Partielo | Créer ta fiche de révision en ligne rapidement

Lire les sociologues


Erwing Goffman: fiche détaillée dur sa vie, son oeuvre et ses concepts clés

Biographie et parcours intellectuel


éléments biographiques

Erwing goffman est né le 11 janvier 1922 à Mannville (Alberta, Canada) dans une famille de juifs ukrainiens immigrés.

Après des études initiales de Chimie, il s'oriente vers la sociologie à l'université de Toronto, puis poursuit un doctorat à l'université de Chicago.

Il meurt prématurément d'un cancer à Philadelphie , le 18 novembre 1982, à l'âge de 60 ans.

Formation intellectuel

Formé à l'université de Chicago sous ma direction de William Lloyd Warner, Goffman développe une approche résolument empirique et observationelle.

Sa thèse soutenue en 1953, intitulée "communication conduct in an Island Community", marque déjà une rupture avec la sociologie traditionnelle.

Au lieu d'étudier la stratification sociale comme le préconisait son directeur, il se concentre sur les interactions conversationnelles entre les habitants des îles shetland.

Cette démarche ethnographique caractérisera l'ensemble de son oeuvre, toujours ancrée dans l'observation minutieuse des comportements quotidiens.


concept théoriques fondamentaux

La métaphore dramaturgie et la présentation de soi

Ce cadre conceptuel développé dans "la mise en scène de la vie quotidienne" (1959), constitue l'une des contributions les plus célèbres de Goffman.

Il compare la vie sociale à une représentation théâtrale ou les individus sont des acteurs jouant différents rôles.

Eléments clés du modèle dramaturgique :

  • la scène et les coulisses: distinction entre la "région antérieure" (front stage) ou l'individu joue son rôle face au public , et la "région postérieure" (back stage) ou il peut se relâcher et se préparer.
  • la façade: "appareillage symbolique utilisé par l'acteur durant sa représentation" comprenant le décor matériel et la "façade personnelle" (apparence, manière)
  • la représentation: "totalité de l'activité d'un acteur qui se déroule dans un laps de temps caractérisé par la présence continuelle de l'acteur en face d"un ensemble déterminé d'observateurs"
  • l'équipe: groupe d'individus collaborant pour maintenir une définition particulière de la situation
  • la conviction de l'auteur: distinction entre sincérité (croire en son rôle) et cynisme (distance vis-à-vis du rôle)


implications théoriques

La métaphore dramaturgique dépasse la simple analogie théâtrale.

Goffman rejette le dualisme entre représentation sincère et représentation simulée comme une "piètre analyse".

Il affirme que "^tre réellement un certain type de personne, c'est....adopter les normes de la conduite, et de l'apparence que le groupe social y associe".

L'identité n'est pas une essence qui se révèle, mais se construit dans la représentation.

"Le moi..est un effet dramatique qui se dégage d'un spectacle que l'on propose".

Les rites d'interaction et le concept de face

Dans les "rîtes d'interaction" (1967), Goffman développe une théorie des comportements ritualisés qui régissent les échanges sociaux, centrée autour du concept de "face".

Le concept de face et son importance:

La face est définie comme "la valeur sociale positive qu'une personne revendique effectivement à travers la ligne d'action que les autres supposent qu'elle a adoptée".

Cette notion constitue l'élément fondamental de l'ordre de l'interaction.


Le travail de figuration (face-work)

  • ensemble des actions visant à préserver sa propre face et celle des autres
  • constitue la "syntaxe" de l'interaction sociale
  • comprend des rites de présentation (valorisation de l'autre) et d'évitement (respect de la sphère privée)
  • en cas d'infraction aux règles, des "échanges réparateurs" (excuses, justifications) permettent de restaurer l'ordre de l'interaction.


La dimension sacrée de l'interaction:

Goffman s'inspire de Durkheim pour établir un parallèle entre rituels religieux et interactions quotidiennes.

"Ce monde profane n'est pas aussi irréligieux qu'il y parait...l'individu demeure obstinément déité d'une importance considérable".

La préservation de la face des interactants est comparable au respect du sacré dans les sociétés traditionnelles.


