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Post-Bac
1

Les compétences du psychologue clinicien

Psychologie clinique

Définition

Savoir théorique
Ensemble des connaissances intellectuelles acquises à l’université et dans les lectures personnelles.
Savoir faire
Capacité à mettre en œuvre une habileté gestuelle ou conceptuelle en se référant aux savoirs théoriques nécessaires pour mener à bien une activité.
Bilan psychologique
Photographie du fonctionnement de l’individu à un moment donné
Savoir être
Capacité à manifester des attitudes, des qualités, des comportements adaptées aux différentes situations rencontrées dans le travail du psy. Ces savoirs se développent, s’apprennent par l’expérience.
Compétences interrelationnelles
Capacité à faire du lien, à entrer en communication avec l’autre, pour créer un climat propice à l’échange.

A) Savoir théorique 

? Données historiques : développement et évolution de la psychologie clinique, évolution du rapport avec le patient, pratiques actuelles au regard de notre histoire.

? Aspects épistémologiques (un savoir sur le savoir) : comprendre comment on a théorisé l’appareil psychique et la souffrance psychique, la réalité psychique est extrêmement complexe et non observable directement, elle nécessite donc une modélisation complexe. Il faut aussi tenir compte de l’observateur qui ne sera jamais objectif. L’être doit être étudié dans sa totalité.

? Acquisition d’analyses et des connaissances conceptuelles (modèles théoriques).

? Travaux de recherche et littérature scientifique contemporaine.

? La souffrance psychique prend des formes différentes selon l’époque et la culture : il faut donc actualiser ses savoirs sur l’expression de la souffrance (ex : addiction aux jeux vidéos)

? Capacités d’analyse et regard critique : poser des questions, réfléchir sur les modèles théoriques, discuter.

Les savoirs théoriques doivent être actualisés en se tenant à jour des nouvelles recherches internationales 


B) Savoir faire

? Capacité à faire des tests et des bilans qui permettra d’aider dans l’évaluation du diagnostic.

? Capacité d’observation.

? Techniques utilisées en entretien : quelles questions on va poser ou non, ce qu’on peut dire ou non,...

? Techniques psychothérapeutiques, qualités de psychothérapeute : comment prendre soin d’autrui ?

? Qualité d’écriture et expression orale : réalisation de compte-rendu oraux ou écrits, dvlpt d’un vocabulaire spécifique à la psychologie clinique, adaptation selon la personne à qui on s’adresse.

1] Le bilan psychologique 

Il sert à mieux comprendre le fonctionnement psychique du patient. On utilise des outils qui sont validés et qui sont pertinents. Le bilan permet de recueillir un ensemble de données. Ce n’est pas de la psychothérapie mais il peut aider pour ça. 

Le bilan ne se fait jamais la 1ère fois que l’on voit un patient mais se fait assez tôt.

Objectifs :

? aide au diagnostic

? poser une indication thérapeutique

? aider à mieux comprendre le fonctionnement psychique ? aider à cibler le travail thérapeutique

? évaluer les effets de la prise en charge

? évaluer le fonctionnement cognitif d’un individu, notamment son fonctionnement intellectuel

Comment faire un bilan psychologie ? 

1) Évaluer la pertinence de la demande + recueillir le consentement libre et éclairé du patient 

2) Passation des outils en tant que tels préalablement choisis, au regard de la demande. Une grande partie de ces outils ne peuvent être utilisés que par les psy qui ont reçu une formation.

3) Analyse des résultats : travail le plus long et fastidieux. Il fait de la cotation, des calculs (si échelle quantitative), analyser et interpréter les réponses, confronter les résultats à différentes épreuves, faire des liens, hypothèses et ensuite faire une synthèse de toutes ces observations.

4) Restitution au patient : obligation éthique et déontologique. Retour constructif au patient de ce qui s’est passé et conclusions qu’on a pu faire et qui pourra l’aider.

