L’enfant, manipule des objets ludique. Des classes avec peu d’élèves. Aménagement de la classe différente avec pas tous entrain de faire la même activité. Pas souvent la présence de l’adulte, se positionne à la hauteur des enfants, il les accompagne.
1. Eléments biographiques.
- Naissance en 1870 en Italie. Issue d’une famille bourgeoise. A cette époque, très peu d’enfants sont scolarisés en Italie et donc l’école est pas très développé.
- Etudes de médecine obtient un doctorat, fait unique à cette époque pour une femme.
Elle devient la première femme médecin d’Italie.
- Dans sa formation de médecin, elle s’ouvre à de nombreuses disciplines (neurologie, psychiatrie, psychologie, philosophie, anthropologie, etc.). Elle s’ouvre donc au science humaine.
- S’intéresse particulièrement aux enfants « déficients » dont elle pense qu’ils ont plus besoin de pédagogie que de médecine, elle en est convaincu. De part les comportements des enfants ou le manque de comportement sociétaux, pour Montessori c’est l’environnement de l’enfant qu’il faut faire évolué, pas une approche médicamenteuse.
- Conçoit du matériel pédagogique à destination de ces enfants. Constate des progrès spectaculaires. C’est de là que lui vient le projet de comprendre ce qui entrave le développement des enfants non porteurs de handicap. Elle se pose la question de pourquoi ils sont comme ça, qu’est-ce qui les empêche de se développer. Il faut donc manipuler des objets pour apprendre.
- En 1907 : mise en place d’un accueil d’une cinquantaine d’enfants âgés de 3 à 6 ans. Enfants qui errent pendant que les parents ouvriers travaillent. Beaucoup d’enfants immigrés de l’Italie du sud, pour la plupart illettrés. Utilise le matériel pédagogique précédemment conçu, qu’elle fait évoluer. Adapte constamment le milieu, notamment le mobilier, pour qu’il soit adapter aux enfants. C’est la 1 ère « Casa dei Bambini » (maison des enfants). Constate des progrès spectaculaires des enfants en deux ans, qui deviennent « polis et calmes » et apprennent à lire et écrire. Le fait d’adapter la classe aux enfants leurs permet de mieux se développer. Une 2ème à Milan en 1908.
- Grand succès en Italie et dans le monde entier.
- 1929 : création de l’AMI ( Association Montessori Internationale)
- Relation avec le gouvernement italien avant la 2ème Guerre Mondiale (Mussolini) : engouement puis rupture. Le gouvernement a vu dans la pédagogie Montessori une façon de régler des problèmes sociaux. Elle a failli devenir ministre de l’éducation sous Mussolini. Son refus a créer un conflit. « Exil » pendant la Guerre, développement d’une vision de l’éducation comme « arme pour la paix », c’est a ce moment qu’elle a pu voyager et rencontrer des personnes inspirantes.
- A ce jour, la pédagogie Montessori connait un franc succès : de nombreux ouvrages, du matériel … plus de 20 000 écoles affichant le label dans le monde. En France, de nombreuses écoles privées hors contrat qui se revendiquent de cette pédagogie.
2. Principes éducatifs.
« L’enfant porte en soi dès l’origine la clef de son énigmatique existence individuelle. Il dispose d’un plan de structuration inné de son âme et de lignes directrices programmées pour son développement. Tout cela est d’abord extrêmement frêle et sensible et l’intervention de l’adulte, avec sa volonté et ses idées exagérées de la perfection de son autorité propre, peut anéantir ce plan ou en compromettre la réalisation ».
Dans cette citation, plusieurs idées fondatrices :
- le « plan de développement immanent » :
Chaque enfant dispose naturellement de la capacité à un développement organique spontané ainsi que d’une pulsion innée à l’épanouissement : l’enfant est porteur de tous ce qu’il faut pour apprendre et s’épanouir (vision de Rousseau).
Les adultes ont tendance à contraindre ce développement à force d’impositions. Ses interventions constituent le plus souvent des entraves à une véritable éducation. Les interventions de l'adulte sont signes d’empêchements pour Montessori.
- « l’esprit absorbant de l’enfant »:
Tendances naturelles de l’enfant au travail, à l’orientation, à l’exploration, à l’observation, à l’abstraction, au perfectionnement, à l’ordre, à la classification, à l’esprit mathématique, à l’exactitude, à la communication, à la vie en groupe, à l’adaptation, à la recherche de compréhension, à la spiritualité.
