif d’aide cherchant à favoriser l’accès et le maintien à dans le logement des personnes. Exemple : FSL 

Il existe donc une complémentarité entre les PLS et PSL. Ex : Le DALO, en Ile de France être reconnu prioritaire DALO c’est gagner des places dans la file d’attente mais ce n’est pas accéder aux logements. 

Contexte actuelle :

Il existe en France une crise du logement selon la fondation abbé pierre, on comptait en 2023 4M de personnes mal logées dont 330 milles sans domiciles. Cependant cette crise du logement n’existe pas partout en France métropolitaine. Il faut donc distinguer les zones tendues des zones détendues.  


La crise du logement en France est une crise qualitative et quantitative.

La crise du logement est à la fois le reflet et le générateur (de forte inégalité dans le pays. La crise du logement est la cause et la conséquence du logement => crise quantitative et qualitative. Autrement dit, le logement est à la fois la cause d'inégalité mais la conséquence des inégalités. On comprend donc que le logement est un enjeu majeur de cohésion sociale et surtout de dignité humaine, on parle d'ailleurs du droit au logement (DALO)  


Miloon Kothari (rapporteur aux nations unies) définit le droit au logement comme “le droit au logement est le droit fondamental de la personne même à un logement convenable. C’est à dire, le droit de tout homme, femme, jeune et enfant d’obtenir et de conserver un logement sur dans une société où il puisse vivre dans la dignité. Le droit au logement est un droit à un lieu, un droit de vivre dans la société.”  

Contextualisation :

Jusqu’au milieu du xixe siècle, l’État n’intervient pas dans le domaine du logement. Pour loger et contrôler la classe ouvrière, le patronat crée des cités ouvrières comme la cité Michelin à Clermont-Ferrand. Les premiers logements sociaux sont donc essentiellement des logements patronaux.

En 1945, la situation du logement est catastrophique. Des milliers de logements ont été détruits ou endommagés. Une grande partie de la population vit dans des logements insalubres ou surpeuplés. Les bidonvilles se multiplient dans les périphéries des grandes villes.

Alors l’État reconnait que la thématique du logement est une question sociale et s’engage dans une politique d’aide à la pierre qui se traduit par la construction massive de logements sociaux. En 1973, la circulaire « barres et tours » met fin à la construction des grands ensembles. L’aide personnalisée au logement (APL) est ouverte à l’ensemble de la population sous seule condition de ressources. 

A retenir :

LOIS EN LIEN AVEC LE DROIT AU LOGEMENT


La loi Besson - 31 mai 1990- Instaure un droit au logement pour les personnes défavorisées


« Garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation. Toute personne éprouvant des difficultés particulières, en raison notamment de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’existence, a droit à une aide de la collectivité pour accéder à un logement décent et indépendant et à s’y maintenir. » Sont concernées les personnes sans-abri, en logement insalubre ou surpeuplé, menacées d’expulsion ou ayant des difficultés financières à accéder à un logement.


  • La loi instaure le Plan Départemental d’Accès au Logement des Personnes Défavorisées (PDALPD) : définit prns prio et les plan d'actions sur chaque département.
  • La loi crée le Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) : aides financières permettant l’accès à un logement grâce au paiement des frais relatifs à l’installation, comme les loyers d’avance ou l’assurance.
  • peut financer également un accompagnement social lié au logement (ASLL)


La loi du 13 décembre 2000 SRU - Solidarité et de Renouvellement Urbain: promouvoir la mixité sociale et création de logement sociaux(pourcentage de 25%/commune en fonction nombre habitant). La conjoncture ne permettait une mobilité pour l'accès aux logements sociaux.


La loi du 24 mars 2014 ALUR - pour l’Accès à un Logement et un Urbanisme Rénové, augmente le seuil de logement sociale à 25% et a augmenté le montant des amendes en cas de non-respect.  

A retenir :

LOI EN LIEN AVCE LE LOGEMENT OPPOSABLE


La loi du 5 mars 2007, DALO instituant un droit a logement opposable. L'Etat est garant du droit au logement. Votée dans l’urgence, suite à l’occupation des berges du canal Saint-Martin par l’association Les enfants de Don Quichotte.

A retenir :

LOIS PREVENTION DES EXPULSIONS ET PROTECTION DES LOCATAIRES


La loi du 25 mars 2009, MOLLE - MObilisation pour le Logement et la Lutte contre l’Exclusion. Augmentation du délais avant expulsion et création de la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions (CCAPEX).


La loi du 26 mars 2014, ALUR - Accès au Logement et Urbanisme Rénové.

Cette loi a notamment pour objectif de lutter contre l’augmentation des loyers et de limiter les risques d’expulsion. 


La loi du 23 Novembre 2018 ÉLAN (portant l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique)

Son objectif est de reformer le secteur HLM, construire plus, mieux et moins cher. Améliorer le cadre de vie en répondant aux besoins de chacun.

