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Lycée
Première

"Les Caractères (Arias)"

Jean de la Bruyère, Les Caractères livre IX, 50, 1688

A retenir :

Jean de la Bruyère:

_ Ecrivain et moraliste Français du XVIIe

_ Style marqué par la clarté et une grande rigueur moral

_Considéré comme un maître du genre moraliste

Les Caractères

Dans cet extrait, Arias, un homme prétentieux, veut impressionner les autres en parlant de la cour du Nord, prétendant tout savoir sur ses mœurs et coutumes .

L'extrait critique l'arrogance et l'ignorance des courtisans.

Mouvement littéraire
  • Classicisme
Genre
  • Portrait satirique
Forme du texte
  • Récit moraliste
  • Rythme fluide avec alternance de phrase courtes et longues ce qui donne un certain dynamisme au texte
  • Extrait en prose



Thème principaux
  • L'orgueil et l'arrogance
  • la critique de la société de la cour
  • L'hypocrisie et la fausse culture
PROBLEMATIQUE
  • En quoi La Bruyère ridiculise t-il Arias ?



A retenir :

Procédé littéraire importants:

Figures de style marquantes:

  • Ironie: Arrias prétend tout savoir, mais il est confronté à la réalité, ce qui crée un contraste ironique
  • Hyperbole: "Il aime mieux mentir que de se taire" = il exagère son désir d'avoir aimé
  • Parallélisme: "Il aime mieux mentir que de se taire ou de paraître ignorer qqch" = Souligne son refus de reconnaître son ignorance
  • Présent de vérité générale : "Arrias a tout lu, a tout vu" = Insite sur son omniscience supposée
  • Portrait en action: La Bruyère décrit Arias à travers ses comportement plutôt qu'avec une description figée
  • Métonymie: " Il raconte rien que je ne sache d'original" = "original" remplace la vérité de manière détournée
  • La répétition: "Il reprend le fil de sa narration avec plus de confiance" = la répétition souligne son assurance démesurée
  • naturel des courtisans
  • Métaphore: "Les grands de la nation s'assemblent... dans un temple qu'ils nomment église" = temple désigne église afin de critiquer la sacralisation vide des pratiques religieuses de la cour
  • Chiasme: "Ce peuple parait adorer le prince et le prince adorer Dieu" = souligne l'inversion des valeurs où la piété semble se mélanger à la vénération du pouvoir




  • Gradation: "Il récite des historiettes qui y sont arrivées; il les trouves plaisantes, et il en rit le premier jusqu'à éclater" = On passe d'un simple récit à un rire incontrôlable, soulignant son exagération
  • Accumulation: "Il discourt des mœurs de cette cour, des femmes du pays, de ses lois et de ses coutumes" = exagère son prétendu savoir
  • Effet de chute: "C'est Sethon à qui vous parlez, lui même" = La révélation finale ridiculise Arrias et marque la pointe de satire.

Musicalité et procédé:

  • Répétition: la répétition de certaines expressions renforce le côté théâtral de l'extrait
  • Antithèse: Contradiction entre ce qu'Arrias dit et la réalité crée une musicalité dans l'absurde.

Axe 1: Présentation d'Arrias :

  • Portrait en action
  • Présent de vérité générale
  • Parallélisme

Synthèse: Dès le début La Bruyère présente Arrias comme un personnage arrogant qui cherche à impressionner par un savoir universel, mais factice et accentuent son incapacité à reconnaître son ignorance.

Axe 2: Mise en scène d'Arrias:

  • Accumulation
  • Gradation
  • Ironie


Synthèse: Arrias monopolise la parole et exagère son savoir, illustré par l'accumulation et la gradation. Son assurance ridicule renforce l'ironie et souligne la satire sur les faux érudits (pas cultivé)


Axe 3: Réponse au contradiction:

  • Hyperbole
  • Métonymie
  • Effet de chute



Synthèse: Face à la contradiction, Arrias persiste dans son mensonge avec encore plus de confiance, jusqu'à être humilié par la révélation finale. L'effet de chute conclut la satire en tournant le personnage en dérision.



Conclusion: A travers ce portrait satyrique, La Bruyère critique l'orgueil et l'hypocrisie des courtisans qui préfèrent paraître instruit plutôt que de l'être réellement. Cette dénonciation des faux savants se retrouve aussi dans "Candide" de Voltaire, notamment dans le personnage de Pangloss, qui prétend tout savoir malgré l'absurdité de ses propos.