Introduction
- L’Empire perse est la première puissance mondiale au VIᵉ siècle av. J.-C., contrôlant l’Anatolie, le Caucase, l’Égypte et l’Asie jusqu’à l’Indus.
- Les guerres médiques (mal nommées, car les Mèdes n’étaient plus dominants) opposent Perses et cités grecques.
- Première guerre : 490 av. J.-C. → victoire grecque à Marathon.
- Deuxième guerre : 480-478 av. J.-C. → victoire grecque à Salamine, Platées et Mycale.
- Résultat : affirmation de l’identité grecque, développement du panhellénisme et de l’hégémonie athénienne.
- Héritage culturel : glorification de la démocratie et de l’excellence militaire (areté).
I. Le monde grec à la veille des guerres
A. Le système isonomique athénien
- Assassinat de Hipparque (514 av. J.-C.) → Harmodios et Aristogiton = héros contre la tyrannie.
- Chute d’Hippias (510) avec soutien spartiate.
- Réformes de Clisthène (509) :
- Division de l’Attique en 3 zones : asty (ville), mésogée (intérieur), paralia (côte).
- Dèmes → trittyes → tribus : mélange social et territorial.
- Objectif : casser les anciennes alliances aristocratiques, privilégier le territoire sur la famille.
- Pouvoirs :
- Aréopage perd de l’influence → Héliée = tribunal citoyen.
- Stratèges plus influents que les archontes.
- Boule → représentants citoyens.
- Citation d’Hérodote : « Clisthène fit entrer le peuple dans son hétairie ».
B. L’Asie Mineure sous l’Empire perse
- Empire achéménide : Cyrus II (« le Grand », 550-530) → annexion de Lydie (546) et Babylone (539).
- Organisation : satrapies (Sardes, Daskuleion), soumis mais autonomie culturelle.
- Culture grecque tolérée → monuments grecs à Xanthos.
C. Révolte de l’Ionie (499-493)
- Aristagoras de Milet tente conquête de Naxos → échec → révolte contre Perses.
- Demande d’aide aux cités grecques : Athènes et Érétrie envoient navires.
- Résultat : succès limité, mais révolte matée en 493 → Milet rasée.
- Enjeux : prise de conscience de la vulnérabilité perse à l’Ouest.
II. Athènes face à l’Empire perse
A. Première guerre médique (490)
- Darius Ier exige la soumission des cités grecques (« terre et eau »).
- Athènes et Sparte refusent → intervention perse.
- Bataille de Marathon :
- Grecs : 9 000 Athéniens + 1 000 Platéens contre 20 000 Perses.
- Victoire grecque grâce au terrain et à la phalange hoplitique.
- 192 Athéniens morts → « Marathonomaques », héroïsés via areté.
- Importance idéologique : victoire du modèle politique athénien.
B. Constitution de la flotte athénienne
- Découverte d’argent dans le Laurion (483-482) → Thémistocle convainc Athènes de financer 200 trières.
- Importance sociale : marins issus des Thètes, liens entre flotte et démocratie.
- Triérarques : riches citoyens finançant entretien et armement des navires.
C. Nouvelle menace : Xersès (482-481)
- Campagne perse : 200 000 hommes → construction d’un pont à l’Hellespont.
- Cités grecques du nord et de Macédoine alliées aux Perses.
- Ligue de Corinthe (481) : 31 cités → Sparte = hégémonie terrestre, Athènes = flotte.
- Alliance incomplète : Argos refuse après consultation de Delphes.
III. Succès de l’alliance panhellénique
A. Sacrifice spartiate aux Thermopyles (480)
- Défilé étroit → 300 Spartiates + alliés retardent Perses.
- Traître Éphialtès révèle passage → Léonidas et ses 300 restent en héros.
- Symbole : courage et discipline militaire, « belle mort » (Xénophon).
B. Victoires panhelléniques : Salamine et Platées
- Salamine (480) : Thémistocle attire flotte perse → destruction par trières athéniennes.
- Athènes incendiée → prophétie Delphes : « derrière remparts de bois » = flotte.
- Platées (479) : 50 000 hoplites grecs vs 100 000 Perses → victoire grecque.
- Cap Mycale : flotte perse détruite le même jour.
C. De l’alliance au panhellénisme
- Victoires renforcent sentiment d’unité grecque et opposition aux « Barbares ».
- Commémorations : statues à Salamine, autels à Platée (« Zeus Eleutherios »), monuments funéraires à Égine.
- Conséquence : Athènes légitimée comme protectrice de la Grèce → fondation de la Ligue de Délos (Empire athénien).
Conclusion
- Guerres médiques = premier conflit unifiant la Grèce contre un ennemi extérieur.
- Fondation du panhellénisme et émergence de l’hégémonie athénienne.
- Mythe durable : opposition démocratie occidentale / tyrannie perse, exploité jusqu’à l’époque moderne.
- Victoires militaires → affirmation du modèle politique et social grec (phalanx hoplitique, trières, démocratie).