Un logement social est un type de logement qui ne répond pas aux logiques du marché économique car l’Etat soumet à : 

  • Des seuils de loyer 
  • Des critères d’attributions et d’accès (plafond de revenue) 
  • Logement bénéficie de financement public pour la construction et l’entretien. C'est la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC) qui est le financeur principal du logement social. La CDC accorde des prêts aux bailleurs sociaux.  

Aussi on distingue les différents types de logement sociaux en fonction du prêt qui leurs sont associé :

  • Prêt Locatif Aidé Intégration (PLAI)
  • Prêt Locatif à Usage Social (PLUS)
  • Prêt locatif social (PLS)
  • Prêt locatif Intermédiaire (PLI)

III. L'hébergement

La construction du secteur de l'hébergement


1953 l'aide sociale à l'hébergement et à la réadaptation sociale. l'Etat prend en charge charge l’accueil, l’hébergement et le « reclassement » des femmes en danger de prostitution ou des personnes sortant d’hôpitaux ou de prisons.  


La loi du 19 novembre 1974 définit le statut des centres d’hébergement et de réadaptation sociale (CHRS) et en 1991 on parlera des centres d'hébergement et de réinsertion sociale.

L'urgence sociale


Dans les années 1980, l’augmentation du nombre de personnes en situation de précarité et d’exclusion conduit les pouvoirs publics à envisager la prise en charge des personnes sans domicile sous l’angle de l’urgence sociale.

En 1983 mise en place des plans hivernaux. augm de l'offre en CHRS

En 1993, Xavier Emmanuelli crée le Samu social de la ville de Paris.

En 1997, un dispositif d’écoute et de veille sociale voit le jour avec le 115.

La loi DAHO du 5 mars 2007, le droit à l'hébergement opposable

La refondation du secteur de l'accueil, hébergement et insertion en 2009


La loi MOLLE du 25 mars 2009 met en place dans chaque département un plan départemental d’accueil, d’hébergement et d’insertion des personnes défavorisées(PDALHPD). il « définit, de manière territorialisée, les mesures destinées à répondre aux besoins en logement et en hébergement des personnes prises en charge par le dispositif d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement vers l’insertion et le logement. ». 


Le service intégré de l’accueil et de l’orientation (SIAO), par la circulaire du 8 avril 2010


L’AVDL circulaire du 19 juillet 2010

A retenir :

Aujourd'hui l'enjeu actuelle est le concept du "logement d'abord" - circulaire du 13 janvier 2012


Le « logement d’abord » s’inscrit dans une logique inverse: il s’agit de permettre l’accès direct et inconditionnel à un logement autonome de droit commun. Il peut être proposé un accompagnement social global mais qui ne conditionne pas l’accès au logement. 


– produire et mobiliser plus de logements abordables et adaptés aux besoins des personnes sans-abri et mal logées;

– promouvoir et accélérer l’accès au logement et faciliter la mobilité résidentielle des personnes défavorisées; 

– mieux accompagner les personnes sans domicile et favoriser le maintien dans le logement; 

– prévenir les ruptures dans les parcours résidentiels et recentrer l’hébergement sur ses missions de réponse immédiate et inconditionnelle; 

– mobiliser les acteurs et les territoires pour mettre en œuvre le principe de Logement d’abord. 

Le dispositif AHI (accueil, hébergement et insertion) 


➲ Les services de veille sociale 

Le dispositif de veille sociale est chargé d’accueillir les personnes sans domicile, de procéder à une première évaluation et de les orienter vers des structures adaptées à leurs besoins. (115 , SAO, accueil de jour, SAMU Social et les maraudes)


➲Les établissements d’hébergement 

Ils concernent les personnes et les familles sans domicile en situation d’exclusion. Les résidents n’ont pas de titre d’occupation et ne bénéficient pas des aides au logement. Il peut leur être demandé une participation financière en fonction de leurs ressources. La gestion des structures d’hébergement est assurée par une association, un CCAS ou une société d’économie mixte (SEM).Ces personnes hébergées font partie des publics prioritaires des PDAHLPD et des commissions de médiation de la loi DALO. 


➲ Le logement adapté

Il concerne les personnes en difficulté sociale qui ne relèvent pas, ou plus, du secteur de l’hébergement, mais qui ne peuvent pas accéder à court terme à un logement autonome. Il représente une transition entre l’hébergement et le logement de droit commun. Les résidents ont un statut d’occupation et versent une redevance ou un loyer et bénéficient des aides au logement. La gestion de ces logements peut être assurée par une association, un CCAS ou une société d’économie mixte, comme ADOMA (anciennement SONACOTRA) pour les structures accueillant des migrants. À l’exception des foyers pour jeunes travailleurs, ces logements relèvent du Code de la construction et de l’habitation et ne sont pas des établissements sociaux et médico-sociaux soumis à la loi du 2 janvier 2002 sur les droits des usagers.


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