Les cadres de l'expérience:

Ce concept majeur, développé dans "les cadres de l'expérience" (1974), vise à comprendre comment les individus interprètent les situations sociales et leur donnent sens.


Nature et fonctions des cadres:

Les cadres sont des "dispositifs cognitifs ou pratiques" qui permettent de répondre à la question "Qu'est-ce qui se passe ici?".

Ils ont une double fonction:

  1. permettre aux individus d'interpréter correctement la situation
  2. déterminer le degré d'engagement approprié dans cette situation.


Typologie des cadres:

  • cadres primaires: fournissent une interprétation première d'une séquence d'activité
  • cadres transformés:

*modalisations: transformations ou tous les participants sont conscients (jeu, répétitions, cérémonies)

*fabrications: transformations ou certains participants sont trompés (canulars, arnaques)


Fragilité et vulnérabilité des cadres:

Gofman souligne que les cadres peuvent faire l'objet d'erreurs, d'ambiguïtés ou de ruptures.

Ces défaillances de cadrage peuvent menacer l'interaction et nécessitent un travail actif des participants pour maintenir une définition partagée de la situation.


Les institutions totales et l'études des asiles:

concept développé dans "asiles" (1961), basé sur l'observation ethnographiques que Goffman a menée à l'hôpital psychiatrique st.Elizabeths de Washington.

A retenir :

définition et caractéristiques:

Une institutions totale est "un lieu de résidence ou de travail ou un grand nombre d'individus, placés dans une même situation, coupés du monde extérieur pour une période relativement longue, mènent ensemble une vie recluse dont les modalités sont explicitement et minutieusement réglées".

Elle se caractérise par:

  • la coupure avec le monde extérieur
  • la prise en charge bureaucratique de tous les besoins
  • l'effacement des frontières entre les différentes sphères de vie (travail, repos, loisirs)
  • une division fondamentale entre reclus et personnel

Typologie des institutions totales:

Goffman identifie cinq catégories:

  1. organismes pour personnes incapables et inoffensives (orphelinats, foyers)
  2. établissement pour personnes incapables mais potentiellement dangereuses (hôpitaux psychiatriques, léproseries)
  3. institutions pour personnes dangereuses (prisons, camps de concentration)
  4. institutions à but fonctionnel (casernes, navires)
  5. lieux de retraite religieuse (monastères, couvents)


La carrière morale du malade mental et les adaptations secondaires

Goffman étudie le processus par lequel un individu devient un "malade mental" institutionnalisé, depuis l'étiquetage initial jusqu'à l'intériorisation du statut de reclus.

Il montre comment les reclus développent des "adaptations secondaires" (stratégies de résistance et d'autonomie) pour préserver une part de leur identité malgré les processus de "mortification" mis en oeuvre par l'institution.


L'ordre de l'interaction:

Concept transversal développé tout au long de l'oeuvre de Goffman et théorisé dans son texte testament "l'ordre de l'interaction"


Définition

ordre de l'intéraction
désigne le domaine du face-à-face comme "un domaine analytiquement viable" ayant sa propre cohérence. Cette strate du monde social n'est réductible ni aux motivations psychologiques individuelles, ni aux forces macro sociales (classes, appareils de pouvoir)

caractéristiques de l'ordre interractionnel:

  • possède ses propres règles et mécanismes de régulation
  • comporte une sémantique (signification des comportements) et une syntaxe (règles de combinaison)
  • implique une relation cognitive entre les interactants, une capacité à prendre en compte l'esprit de l'autre
  • constitué un "couplage fou" avec les structures sociales plus larges.


Régulation immanente

contrairement aux autres formes d'ordre social, l'ordre de l'interaction n'est pas maintenu par une instance extérieure qui sanctionne les infractions, mais par les participants eux-mêmes à travers des "échanges réparateurs" (excuses, justifications) qui restaurent l'équilibre social.

