- D a vécu en France (1596-1650) puis en Hollande (à partir de 1628-1648) car avantages de libertés d'expression, de penser puis à Stockholm (1649 à sa mort) car invitée par reine Christine de Suède). Il commence à étudier en Fr dans un cadre "scolastique". ≠ à l'enseignement scolastique était censuré et pouvait conduire à la condamnation à mort. D va construire sa science et sa philo contre scolastique et enseignement aristotélicien.
- A l'origine DM = préface / intro à 3 "essais" scientifiques : La Dioptrique (sciences optiques), La Météores (astres météorologiques) et La Géométrie (nouvel conceptualisation des maths). DM = version simplifiée et brève Les Règles pour la Direction de l'Esprit (1628-9), ouvrage écrit en latin (norme ds la sphère intellectuelle, langues des doctes/savants. ≠ D veut la rendre accessible à chaque êtres humains, savants ou non, scientifiques ou non. La science est l'affaire de tous, veut la démocratiser (écrit en français).
- Méthode qu'il veut exposer = visée pratique et pas seulement théorique, càd qu'elle doit être appliqué pr trouver la V mais aussi améliorer vie des Hommes.
Présentation auteur et oeuvre
Première partie p29-31
- Bon sens = raison comme faculté qui pr D est universelle "la chose du monde la mieux partagé"
- Si opinions divergent ∅ certains serait dépourvu de raison mais = ne l'appliquent pas correctement, pas la bonne méthode : "Ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon, mais le principal est de l'appliquer bien". // texte de Malebranche, extrait De La recherche de Vérité qui proposait une autre explication au mm constat : pr M si l'opinion des Hommes divergent c'est parce que les Hommes passionnés, non raisonnables choisissent de ne pas écouter leur raison, de l'étouffer dont il sont pourtant pourvu.
- D fait une comparaison ac domaine pratique (celui de la morale). Les " + grandes âmes" = Hommes qui possèdent du courage, or le courage = qualité vide si l'on ne sait pas bien l'appliquer. On peut aussi bien l'utiliser pr le pire = "les + grands vices" que pr le meilleur "les + grandes vertus".
- Le chemin = la méthode. // éty car hodos (grec) = chemin et le mot grec a donné le mot fr méthode. Il vaut mieux prendre son temps en appliquant une méthode claire nous menant à la V plutôt que se précipiter (précipitation = première cause de l'erreur pr D).
- La forme = la raison. D reprend lexique aristotélicien de la forme et des accidents pr distinguer d'un côté la raison comme faculté et de l'autre ce qu'il appelle les facultés de l'esprit dans les Regulae, il nomme la raison en latin : bona mens (bon sens) et les qualités de l'esprit : l'ingenium (esprit, génie) = subjectif.
La raison = catégorie, càd qu'elle ne peut se comprendre selon le + ou le - (qtité). Tout le monde la possède également et personne ne peut en désirer +. Les qualités qui varient suivant les individus (mémorisation, imagination) : cela se comprend suivant le + ou le -, certains ont + de mémoire et certains sont + vifs d'esprit que d'autre. Pr D, raison = ce qui distingue radicalement Hommes et animaux, il est donc discontinuiste (≠ continuiste).
Deuxième partie p42-50
(p 42) D relate un ép de sa vie passé : lorsque quand 1619 il s'était envolé ds l'armée bavaroise pr voyager et il décrit ici des journées d'hiver où il s'enfermait près de son poêle pr méditer et c'est là qu'il a réalisé sa conversion philo.
- Tout d'abord, il a pris conscience que ttes les pseudo connaissances qu'il avait accumulé au cours de son parcours intellectuel n'était que pr bcp que des préjugés, erreurs.
- Il souhaite donc refonder tt l'édifice de la science au sens large ety, de la connaissance, sur des bases saines indubitables (ce dont il est impossible de douter).
- D emploie méthode architecturale pr montrer non seulement qu'un bât/édifice est mieux construit, + beau, + harmonieux si il est conçu par un seul Homme et d'autre part pr montrer qu'un bât pr être bien construit et tenir ds le temps doit reposer sur des bases saines. Donc D, théoriquement va remettre en doute tt ce qu'il a pu app pr répartir sur des bases saines, indubitables.
