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le Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT)

I. Événements Traumatiques (ET)


A. Définition d’un Événement de Vie (EV)

Un événement devient un événement de vie (EV) s’il est :

  • Intégré subjectivement dans le vécu (≠ fait objectif)
  • Partageable (réalité objectivable)
  • Rupture avec le quotidien (avant/après)
  • Source de répercussions psychiques (dépression, anxiété, etc.)


B. Qu’est-ce qu’un événement traumatogène ?

  • Impliquant : mort, menace de mort, blessure grave, violence sexuelle
  • Quatre formes d’exposition (DSM-5) :
  1. Exposition directe
  2. Témoin direct
  3. Vicariante directe (proche)
  4. Vicariante chronique (cadre pro)

📌 Attention : tous les événements difficiles (rupture, déménagement) ne sont pas des traumatismes au sens DSM.


C. Typologie selon Terr (1991)


D. Fréquence

  • Jusqu’à 90 % des individus exposés à un ET au cours de la vie.
  • Mais seulement 10 à 35 % développent un TSPT.


II. TSPT : Diagnostic DSM-5


⚠️ Différence avec stress normal :

  • Stress : disparaît quand la menace cesse.
  • TSPT : symptômes persistants même après disparition de la menace.


Critères diagnostiques


Formes spécifiques :

  • Avec dissociation : dépersonnalisation / déréalisation
  • À survenue différée : symptômes apparaissent ≥ 6 mois après l’événement


III. Évaluation et Repérage


Entretien clinique :

  • Évaluer les reviviscences, évitements, hyperréactivité
  • Repérer la modification de la signification (schémas mentaux) + autres émotions que l’anxiété


Outils structurés :

  • SCID, ADIS, PSS-I, SI-PTSD


IV. Évolution et Facteurs de Risque


A. Taux de prévalence

  • TSPT = 10–35 % des sujets exposés
  • Exposition seule ne suffit pas


B. Facteurs influençant le TSPT


🧠 Bon pronostic : début rapide des symptômes, bon réseau social, pas de pathologies associées

V. Modèles Théoriques


A. Théories unidimensionnelles

  • Modèle de Bower (1981) : mémoire en réseau associatif → nœuds activés
  • Fear Network Model (Foa, 1989) :
  • Réseau en mémoire contenant : stimulus, réponse, lien
  • SCPI (schémas cognitifs post-traumatiques) :
  • Modèle de Janoff-Bulman → trauma bouscule les croyances de base :

Modèle de Janoff-Bulman → trauma bouscule les croyances de base :

  1. Le monde est bienveillant
  2. Le monde a du sens
  3. Je suis digne d’être protégé


B. Théories multidimensionnelles


VI. Interventions & Prévention


A. Programme de prévention secondaire (Foa, 2000)

  • Début < 15 jours après trauma
  • 4–5 séances hebdomadaires (1h30–2h)
  • Techniques :
  1. Exposition (imaginaire/in vivo)
  2. Reconstruction cognitive
  3. Gestion du stress (respiration, relaxation)


B. Objectifs thérapeutiques

  • Réduire l’évitement
  • Restaurer les schémas positifs
  • Soutenir la signification de l’expérience


📌 À retenir

  • Le TSPT nécessite un événement traumatique, mais celui-ci ne suffit pas à déclencher le trouble.
  • Le diagnostic repose sur un ensemble de critères (B à H).
  • L’approche est pluridimensionnelle : cognitive, émotionnelle, comportementale.
  • Repérage précoce + prise en charge adaptée = facteurs clés de bon pronostic.



le Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT)

I. Événements Traumatiques (ET)


A. Définition d’un Événement de Vie (EV)

Un événement devient un événement de vie (EV) s’il est :

  • Intégré subjectivement dans le vécu (≠ fait objectif)
  • Partageable (réalité objectivable)
  • Rupture avec le quotidien (avant/après)
  • Source de répercussions psychiques (dépression, anxiété, etc.)


B. Qu’est-ce qu’un événement traumatogène ?

  • Impliquant : mort, menace de mort, blessure grave, violence sexuelle
  • Quatre formes d’exposition (DSM-5) :
  1. Exposition directe
  2. Témoin direct
  3. Vicariante directe (proche)
  4. Vicariante chronique (cadre pro)

📌 Attention : tous les événements difficiles (rupture, déménagement) ne sont pas des traumatismes au sens DSM.


C. Typologie selon Terr (1991)


D. Fréquence

  • Jusqu’à 90 % des individus exposés à un ET au cours de la vie.
  • Mais seulement 10 à 35 % développent un TSPT.


II. TSPT : Diagnostic DSM-5


⚠️ Différence avec stress normal :

  • Stress : disparaît quand la menace cesse.
  • TSPT : symptômes persistants même après disparition de la menace.


Critères diagnostiques


Formes spécifiques :

  • Avec dissociation : dépersonnalisation / déréalisation
  • À survenue différée : symptômes apparaissent ≥ 6 mois après l’événement


III. Évaluation et Repérage


Entretien clinique :

  • Évaluer les reviviscences, évitements, hyperréactivité
  • Repérer la modification de la signification (schémas mentaux) + autres émotions que l’anxiété


Outils structurés :

  • SCID, ADIS, PSS-I, SI-PTSD


IV. Évolution et Facteurs de Risque


A. Taux de prévalence

  • TSPT = 10–35 % des sujets exposés
  • Exposition seule ne suffit pas


B. Facteurs influençant le TSPT


🧠 Bon pronostic : début rapide des symptômes, bon réseau social, pas de pathologies associées

V. Modèles Théoriques


A. Théories unidimensionnelles

  • Modèle de Bower (1981) : mémoire en réseau associatif → nœuds activés
  • Fear Network Model (Foa, 1989) :
  • Réseau en mémoire contenant : stimulus, réponse, lien
  • SCPI (schémas cognitifs post-traumatiques) :
  • Modèle de Janoff-Bulman → trauma bouscule les croyances de base :

Modèle de Janoff-Bulman → trauma bouscule les croyances de base :

  1. Le monde est bienveillant
  2. Le monde a du sens
  3. Je suis digne d’être protégé


B. Théories multidimensionnelles


VI. Interventions & Prévention


A. Programme de prévention secondaire (Foa, 2000)

  • Début < 15 jours après trauma
  • 4–5 séances hebdomadaires (1h30–2h)
  • Techniques :
  1. Exposition (imaginaire/in vivo)
  2. Reconstruction cognitive
  3. Gestion du stress (respiration, relaxation)


B. Objectifs thérapeutiques

  • Réduire l’évitement
  • Restaurer les schémas positifs
  • Soutenir la signification de l’expérience


📌 À retenir

  • Le TSPT nécessite un événement traumatique, mais celui-ci ne suffit pas à déclencher le trouble.
  • Le diagnostic repose sur un ensemble de critères (B à H).
  • L’approche est pluridimensionnelle : cognitive, émotionnelle, comportementale.
  • Repérage précoce + prise en charge adaptée = facteurs clés de bon pronostic.