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Post-Bac
1

Le Conseil d'Etat

Droit interne

C’est la plus haute juridiction de l’OA. Il est unique et siège à Paris.

Il résulte de 3 textes : 

  • l'ordonnance du 31 juillet 
  • le décret du 30 juillet 1963
  • la loi du 31 décembre 1987

La présidence a été assurée successivement par le Président de la République, puis par le garde des sceaux, puis par le premier ministre → purement symbolique.

Le CJA dispose que la présidence est assurée par le vice-président (un conseiller d’Etat).



L'Organisation

Les formations non contentieuses

Il est possible de distinguer 2 formes de consultation du CE.

  • Les avis sur les questions du gouvernement : un ministre peut dessaisir le CE d'une demande d'avis pour résoudre une difficulté juridique unique. Inversement le CE  peut attirer l’attention du gouvernement sur une réforme qu’il trouve importune, il le fait dans son rapport annuel.


  • Les avis sur les textes : il donne son avis sur la formation des lois et des ordonnances. La constitution prévoit la participation du CE pour les projets de lois (article 38 et 39).


En matière réglementaire le CE donne un avis sur les décrets dans 2 hypothèses : 

⇒ pas obligatoire : le ministre chargé du décret peut solliciter l'avis du CE.

⇒ le projet du décret doit être obligatoirement soumis à l'avis du CE (les décrets pris en CE).

Le CE est alors co-auteur des décisions réglementaires qui lui sont proposées.


Il existe 5 sections administratives consultatives (l'intérieur, les finances, les travaux publics, le social et l’administration).

On trouve aussi la section du rapport et des études qui peut être chargé par le Premier ministre ou par le vice-président du CE de la rédaction d’études.

Elle est également chargée du rapport annuel du CE (il attire souvent l’attention des services publics sur certaines réformes).


Il y a aussi l’Assemblée Générale du CE ⇒ elle peut siéger en 2 formations : 

  • l’AG plénière → elle réunit tous les conseillers d’Etat
  • l’AG ordinaire → elle réunit la formation normale du CE. (Vice- président, les président et président adjoint des 5 sections administratives, l’un des 3 président adjoint de la section du contentieux, 10 conseillers d’Etat de la section du contentieux et 1 conseiller d'Etat par section administrative) → au moins une fois par semaine.




Formation contentieuses

Il existe 1 seule section contentieuse MAIS cette section unique pour l’organisation du travail a été divisée en 10 chambre ou 10 sous sections, qui ont chacune une spécialité propre.


Ces sous sections ont un double rôle : 

  • l’instruction des affaires pour les formations de jugements 
  • constituer la formation ordinaire de jugement qui est composée de 3 magistrats, un président, un assesseur et un rapporteur public.


Il existe 4 autres formations de jugements : 

  • les sous sections réunies ou les chambres réunies (au moins 2 autres sous sections) : L’affaire présente une difficulté particulière. 
  • La section du contentieux (15 magistrats)

Ce n’est pas une formation ordinaire mais une formation de renvoi. Lorsque lui sont renvoyées les affaires importantes ou une difficulté de principe.

  • L’assemblée du contentieux : la plus solennelle (17 membres)
  • Le juge unique : il statue dans 2 hypothèse : 
  • En référé (juge de l’urgence) : il prend des mesures provisoires, juge de l’apparence
  • En cas d’affaire simple ou très simple dans lesquelles il n’y a pas vraiment à trancher le litige, ces hypothèses sont listées à l'article L du CJA (hors délai ou retirement)
  • C’est le président de la section contentieuse qui tranche en juge unique (en principe) ou les président de sous section.

Les compétences juridictionnelles

Juge du premier degré

Le CE a des compétences en tant que juge de premier degré depuis l'arrêt CADOT du 13 décembre 1889. Il avait fait du CE le juge de droit commun du contentieux administratif.

Aujourd’hui, le CE n'est plus le juge de droit commun en première instance. 


Le CE a compétence à statuer en premier ressort (15 et 25 % de ses activités), il statue en premier et dernier ressort dans ces cas là.


Ces compétences, elles figurent aux articles L311-1 et suivant du CJA.

Exemple : 

  • Il est compétent pour les recours exercés contre les ordonnances du PdlR pour excès de pouvoir.
  • Pour les ordonnances du PdlR, du premier ministre ou des ministres.

Juge d'appel

Avant la création des CAA, en 1987, il était juge d’appel de droit commun, depuis, il n’a plus qu’une compétence d'attribution résiduel en tant que juge d’appel, la compétence du CE s’est réduite à une peau de chagrin.

Par exemple, il était juge d’appel du contentieux, des arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière, il a perdu cette compétence octroyée aux cours administratives d’appel.

Depuis 2015, il n’est plus reçu pour les questions préjudicielles posées par les juridictions judiciaires.


Il demeure compétent pour les litiges des élections, municipales et départementales. 


