L'éducation et la poursuite d'études peuvent être analysées comme un investissement réalisé par les individus pour acquérir du capital humain avec une rentabilité + ou - forte.
Ces derniers vont en effet assumer un coût financier et renoncer à une rémunération immédiate dans l'espoir d'en tirer un revenu + important dans le futur. Les études conduisent à accumuler du capital humain, c'est-à-dire des connaissances, des aptitudes et des compétences qui améliorent la productivité et permettent ainsi de prétendre à un salaire + important.
Définition
diplôme
titre décerné par une institution éducative pour certifier un certain niveau de qualification
Capital humain
ensemble des éléments qui permettent d’améliorer la qualité de production des travailleurs : connaissances, compétences, santé, etc.
Population active
ensemble des personnes en âge de travailler ( 15, 64 ans)
Inactif
personne sans emploi, et qui n’en cherche pas : femme, homme au foyer, enfants, retraité
La poursuite d’études supérieures est un bon rempart contre le chômage et améliore significativement l’accès à l’emploi. Alors que près de la moitié des jeunes actifs sans diplôme sont au chômage après la fin de leurs études, c’est cinq fois moins souvent le cas pour les diplômés du supérieur, les études et les diplômes permettent de façon générale d’augmenter les CAP habilité des individus, c’est-à-dire les opportunités dont les individus disposent pour améliorer leur bien-être. Cependant, tous les diplômes ne protègent pas autant du chômage, ni ne permettent d’accéder aux mêmes emplois. Ainsi l’obtention d’un diplôme de l’enseignement supérieur, et plus particulièrement du supérieur long (bac+3 et plus) conduit à des emplois plus qualifiés et donc plus rémunérateurs que les diplômes du secondaire.
Au-delà du diplôme, le salaire est influencé par d’autres facteurs. Il est influencé par l’expérience acquise dans l’emploi qui permet également d’accumuler du capital humain. Les individus plus âgés vont ainsi en moyenne avoir des salaires plus élevés de même la taille de l’entreprise et son secteur d’activité peuvent influencer le niveau de salaire. Le salaire est aussi influencé par le genre des individus en France. Les femmes gagnent en moyenne 25 % de moins que les hommes. Cela s’explique par un plus grand recours au temps partiel chez les femmes par un moindre accès au métier, qualifié, mais aussi par des inégalités de rémunération à emploi équivalent