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Les troubles du comportement

Le trouble externalisé du comportement :

Troubles externalisés du comportement chez les enfants d’âge préscolaire (3-6 ans) :

  • Agitation
  • Agressivité (verbale ou physique, envers soi (se frapper la tête contre le mur ou envers les autres)
  • Désobéissance
  • Provocation (preuve d’intelligence car ils savent quoi faire pour faire réagir) = tester les limites, plus fort que l’opposition
  • Opposition (opposition passive = enfants à qui on répète 20x la même chose et qui ne le font pas)
  • Impulsivité (maladresse, pas d’inhibition, coupe la parole, frappe quand on reprend un jouet)
  • Rire/sourire (papa, ne te fâche pas trop fort à cause de ma bêtise) = manipulation (il faut un minimum de théorie de l’esprit)
  • Instabilité/labilité émotionnelle (colères, intolérance à la frustration, …) → parents qui ne comprennent pas
  • Troubles qui font du bruit, on ne peut pas passer à côté
  • Ils ont gardé la capacité à exprimer qu’ils sont en souffrance >< troubles internalisés
  • Des éléments contextuels peuvent l’expliquer (parents qui se tapent dessus) mais l’enfant ne va pas forcément développer un trouble externalisé → stratégie de défense/de survie, enfants qui se comportent de manière très différente dans d’autres lieux
  • Dimension culturelle très importante (en Espagne, être timide et ne pas exprimer ses émotions, c’est souffrir d’un trouble externalisé)
  • Question d’intensité et de fréquence (pendant combien de temps et combien de fois par semaine)
  • Surtout impact sur le développement de l’enfant (si pas de souffrance, pas de trouble)
  • Profils très variés mais même trouble

Troubles internalisés du comportement chez les enfants d’âge préscolaire (3-6 ans) :

  • Anxiété, c’est pire si c’est le cas dans tous les milieux (un enfant qui s’affirme vers 2 ans a un comportement normal, mais inquiétant si l’enfant ne regarde pas le psychologue dans les yeux)
  • Repli sur soi
  • Affects dépressifs
  • Agressivité envers soi (automutilation)
  • Sentiment de vide
  • Problèmes de régulation émotionnelle
  • J’avais un mauvais comportement et j’étais exclu → favorise le développement d’un trouble du comportement internalisé
  • ! Demande de consultation la plus fréquente, stigmatisation et phénomène d'auto-exclusion, entre 1 et 2 enfants par classe de maternelle. !

2 troubles de l'âge scolaire à l'adolescence :

Critères diagnostics TOAP:

A. Ensemble d’une humeur colérique/irritable, d’un comportement querelleur/provocateur ou d’un

esprit vindicatif persistant pendant au moins 6 mois durant lesquels sont présents au moins 4

symptômes des catégories suivantes, et se manifestant durant l’interaction avec au moins un sujet extérieur à la fratrie

  • Humeur colérique/irritable :

Se met souvent en colère

Est souvent susceptible ou facilement agacé par les autres

Est souvent fâché et plein de ressentiment

  • Comportement querelleur/provocateur :

Conteste souvent les personnes en position d’autorité ou, pour les enfants et les

adolescents, ce que disent les adultes

S’oppose souvent activement ou refuse de se plier aux règles ou aux demandes des

personnes en position d’autorité

Embête souvent les autres délibérément

Fait souvent porter à autrui la responsabilité de ses erreurs ou de sa mauvaise

conduite

  • Esprit vindicatif :

S’est montré méchant ou vindicatif au moins 2 fois durant les 6 derniers mois

  • La persistance et la fréquence de ces comportements doivent être utilisées pour distinguer un comportement qui est dans les limites de la normale d’un comportement symptomatique.

Enfants de moins de 5 ans → la plupart des jours durant une période minimale de 6

mois

Enfants de 5 ans et plus → au moins 1x/semaine

B. La perturbation du comportement est associée à une détresse de l’individu ou d’autrui dans son

entourage social proche ou a entraîné une altération cliniquement significative du fonctionnement

social, scolaire, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

C. Les comportements ne surviennent pas exclusivement au cours d’un trouble psychotique, d’un

trouble de l’usage d’une substance, d’un trouble dépressif ou d’un trouble bipolaire. De plus, le

trouble ne correspond pas aux critères du trouble disruptif avec dysrégulation émotionnelle.