"Parce que nous avons tous été enfant avant d'être Homme", nous avons accumulé un nb de préjugés. L'enfance = état d'ignorance, où l'on ne pense pas par soi mm, mais où l'on pense selon ce que les autres nous disent. La doxa, nos précepteurs, les appétits = les désirs, envies, tout ce qui provient du corps. D veut substituer l'hétéronomie par l'autonomie, faire de nous des êtres autonomes grâce à sa méthode.
(p49-50) Les 4 préceptes de la méthode. Méthode doit nous mener à des VA, mais avant cela, cette méthode va nous aider à désapprendre, faire le tri ds nos pseudos connaissances. Si ce que je crois savoir ne peut pas se plier à cette méthode = pas un véritable savoir.
- Règle d'évidence : base indubitable sur laquelle tt l'édifice des sciences sera reconstruit, sera une évidence, une V intuitive. Pr saisir correctement l'évidence, il faut éviter de tomber ds 2 pièges : la précipitation (aller + vite que la saisie de l'évidence = source de l'erreur, // comme on l'a vu ds partie 1 ac métaphore du chemin) + la prévention (plaquer un préjugé sur ce que l'on croit être évident et ainsi manquer l'évidence en restant ds son préjugé, préjugé biaise notre jugement)
- règle de l'analyse : pr D analyser nos pseudos connaissances = la décomposer en parties claires (intelligibles à l'esprit), distinctes (simple, non élémentaire).
- règle de synthèse (≠ analyse) : Pr D, une fois qu'on a analyser un objet, il s'agit de le recomposer, mais cette fois-ci en ayant discerné clairement ses parties et en ayant compris agencement.
- règle du dénombrement : vérifier que l'on a rien oublier de la recomposition et que l'on a fait ds le bon ordre.
Transition vers 3e partie
Les 4 préceptes de la méthode relève du domaine théorique exclusivement. Cette méthode ne prend pas en compte les domaines pratiques.
Troisième partie p55-
D va parler du domaine pratique: comment continuer à vivre quotidiennement, à agir, lorsque l'on a plus aucune certitude ds le champ théorique, lorsqu'on a tout remis en doute ?
1er paragraphe : D file métaphore architecturale commencée ds 2nde partie. On a abattu entièrement notre logis / métaphore. Il s'agit d'une mise en doute radicale de ttes nos connaissances ds champ théorique. En attendant, pr continuer de vivre/mener nos actions, il nous faut qlq règles de comportement = incertaines mais raisonnables, càd que la raison continuerait de nous guidait. Ce que D appelle sa "morale par provision" qui est symbolisée ds la métaphore architecturale par le logis provisoire ds lequel on habitera le temps que notre 1er logis se reconstruit :
- maxime (règle morale) du conformisme éclairé : Pr D, domaines pratiques = nous conformer "aux lois et aux coutumes de [notre] pays", permet de faire fonctionner la société, d'y faire régner l'ordre tout en sachant que ces lois et coutumes ne sont pas universelles donc incertaines. D admet mm conformisme pr la religion et nous invite ds l'ensemble de ces domaines à adopter "les opinions les + modérées" soutenu par "les mieux sensées". D refuse radicalité, excès, qu'il admet pourtant dans domaines théoriques lorsqu'il décide de tt remettre en doute (doute radical). Une opinion modérée réduit risques de faire totalement erreur, ≠ opinion radicale + opinion modérée sera plus facile à changer lorsqu'on sera parvenu à la VA qui la remplacera.
Qlq années + tard, ds ses pensées, Pascal reprendra cette thèse du conformisme de D en distinguant 3 attitudes conformistes :
- naif
- demi-habile
- habile
Diff entre D et P : pr P, être humain ne connaîtra jamais de V morales absolues si elles existent. Pr D, la morale sera un jour universelle, absolue lorsqu'on aura refondé tt l'édifice des sciences. Ds Les Principes de la Philosophie (1664), D réalisera ce qu'il appelle "l'arbre de la connaissance".