2] Les méthodes du psychologue clinicien

Les méthodes sont soit d’approche quantitative, soit d’approche qualitative. Le psychologue peut décider d’utiliser l’une ou l’autre ou alors de combiner les 2. 

Approche quantitative : elle a pour objectif de quantifier (des comportements, des cognitions/pensées, émotions et leur intensité, des répétitions). Il faut éviter le plus possible les biais, la subjectivité.

? Déterminer des variables et des hypothèses a priori, avant de faire les mesures

? Questionnaires / échelles qui permettent d’obtenir un score

? Utilisation des statistiques (faire des corrélations qui ne sont pas une causalité) et seuil de significativité (marge d’erreur p<0,5)

? Utilisé essentiellement dans le domaine de la recherche, mais également en clinique avec les tests.

Dans les approches quantitatives on peut recensé les tests cognitifs (échelle d'intelligence de Wechsler pour enfant de 6 à 16 ans / échelle d'intelligence de Wechsler pour adulte de 16 à 90 ans) qui permettent de calculer le QI, les tests de personnalité ( Big Five de Goldberg / MMPI / NEO-PI-R) et les tests projectifs (le test des taches d'encre de Rorschach / TAT de Murray), ils exploitent des réponses spontanées face à des stimuli ambigu qui évalue le fonctionnement psychique du sujet en utilisant la méthode projective, c'est idée que face à ces stimuli, la vie psychique se projetterait malgré lui dans ses réponses.

Approche qualitative :

- poser des hypothèses a posteriori

- Rendre intelligible la vie psychique du sujet singulier

- Prise en compte de l’observateur que nous sommes et effets que nous produisons sur le sujet qu’on observe.

L’approche qualitative peut porter sur :

? Une séquence très courte 

? Un jeu

? Une séance psychothérapeutique notamment la 1ère consultation du patient : comprendre l’associativité du patient, la manière dont il passe d’une idée à une autre, quelle est sa demande, la 1ère chose qu’il nous dit.

? Analyser un suivi en entier, l’évolution de la prise en charge, sois l'étude de cas individuelle ou familiale.

? Plusieurs années, une vie, analyse d’une thérapies entière.

? Une œuvre d’art (film, livre, poésie,..) on considère qu’elle parle de la réalité psychique de l’artiste, puisqu’il projette dans son œuvre qqch de son psychisme, la plupart du temps pour le transmettre à autrui.


C) Savoir être

Compétences interrelationnelles :

? Le tact = une certaine délicatesse, capacité d’adaptation dans les rapports avec autrui.

? L’écoute = capacité à accueillir une parole de telle sorte que le patient se sente compris et encouragé dans l'expression de cette parole. Écouter c’est comprendre son patient, accueillir tout ce qu’il est, lui faire comprendre qu’on la compris et l’encourager à continuer de communiquer avec nous.

? L’empathie = disposition psychique à se représenter la représentation d’autrui, en particulier ses émotions sans les éprouver soi-même. 

? Intelligence émotionnelle = perception, appréciation des émotions chez soi et chez l’autre, ainsi que leur expression, notre capacité à réguler les émotions et les utiliser dans la résolution de problèmes.

? Capacités méta-réflexives = capacité à nous regarder nous-même entrain de réfléchir. Elles appartiennent au champ de la métacognition (capacité à penser nos propres pensées). On s’interroge après l’entretien sur ce qu’il se passe en nous, sur ce que le patient nous fait éprouver, sur ce qu’il transfère en nous.

A retenir :

Allers retours théorico-cliniques entre ces différentes formes de savoir, le clinicien garde toujours à l’esprit qu’il y aura toujours quelque chose qu’on ne percevrai jamais de la réalité psychique de notre patient qui est singulier et différent de nous. On peut juste construire quelque chose, faisant appel à notre subjectivité, ce n’est donc pas dans la totalité de sa réalité psychique.