Critères diagnostics TDC:

A. Ensemble de conduites, répétitives et persistantes, dans lequel sont bafoués les droits

fondamentaux d'autrui ou les normes et règles sociales correspondant à l'âge du sujet, comme en

témoigne la présence de trois des 15 critères suivants (ou plus) au cours des 12 derniers mois, et d'au moins un de ces critères au cours des derniers mois :

  • Agressions envers les personnes ou des animaux :

1) brutalise, menace ou intimide souvent d'autres personnes

(2) commence souvent les bagarres

(3) a utilisé une arme pouvant blesser sérieusement autrui (un bâton, une brique, une bouteille cassée, un couteau, une arme à feu)

(4) a fait preuve de cruauté physique envers des personnes

(5) a fait preuve de cruauté physique envers des animaux

(6) a commis un vol en affrontant la victime (agression, vol de sac à main, extorsion d'argent, vol à main armée)

7) a contraint quelqu'un à avoir des relations sexuelles.

  • Destruction de biens matériels :

(8) a délibérément mis le feu avec l'intention de provoquer des dégâts importants

(9) a délibérément détruit le bien d'autrui (autrement qu'en y mettant le feu)

  • Fraude ou vol :

(10) a pénétré par effraction dans une maison, un bâtiment ou une voiture

appartement à autrui

(11) ment souvent pour obtenir des biens ou des faveurs ou pour échapper à des

obligations ("arnaque" les autres)

(12) a volé des objets d'une certaine valeur sans affronter la victime (vol à l'étalage sans destruction ou effraction, contrefaçon)

  • Violations graves de règles établies :

(13) reste dehors tard la nuit en dépit des interdictions de ses parents, et cela a

commencé avant l'âge de 13 ans

(14) a fugué et passé la nuit dehors au moins à deux reprises alors qu'il vivait avec ses

parents ou en placement familial, ou a fugué une seule fois sans rentrer à la maison

pendant une longue période

(15) fait souvent l'école buissonnière, et cela a commencé avant l'âge de 13 ans

B. La perturbation du comportement entraîne une altération cliniquement significative du fonctionnement social, scolaire ou professionnel.

C. Si le sujet est âgé de 18 ans ou plus, le trouble ne répond pas aux critères de la personnalité antisociale.

  • Spécifier le type :

Début pendant l’enfance → au moins 1 des symptômes avant l’âge de 10 ans

Début pendant l’adolescence → absence de tout symptôme caractéristique du

trouble des conduites avant l’âge de 10 ans

Début non spécifié → information insuffisante pour déterminer si le premier symptôme est apparu avant ou après l’âge de 10 ans

  • Spécifier si avec des émotions prosociales limitées
  • Spécifier la sévérité actuelle :

Léger : peu ou pas de problèmes de conduite dépassant en nombre ceux requis pour le diagnostic + peu de mal à autrui (mensonge, absentéisme, rester tard la nuit sans permission)

Moyen : entre léger et grave (voler sans affronter sa victime, vandalisme)

Grave : nombreux problèmes de conduite + dommage considérable à autrui (contraindre l’autre à avoir des rapports sexuels, cruauté physique, usage d’une arme, voler en affrontant sa victime)

Particulièrement grave :

o Ampleur

o Persistance

o Répercussions multiples pour entourage, victimes et l’enfant lui-même

  • Souvent origine dans un trouble oppositionnel avec provocation
  • Intensification au moment de la puberté (maturation physique et sexuelle)
  • Peu ou pas d’emprise sur le comportement par l’autorité

Les troubles associés :

Déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité :

o Hyperactivité et impulsivité > inattention

o On ne pose pas de diagnostic TDAH avant 6 ans

o Comorbidité : environ 55%

o Difficultés plus marquées :

Plus grande agressivité physique

Plus grandes impulsivité et hostilité

o Evolution plus rapide et plus défavorable :