Morale universelle se trouve à la fin de l'entreprise de D de reconstruction des sciences, il y parviendra 1 fois qu'il aura établit bases indubitables métaphysique et les V des sciences empiriques. En attendant, a besoin de cette morale par provision = se caractérise donc par probabilité, incertitude alors que 1er précepte de la méthode excluait le faux et le probablement, on ne gardait que l'indubitable. Pr D ce sont les esprits faibles qui ont besoin qu'on leur fasse des promesses. Pr agir, ils ont besoin de croire en leurs actions comme si ces conséq étaient incertaines, en vertu de la promesse. Pr D, l'esprit fort, au ≠doit pvr agir, être résolu ds son action sans y croire, càd en sachant qu'elle est incertaine.
- règle de résolution (être résolu = être déterminé) : Pr D, ds l'incertitude, raison peut encore nous aider pr déterminer notre comportement, pr nous dire comment agir au mieux. Par métaphore, il prend l'ex d'un voyageur égaré en forêt, qui symbolise ignorance, et ce voyageur tente de sortir de cette au forêt, de parvenir à la lisière de la forêt, symbolisant V. Nous voyons par là que D ∅ sceptique (ex : Pyrrhon, pr qui il n'y aurait ∅ de lisière, on resterait ds doute, ignorance). L'attitude la + raisonnable pr sortir de cette forêt = choisir une direction mm si on en est pas sur et s'y tenir tt au long. 2 attitudes serait déraisonnable = tournoyer + rester sur place, ne rien faire.
- maxime "Il faut changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde": Cette maxime est d'inspiration stoïcienne et notamment du stoïcisme romain impérial entre le 1er et 3e s ap J-C (Epictète, Marc-Aurèle,...). Cette maxime parle du bonheur qui pr D dépend de nous à condition que nous le fassions reposer uniquement sur ce que nous pouvons contrôler et non sur ce qui est indépendant de nous. Ainsi, on ne peut pas faire reposer notre bonheur sur des événements, sur les autres, sur ce que D appelle la "fortura" = aléa du hasard qui emplit notre vie. Pr D notre bonheur ne doit reposer que sur nos pensées = les seules choses qui dépendent de nous, nous devons donc conformer nos pensées à l'ordre du monde. Cette maxime, ≠ à la règle de résignation : il s'agit non seulement d'accepter l'ordre du monde tel qu'il est mais mm pr D, de l'aimer. Donc de faire coïncider ses désirs ac l'ordre du monde.
Quatrième partie p65
- De nouveau ds domaine théorique : D va remettre en q. tte les pseudos connaissances qu'il a accumulé = l'entreprise du doute radical : radical car s'attaque aux racines de nos connaissances et hyperbolique car on s'étend à tout et n'a aucune limite. C'est un doute provisoire méthodique car son objectif est de dégager une certitude indubitable. Doute radical de D commence de la périphérie jusqu'au centre.
Ds 1ère partie du DM, D avait remis en doute tt ce qui venait des livres, des diffs enseignements qu'il avait reçu, donc ce qu'il avait appris indirectement, par l'intermédiaire d'un autre que lui.
- Remet d'abord en cause tt ce qui provient des sens, qui pr D sont trompeurs, on a tendance selon lui a trop croire ce que l'ont voit (précipitation). D ≠ empiriste: ne fait pas des sens la base indubitable qu'il recherche , ainsi rejette provisoirement comme fausses ttes les SE basées sur observation et donc sur les sens (astronomie, physique, biologie et géologie).
- Ds 2e étape : D va remettre en cause les SF comme possible base indubitable. Alors que 8 ans auparavant, maths = principe universel de ttes les sciences (mathésiste universaliste). Désormais, considère que V mathématique (bien que + solides que VE = basé sur science) ne peuvent plus êtres la certitude indubitable que l'on recherche ≠ évidences intellectuelles : démonstration donne lieu à V discursives, or 1er précepte de la méthode impose que l'on parte d'une évidence donc V intuitive. On peut tjrs faire erreur ds un raisonnement mathématique = paralogisme (comme cela que D l'appelait), tt en ayant pourtant un sentiment de certitude. Ds Méditations Métaphysiques, 1641, D ajoutera argument du trompeur/malin génie càd d'un être sup, mal attentionné qui serait capable de changer notre raison en nous inculquant un faux sentiment d'évidence. Enfin, D convoque argument du rêve (p66) : imagine que tt ce qui pourrait nous apparaître réel = songe, que tte sa vie n'est que rêvée. D se demande si seule certitude à laquelle il pourra parvenir est la certitude socratique ; "je ne sais qu'une seule chose c'est que je ne sais rien", ignorance qui se sait.
