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Les aides d'Etat indirectes

Définition

Aide d'Etat
Une aide d'Etat est définie comme toute aide accordée par un Etat membre ou au moyen de ressources d'Etat sous toute forme qui fausse ou menace de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou productions. Cette notion est très large et englobe toute entité économique, quel que soit son statut juridique ou son mode de financement. Le principe général de l'article 107 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) interdit l'utilisation d'aides d'Etat, à moins que les traités ne prévoient des exceptions. Toute assistance qui entrave les échanges entre les Etats membres et qui ne respecte pas les règles de concurrence de l'Union européenne est considérée comme une assistance d'Etat.
Aide d'Etat indirecte
Une aide d’État indirecte correspond à une aide publique octroyée indirectement. Elles peuvent être versées au travers d'entités ayant pour responsabilité de gérer les aides, comme les collectivités territoriales ou des organismes liés à l’État ou désignés par celui-ci (article 107 du TFUE « au moyen de ressources d’État »).

Quatre critères cumulatifs sont retenus pour caractériser une aide d'Etat :

- L'aide doit être publique, c'est-à-dire versée directement au moyen de ressources de l'Etat ou indirectement, à travers ses collectivités territoriales ou d'organismes lui étant liés.

- L'avantage procuré doit être sélectif, le TFUE précisant que les aides ne doivent favoriser que certaines entreprises ou productions.

- L'aide doit fausser ou menacer de fausser la concurrence, si bien au sein de l'UE qu'au sein d'un même Etat.

- L'aide affecte le libre-échange au sein de l'Union, permettant d'avantager l'entité qui en bénéficie en renforçant sa position sur le marché par exemple.

Les aides de minimis, soit les aides inférieures à un certain montant, ne sont pas concernées pas l'article 107 et 108 du TFUE.


La notion d'avantage est entendue de manière extensive par la Commission européenne. Les avantages directs peuvent correspondre, entre autres, au versement d'avantages financiers directs, à une prime d'encouragement pour une production, ou encore à un apport en capital. Les avantages indirects quant à eux peuvent prendre la forme d'exonération fiscales, de la prise en charge de certaines cotisations sociales ou de financement d'un projet de collaboration par un organisme public sans que le partage de la propriété intellectuelle ne le reflète.


Les régimes d'aides d'Etat sont contrôlés en permanence par la Commission européenne, cette dernière devant être notifiée des mesures d'aides prévues avant de les autoriser ou de les amender. Toutefois, certaines aides ne sont pas concernées par l'obligation de notification en vertu du Règlement Général d'Exemption par Catégories (RGEC). Le RGEC est un règlement assouplissant le régime des aides d'Etat dans certains domaines (dont la RDI) afin de permettre l'attribution de certains financements publics sans avoir à passer par la procédure de notification auprès de la commission si la mesure d'aide ne dépasse pas un certain seuil. Le RGEC promulgué en 2014 est venu augmenter substantiellement les seuils en-deçà desquels les aides individuelles sont dispensées d’obligation de notification tels que les projets consistant en de la recherche fondamentale (40 millions d’euros par entreprise et par projet, au lieu de 20 millions d’euros sous l’ancien RGEC) ; les projets consistant en de la recherche industrielle (20 millions d’euros par entreprise et par projet au lieu de 10 millions d’euros) et les projets consistant en du développement expérimental (15 millions d’euros par entreprise et par projet au lieu de 7,5 millions d’euros). 


La qualification d'aide d'Etat peut être évitée si :

  • les contributions sont proportionnelles aux droits de propriété intellectuelle et aux droits d'accès
  • l'aide est versée de façon appropriée entre les partenaires de façon à représenter effectivement leurs intérêts respectifs et l'importance de leur contribution au projet
  • l'éventuelle cession des droits de propriété intellectuelle ou des droits d'accès se fait à prix de marché

Les aides d'Etat indirectes doivent respecter les règles de l'Union européenne en matière d'aides d'Etat. Les Etats doivent doivent donc respecter l'obligation de notification des mesures d'aides à la Commission européenne afin que celle-ci puisse examiner leur conformité avec les règles de concurrence.