Introduction
- L’Empire perse est la première puissance mondiale au VIᵉ siècle av. J.-C., contrôlant l’Anatolie, le Caucase, l’Égypte et l’Asie jusqu’à l’Indus.
- Les guerres médiques (mal nommées, car les Mèdes n’étaient plus dominants) opposent Perses et cités grecques.
- Première guerre : 490 av. J.-C. → victoire grecque à Marathon.
- Deuxième guerre : 480-478 av. J.-C. → victoire grecque à Salamine, Platées et Mycale.
- Résultat : affirmation de l’identité grecque, développement du panhellénisme et de l’hégémonie athénienne.
- Héritage culturel : glorification de la démocratie et de l’excellence militaire (areté).
I. Le monde grec à la veille des guerres
A. Le système isonomique athénien
- Assassinat de Hipparque (514 av. J.-C.) → Harmodios et Aristogiton = héros contre la tyrannie.
- Chute d’Hippias (510) avec soutien spartiate.
- Réformes de Clisthène (509) :
- Division de l’Attique en 3 zones : asty (ville), mésogée (intérieur), paralia (côte).
- Dèmes → trittyes → tribus : mélange social et territorial.
- Objectif : casser les anciennes alliances aristocratiques, privilégier le territoire sur la famille.
- Pouvoirs :
- Aréopage perd de l’influence → Héliée = tribunal citoyen.
- Stratèges plus influents que les archontes.
- Boule → représentants citoyens.
- Citation d’Hérodote : « Clisthène fit entrer le peuple dans son hétairie ».
B. L’Asie Mineure sous l’Empire perse
- Empire achéménide : Cyrus II (« le Grand », 550-530) → annexion de Lydie (546) et Babylone (539).
- Organisation : satrapies (Sardes, Daskuleion), soumis mais autonomie culturelle.
- Culture grecque tolérée → monuments grecs à Xanthos.
C. Révolte de l’Ionie (499-493)
- Aristagoras de Milet tente conquête de Naxos → échec → révolte contre Perses.
- Demande d’aide aux cités grecques : Athènes et Érétrie envoient navires.
- Résultat : succès limité, mais révolte matée en 493 → Milet rasée.
- Enjeux : prise de conscience de la vulnérabilité perse à l’Ouest.
II. Athènes face à l’Empire perse
A. Première guerre médique (490)
- Darius Ier exige la soumission des cités grecques (« terre et eau »).
- Athènes et Sparte refusent → intervention perse.
- Bataille de Marathon :
- Grecs : 9 000 Athéniens + 1 000 Platéens contre 20 000 Perses.
- Victoire grecque grâce au terrain et à la phalange hoplitique.
- 192 Athéniens morts → « Marathonomaques », héroïsés via areté.
- Importance idéologique : victoire du modèle politique athénien.
B. Constitution de la flotte athénienne
- Découverte d’argent dans le Laurion (483-482) → Thémistocle convainc Athènes de financer 200 trières.
- Importance sociale : marins issus des Thètes, liens entre flotte et démocratie.
- Triérarques : riches citoyens finançant entretien et armement des navires.
C. Nouvelle menace : Xersès (482-481)
- Campagne perse : 200 000 hommes → construction d’un pont à l’Hellespont.
- Cités grecques du nord et de Macédoine alliées aux Perses.
- Ligue de Corinthe (481) : 31 cités → Sparte = hégémonie terrestre, Athènes = flotte.
- Alliance incomplète : Argos refuse après consultation de Delphes.
III. Succès de l’alliance panhellénique
A. Sacrifice spartiate aux Thermopyles (480)
- Défilé étroit → 300 Spartiates + alliés retardent Perses.
- Traître Éphialtès révèle passage → Léonidas et ses 300 restent en héros.
- Symbole : courage et discipline militaire, « belle mort » (Xénophon).
B. Victoires panhelléniques : Salamine et Platées
- Salamine (480) : Thémistocle attire flotte perse → destruction par trières athéniennes.
- Athènes incendiée → prophétie Delphes : « derrière remparts de bois » = flotte.
- Platées (479) : 50 000 hoplites grecs vs 100 000 Perses → victoire grecque.
- Cap Mycale : flotte perse détruite le même jour.
C. De l’alliance au panhellénisme
- Victoires renforcent sentiment d’unité grecque et opposition aux « Barbares ».
- Commémorations : statues à Salamine, autels à Platée (« Zeus Eleutherios »), monuments funéraires à Égine.
- Conséquence : Athènes légitimée comme protectrice de la Grèce → fondation de la Ligue de Délos (Empire athénien).
Conclusion
- Guerres médiques = premier conflit unifiant la Grèce contre un ennemi extérieur.
- Fondation du panhellénisme et émergence de l’hégémonie athénienne.
- Mythe durable : opposition démocratie occidentale / tyrannie perse, exploité jusqu’à l’époque moderne.
- Victoires militaires → affirmation du modèle politique et social grec (phalanx hoplitique, trières, démocratie).