- En réalité D dépasse certitude socratique , arrive à l'évidence intellectuelle : "Je pense donc je suis" = "cogito ergo sum" latin. Pr D, le S pensant peut tout remettre en doute sauf fait qu'il soit en train de douter. Le doute = modalité de penser donc acte de penser = principe/base indubitable, tt comme le fait que ce soit moi, S pensant qui soit en train de douter, penser. Conscience de soi = donc pt de départ de la reconstruction de l'édifice des sciences.
- Semble avoir contradiction ds fait d'affirmer que proposition "Je pense donc je suis" = évidence, V intuitive . En effet, mot "donc" = "ergo" suggère raisonnement, lien de cause à effet, une V plutôt discursive qu'intuitive. Ds MM, D reformule cette mm évidence intellectuelle pr éviter tte confusion, écrit proposition "je suis, j'existe, est vraie toute les fois que la prononce ou conçoit en mon esprit".
- Cette certitude indubitable est subjective = expérience strictement solitaire , si l'on s'arrête là, risque de tomber ds un solipsisme. Le pb pr D = passer de certitude subjective du cogito à la connaissance objective, caractéristique de ttes sciences. Selon lui, ce passage n'existe pas, on ne peut passe pas de l'un à l'autre.
En revanche possible de passer de certitude subjective du cogito à certitude métaphysique de l'existence de Dieu : évidence intellectuelle du cogito me dit que je doute, or doute selon D = marque de l'imperfection de l'Homme, de sa finitude (mortel). En effet, il imparfait, d'ignorer, de ne pas savoir = manquer de qlq chose. Je ne peux pas avoir l'idée de l'imperfection sans avoir en mm temps idée de son contraire ; perfection. Cependant, je ne peut être moi mm, en tant qu'être fini, imparfait, source de cet idée de perfection donc il faut qu'un être sup à moi, comme à tt être humain, existe : Dieu, pr que j'ai l'idée de la perfection mais aussi cette conscience de moi mm, donc évidence intellectuelle du cogito.
Démonstration rationnelle de l'existence de Dieu par D, syllogisme (preuve ontologique ; grec ontos = être -ontologie = science de l'être) :
Dieu est parfait (parfait = moyen terme)
Or l'être est supérieur au néant (+ parfait d'exister que de ne pas exister)
Donc Dieu existe
Objections à la démonstration cartésienne de l'existence de Dieu :
- la majeur n'est pas évidente, pais un préjugé largement partagé ds la doxa au 17e s. En effet, il ne va pas de soi que l'être soit sup au néant.
- rappel chap 1 : objection de P : pr P Dieu n' est pas affaire de raison mais de cœur, donc impossible logiquement de démontrer rationnellement son existence.
- objection de K (Fondements de la Métaphysique, 18e) : pr K démontrer son existence = contradiction ds les termes : une existence se montre, se rencontre ds l'expérience mais ne se démontre pas. On ne démontre que ds les SF pr K, càd sciences ne relevant que de la raison. Dieu relève du champ métaphysique car au delà de l'expérience, des sens, ne se rencontre pas et est également au delà de la raison, affaire de croyance de cœur et ne ses démontre donc pas. Ainsi, Dieu, pr K ne peut être conçu en l'esprit, pensé, par celui qui y croit.