Post-Bac
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Les compétences du psychologue clinicien

Psychologie clinique

Définition

Savoir théorique
Ensemble des connaissances intellectuelles acquises à l’université et dans les lectures personnelles.
Savoir faire
Capacité à mettre en œuvre une habileté gestuelle ou conceptuelle en se référant aux savoirs théoriques nécessaires pour mener à bien une activité.
Bilan psychologique
Photographie du fonctionnement de l’individu à un moment donné
Savoir être
Capacité à manifester des attitudes, des qualités, des comportements adaptées aux différentes situations rencontrées dans le travail du psy. Ces savoirs se développent, s’apprennent par l’expérience.
Compétences interrelationnelles
Capacité à faire du lien, à entrer en communication avec l’autre, pour créer un climat propice à l’échange.

A) Savoir théorique 

? Données historiques : développement et évolution de la psychologie clinique, évolution du rapport avec le patient, pratiques actuelles au regard de notre histoire.

? Aspects épistémologiques (un savoir sur le savoir) : comprendre comment on a théorisé l’appareil psychique et la souffrance psychique, la réalité psychique est extrêmement complexe et non observable directement, elle nécessite donc une modélisation complexe. Il faut aussi tenir compte de l’observateur qui ne sera jamais objectif. L’être doit être étudié dans sa totalité.

? Acquisition d’analyses et des connaissances conceptuelles (modèles théoriques).

? Travaux de recherche et littérature scientifique contemporaine.

? La souffrance psychique prend des formes différentes selon l’époque et la culture : il faut donc actualiser ses savoirs sur l’expression de la souffrance (ex : addiction aux jeux vidéos)

? Capacités d’analyse et regard critique : poser des questions, réfléchir sur les modèles théoriques, discuter.

Les savoirs théoriques doivent être actualisés en se tenant à jour des nouvelles recherches internationales 


B) Savoir faire

? Capacité à faire des tests et des bilans qui permettra d’aider dans l’évaluation du diagnostic.

? Capacité d’observation.

? Techniques utilisées en entretien : quelles questions on va poser ou non, ce qu’on peut dire ou non,...

? Techniques psychothérapeutiques, qualités de psychothérapeute : comment prendre soin d’autrui ?

? Qualité d’écriture et expression orale : réalisation de compte-rendu oraux ou écrits, dvlpt d’un vocabulaire spécifique à la psychologie clinique, adaptation selon la personne à qui on s’adresse.

1] Le bilan psychologique 

Il sert à mieux comprendre le fonctionnement psychique du patient. On utilise des outils qui sont validés et qui sont pertinents. Le bilan permet de recueillir un ensemble de données. Ce n’est pas de la psychothérapie mais il peut aider pour ça. 

Le bilan ne se fait jamais la 1ère fois que l’on voit un patient mais se fait assez tôt.

Objectifs :

? aide au diagnostic

? poser une indication thérapeutique

? aider à mieux comprendre le fonctionnement psychique ? aider à cibler le travail thérapeutique

? évaluer les effets de la prise en charge

? évaluer le fonctionnement cognitif d’un individu, notamment son fonctionnement intellectuel

Comment faire un bilan psychologie ? 

1) Évaluer la pertinence de la demande + recueillir le consentement libre et éclairé du patient 

2) Passation des outils en tant que tels préalablement choisis, au regard de la demande. Une grande partie de ces outils ne peuvent être utilisés que par les psy qui ont reçu une formation.

3) Analyse des résultats : travail le plus long et fastidieux. Il fait de la cotation, des calculs (si échelle quantitative), analyser et interpréter les réponses, confronter les résultats à différentes épreuves, faire des liens, hypothèses et ensuite faire une synthèse de toutes ces observations.

4) Restitution au patient : obligation éthique et déontologique. Retour constructif au patient de ce qui s’est passé et conclusions qu’on a pu faire et qui pourra l’aider.

