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Lycée
Première

La tolérance au lactose : Un phénotype sélectionné au cours de l'évolution

Le lactose, principal glucide du lait, est formé par l’union de molécules de glucose et de galactose. Les cellules intestinales produisent de la lactase, l’enzyme qui permet la digestion du lactose.

Il existe deux phénotypes chez les adultes humains concernant l’aptitude à digérer le lactose :

-          67% ont une aptitude très faible à digérer le lactose car ils ne produisent plus de lactase après la période de sevrage (ils sont dits LNP (Lactase Non Persistant))

-          33% ont une aptitude à digérer le lactose durant toute leur vie car leurs cellules intestinales continuent de produire de la lactase (ils sont dits LP (Lactase Persistant))

Pour les LNP, les intolérances commencent à se manifester généralement vers l’âge de 3 à 5 ans, après la période de sevrage, car durant les premières années de leur vie les êtres humains expriment tous le gène de la lactase.

Les symptômes de l’intolérance au lactose sont les ballonnements et les douleurs abdominales, les borborygmes et les diarrhées.


DIAPO 5 :


Toute la famille possède un phénotype LP (Lactase Persistant) mis appart Luc qui possède un phénotype LNP (Lactase non persistants).


Les séquences codantes du gène de la lactase sont les mêmes pour toute la famille.


J’observe ici que les individus porteurs d’allèle LNP (lactase Non Persistantes) tel que Luc ont une substitution de nucléotides Thymine remplacer par Cytosine. On peut en déduire que cetet mutation rend ces individus intolérants aux lactoses.


DIAPO 6 :

















Les fossiles de la momie d’Ötzi (-5300 ans) montrent l’absence de la mutation liée à la production de l’enzyme de la lactase, ce qui montre qu’il était intolérant au lactose.

On peut en déduire que la population néolithique européenne datant de -8000 ans était intolérante au lactose.

On observe de plus que dans la famille, ceux qui ont un nucléotide de Thymine à la place de Cytosine sont tolérants aux lactoses.

En conclusion générale les individus qui subissent une mutation de Thymine à Cytosine sont intolérants aux lactoses.

Le document 7 présente la composition du lait de brebis, de chèvre et de vache ainsi que leurs bienfaits nutritionnels.

Le tableau présent fournit des valeurs pour 100 ml de lait et montre les différences des compositions du lait des 3 animaux en :


-Énergie : Le lait de brebis est le plus calorique (104 Kcal), suivi du lait de chèvre (70 Kcal) et du lait de vache (67 Kcal).

-Matières grasses : Le lait de brebis en contient le plus (7 g), suivi du lait de chèvre (4,3 g) et du lait de vache (3,9 g).

-Protéines : Le lait de brebis est également le plus riche (5,5 g), contre 3,4 g pour le chèvre et 3,3 g pour la vache.

-Calcium : Il est le plus élevé dans le lait de brebis (190 mg), suivi du lait de chèvre (130 mg) et du lait de vache (120 mg).

-Lactose : Le lait de vache est le plus riche (4,7 à 5,0 g), alors que le lait de brebis et de chèvre en contiennent légèrement moins (4,2 à 4,8 g).

-Vitamines :

Le lait de chèvre est légèrement plus riche en vitamine A (0,05 mg) que les autres.

Le lait de brebis contient le plus de vitamine D (0,16 µg) et vitamine E (0,20 mg).

On peut alors remarquer que le lait de brebis est le plus énergétique et le plus riche en matières grasses, protéines et calcium tandis que celui de vache est à l’inverse plus riche en lactose. Le lait de chèvre a lui une composition plus moyenne.

Le lait a enfin plusieurs rôles essentiels. En effet, le lactose qui est le sucre du lait et d’ailleurs uniquement présent dans le lait, fournit une énergie immédiatement disponible. De plus, le calcium, très présent dans le lait est indispensable à la solidité des os. La vitamine D facilite quant à elle l’absorption du calcium, particulièrement dans les régions peu ensoleillées, où une carence peut provoquer le rachitisme qui est une maladie de la croissance entraînant la déformation du squelette. Le lait est aussi une source d’eau potable précieuse dans les zones touchées par la sécheresse.