Probablement, impulsivité aggrave les comportements perturbateurs en bas âge

Donc contribution précoce à un niveau élevé d’agressivité

Abus de tabac, d’alcool et d’autres drogues :

o Utilisation précoce et abusive de drogues licites et illicites

o Lien clairement établi à l’adolescence, autant les filles que les garçons

o Recherche de régulateurs externes (manque de soutien) → drogues ou jeux vidéo

o Aggravation mutuelle :

Niveau élevé de consommation → niveau élevé d’agression et de violence

Augmentation de la consommation de drogues → augmentation des comportements

agressifs et violents

Troubles de l’humeur :

o Sentiments dépressifs encourageant agression et violence

o Problèmes de comportement rendant profondément malheureux

o Association à d’autres problèmes comme usage abusif de drogues

o Trouble mixte : trouble des conduites et trouble dépressif majeur

Troubles anxieux :

o Anxiété avec un caractère protecteur pendant l’enfance mais pas au-delà

Considérations diagnostiques et développementales :


Diversité des phénomènes étudiés :

Troubles du comportement :

  • Importante hétérogénéité (tous les enfants n’ont pas le même profil mais reçoivent le même diagnostic) → diversité développementale = en fonction de l’âge de l’enfant (les troubles prennent des formes différentes → je mords à la crèche → je provoque l’institutrice → je fais chanter mes camarades et je les vole)
  • Dénominateur commun → comportements désapprouvés dans un ou plusieurs contextes

Diversité développementale :

  • Manifestations différentes en fonction de la période de développement

Diversité topographique :

  • Manifestations variées indépendamment de l’âge
  • Manifestes/ouverts >< sournois/couverts :

Distinction validée

Antécédents familiaux et conséquences développementales différentes

Exemple de l'agressivité p.91


Contexte social et culturel :

Diagnostic établi dans un contexte social :

  • Comportement et normes sociales du milieu dans lequel il est évalué (encoprésie et hyperactivité normale selon certains parents)
  • Importance de l’évaluation multi-informateur (ne pas se fier à l’espace dans le bureau du psychologue)
  • On a tous une norme de référence de ce qu’est l’agitation
  • Seuil de tolérance variable
  • Comparaison avec les autres enfants de la fratrie, de la classe, …
  • Relation d’attachement (je me permets plus de choses avec mes parents qu’avec le psychologue car ce sont mes donneurs de soin = normal → il faut observer l’enfant plusieurs fois et dans des milieux différents)
  • On demande aux parents, grands-parents, enseignants, …

Délinquance :

  • Surtout chez les garçons
  • Normatifs entre 12 et 20 ans → rarement signe d’une psychopathie à eux seuls

Dans certains contextes, acceptables et même adaptés :

  • Appartenir à un groupe → fonction de soutien social
  • Protection dans un environnement où le jeune peut se sentir en danger

Nuance du DSM : on peut s’inquiéter d’un risque de diagnostic abusif de troubles du comportement chez les E/ado vivant dans des envi. Où certains types de comportements indésirables peuvent être considérés comme nécessaires à la protection de l’individu (environnement dangereux, pauvre, à taux élevé de criminalité). Le diagnostic s’applique uniquement si le comportement considéré est symptomatique d’un dysfonctionnement sous-jacent touchant l’individu et ne représente pas seulement une réaction directe au contexte social.

Evaluation scientifique :

Toujours évaluer 3 indicateurs :

  • Intensité des symptômes
  • Fréquence
  • Impact de ces symptômes sur le développement social, émotionnel et scolaire

Nous aide à déterminer si normal ou pathologique

Utilisation d’outils variés (multi-méthodes)

Evaluation multi-informateurs :
  1. Parents : fait preuve de tolérance, de patient, frappe, mord, donne des coups de pied aux enfants
  2. Enseignant : éprouve des difficultés à rester attentif dans ses tâches ou ses jeux, remue sans cesse les mains ou les pieds ou se tortille sur son siège, défie ou refuse activement les demandes ou l’autorité des adultes
  3. Clinicien : jeu de 2
  4. Séance chez le psychologue puis on demande aux parents et aux enseignants comment ça évolue → que 27% des situations où tout le monde est d’accord → différence de points de vue, discordance fréquente et normale entre les différents évaluateurs