Influence intellectuelles et contexte théorique

Filiations intellectuelles

  • école de Chicago: Goffman s'inscrit dans la tradition de l'interactionnisme symbolique tout en la critiquant
  • Émile Durkheim: influence majeure pour sa conception du rituel et du sacré dans les intéractions
  • Georg Simmel: précurseur de Goffman dans l'étude des formes sociales et des intéractions
  • George Herbert Mead: apport sur la formation du soi dans l'interaction sociale
  • Herbert Blumer: inventeur de l'expression "interactionnisme symbolique" qui invita Goffman à Berkeley


Position théorique original

Goffman développe une approche distinctive qui:

  • rejette aussi bien l'objectivisme (la société comme réalité surplombante) que le subjectivisme (l'individu souverain)
  • propose un "situationnisme méthodologique" centré sur l'analyse des situations d'intéraction
  • élabore une microsociologie qui n'ignore pas les contraintes structurelles
  • privilégie l'observation ethnographique et qualitative plutôt que les méthodes statistiques



héritage et influence contemporaine

impact sur la sociologie et les sciences sociales:

  • fondateur de la microsociologie moderne
  • influence majeure sur l'analyse conversationnelle (Emanuel Schegloff, Harvey Sacks)
  • contribution à l'émergence de l'ethnométhodologie
  • impact sur le mouvement anti-psychiatrique après la publication d'asiles
  • développement des recherches sur l'identité , le stigmate et les interactions quotidiennes


Actualité de la pensée goffmanienne

Les concepts de Goffman continuent d'être mobilisé dans des champs aussi divers que:

  • l'étude des réseaux sociaux et de la présentation de soi en ligne
  • l'analyse des intéractions institutionnelles (bureaucraties, services publics)
  • la compréhension des situations de stigmatisation et d'exclusion sociale
  • l'étude des rituels dans la vie quotidienne contemporaine
  • la sociologie des professions et des organisations



A retenir :

Conclusion

L'oeuvre de Erving Goffman constitue une contribution fondamentale à la compréhension des intéractions sociales et de la construction de l'identité dans les sociétés modernes.

À travers ses concepts novateurs comme la métaphore dramaturgique, les rites d'interactions, le travail de face, les cadres de l'expérience et les institutions totales, il a développé une approche microsociologique distinctive qui refuse aussi bien le déterminisme structurel que l'individualisme méthodologique.

Sa vision de l'ordre social comme émergeant des interactions quotidiennes et maintenu par des rituels subtils continue d'éclairer notre compréhension des mécanismes fondamentaux de la vie sociale.


Lire les sociologues


Erwing Goffman: fiche détaillée dur sa vie, son oeuvre et ses concepts clés

Biographie et parcours intellectuel


éléments biographiques

Erwing goffman est né le 11 janvier 1922 à Mannville (Alberta, Canada) dans une famille de juifs ukrainiens immigrés.

Après des études initiales de Chimie, il s'oriente vers la sociologie à l'université de Toronto, puis poursuit un doctorat à l'université de Chicago.

Il meurt prématurément d'un cancer à Philadelphie , le 18 novembre 1982, à l'âge de 60 ans.

Formation intellectuel

Formé à l'université de Chicago sous ma direction de William Lloyd Warner, Goffman développe une approche résolument empirique et observationelle.

Sa thèse soutenue en 1953, intitulée "communication conduct in an Island Community", marque déjà une rupture avec la sociologie traditionnelle.

Au lieu d'étudier la stratification sociale comme le préconisait son directeur, il se concentre sur les interactions conversationnelles entre les habitants des îles shetland.

Cette démarche ethnographique caractérisera l'ensemble de son oeuvre, toujours ancrée dans l'observation minutieuse des comportements quotidiens.


concept théoriques fondamentaux

La métaphore dramaturgie et la présentation de soi

Ce cadre conceptuel développé dans "la mise en scène de la vie quotidienne" (1959), constitue l'une des contributions les plus célèbres de Goffman.

Il compare la vie sociale à une représentation théâtrale ou les individus sont des acteurs jouant différents rôles.

Eléments clés du modèle dramaturgique :

  • la scène et les coulisses: distinction entre la "région antérieure" (front stage) ou l'individu joue son rôle face au public , et la "région postérieure" (back stage) ou il peut se relâcher et se préparer.
  • la façade: "appareillage symbolique utilisé par l'acteur durant sa représentation" comprenant le décor matériel et la "façade personnelle" (apparence, manière)
  • la représentation: "totalité de l'activité d'un acteur qui se déroule dans un laps de temps caractérisé par la présence continuelle de l'acteur en face d"un ensemble déterminé d'observateurs"
  • l'équipe: groupe d'individus collaborant pour maintenir une définition particulière de la situation
  • la conviction de l'auteur: distinction entre sincérité (croire en son rôle) et cynisme (distance vis-à-vis du rôle)


implications théoriques

La métaphore dramaturgique dépasse la simple analogie théâtrale.

