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Phonologie, syllabe et phonème

Qu'est-ce que la phonologie ?

La phonologie étudie les sons, qu’elle appelle « phonèmes », en tant qu’unités distinctives dans le système d’une langue. Les sons, étudiés par la phonétique, sont concrets, tandis que les phonèmes, étudiés par la phonologie, sont abstraits. 

Les phonèmes

Le phonème est la plus petite unité distinctive de la chaîne parlée. Les phonèmes sont représentés entre crochets quand on les analyse d’un point de vue phonétique (comme dans l’API).

Les oppositions entre les phonèmes permettent de différencier les mots : consonne sourde vs sonore, nasalité…

Exemple : « fin » et « vin » sont différents uniquement par que [f] est sourd et [v] est sonore.

Certaines oppositions ont été neutralisées ou sont devenues très faibles.

Ex : brin/brun, patte/pâte, veule/veulent

La syllabe

Une syllabe est un groupe de sons prononcés en une seule émission de voix.

Une syllabe comporte obligatoirement une voyelle et souvent une ou plusieurs consonnes.

  • Syllabe ouverte : terminée par une voyelle
  • Syllabe fermée : terminée par une consonne

On distingue le découpage en syllabes phoniques et en syllabes graphiques.

Ex : Catherine = 4 syllabes graphiques (ca-the-ri-ne) et 2 syllabes phoniques (ka-tRin]

La syllabe comporte toujours une attaque (consonne initiale ou groupe de consonnes) et une rime (la voyelle et les phonèmes qui suivent).

Ex : prise = [pR] est l’attaque et [iz] la rime.

La transcription des sons

Le phonème /s/

La plupart des phonèmes ont différentes graphies possibles. C’est le cas du phonème /s/, qui peut s’écrire : s, ss, ç, sc, c, t, x ou z. Pour tous les phonèmes, il faut bien noter que :

  • les graphies n’ont pas toutes la même fréquence
  • certaines graphies s’expliquent par l’étymologie

Ex : « sc » qui vient du latin scindere ou, en ce qui concerne le /s/, par l’assibilation qui a touché le « t » latin quand il était suivi de io (on prononce une sifflante ssss au lieu d’une occlusive tttt).

  • enfin, les lois de position sont importantes car elles sont souvent déterminantes pour choisir la bonne graphie (ss entre deux voyelles par exemple).

Le phonème /z/

  • au début d'un mot, le son [z], s'écrit toujours avec la lettre z (ex : zébu, zoom,...)
  • à l'intérieur d'un mot, le son [z] s'écrit :
  • le plus souvent avec la lettre s entre deux voyelles (ex : désert, raisin, menteuse,...)
  • avec la lettre z après une consonne (car la lettre s ferait le son [s]) (ex : bronzer, colza)
  • avec la lettre x dans certains mots (ex : sixième, dixième,...)

Attention : on entend parfois le son [z] en faisant la liaison entre deux mots, mais on n'écrit aucune lettre pour traduire ce son.

Ex : les adultes [leszadylt], six hommes [sizɔm]

Le phonème [k]

Le c et le qu couvrent 98% des réalisations de [k].

  • devant a, o, u et devant une consonne, le phonème [k] s'écrit souvent avec la lettre c (ex : carte, côté, calculer, clamer)

Attention : certains mots s'écrivent avec qua et quo (ex : quatre, quand, fabriquer, marquant, quotidien, quoi)

  • devant e et i, le son [k] s'écrit souvent qu (ex : querelle, que, qui, équité)
  • à la fin des noms féminins et de beaucoup d'adjectifs, le son [k] s'écrit que :
  • Noms féminins (ex : une clique, la flaque, une toque)
  • Adjectifs (ex : féérique, électrique, unique)
  • à la fin des noms masculins, le son [k] s'écrit c (ex : un bec, un truc, le trac)
  • dans quelques mots d'origine grecque, le son [k] s'écrit ch (ex : orchestre, chorale, chronologie, psychologie)
  • Quelques graphies moins courantes :
  • k (kilomètre), surtout pour des mots étrangers (ex : anorak, karaté, kimono), ck (ex : ticket, stock, teckel), et cqu, rare (ex : acquérir, becquée).