A la base, les humais étaient censé tous êtres intolérants au lactose à partir du sevrage du jeune. En effet, il a fallu l’intervention d’un changement génétique même si cette mutation est jugée comme sans grand avantage puisqu’elle consiste à fabriquer une enzyme en plus sans fonction utile. Cependant, malgré cela, le lait peut représenter une ressource alimentaire précieuse dont seuls profitent ceux qui possèdent ladite mutation génétique. En effet, ces derniers sont capables si le lait est produit en assez grande quantité à survivre à de grands épisodes de famines comme l’humanité en a connu.

En conclusion, à l’origine, les humains étaient tous intolérants au lactose après la période de sevrage. Cette intolérance était la norme évolutive, comme l’atteste l’étude des fossiles d’Ötzi (-5300 ans), qui montrent l’absence de la mutation permettant la production de lactase à l’âge adulte. De même, on suppose que les populations néolithiques européennes, il y a environ 8000 ans, étaient également intolérantes.

Cependant, une mutation génétique, caractérisée par la substitution d’un nucléotide de thymine en cytosine, a permis la persistance de la lactase chez certains individus. Cette mutation a conduit à la tolérance au lactose, offrant aux individus porteurs un avantage évolutif. En effet, le lait constitue une source d’énergie immédiatement disponible, riche en calcium et en vitamines essentielles, particulièrement précieuses dans des environnements où les ressources alimentaires étaient fluctuantes. Cette mutation a ainsi favorisé la survie des individus en période de famine, contribuant à sa sélection positive au sein des populations européennes.

L’observation de la composition du lait de différents animaux révèle que le lait de vache est le plus riche en lactose, tandis que le lait de brebis et de chèvre en contiennent légèrement moins. Cette diversité dans la consommation laitière a pu influencer l’adaptation génétique des populations selon leurs habitudes alimentaires et leur environnement.

En conclusion, la tolérance au lactose dans les populations européennes est le résultat d’une mutation génétique relativement récente, sélectionnée par l’évolution en raison de ses avantages nutritionnels et de survie.

 



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La tolérance au lactose : Un phénotype sélectionné au cours de l'évolution

Le lactose, principal glucide du lait, est formé par l’union de molécules de glucose et de galactose. Les cellules intestinales produisent de la lactase, l’enzyme qui permet la digestion du lactose.

Il existe deux phénotypes chez les adultes humains concernant l’aptitude à digérer le lactose :

-          67% ont une aptitude très faible à digérer le lactose car ils ne produisent plus de lactase après la période de sevrage (ils sont dits LNP (Lactase Non Persistant))

-          33% ont une aptitude à digérer le lactose durant toute leur vie car leurs cellules intestinales continuent de produire de la lactase (ils sont dits LP (Lactase Persistant))

Pour les LNP, les intolérances commencent à se manifester généralement vers l’âge de 3 à 5 ans, après la période de sevrage, car durant les premières années de leur vie les êtres humains expriment tous le gène de la lactase.

Les symptômes de l’intolérance au lactose sont les ballonnements et les douleurs abdominales, les borborygmes et les diarrhées.


DIAPO 5 :


Toute la famille possède un phénotype LP (Lactase Persistant) mis appart Luc qui possède un phénotype LNP (Lactase non persistants).


Les séquences codantes du gène de la lactase sont les mêmes pour toute la famille.


J’observe ici que les individus porteurs d’allèle LNP (lactase Non Persistantes) tel que Luc ont une substitution de nucléotides Thymine remplacer par Cytosine. On peut en déduire que cetet mutation rend ces individus intolérants aux lactoses.


DIAPO 6 :

















Les fossiles de la momie d’Ötzi (-5300 ans) montrent l’absence de la mutation liée à la production de l’enzyme de la lactase, ce qui montre qu’il était intolérant au lactose.

On peut en déduire que la population néolithique européenne datant de -8000 ans était intolérante au lactose.

On observe de plus que dans la famille, ceux qui ont un nucléotide de Thymine à la place de Cytosine sont tolérants aux lactoses.

En conclusion générale les individus qui subissent une mutation de Thymine à Cytosine sont intolérants aux lactoses.