Diagnostic concordant :

Stratégie mufti-informatuers multiméthodes :

1. Identifier le trait à mesurer

2. Définir les contextes et les perspectives pertinentes

3. Estimer le nombre d’informateurs minimum nécessaires

4. Choisir les méthodes et les outils pour chaque informateur

5. Collecter les données

6. Intégrer et interpréter les données

Trajectoires développementales :

Trajectoire développementale précoce :

o Rôle majeur de l’agressivité

o 10 garçons pour 1 fille

o Particulièrement stable

o Evolution peu favorable

o Risque de durer

o Au plus tôt, c’est le mieux pour la prise en charge

Trajectoire développementale tardive (début de l’adolescence) :

o Avant, normal

o Comportements précoces plus délinquants qu’agressifs

o Limités à un ou 2 contexte(s)

o Instables

o 2 garçons pour 1 fille

o Pronostic relativement favorable


Evolution du comportement:

  1. Trajectoire développementale négative
  2. On les a étudiés jusqu’à 15 ans mais sans intervention thérapeutique
  3. On a l’impression que le trouble externalisé diminue mais il y a toujours une recrudescence à l’adolescence quand on ne fait rien

Evolution du comportement de la petite enfance à l'adolescence

Fréquence des diagnostics à l'adolescence

Etiologie :

  • Pas de facteur de risque unique :

o Troubles trop variés

o Origines multiples et diverses

o Origines changeantes

  • Facteurs de risque et facteurs de protection

Facteurs psychologiques et familiaux:

Relations parent-enfant :

  • EB : contexte relationnel perturbé et problème de comportement de l’enfant

Stress relationnel :

Incohérence → ignorer comportement mais réponse positive au comportement

négatif

Attribut de la relation mère-enfant

Rapport de force profite à l’enfant → mode de communication qui devient

automatique

Expliquer le comportement par les facteurs de risque affectifs, cognitifs (retard dans la cognition sociale et la théorie de l’esprit), langagiers et éducatifs → sentiment de compétence parentale très important, capacité des parents à réguler et gérer les émotions de l’enfant (coaching émotionnel) et aucun (contextes situationnels → séparation des parent, déménagement, arrivée d’une petite sœur, …) → étude H2M, modèle cumulatif (plus j’ai de facteurs de risque, plus les troubles du comportement externalisés sont élevés) :

Le stress relationnel se manifeste par facteur de risque :

Attachement insécure

Echanges réciproques de nature coercitive et punitive et expressions positives et

affectueuses peu présentes

Discipline incohérente et punitive dans un contexte familial de stress

Parfois actes isolés ou répétés de maltraitance

Facteurs de risque plus prononcés :

Familles défavorisées

Enfant au tempérament difficile et/ou hyperactif, impulsif

Dépression maternelle

Autres influences familiales :

  • Conflits conjugaux et/ou instabilité familiale
  • Troubles psychopathologiques ou toxicomanies
  • Isolement social

L’enfant joue lui-même un rôle essentiel dans la manifestation et l’évolution du trouble

Au-delà de la famille :

  • Rejet social :

Coupés de l’influence normative des pairs

Formation de lien avec d’autres enfants présentant aussi des troubles du comportement

  • Difficultés scolaires :

Manque d’aptitudes et de connaissances de base

Sanctions répétées → rejet de l’enseignant → retard scolaire

Facteurs sociaux:

Pauvreté :

  • Associé à d’autres FR comme les conflits parent-enfant
  • A LT, pauvreté qui prédit les troubles du comportement, la délinquance et la criminalité
  • Chute de la pauvreté → chute des troubles du comportement

Voisinage :

  • Quartiers urbains défavorisés

Prise en charge psychologique :

Facteurs de risque H2M:

Intervention avec enfants sur le côté inhibition et émotions sociales

Intervention avec les parents pour stimuler le langage et la communication langagière

Groupes de parents pendant 5 ans (1 soir par semaine pendant 2 mois)

Bilan d’évaluation avant et après l’intervention avec les enfants

! Exemple d'un outil d'intervention voir p.98 !


