Pour donner la nature d'une proposition subordonnée, on analyse la classe grammaticale du mot introducteur ou, s'il n'y en a pas, le mode du verbe noyau.
- La proposition subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination (que, quand, comme, si, etc.) ou par une locution conjonctive de subordination (parce que, bien que, pour que, etc.).
Ex. : Les pêcheurs attendent pour sortir [que la tempête se calme].
- La proposition subordonnée interrogative est introduite par un mot interrogatif (pronom, déterminant ou adverbe) : elle peut être transformée en question.
Ex. : Les gens du village se demandent [si le mauvais temps durera longtemps].
→ Ce qui donne, en interrogation directe, et donc sans subordonnant : Les gens du village s'interrogent : « Le mauvais temps durera-t-il longtemps ? »
- La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif : celui-ci représente en général un GN, un nom ou un pronom.
Ex. : On entend le vent [qui mugit].
→ qui représente le groupe nominal le vent.
Ex. : Sur la photographie, celles [que l'on voit à droite] sont deux cousines.
→ que représente, dans la subordonnée, le pronom celles.
Ex. : C'est bien de Maëlis [dont tu parles] ?
→ dont représente le nom Maëlis.
- Les propositions subordonnées participiale et infinitive se construisent sans mot subordonnant : l'une a pour noyau un verbe au participe ; l'autre, un verbe à l'infinitif.
Ex. : [La tempête s'étant calmée], les femmes regardent [les bateaux s'éloigner].
- Une proposition subordonnée peut être sujet du verbe principal.
Ex. : [ Qui veut] peut.
📌Remarque: les propositions subordonnées sujets peuvent avoir des natures différentes : relative (comme ci-dessus) ou, dans de rares cas, conjonctive.
- Une proposition subordonnée peut être complément du nom (ou du pronom) antécédent. C'est la fonction la plus fréquente de la proposition subordonnée relative.
Ex. : Nous n'avons pas encore mangé le gâteau [que tu as confectionné].
→ que tu as confectionné est complément de l'antécédent gâteau.
Ex. :Voilà le Paris [que j'aime] !
→ que représente le nom Paris.
- Une proposition subordonnée peut être complément d'objet du verbe principal. On dit alors qu'elle est complétive.
Ex. : J'espère [que tu ne nous en veux pas].
→ que tu ne nous en veux pas est COD du verbe espère.
📌Remarque : les propositions subordonnées complétives peuvent avoir des natures différentes : conjonctive (comme ci-dessus), mais aussi interrogative (Ex : Je ne sais pas [quand il viendra]) ou infinitive ( Ex : On entend [les chiens aboyer]).
- Une proposition subordonnée peut être complément circonstanciel du verbe principal. On dit alors qu'elle est circonstancielle.
Ex. : [Quand minuit a sonné], nous nous sommes embrassés sous le gui.
Quand minuit a sonné est complément circonstanciel de temps du verbe nous sommes embrassés.
📌Remarque : les propositions subordonnées circonstancielles peuvent avoir des natures différentes : conjonctive (comme ci-dessus) ou participiale (Ex : [La première équipe ayant abandonné la course], la deuxième a gagné).