Le phonème [j]

La semi-consonne yod [j] est le son de passage de [i] devant une autre voyelle. Elle a trois graphies principales : i, y, ill(e)

  • au début d'un mot, le phonème [j] s'écrit avec un i ou un y (ex : iode, yaourt, yoga). La lettre i peut être précédée de h (ex : hiatus, hier)
  • à l'intérieur d'un mot, le phonème [j], s'écrit i, y ou -ill (ex : allié, rien, mayonnaise, ailleurs). Le i peut recevoir un tréma (ex : aïeul, glaïeul). Quand y suit les voyelles a, o, u, il y a une contamination graphique avec y. On dit "qu'y équivaut à deux i" (payer = pai-ier) (ex : délayer, rayon, noyer, essuyer)
  • à la fin du mot, le phonème [j] s'écrit -il si le mot est masculin et -ille si le mot est féminin ou si c'est un verbe (ex : du bétail, un travail, le soleil [mots masculins] ; la paille, une oreille, une feuille [mots féminins] ; je fouille, je pille [verbes].

Les graphies des voyelles nasales

Les voyelles nasales s'écrivent avec une voyelle orale suivie de m ou n. On prononce une voyelle nasale devant une consonne ou en finale graphique. Les phonèmes [ã], [ɔ̃], [ɛ̃], [œ̃] s'écrivent avec un m devant les lettres m, b, p :

  • [ã] : am (ex : jambe, rampe) en em (ex : emmêler, emballer, emporter)
  • [ɔ̃] : om (ex : sombre, tomber, pomper)
  • [ɛ̃] : im (ex : immanquable, imbécile, impoli)
  • [œ̃] : um (ex : humble)

Attention il y a quelques exceptions : bonbon, embonpoint, néanmoins, bonbonne.

Devant les autres lettres, les phonèmes [ã], [ɔ̃], [ɛ̃], [œ̃] s'écrivent avec la lettre n (ex : lente, cinq, tante, lundi, conte).

Attention : on écrit une comtesse et un comte.


Phonologie, syllabe et phonème

Qu'est-ce que la phonologie ?

La phonologie étudie les sons, qu’elle appelle « phonèmes », en tant qu’unités distinctives dans le système d’une langue. Les sons, étudiés par la phonétique, sont concrets, tandis que les phonèmes, étudiés par la phonologie, sont abstraits. 

Les phonèmes

Le phonème est la plus petite unité distinctive de la chaîne parlée. Les phonèmes sont représentés entre crochets quand on les analyse d’un point de vue phonétique (comme dans l’API).

Les oppositions entre les phonèmes permettent de différencier les mots : consonne sourde vs sonore, nasalité…

Exemple : « fin » et « vin » sont différents uniquement par que [f] est sourd et [v] est sonore.

Certaines oppositions ont été neutralisées ou sont devenues très faibles.

Ex : brin/brun, patte/pâte, veule/veulent

La syllabe

Une syllabe est un groupe de sons prononcés en une seule émission de voix.

Une syllabe comporte obligatoirement une voyelle et souvent une ou plusieurs consonnes.

  • Syllabe ouverte : terminée par une voyelle
  • Syllabe fermée : terminée par une consonne

On distingue le découpage en syllabes phoniques et en syllabes graphiques.

Ex : Catherine = 4 syllabes graphiques (ca-the-ri-ne) et 2 syllabes phoniques (ka-tRin]

La syllabe comporte toujours une attaque (consonne initiale ou groupe de consonnes) et une rime (la voyelle et les phonèmes qui suivent).

Ex : prise = [pR] est l’attaque et [iz] la rime.

La transcription des sons

Le phonème /s/

La plupart des phonèmes ont différentes graphies possibles. C’est le cas du phonème /s/, qui peut s’écrire : s, ss, ç, sc, c, t, x ou z. Pour tous les phonèmes, il faut bien noter que :

  • les graphies n’ont pas toutes la même fréquence
  • certaines graphies s’expliquent par l’étymologie

Ex : « sc » qui vient du latin scindere ou, en ce qui concerne le /s/, par l’assibilation qui a touché le « t » latin quand il était suivi de io (on prononce une sifflante ssss au lieu d’une occlusive tttt).