Les troubles du comportement

Le trouble externalisé du comportement :

Troubles externalisés du comportement chez les enfants d’âge préscolaire (3-6 ans) :

  • Agitation
  • Agressivité (verbale ou physique, envers soi (se frapper la tête contre le mur ou envers les autres)
  • Désobéissance
  • Provocation (preuve d’intelligence car ils savent quoi faire pour faire réagir) = tester les limites, plus fort que l’opposition
  • Opposition (opposition passive = enfants à qui on répète 20x la même chose et qui ne le font pas)
  • Impulsivité (maladresse, pas d’inhibition, coupe la parole, frappe quand on reprend un jouet)
  • Rire/sourire (papa, ne te fâche pas trop fort à cause de ma bêtise) = manipulation (il faut un minimum de théorie de l’esprit)
  • Instabilité/labilité émotionnelle (colères, intolérance à la frustration, …) → parents qui ne comprennent pas
  • Troubles qui font du bruit, on ne peut pas passer à côté
  • Ils ont gardé la capacité à exprimer qu’ils sont en souffrance >< troubles internalisés
  • Des éléments contextuels peuvent l’expliquer (parents qui se tapent dessus) mais l’enfant ne va pas forcément développer un trouble externalisé → stratégie de défense/de survie, enfants qui se comportent de manière très différente dans d’autres lieux
  • Dimension culturelle très importante (en Espagne, être timide et ne pas exprimer ses émotions, c’est souffrir d’un trouble externalisé)
  • Question d’intensité et de fréquence (pendant combien de temps et combien de fois par semaine)
  • Surtout impact sur le développement de l’enfant (si pas de souffrance, pas de trouble)
  • Profils très variés mais même trouble

Troubles internalisés du comportement chez les enfants d’âge préscolaire (3-6 ans) :

  • Anxiété, c’est pire si c’est le cas dans tous les milieux (un enfant qui s’affirme vers 2 ans a un comportement normal, mais inquiétant si l’enfant ne regarde pas le psychologue dans les yeux)
  • Repli sur soi
  • Affects dépressifs
  • Agressivité envers soi (automutilation)
  • Sentiment de vide
  • Problèmes de régulation émotionnelle
  • J’avais un mauvais comportement et j’étais exclu → favorise le développement d’un trouble du comportement internalisé
  • ! Demande de consultation la plus fréquente, stigmatisation et phénomène d'auto-exclusion, entre 1 et 2 enfants par classe de maternelle. !

2 troubles de l'âge scolaire à l'adolescence :

Critères diagnostics TOAP:

A. Ensemble d’une humeur colérique/irritable, d’un comportement querelleur/provocateur ou d’un

esprit vindicatif persistant pendant au moins 6 mois durant lesquels sont présents au moins 4

symptômes des catégories suivantes, et se manifestant durant l’interaction avec au moins un sujet extérieur à la fratrie

  • Humeur colérique/irritable :

Se met souvent en colère

Est souvent susceptible ou facilement agacé par les autres

Est souvent fâché et plein de ressentiment

  • Comportement querelleur/provocateur :

Conteste souvent les personnes en position d’autorité ou, pour les enfants et les

adolescents, ce que disent les adultes

S’oppose souvent activement ou refuse de se plier aux règles ou aux demandes des

personnes en position d’autorité

Embête souvent les autres délibérément

Fait souvent porter à autrui la responsabilité de ses erreurs ou de sa mauvaise

conduite

  • Esprit vindicatif :

S’est montré méchant ou vindicatif au moins 2 fois durant les 6 derniers mois

  • La persistance et la fréquence de ces comportements doivent être utilisées pour distinguer un comportement qui est dans les limites de la normale d’un comportement symptomatique.

Enfants de moins de 5 ans → la plupart des jours durant une période minimale de 6

mois

Enfants de 5 ans et plus → au moins 1x/semaine

B. La perturbation du comportement est associée à une détresse de l’individu ou d’autrui dans son

entourage social proche ou a entraîné une altération cliniquement significative du fonctionnement

social, scolaire, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

C. Les comportements ne surviennent pas exclusivement au cours d’un trouble psychotique, d’un

trouble de l’usage d’une substance, d’un trouble dépressif ou d’un trouble bipolaire. De plus, le

trouble ne correspond pas aux critères du trouble disruptif avec dysrégulation émotionnelle.