Juge de cassation

Post-Bac
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Le Conseil d'Etat

Droit interne

C’est la plus haute juridiction de l’OA. Il est unique et siège à Paris.

Il résulte de 3 textes : 

  • l'ordonnance du 31 juillet 
  • le décret du 30 juillet 1963
  • la loi du 31 décembre 1987

La présidence a été assurée successivement par le Président de la République, puis par le garde des sceaux, puis par le premier ministre → purement symbolique.

Le CJA dispose que la présidence est assurée par le vice-président (un conseiller d’Etat).



L'Organisation

Les formations non contentieuses

Il est possible de distinguer 2 formes de consultation du CE.

  • Les avis sur les questions du gouvernement : un ministre peut dessaisir le CE d'une demande d'avis pour résoudre une difficulté juridique unique. Inversement le CE  peut attirer l’attention du gouvernement sur une réforme qu’il trouve importune, il le fait dans son rapport annuel.


  • Les avis sur les textes : il donne son avis sur la formation des lois et des ordonnances. La constitution prévoit la participation du CE pour les projets de lois (article 38 et 39).


En matière réglementaire le CE donne un avis sur les décrets dans 2 hypothèses : 

⇒ pas obligatoire : le ministre chargé du décret peut solliciter l'avis du CE.

⇒ le projet du décret doit être obligatoirement soumis à l'avis du CE (les décrets pris en CE).

Le CE est alors co-auteur des décisions réglementaires qui lui sont proposées.


Il existe 5 sections administratives consultatives (l'intérieur, les finances, les travaux publics, le social et l’administration).

On trouve aussi la section du rapport et des études qui peut être chargé par le Premier ministre ou par le vice-président du CE de la rédaction d’études.

Elle est également chargée du rapport annuel du CE (il attire souvent l’attention des services publics sur certaines réformes).


Il y a aussi l’Assemblée Générale du CE ⇒ elle peut siéger en 2 formations : 

  • l’AG plénière → elle réunit tous les conseillers d’Etat
  • l’AG ordinaire → elle réunit la formation normale du CE. (Vice- président, les président et président adjoint des 5 sections administratives, l’un des 3 président adjoint de la section du contentieux, 10 conseillers d’Etat de la section du contentieux et 1 conseiller d'Etat par section administrative) → au moins une fois par semaine.




Formation contentieuses

Il existe 1 seule section contentieuse MAIS cette section unique pour l’organisation du travail a été divisée en 10 chambre ou 10 sous sections, qui ont chacune une spécialité propre.


Ces sous sections ont un double rôle : 

  • l’instruction des affaires pour les formations de jugements 
  • constituer la formation ordinaire de jugement qui est composée de 3 magistrats, un président, un assesseur et un rapporteur public.


Il existe 4 autres formations de jugements : 

  • les sous sections réunies ou les chambres réunies (au moins 2 autres sous sections) : L’affaire présente une difficulté particulière. 
  • La section du contentieux (15 magistrats)

Ce n’est pas une formation ordinaire mais une formation de renvoi. Lorsque lui sont renvoyées les affaires importantes ou une difficulté de principe.

  • L’assemblée du contentieux : la plus solennelle (17 membres)
  • Le juge unique : il statue dans 2 hypothèse : 
  • En référé (juge de l’urgence) : il prend des mesures provisoires, juge de l’apparence
  • En cas d’affaire simple ou très simple dans lesquelles il n’y a pas vraiment à trancher le litige, ces hypothèses sont listées à l'article L du CJA (hors délai ou retirement)
  • C’est le président de la section contentieuse qui tranche en juge unique (en principe) ou les président de sous section.

Les compétences juridictionnelles

Juge du premier degré

Le CE a des compétences en tant que juge de premier degré depuis l'arrêt CADOT du 13 décembre 1889. Il avait fait du CE le juge de droit commun du contentieux administratif.

Aujourd’hui, le CE n'est plus le juge de droit commun en première instance. 


Le CE a compétence à statuer en premier ressort (15 et 25 % de ses activités), il statue en premier et dernier ressort dans ces cas là.


Ces compétences, elles figurent aux articles L311-1 et suivant du CJA.

Exemple : 

  • Il est compétent pour les recours exercés contre les ordonnances du PdlR pour excès de pouvoir.
  • Pour les ordonnances du PdlR, du premier ministre ou des ministres.

Juge d'appel

Avant la création des CAA, en 1987, il était juge d’appel de droit commun, depuis, il n’a plus qu’une compétence d'attribution résiduel en tant que juge d’appel, la compétence du CE s’est réduite à une peau de chagrin.

Par exemple, il était juge d’appel du contentieux, des arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière, il a perdu cette compétence octroyée aux cours administratives d’appel.

Depuis 2015, il n’est plus reçu pour les questions préjudicielles posées par les juridictions judiciaires.


Il demeure compétent pour les litiges des élections, municipales et départementales. 


Juge de cassation