  • enfin, les lois de position sont importantes car elles sont souvent déterminantes pour choisir la bonne graphie (ss entre deux voyelles par exemple).

Le phonème /z/

  • au début d'un mot, le son [z], s'écrit toujours avec la lettre z (ex : zébu, zoom,...)
  • à l'intérieur d'un mot, le son [z] s'écrit :
  • le plus souvent avec la lettre s entre deux voyelles (ex : désert, raisin, menteuse,...)
  • avec la lettre z après une consonne (car la lettre s ferait le son [s]) (ex : bronzer, colza)
  • avec la lettre x dans certains mots (ex : sixième, dixième,...)

Attention : on entend parfois le son [z] en faisant la liaison entre deux mots, mais on n'écrit aucune lettre pour traduire ce son.

Ex : les adultes [leszadylt], six hommes [sizɔm]

Le phonème [k]

Le c et le qu couvrent 98% des réalisations de [k].

  • devant a, o, u et devant une consonne, le phonème [k] s'écrit souvent avec la lettre c (ex : carte, côté, calculer, clamer)

Attention : certains mots s'écrivent avec qua et quo (ex : quatre, quand, fabriquer, marquant, quotidien, quoi)

  • devant e et i, le son [k] s'écrit souvent qu (ex : querelle, que, qui, équité)
  • à la fin des noms féminins et de beaucoup d'adjectifs, le son [k] s'écrit que :
  • Noms féminins (ex : une clique, la flaque, une toque)
  • Adjectifs (ex : féérique, électrique, unique)
  • à la fin des noms masculins, le son [k] s'écrit c (ex : un bec, un truc, le trac)
  • dans quelques mots d'origine grecque, le son [k] s'écrit ch (ex : orchestre, chorale, chronologie, psychologie)
  • Quelques graphies moins courantes :
  • k (kilomètre), surtout pour des mots étrangers (ex : anorak, karaté, kimono), ck (ex : ticket, stock, teckel), et cqu, rare (ex : acquérir, becquée).

Le phonème [j]

La semi-consonne yod [j] est le son de passage de [i] devant une autre voyelle. Elle a trois graphies principales : i, y, ill(e)

  • au début d'un mot, le phonème [j] s'écrit avec un i ou un y (ex : iode, yaourt, yoga). La lettre i peut être précédée de h (ex : hiatus, hier)
  • à l'intérieur d'un mot, le phonème [j], s'écrit i, y ou -ill (ex : allié, rien, mayonnaise, ailleurs). Le i peut recevoir un tréma (ex : aïeul, glaïeul). Quand y suit les voyelles a, o, u, il y a une contamination graphique avec y. On dit "qu'y équivaut à deux i" (payer = pai-ier) (ex : délayer, rayon, noyer, essuyer)
  • à la fin du mot, le phonème [j] s'écrit -il si le mot est masculin et -ille si le mot est féminin ou si c'est un verbe (ex : du bétail, un travail, le soleil [mots masculins] ; la paille, une oreille, une feuille [mots féminins] ; je fouille, je pille [verbes].

Les graphies des voyelles nasales

Les voyelles nasales s'écrivent avec une voyelle orale suivie de m ou n. On prononce une voyelle nasale devant une consonne ou en finale graphique. Les phonèmes [ã], [ɔ̃], [ɛ̃], [œ̃] s'écrivent avec un m devant les lettres m, b, p :

  • [ã] : am (ex : jambe, rampe) en em (ex : emmêler, emballer, emporter)
  • [ɔ̃] : om (ex : sombre, tomber, pomper)
  • [ɛ̃] : im (ex : immanquable, imbécile, impoli)
  • [œ̃] : um (ex : humble)

Attention il y a quelques exceptions : bonbon, embonpoint, néanmoins, bonbonne.

Devant les autres lettres, les phonèmes [ã], [ɔ̃], [ɛ̃], [œ̃] s'écrivent avec la lettre n (ex : lente, cinq, tante, lundi, conte).

Attention : on écrit une comtesse et un comte.