Jean de La Bruyère-auteur français-17e -classicisme ->Idéal de clarté, innutrition antique- Placere et docere = « plaire et instruire ».
Les Caractères: Oeuvre d'une vie- caricature de manière sarcastique la société du 17ème. Illustration de la comédie sociale.
Extrait: remarque, descriptif, décrit le portrait d'Arias l'homme de ma cours, satirique, but de montrer le portrait d'un personnage contraire aux valeurs de l'honnête homme.
PB: Comment le moraliste dresse-t-il l'anti portrait de l'honnête homme?
La bruyère met en scène un hâbleur et l’agite tel un marionnettiste. Arrias se discrédite seul sans intervention directe de la bruyère ce principe a pour but que le lecteur reconnaisse ses vices et se corrige, on peut mettre en parallèle le personnage d’Arrias avec celui d’Acis qui utilise des mots sans comprendre leur sens ce qui le rend ridicule.
Arrias a tout lu, a tout vu, il veut le persuader ainsi ; c'est un homme universel, et il se donne pour tel : il aime mieux mentir que de se taire ou de paraître ignorer quelque chose. On parle à la table d'un grand d'une cour du Nord : il prend la parole, et l'ôte à ceux qui allaient dire ce qu'ils en savent ; il s'oriente dans cette région lointaine comme s'il en était originaire ; il discourt des moeurs de cette cour, des femmes du pays, de ses lois et de ses coutumes ; il récite des historiettes qui y sont arrivées ; il les trouve plaisantes, et il en rit le premier jusqu'à éclater. Quelqu'un se hasarde de le contredire, et lui prouve nettement qu'il dit des choses qui ne sont pas vraies. Arrias ne se trouble point, prend feu au contraire contre l'interrupteur : « Je n'avance, lui dit-il, je ne raconte rien que je ne sache d'original : je l'ai appris de Sethon, ambassadeur de France dans cette cour, revenu à Paris depuis quelques jours, que je connais familièrement, que j'ai fort interrogé, et qui ne m'a caché aucune circonstance. » Il reprenait le fil de sa narration avec plus de confiance qu'il ne l'avait commencée, lorsque l'un des conviés lui dit : « C'est Sethon à qui vous parlez, lui-même, et qui arrive fraîchement de son ambassade. »
"Arrias a tout lu, a tout vu, il veut le persuader ainsi ; c'est un homme universel, et il se donne pour tel : il aime mieux mentir que de se taire ou de paraître ignorer quelque chose."
Longue phrase au présent de valeur de vérité général
__ Arrias, sujet de la pluspart des verbes
__ Ponctuations importantes: parataxe, pas de connecteurs logiques
__ Sujet "il"
__ Champ lexical de la comédie et de la tromperie
Texte Hyperbole satirique avec rythme binaire
__ Hyperbole, démesure + Parallélisme de construction
Texte Construction où le lien logique est implicite (:)
__ Verbe choisi avec le sujet: amour propre
__ "mieux.... que": Comparatif de supériorité
Il préfère le vice à la vertu, contrairement a l'idéal de L'Honnête Homme
"On parle à la table d'un grand d'une cour du Nord : il prend la parole, et l'ôte à ceux qui allaient dire ce qu'ils en savent ; il s'oriente dans cette région lointaine comme s'il en était originaire ; il discourt des moeurs de cette cour, des femmes du pays, de ses lois et de ses coutumes ; il récite des historiettes qui y sont arrivées ; il les trouve plaisantes, et il en rit le premier jusqu'à éclater."
Très longue phrase
Parataxe: Juxtaposition de propositions sans lien logique ?récurances pour la Bruyère
__ 12 verbes conjugués: 12 propositions (essentiellement juxtaposé à l'aide de ;)
Ils appartiennent essentiellement au champ lexical de la parole
pronom il: reprise de Arrias
Arrias monopolise la conversation
Présent de narration
"Il prend la parole, et l'ôte": Contraire de la politesse
__ Démesure
__ Il se donne en spectacle, monologue et finir pas être son propre public
Quelqu'un se hasarde de le contredire, et lui prouve nettement qu'il dit des choses qui ne sont pas vraies. Arrias ne se trouble point, prend feu au contraire contre l'interrupteur : « Je n'avance, lui dit-il, je ne raconte rien que je ne sache d'original : je l'ai appris de Sethon, ambassadeur de France dans cette cour, revenu à Paris depuis quelques jours, que je connais familièrement, que j'ai fort interrogé, et qui ne m'a caché aucune circonstance. »