Entre le 19ᵉ et le 20ᵉ siècle, la littérature connaît une transformation profonde en matière d’expressions de la sensibilité. Le romantisme, initié à la fin du 18ᵉ siècle, met en avant l’émotion, le moi, et l’exploration des sentiments personnels face à la nature et à la société. Les œuvres de figures majeures comme Victor Hugo et Alfred de Musset illustrent cette exaltation des sentiments à travers leurs poèmes et romans.
Introduction aux expressions de la sensibilité
Définition
La sensibilité dans la littérature du 19ᵉ au 20ᵉ siècle
En parallèle, le symbolisme émerge à la fin du 19ᵉ siècle, en réaction contre le naturalisme et le réalisme. Des auteurs comme Charles Baudelaire et Stéphane Mallarmé cherchent à exprimer l’indicible, utilisant des images et des symboles pour traduire des états d’âme complexes. Ces écrivains visent à suggérer plutôt qu’à décrire, permettant aux lecteurs de ressentir les émotions à travers des évocations subtiles et indirectes.
Avec le 20ᵉ siècle, la littérature prend encore des trajectoires variées. Le modernisme établit des formes nouvelles de narration et d’expression des émotions, avec des auteurs comme Marcel Proust, qui explore la mémoire et l’impressionnisme des sensations. Dans le même temps, le surréalisme, avec des figures telles que André Breton, refuse toute logique traditionnelle, mettant en avant l’automatisme psychique pur pour laisser libre cours aux pulsions et émotions de l’inconscient.
Résumé des idées clés
A retenir :
- La sensibilité en littérature est la capacité d'exprimer et de transmettre des émotions.
- Le romantisme accentue l’expression des émotions individuelles et subjectives.
- Le symbolisme utilise les symboles pour évoquer l’âme et les pensées non-dites.
- Le 20ᵉ siècle voit l'apparition du modernisme, s’intéressant à la perception et à la mémoire.
- Le surréalisme met à l’honneur les rêves et l'inconscient.