- Objection de F. Nietzsche (philosophe allemand du19e s) : faisant partie des philosophes du soupçon avec K. Marx et S. Freud : voulaient remettre en q grands acquis de la philo occidentale classique. Du doute radical de D, on peut certes conclure, qu'il y a de la pensée mais on ne peut pas affirmer en mm temps qu'il y a un "je", un moi qui pense. Nietzsche ne croit pas en la substance. Pr lui, c'est une "fiction métaphysique", une invention des Hommes pr se rassurer, trouver une illusion de stabilité ds un univers de cahot, c'est enfin une illusion de la grammaire accompagnant le vb d'un participe passé, ici le "je" en l'occurrence. La lange nous fait croire à la souveraineté de l'individu, càd fait qu'un être humain soit maître de lui mm, de sa conscience et de sa pensée. Par delà le bien et le mal, 1886, N écrit "une pensée vient qd elle veut et nono quand "je" veux".
- Objection de Sigmund Freud (méd autrichien fin 19e début 20e), à l'origine de l'hypothèse de l'inconscient psychique, psychanalyse. L'esprit, le psychisme, n'est pas égal à la conscience. La conscience n'est qu'une partie infime de l'esprit. Donc ,le moi "n'est pas maître en sa propre demeure" il n'est pas maître de ses pensées, goûts, décisions, leurs causes lui échappe car elles se trouve ds son inconscient.
Cinquième partie (V et IV : mise en application)
Ds cette partie, D commence à exposer sa partie physique (SE). Il va présenter sa conception mécaniste de la nature qu'il oppose à la conception finaliste de la nature d'A reprise / scolastiques.
Conception finaliste de la nature d'A (I V e s av JC, Grèce) :
Pr A nature était dotée d'intention, poursuivait des fins, buts. Il écrivait ds Les Parties des Animaux : "la nature ne fait rien en vain" elle ne fait rien par hasard et rien qui soit vide de sens. Par ex, A affirme que nature a donné la main à l'Homme car il est intelligent, doté de raison. La main, pr A = organe polyvalent qui est le prolongement naturel de sa raison. Cela lui permet de fabriquer, d'inventer de multiples techniques. Et cela fait de lui l'animal le mieux pourvu de tous les êtres vivants.
Conception mécaniste de la nature de D (17e s) :
Pr D, nature = mécanisme aveugle, dépourvu d'intention, fait de causes et d'effet et qui ne poursuit aucune fin, but. Alors qu'A expliquait la nature / les causes finales (vers quelles fins? A quel but?). D explique la nature / causes efficientes (= ce qui produits des effets). Pr D, tt ds la nature peut-être mathématisé et formulé sous des lois de la nature. Pr D, une loi de la nature = rapport mathématique entre pls phénomènes naturels. A l'époque pls scientifiques était également mécanistes (Galilée écrivait "le grand livre de la nature est écrit en langage mathématique"). D veut en finir avec les qualités occultes (matin occultus = caché, secret). Il refuse de croire que la nature serait mystérieuse, pr lui, en droit, en théorie, l'Homme pourra tt connaître de la nature car ttes les lois mathématiques sont accessibles à sa raison. Ds partie V, D réfute notamment thèse de Claude Galien (méd grec du 2e s ap JC) qui affirmait que le foie = producteur du sang et que cœur = avait pr fonction d'insuffler un "esprit vital" (qualité occulte pr D) ds tt le corps. En Hollande a pu pratiquer de nombreuses dissections qui lui ont permis de comprendre fonctionnement mécanique du corps. Corps fonctionne comme machine : ts les éléments sont co dépendants mais pas ce que les scolastiques et A nommait "un premier moteur" = ce de quoi tt partait, ce qui va donner le but à viser aux autres organes. Nature pr D n'est que matérielle = matière étendue, de la "res extensa" = chose étendue. Seul être humain est constitué selon D de 2 substances : chose étendue = son corps + "res cogitans" = (chose pensante) son âme, esprit. On dit que D est dualiste car pense que réel est composé de ces 2 substances : matérielle + spirituelle. Pr lui, nature n'est que matérielle, elle est dépourvu d'âme, que de la matière étendue. Mécanisme postule idée que pr qu'un objet puisse bouger, il doit être poussé par un autre objet. Pr D ds la nature, il y a une certaines qtité de mvmt, qui peut être déplacé, transformé, transmise mais cette qtité de mvmt se conserve ds nature = principe d'inertie. On trouve tjrs mm qtité. Pr D ds le corps il y a donc transformation d'énergie et non création d'énergie.