Goffman rejette le dualisme entre représentation sincère et représentation simulée comme une "piètre analyse".

Il affirme que "^tre réellement un certain type de personne, c'est....adopter les normes de la conduite, et de l'apparence que le groupe social y associe".

L'identité n'est pas une essence qui se révèle, mais se construit dans la représentation.

"Le moi..est un effet dramatique qui se dégage d'un spectacle que l'on propose".

Les rites d'interaction et le concept de face

Dans les "rîtes d'interaction" (1967), Goffman développe une théorie des comportements ritualisés qui régissent les échanges sociaux, centrée autour du concept de "face".

Le concept de face et son importance:

La face est définie comme "la valeur sociale positive qu'une personne revendique effectivement à travers la ligne d'action que les autres supposent qu'elle a adoptée".

Cette notion constitue l'élément fondamental de l'ordre de l'interaction.


Le travail de figuration (face-work)

  • ensemble des actions visant à préserver sa propre face et celle des autres
  • constitue la "syntaxe" de l'interaction sociale
  • comprend des rites de présentation (valorisation de l'autre) et d'évitement (respect de la sphère privée)
  • en cas d'infraction aux règles, des "échanges réparateurs" (excuses, justifications) permettent de restaurer l'ordre de l'interaction.


La dimension sacrée de l'interaction:

Goffman s'inspire de Durkheim pour établir un parallèle entre rituels religieux et interactions quotidiennes.

"Ce monde profane n'est pas aussi irréligieux qu'il y parait...l'individu demeure obstinément déité d'une importance considérable".

La préservation de la face des interactants est comparable au respect du sacré dans les sociétés traditionnelles.


Les cadres de l'expérience:

Ce concept majeur, développé dans "les cadres de l'expérience" (1974), vise à comprendre comment les individus interprètent les situations sociales et leur donnent sens.


Nature et fonctions des cadres:

Les cadres sont des "dispositifs cognitifs ou pratiques" qui permettent de répondre à la question "Qu'est-ce qui se passe ici?".

Ils ont une double fonction:

  1. permettre aux individus d'interpréter correctement la situation
  2. déterminer le degré d'engagement approprié dans cette situation.


Typologie des cadres:

  • cadres primaires: fournissent une interprétation première d'une séquence d'activité
  • cadres transformés:

*modalisations: transformations ou tous les participants sont conscients (jeu, répétitions, cérémonies)

*fabrications: transformations ou certains participants sont trompés (canulars, arnaques)


Fragilité et vulnérabilité des cadres:

Gofman souligne que les cadres peuvent faire l'objet d'erreurs, d'ambiguïtés ou de ruptures.

Ces défaillances de cadrage peuvent menacer l'interaction et nécessitent un travail actif des participants pour maintenir une définition partagée de la situation.


Les institutions totales et l'études des asiles:

concept développé dans "asiles" (1961), basé sur l'observation ethnographiques que Goffman a menée à l'hôpital psychiatrique st.Elizabeths de Washington.

A retenir :

définition et caractéristiques:

Une institutions totale est "un lieu de résidence ou de travail ou un grand nombre d'individus, placés dans une même situation, coupés du monde extérieur pour une période relativement longue, mènent ensemble une vie recluse dont les modalités sont explicitement et minutieusement réglées".

Elle se caractérise par:

  • la coupure avec le monde extérieur
  • la prise en charge bureaucratique de tous les besoins
  • l'effacement des frontières entre les différentes sphères de vie (travail, repos, loisirs)
  • une division fondamentale entre reclus et personnel

Typologie des institutions totales:

Goffman identifie cinq catégories:

  1. organismes pour personnes incapables et inoffensives (orphelinats, foyers)
  2. établissement pour personnes incapables mais potentiellement dangereuses (hôpitaux psychiatriques, léproseries)
  3. institutions pour personnes dangereuses (prisons, camps de concentration)
  4. institutions à but fonctionnel (casernes, navires)
  5. lieux de retraite religieuse (monastères, couvents)


La carrière morale du malade mental et les adaptations secondaires

Goffman étudie le processus par lequel un individu devient un "malade mental" institutionnalisé, depuis l'étiquetage initial jusqu'à l'intériorisation du statut de reclus.

