A retenir :
Le service public constitue une notion centrale du droit administratif, désignant une activité d’intérêt général assurée ou assumée par une personne publique et soumise à un régime juridique spécifique. Il fonde largement l’action administrative.
I. Une notion structurée par des principes fondamentaux
A retenir :
A. La définition et les critères du service public
Le service public se définit comme une activité d’intérêt général prise en charge directement ou indirectement par une personne publique, ou sous son contrôle . Il repose sur des critères matériels (intérêt général), organiques (intervention d’une personne publique) et juridiques (soumission au droit public). Cette notion est fonctionnelle : c’est l’activité qui prime sur la structure.
B. Les grands principes du service public
Le service public est régi par des principes fondamentaux dits « lois du service public » : continuité, égalité et adaptabilité (ou mutabilité) . À ceux-ci s’ajoutent des exigences de neutralité et d’accessibilité. Ces principes garantissent un fonctionnement régulier, équitable et évolutif du service au bénéfice des usagers.
II. Des modes de gestion et un régime juridique spécifiques
A retenir :
A. Les modes de gestion du service public
Le service public peut être géré directement par une personne publique (régie, établissement public) ou confié à un tiers, public ou privé, dans le cadre d’une délégation . Ce choix dépend des objectifs d’efficacité et des contraintes économiques. L’administration conserve néanmoins un contrôle sur l’activité.
B. Un régime juridique différencié
Le régime juridique varie selon la nature du service : les services publics administratifs (SPA) sont soumis principalement au droit public, tandis que les services publics industriels et commerciaux (SPIC) relèvent en partie du droit privé . Cette distinction détermine le juge compétent, le statut des agents et les règles applicables, illustrant la spécificité du droit administratif.