Les aides d'Etat indirectes

Définition

Aide d'Etat
Une aide d'Etat est définie comme toute aide accordée par un Etat membre ou au moyen de ressources d'Etat sous toute forme qui fausse ou menace de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou productions. Cette notion est très large et englobe toute entité économique, quel que soit son statut juridique ou son mode de financement. Le principe général de l'article 107 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) interdit l'utilisation d'aides d'Etat, à moins que les traités ne prévoient des exceptions. Toute assistance qui entrave les échanges entre les Etats membres et qui ne respecte pas les règles de concurrence de l'Union européenne est considérée comme une assistance d'Etat.
Aide d'Etat indirecte
Une aide d’État indirecte correspond à une aide publique octroyée indirectement. Elles peuvent être versées au travers d'entités ayant pour responsabilité de gérer les aides, comme les collectivités territoriales ou des organismes liés à l’État ou désignés par celui-ci (article 107 du TFUE « au moyen de ressources d’État »).

Quatre critères cumulatifs sont retenus pour caractériser une aide d'Etat :

- L'aide doit être publique, c'est-à-dire versée directement au moyen de ressources de l'Etat ou indirectement, à travers ses collectivités territoriales ou d'organismes lui étant liés.

- L'avantage procuré doit être sélectif, le TFUE précisant que les aides ne doivent favoriser que certaines entreprises ou productions.

- L'aide doit fausser ou menacer de fausser la concurrence, si bien au sein de l'UE qu'au sein d'un même Etat.

- L'aide affecte le libre-échange au sein de l'Union, permettant d'avantager l'entité qui en bénéficie en renforçant sa position sur le marché par exemple.

Les aides de minimis, soit les aides inférieures à un certain montant, ne sont pas concernées pas l'article 107 et 108 du TFUE.


La notion d'avantage est entendue de manière extensive par la Commission européenne. Les avantages directs peuvent correspondre, entre autres, au versement d'avantages financiers directs, à une prime d'encouragement pour une production, ou encore à un apport en capital. Les avantages indirects quant à eux peuvent prendre la forme d'exonération fiscales, de la prise en charge de certaines cotisations sociales ou de financement d'un projet de collaboration par un organisme public sans que le partage de la propriété intellectuelle ne le reflète.


Les régimes d'aides d'Etat sont contrôlés en permanence par la Commission européenne, cette dernière devant être notifiée des mesures d'aides prévues avant de les autoriser ou de les amender. Toutefois, certaines aides ne sont pas concernées par l'obligation de notification en vertu du Règlement Général d'Exemption par Catégories (RGEC). Le RGEC est un règlement assouplissant le régime des aides d'Etat dans certains domaines (dont la RDI) afin de permettre l'attribution de certains financements publics sans avoir à passer par la procédure de notification auprès de la commission si la mesure d'aide ne dépasse pas un certain seuil. Le RGEC promulgué en 2014 est venu augmenter substantiellement les seuils en-deçà desquels les aides individuelles sont dispensées d’obligation de notification tels que les projets consistant en de la recherche fondamentale (40 millions d’euros par entreprise et par projet, au lieu de 20 millions d’euros sous l’ancien RGEC) ; les projets consistant en de la recherche industrielle (20 millions d’euros par entreprise et par projet au lieu de 10 millions d’euros) et les projets consistant en du développement expérimental (15 millions d’euros par entreprise et par projet au lieu de 7,5 millions d’euros). 


La qualification d'aide d'Etat peut être évitée si :

  • les contributions sont proportionnelles aux droits de propriété intellectuelle et aux droits d'accès
  • l'aide est versée de façon appropriée entre les partenaires de façon à représenter effectivement leurs intérêts respectifs et l'importance de leur contribution au projet
  • l'éventuelle cession des droits de propriété intellectuelle ou des droits d'accès se fait à prix de marché

Les aides d'Etat indirectes doivent respecter les règles de l'Union européenne en matière d'aides d'Etat. Les Etats doivent doivent donc respecter l'obligation de notification des mesures d'aides à la Commission européenne afin que celle-ci puisse examiner leur conformité avec les règles de concurrence.