2] Les méthodes du psychologue clinicien

Les méthodes sont soit d’approche quantitative, soit d’approche qualitative. Le psychologue peut décider d’utiliser l’une ou l’autre ou alors de combiner les 2. 

Approche quantitative : elle a pour objectif de quantifier (des comportements, des cognitions/pensées, émotions et leur intensité, des répétitions). Il faut éviter le plus possible les biais, la subjectivité.

? Déterminer des variables et des hypothèses a priori, avant de faire les mesures

? Questionnaires / échelles qui permettent d’obtenir un score

? Utilisation des statistiques (faire des corrélations qui ne sont pas une causalité) et seuil de significativité (marge d’erreur p<0,5)

? Utilisé essentiellement dans le domaine de la recherche, mais également en clinique avec les tests.

Dans les approches quantitatives on peut recensé les tests cognitifs (échelle d'intelligence de Wechsler pour enfant de 6 à 16 ans / échelle d'intelligence de Wechsler pour adulte de 16 à 90 ans) qui permettent de calculer le QI, les tests de personnalité ( Big Five de Goldberg / MMPI / NEO-PI-R) et les tests projectifs (le test des taches d'encre de Rorschach / TAT de Murray), ils exploitent des réponses spontanées face à des stimuli ambigu qui évalue le fonctionnement psychique du sujet en utilisant la méthode projective, c'est idée que face à ces stimuli, la vie psychique se projetterait malgré lui dans ses réponses.

Approche qualitative :

- poser des hypothèses a posteriori

- Rendre intelligible la vie psychique du sujet singulier

- Prise en compte de l’observateur que nous sommes et effets que nous produisons sur le sujet qu’on observe.

L’approche qualitative peut porter sur :

? Une séquence très courte 

? Un jeu

? Une séance psychothérapeutique notamment la 1ère consultation du patient : comprendre l’associativité du patient, la manière dont il passe d’une idée à une autre, quelle est sa demande, la 1ère chose qu’il nous dit.

? Analyser un suivi en entier, l’évolution de la prise en charge, sois l'étude de cas individuelle ou familiale.

? Plusieurs années, une vie, analyse d’une thérapies entière.

? Une œuvre d’art (film, livre, poésie,..) on considère qu’elle parle de la réalité psychique de l’artiste, puisqu’il projette dans son œuvre qqch de son psychisme, la plupart du temps pour le transmettre à autrui.


C) Savoir être

Compétences interrelationnelles :

? Le tact = une certaine délicatesse, capacité d’adaptation dans les rapports avec autrui.

? L’écoute = capacité à accueillir une parole de telle sorte que le patient se sente compris et encouragé dans l'expression de cette parole. Écouter c’est comprendre son patient, accueillir tout ce qu’il est, lui faire comprendre qu’on la compris et l’encourager à continuer de communiquer avec nous.

? L’empathie = disposition psychique à se représenter la représentation d’autrui, en particulier ses émotions sans les éprouver soi-même. 

? Intelligence émotionnelle = perception, appréciation des émotions chez soi et chez l’autre, ainsi que leur expression, notre capacité à réguler les émotions et les utiliser dans la résolution de problèmes.

? Capacités méta-réflexives = capacité à nous regarder nous-même entrain de réfléchir. Elles appartiennent au champ de la métacognition (capacité à penser nos propres pensées). On s’interroge après l’entretien sur ce qu’il se passe en nous, sur ce que le patient nous fait éprouver, sur ce qu’il transfère en nous.

A retenir :

Allers retours théorico-cliniques entre ces différentes formes de savoir, le clinicien garde toujours à l’esprit qu’il y aura toujours quelque chose qu’on ne percevrai jamais de la réalité psychique de notre patient qui est singulier et différent de nous. On peut juste construire quelque chose, faisant appel à notre subjectivité, ce n’est donc pas dans la totalité de sa réalité psychique.

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