- Fondement religieux :
Le rôle de l’adulte est donc de ne pas entraver les lois donné par le divin.
En découle l’idée que les activités pédagogiques, doivent être en phase avec ces étapes du développement, qu’elles doivent intervenir au bon moment, c’est-à-dire quand les enfants sont prêts. D’où le fait de leur laisser le choix.
L’éducation consiste donc à accéder à l’ordre divin des choses, dont l’adulte à tendance à détourner l’enfant.
Dans la pédagogie de Montessori il y a une importance à la religion mais cela ne fait pas tout, c’est juste un des facteurs qui est fait cette pédagogie, il faut remettre aussi dans le contexte historique.
- La concentration, l’attention :
Les enfants sont capables d’une attention soutenue, pour peu que l’environnement suscite leur intérêt et que la tâche soit à leur portée.
L’attention comme enjeu d’éducation : la focalisation de l’attention est un besoin fondamental de l’enfant. C’est pour cela qu’il faut laisser l’enfant choisir son activité et lui laisser le temps de la réalisation.
Si on laisse le choix, on suscite un intérêt à l’enfant et donc il aura de l’attention a effectué cette tache. Au risque sinon d’entraver son attention, ce qui peut être source de souffrance.
- L’autonomie : « aide-moi à faire tout seul »:
Aménagement du milieu. Par exemple mobilier adapté aux besoins et caractéristiques des enfants.
Pour Montessori, l’autonomie s’est savoir faire tous seul mais avec l’aide de l’adulte à y parvenir, l’adulte intervient et pense la classe pour laisser l’enfant atteindre cette autonomie..
Observation et attention de l’adulte pour intervenir au bon moment : ne pas devancer, ne pas se substituer, ne pas empêcher. Pour Montessori l’adulte intervient trop sans observé ce qu’il se passe chez l’enfant.
3. Démarche pédagogique.
- La posture de l’adulte :
- L’humilité:
L’adulte est le moins intrusif possible, il n’impose pas mais guide.
Le rôle principal de l’adulte est de mettre en contact l’enfant avec l’environnement.
L’enseignant n’est donc pas la source de l’éducation. Il intervient indirectement en aidant l’enfant à « s’aider lui-même ».
L’adulte doit montrer l’exemple dans ses attitudes.
- L’observation:
« L’enfant a besoin qu’on l’observe. Ceci doit être le point de départ et le moteur de la réflexion de tout éducateur ».
Le but de l’observation et de préparer l’intervention de l’adulte, pour qu’elle soit la plus adéquate possible, c’est à dire qu’elle ne vienne pas contraindre l’enfant mais l’aider dans son cheminement.
Cette observation doit être très méthodique. Les enseignants y sont formés.
« Il doit guider l’enfant sans trop lui faire sentir sa présence. Il doit toujours savoir reconnaitre le moment où l’enfant a besoin d’aide et ne doit jamais être un obstacle entre l’enfant et son expérience ».
- La bienveillance:
Pas de jugement sur l’enfant. Avec l’instauration d’un climat de classe apaisé.
L’éducateur privilégie l’auto-évaluation à l’évaluation extérieure.
Se sert des difficultés comme un tremplin aux apprentissages et non comme un jugement normatif.
On s’adresse aux enfants avec les mêmes égards qu’à un adulte que l’on respecte. On maintien un cadre sécurisant fait de règles à rappeler avec fermeté s’il le faut mais toujours de manière respectueuse et encourageante.
- L’environnement préparé :
En fonction de l’âge des enfants et de ses caractéristiques.
Simplicité, esthétisme, ordre, sécurité, mouvement, autonomie.
Tout est conçu pour favoriser la prise d’indépendance progressive de l’enfant.
Une ambiance : calme, joie, mélange des âges et collaboration, empathie, inclusion.
- Un matériel pédagogique spécifique :
Matériel conçu à partir des observations de leur utilisation. Conception méthodique selon la «démarche scientifique ». Ce n’est pas l’objet qui fait la pédagogie mais ce que l’on en fait. Concevoir dans l’usage.
Matériel sensoriel. Il doit permettre de vivre des expériences sensorielles.
Matériel qui implique des apprentissages progressifs, du simple au complexe, du concret à l’abstrait.
Chaque matériel est conçu en vue de l’apprentissage d’un concept isolé.
Les caractéristiques du matériel sont censées aider l’enfant à s’auto-évaluer, à identifier ses erreurs.
Il faut que le matériel esthétique et attirant, déterminé en quantité – gestion de l’ordre, de la collaboration, de la patience.