Il montre comment les reclus développent des "adaptations secondaires" (stratégies de résistance et d'autonomie) pour préserver une part de leur identité malgré les processus de "mortification" mis en oeuvre par l'institution.


L'ordre de l'interaction:

Concept transversal développé tout au long de l'oeuvre de Goffman et théorisé dans son texte testament "l'ordre de l'interaction"


Définition

ordre de l'intéraction
désigne le domaine du face-à-face comme "un domaine analytiquement viable" ayant sa propre cohérence. Cette strate du monde social n'est réductible ni aux motivations psychologiques individuelles, ni aux forces macro sociales (classes, appareils de pouvoir)

caractéristiques de l'ordre interractionnel:

  • possède ses propres règles et mécanismes de régulation
  • comporte une sémantique (signification des comportements) et une syntaxe (règles de combinaison)
  • implique une relation cognitive entre les interactants, une capacité à prendre en compte l'esprit de l'autre
  • constitué un "couplage fou" avec les structures sociales plus larges.


Régulation immanente

contrairement aux autres formes d'ordre social, l'ordre de l'interaction n'est pas maintenu par une instance extérieure qui sanctionne les infractions, mais par les participants eux-mêmes à travers des "échanges réparateurs" (excuses, justifications) qui restaurent l'équilibre social.

Influence intellectuelles et contexte théorique

Filiations intellectuelles

  • école de Chicago: Goffman s'inscrit dans la tradition de l'interactionnisme symbolique tout en la critiquant
  • Émile Durkheim: influence majeure pour sa conception du rituel et du sacré dans les intéractions
  • Georg Simmel: précurseur de Goffman dans l'étude des formes sociales et des intéractions
  • George Herbert Mead: apport sur la formation du soi dans l'interaction sociale
  • Herbert Blumer: inventeur de l'expression "interactionnisme symbolique" qui invita Goffman à Berkeley


Position théorique original

Goffman développe une approche distinctive qui:

  • rejette aussi bien l'objectivisme (la société comme réalité surplombante) que le subjectivisme (l'individu souverain)
  • propose un "situationnisme méthodologique" centré sur l'analyse des situations d'intéraction
  • élabore une microsociologie qui n'ignore pas les contraintes structurelles
  • privilégie l'observation ethnographique et qualitative plutôt que les méthodes statistiques



héritage et influence contemporaine

impact sur la sociologie et les sciences sociales:

  • fondateur de la microsociologie moderne
  • influence majeure sur l'analyse conversationnelle (Emanuel Schegloff, Harvey Sacks)
  • contribution à l'émergence de l'ethnométhodologie
  • impact sur le mouvement anti-psychiatrique après la publication d'asiles
  • développement des recherches sur l'identité , le stigmate et les interactions quotidiennes


Actualité de la pensée goffmanienne

Les concepts de Goffman continuent d'être mobilisé dans des champs aussi divers que:

  • l'étude des réseaux sociaux et de la présentation de soi en ligne
  • l'analyse des intéractions institutionnelles (bureaucraties, services publics)
  • la compréhension des situations de stigmatisation et d'exclusion sociale
  • l'étude des rituels dans la vie quotidienne contemporaine
  • la sociologie des professions et des organisations



A retenir :

Conclusion

L'oeuvre de Erving Goffman constitue une contribution fondamentale à la compréhension des intéractions sociales et de la construction de l'identité dans les sociétés modernes.

À travers ses concepts novateurs comme la métaphore dramaturgique, les rites d'interactions, le travail de face, les cadres de l'expérience et les institutions totales, il a développé une approche microsociologique distinctive qui refuse aussi bien le déterminisme structurel que l'individualisme méthodologique.

Sa vision de l'ordre social comme émergeant des interactions quotidiennes et maintenu par des rituels subtils continue d'éclairer notre compréhension des mécanismes fondamentaux de la vie sociale.