William Harvey
D évoque WH (scientifique et méd anglais, contemporain de D) qui en 1628 a proposé une nouvelle explication du rôle du cœur et de la circulation sanguine. D est dacc avec lui sur fait que cœur fonctionne comme pompe. Cependant, WH était encore aristotélicien et considérait que la systole était 1er moteur, sang circule de manière continue ds corps. Il oppose donc à HW une explication mécaniste du fonctionnement du cœur. Ce que D n'avait pas compris c'est principe d'oxygénation du cœur.
Diastole - relâchement du cœur, remplissage de sang
Systole - contraction du cœur avant éjection du cœur
Thèse des "animaux - machines":
Animaux ne sont que des corps, matière réétendue pas d'âme. Ce sont des choses. D réaffirmera son discontinuisme. Seul diff entre horloge, une machine (artefact produit par l'homme) et un animal (produit par Dieu) = animal est un agencement + complexe d'éléments.
Animaux n'ayant pas d'âmes, ne pensent pas, ne raisonnent pas et de ce fait ne parle pas vrmt. Ils communiquent uniquement grâce à leur instinct. Animaux communiquent par des signaux issus de l'instinct, donc naturel (abeilles = danse) mais D évoque en +, cas du dressage ≠ éducation. Dressé un animal = associer un geste humain, à un comportement de l'animal. L'animal réagit à ce signal, c'est corporel, mécanique, purement physique, mais ne pense pas. En 1889, physiologiste Pavlov, s'inscrira ds conception mécaniste de D, il montre que si l'on habitue un chien à recevoir sa nourriture avec un stimulus sonore, ce dernier commencera à saliver mm si il n'y a pas de nourriture à la seule entente de ce simulus sonore.
Sixième partie p97-99
Ds cette p, D fait réf à sont traité du monde qui parlait du mécanisme, fonctionnement cardiaque et de sa thèse astronomique de l'héliocentrisme. Il résume cette ouvrage ds partie 5 mais n'a pas publié ce traité à cause de la rétraction de Galilée
D s'oppose à la "philo spéculative qu'on enseigne à l'école" = enseignement scolastique inspirée d'A. Pr D cet enseignement = spéculatif car a une visée entièrement théorique : on veut connaître pr connaître sans application pratique réel. Avant 17e s, donc révolution scientifique on distinguait de manière franche science et technique. Pr D, cette distinction que l'on faisait théoriquement a tjrs été fausse ds la pratique. La science a tjrs avancée grâce à la technique et inversement. Par ex : technique lunette astronomique a pu être mise au pt grâce à des connaissances scientifiques déjà acquises (science optique) et cet objet technique, perfectionnera par observations qu'elle permettra, ces mm connaissances scientifiques. Au 17 e s naît donc figure du savant technicien d'où la philo/ science (syn pr D) pratique que prône D.
Pr D, science doit servir fins de l'Homme. Ne s'agit pas de contrer fins de la nature, les dénaturer car ds conception mécaniste de D, nature n'a plus de fin propre. S'agit de rendre notre vie + commode (facile) par invention de savoir-faire et objets technique mais aussi d'assurer au max la conservation de notre corps (santé), médecine étant une des branches de l'arbre de la connaissance.
Pr D, il ne faut donc pas connaître que essence des corps qui nous environnent (eau, feu, air ) mais connaître leurs forces et actions afin de les employer pr composer ac nature (barrage, moulin) et pvr fabriquer, sur modèle du fonctionnement mécanique de la nature nos propre machines, d'où l'analogie entre nature et nous et un artisan et sa machine.
La technique nous rendra "comme maître et professeur de la nature" pr qu'un de nos objets technique fonctionne il faut nécessairement qu'il obéisse, se plie aux lois de la nature. Su ce pt, il rejoint thèse du philosophe Francis Bacan qui en 1620 ds son Novum Organum écrivait "on ne commande à la nature qu'en lui obéissant". Il est faux que l'Homme par sa technique domine nature (latin dominus = maître de la "dumus" (maison) et de l'esclave). Il est donc faux de croire que l'Homme soumette sa nature, la rend esclave.