Critères diagnostics TDC:

A. Ensemble de conduites, répétitives et persistantes, dans lequel sont bafoués les droits

fondamentaux d'autrui ou les normes et règles sociales correspondant à l'âge du sujet, comme en

témoigne la présence de trois des 15 critères suivants (ou plus) au cours des 12 derniers mois, et d'au moins un de ces critères au cours des derniers mois :

  • Agressions envers les personnes ou des animaux :

1) brutalise, menace ou intimide souvent d'autres personnes

(2) commence souvent les bagarres

(3) a utilisé une arme pouvant blesser sérieusement autrui (un bâton, une brique, une bouteille cassée, un couteau, une arme à feu)

(4) a fait preuve de cruauté physique envers des personnes

(5) a fait preuve de cruauté physique envers des animaux

(6) a commis un vol en affrontant la victime (agression, vol de sac à main, extorsion d'argent, vol à main armée)

7) a contraint quelqu'un à avoir des relations sexuelles.

  • Destruction de biens matériels :

(8) a délibérément mis le feu avec l'intention de provoquer des dégâts importants

(9) a délibérément détruit le bien d'autrui (autrement qu'en y mettant le feu)

  • Fraude ou vol :

(10) a pénétré par effraction dans une maison, un bâtiment ou une voiture

appartement à autrui

(11) ment souvent pour obtenir des biens ou des faveurs ou pour échapper à des

obligations ("arnaque" les autres)

(12) a volé des objets d'une certaine valeur sans affronter la victime (vol à l'étalage sans destruction ou effraction, contrefaçon)

  • Violations graves de règles établies :

(13) reste dehors tard la nuit en dépit des interdictions de ses parents, et cela a

commencé avant l'âge de 13 ans

(14) a fugué et passé la nuit dehors au moins à deux reprises alors qu'il vivait avec ses

parents ou en placement familial, ou a fugué une seule fois sans rentrer à la maison

pendant une longue période

(15) fait souvent l'école buissonnière, et cela a commencé avant l'âge de 13 ans

B. La perturbation du comportement entraîne une altération cliniquement significative du fonctionnement social, scolaire ou professionnel.

C. Si le sujet est âgé de 18 ans ou plus, le trouble ne répond pas aux critères de la personnalité antisociale.

  • Spécifier le type :

Début pendant l’enfance → au moins 1 des symptômes avant l’âge de 10 ans

Début pendant l’adolescence → absence de tout symptôme caractéristique du

trouble des conduites avant l’âge de 10 ans

Début non spécifié → information insuffisante pour déterminer si le premier symptôme est apparu avant ou après l’âge de 10 ans

  • Spécifier si avec des émotions prosociales limitées
  • Spécifier la sévérité actuelle :

Léger : peu ou pas de problèmes de conduite dépassant en nombre ceux requis pour le diagnostic + peu de mal à autrui (mensonge, absentéisme, rester tard la nuit sans permission)

Moyen : entre léger et grave (voler sans affronter sa victime, vandalisme)

Grave : nombreux problèmes de conduite + dommage considérable à autrui (contraindre l’autre à avoir des rapports sexuels, cruauté physique, usage d’une arme, voler en affrontant sa victime)

Particulièrement grave :

o Ampleur

o Persistance

o Répercussions multiples pour entourage, victimes et l’enfant lui-même

  • Souvent origine dans un trouble oppositionnel avec provocation
  • Intensification au moment de la puberté (maturation physique et sexuelle)
  • Peu ou pas d’emprise sur le comportement par l’autorité

Les troubles associés :

Déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité :

o Hyperactivité et impulsivité > inattention

o On ne pose pas de diagnostic TDAH avant 6 ans

o Comorbidité : environ 55%

o Difficultés plus marquées :

Plus grande agressivité physique

Plus grandes impulsivité et hostilité

o Evolution plus rapide et plus défavorable :