Le document 7 présente la composition du lait de brebis, de chèvre et de vache ainsi que leurs bienfaits nutritionnels.

Le tableau présent fournit des valeurs pour 100 ml de lait et montre les différences des compositions du lait des 3 animaux en :


-Énergie : Le lait de brebis est le plus calorique (104 Kcal), suivi du lait de chèvre (70 Kcal) et du lait de vache (67 Kcal).

-Matières grasses : Le lait de brebis en contient le plus (7 g), suivi du lait de chèvre (4,3 g) et du lait de vache (3,9 g).

-Protéines : Le lait de brebis est également le plus riche (5,5 g), contre 3,4 g pour le chèvre et 3,3 g pour la vache.

-Calcium : Il est le plus élevé dans le lait de brebis (190 mg), suivi du lait de chèvre (130 mg) et du lait de vache (120 mg).

-Lactose : Le lait de vache est le plus riche (4,7 à 5,0 g), alors que le lait de brebis et de chèvre en contiennent légèrement moins (4,2 à 4,8 g).

-Vitamines :

Le lait de chèvre est légèrement plus riche en vitamine A (0,05 mg) que les autres.

Le lait de brebis contient le plus de vitamine D (0,16 µg) et vitamine E (0,20 mg).

On peut alors remarquer que le lait de brebis est le plus énergétique et le plus riche en matières grasses, protéines et calcium tandis que celui de vache est à l’inverse plus riche en lactose. Le lait de chèvre a lui une composition plus moyenne.

Le lait a enfin plusieurs rôles essentiels. En effet, le lactose qui est le sucre du lait et d’ailleurs uniquement présent dans le lait, fournit une énergie immédiatement disponible. De plus, le calcium, très présent dans le lait est indispensable à la solidité des os. La vitamine D facilite quant à elle l’absorption du calcium, particulièrement dans les régions peu ensoleillées, où une carence peut provoquer le rachitisme qui est une maladie de la croissance entraînant la déformation du squelette. Le lait est aussi une source d’eau potable précieuse dans les zones touchées par la sécheresse.

A la base, les humais étaient censé tous êtres intolérants au lactose à partir du sevrage du jeune. En effet, il a fallu l’intervention d’un changement génétique même si cette mutation est jugée comme sans grand avantage puisqu’elle consiste à fabriquer une enzyme en plus sans fonction utile. Cependant, malgré cela, le lait peut représenter une ressource alimentaire précieuse dont seuls profitent ceux qui possèdent ladite mutation génétique. En effet, ces derniers sont capables si le lait est produit en assez grande quantité à survivre à de grands épisodes de famines comme l’humanité en a connu.

En conclusion, à l’origine, les humains étaient tous intolérants au lactose après la période de sevrage. Cette intolérance était la norme évolutive, comme l’atteste l’étude des fossiles d’Ötzi (-5300 ans), qui montrent l’absence de la mutation permettant la production de lactase à l’âge adulte. De même, on suppose que les populations néolithiques européennes, il y a environ 8000 ans, étaient également intolérantes.

Cependant, une mutation génétique, caractérisée par la substitution d’un nucléotide de thymine en cytosine, a permis la persistance de la lactase chez certains individus. Cette mutation a conduit à la tolérance au lactose, offrant aux individus porteurs un avantage évolutif. En effet, le lait constitue une source d’énergie immédiatement disponible, riche en calcium et en vitamines essentielles, particulièrement précieuses dans des environnements où les ressources alimentaires étaient fluctuantes. Cette mutation a ainsi favorisé la survie des individus en période de famine, contribuant à sa sélection positive au sein des populations européennes.

L’observation de la composition du lait de différents animaux révèle que le lait de vache est le plus riche en lactose, tandis que le lait de brebis et de chèvre en contiennent légèrement moins. Cette diversité dans la consommation laitière a pu influencer l’adaptation génétique des populations selon leurs habitudes alimentaires et leur environnement.

En conclusion, la tolérance au lactose dans les populations européennes est le résultat d’une mutation génétique relativement récente, sélectionnée par l’évolution en raison de ses avantages nutritionnels et de survie.