Probablement, impulsivité aggrave les comportements perturbateurs en bas âge

Donc contribution précoce à un niveau élevé d’agressivité

Abus de tabac, d’alcool et d’autres drogues :

o Utilisation précoce et abusive de drogues licites et illicites

o Lien clairement établi à l’adolescence, autant les filles que les garçons

o Recherche de régulateurs externes (manque de soutien) → drogues ou jeux vidéo

o Aggravation mutuelle :

Niveau élevé de consommation → niveau élevé d’agression et de violence

Augmentation de la consommation de drogues → augmentation des comportements

agressifs et violents

Troubles de l’humeur :

o Sentiments dépressifs encourageant agression et violence

o Problèmes de comportement rendant profondément malheureux

o Association à d’autres problèmes comme usage abusif de drogues

o Trouble mixte : trouble des conduites et trouble dépressif majeur

Troubles anxieux :

o Anxiété avec un caractère protecteur pendant l’enfance mais pas au-delà

Considérations diagnostiques et développementales :


Diversité des phénomènes étudiés :

Troubles du comportement :

  • Importante hétérogénéité (tous les enfants n’ont pas le même profil mais reçoivent le même diagnostic) → diversité développementale = en fonction de l’âge de l’enfant (les troubles prennent des formes différentes → je mords à la crèche → je provoque l’institutrice → je fais chanter mes camarades et je les vole)
  • Dénominateur commun → comportements désapprouvés dans un ou plusieurs contextes

Diversité développementale :

  • Manifestations différentes en fonction de la période de développement

Diversité topographique :

  • Manifestations variées indépendamment de l’âge
  • Manifestes/ouverts >< sournois/couverts :

Distinction validée

Antécédents familiaux et conséquences développementales différentes

Exemple de l'agressivité p.91


Contexte social et culturel :

Diagnostic établi dans un contexte social :

  • Comportement et normes sociales du milieu dans lequel il est évalué (encoprésie et hyperactivité normale selon certains parents)
  • Importance de l’évaluation multi-informateur (ne pas se fier à l’espace dans le bureau du psychologue)
  • On a tous une norme de référence de ce qu’est l’agitation
  • Seuil de tolérance variable
  • Comparaison avec les autres enfants de la fratrie, de la classe, …
  • Relation d’attachement (je me permets plus de choses avec mes parents qu’avec le psychologue car ce sont mes donneurs de soin = normal → il faut observer l’enfant plusieurs fois et dans des milieux différents)
  • On demande aux parents, grands-parents, enseignants, …

Délinquance :

  • Surtout chez les garçons
  • Normatifs entre 12 et 20 ans → rarement signe d’une psychopathie à eux seuls

Dans certains contextes, acceptables et même adaptés :

  • Appartenir à un groupe → fonction de soutien social
  • Protection dans un environnement où le jeune peut se sentir en danger

Nuance du DSM : on peut s’inquiéter d’un risque de diagnostic abusif de troubles du comportement chez les E/ado vivant dans des envi. Où certains types de comportements indésirables peuvent être considérés comme nécessaires à la protection de l’individu (environnement dangereux, pauvre, à taux élevé de criminalité). Le diagnostic s’applique uniquement si le comportement considéré est symptomatique d’un dysfonctionnement sous-jacent touchant l’individu et ne représente pas seulement une réaction directe au contexte social.

Evaluation scientifique :

Toujours évaluer 3 indicateurs :

  • Intensité des symptômes
  • Fréquence
  • Impact de ces symptômes sur le développement social, émotionnel et scolaire

Nous aide à déterminer si normal ou pathologique

Utilisation d’outils variés (multi-méthodes)

Evaluation multi-informateurs :
  1. Parents : fait preuve de tolérance, de patient, frappe, mord, donne des coups de pied aux enfants
  2. Enseignant : éprouve des difficultés à rester attentif dans ses tâches ou ses jeux, remue sans cesse les mains ou les pieds ou se tortille sur son siège, défie ou refuse activement les demandes ou l’autorité des adultes
  3. Clinicien : jeu de 2
  4. Séance chez le psychologue puis on demande aux parents et aux enseignants comment ça évolue → que 27% des situations où tout le monde est d’accord → différence de points de vue, discordance fréquente et normale entre les différents évaluateurs

Diagnostic concordant :

Stratégie mufti-informatuers multiméthodes :

1. Identifier le trait à mesurer

2. Définir les contextes et les perspectives pertinentes

3. Estimer le nombre d’informateurs minimum nécessaires

4. Choisir les méthodes et les outils pour chaque informateur

5. Collecter les données

6. Intégrer et interpréter les données

Trajectoires développementales :

Trajectoire développementale précoce :

o Rôle majeur de l’agressivité

o 10 garçons pour 1 fille

o Particulièrement stable

o Evolution peu favorable

o Risque de durer

o Au plus tôt, c’est le mieux pour la prise en charge

Trajectoire développementale tardive (début de l’adolescence) :

o Avant, normal

o Comportements précoces plus délinquants qu’agressifs

o Limités à un ou 2 contexte(s)

o Instables

o 2 garçons pour 1 fille

o Pronostic relativement favorable


Evolution du comportement:

  1. Trajectoire développementale négative
  2. On les a étudiés jusqu’à 15 ans mais sans intervention thérapeutique
  3. On a l’impression que le trouble externalisé diminue mais il y a toujours une recrudescence à l’adolescence quand on ne fait rien

Evolution du comportement de la petite enfance à l'adolescence

Fréquence des diagnostics à l'adolescence

Etiologie :

  • Pas de facteur de risque unique :

o Troubles trop variés

o Origines multiples et diverses

o Origines changeantes

  • Facteurs de risque et facteurs de protection

Facteurs psychologiques et familiaux:

Relations parent-enfant :

  • EB : contexte relationnel perturbé et problème de comportement de l’enfant

Stress relationnel :

Incohérence → ignorer comportement mais réponse positive au comportement

négatif

Attribut de la relation mère-enfant

Rapport de force profite à l’enfant → mode de communication qui devient

automatique

Expliquer le comportement par les facteurs de risque affectifs, cognitifs (retard dans la cognition sociale et la théorie de l’esprit), langagiers et éducatifs → sentiment de compétence parentale très important, capacité des parents à réguler et gérer les émotions de l’enfant (coaching émotionnel) et aucun (contextes situationnels → séparation des parent, déménagement, arrivée d’une petite sœur, …) → étude H2M, modèle cumulatif (plus j’ai de facteurs de risque, plus les troubles du comportement externalisés sont élevés) :

Le stress relationnel se manifeste par facteur de risque :

Attachement insécure

Echanges réciproques de nature coercitive et punitive et expressions positives et

affectueuses peu présentes

Discipline incohérente et punitive dans un contexte familial de stress

Parfois actes isolés ou répétés de maltraitance

Facteurs de risque plus prononcés :

Familles défavorisées

Enfant au tempérament difficile et/ou hyperactif, impulsif

Dépression maternelle

Autres influences familiales :

  • Conflits conjugaux et/ou instabilité familiale
  • Troubles psychopathologiques ou toxicomanies
  • Isolement social

L’enfant joue lui-même un rôle essentiel dans la manifestation et l’évolution du trouble

Au-delà de la famille :

  • Rejet social :

Coupés de l’influence normative des pairs

Formation de lien avec d’autres enfants présentant aussi des troubles du comportement

  • Difficultés scolaires :

Manque d’aptitudes et de connaissances de base

Sanctions répétées → rejet de l’enseignant → retard scolaire

Facteurs sociaux:

Pauvreté :

  • Associé à d’autres FR comme les conflits parent-enfant
  • A LT, pauvreté qui prédit les troubles du comportement, la délinquance et la criminalité
  • Chute de la pauvreté → chute des troubles du comportement

Voisinage :

  • Quartiers urbains défavorisés

Prise en charge psychologique :

Facteurs de risque H2M:

Intervention avec enfants sur le côté inhibition et émotions sociales

Intervention avec les parents pour stimuler le langage et la communication langagière

Groupes de parents pendant 5 ans (1 soir par semaine pendant 2 mois)

Bilan d’évaluation avant et après l’intervention avec les enfants

! Exemple d'un outil d'intervention voir p.98 !

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