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La mise à l’agenda


Définition

La mise à l’agenda
La mise à l’agenda est est un concept développé par les chercheurs américains Maxwell McCombs et Donald Shaw. En France, Jean-Gustave Padioleau propose la définition suivante « L’agenda politique comprend l’ensemble des problèmes perçus comme appelant un débat public, voire l’intervention des autorités politiques légitimes. » (Cf : Pierre Muller). En d’autres termes, c’est la sélection par les autorités publiques de certains problèmes sociaux pour qu’ils soient discutés par les décideurs politiques. Il s’agit plus généralement du processus par lequel un problème social devient public nécessitant, dans un but d’intérêt général, l’intervention d’autorités publiques.

Quel est le lien entre la mise à l’agenda et le modèle séquentiel ?

La mise à l’agenda est l’une des séquences du modèle séquentiel.

Définition

Le modèle séquentiel.
Le modèle séquentiel est le découpage du processus de développement d'une politique publique en étapes distinctes. (Cf : Hassenteufel) Harold Lasswell (1956) est considéré comme « le père fondateur » des policy sciences et propose la première version du modèle séquentiel. Garry Brewer (1974) redéfini le modèle séquentiel initial de Lasswell et propose six séquences successives. Charles Jones et James Anderson (1975) réutilisent la reprise de Brewer dans leurs manuels de politiques publiques.

Quel est l’apport de l’analyse de la mise à l’agenda sur le modèle séquentiel.

L’analyse du processus de mise à l’agenda permet de repenser le modèle séquentiel en le complétant en tenant compte notamment :


-Du processus de sélection des problèmes sociaux.

-De la compréhension du contexte dans lequel se forme un problème politique.

-De la prise en compte de la diversité des acteurs.


Pourquoi tous les problèmes sociaux n’aboutissent pas à la construction de problèmes politiques ?

La mise à l’agenda d’un problème social ne dépend pas forcément de sa gravité.

Elle dépend surtout de sa mise en visibilité par différents acteurs. (Cf : Garraud)


Qui est à l’initiative de la mise à l’agenda ?

La mise à l’agenda peut s’effectuer suite à des mouvements sociaux. Par exemple la mise à l’agenda de l’IVG après de nombreuses manifestations féministes. (Cf : Muller)

Elle peut s’effectuer après qu’un problème social soit mis en avant par des médias. (Cf: Boussaguet)

Elle peut découler de contextes spécifiques, par exemple la mise à l’agenda de la prise en charge de la dépendance suite à la canicule de 2003 (Cf : Hassenteufel)

Elle peut également faire suite à l’évaluation d’une autre décision qui met en avant d’autres problèmes sociaux. (Cf: Hassenteufel)

Elle appelle et justifie obligatoirement une intervention publique légitime.

Les limites


Bien que la mise à l’agenda vise à résoudre, dans un but d’intérêt général, les problèmes sociaux. Il existe des mises à l’agenda silencieuses ou imposées. Comme par exemple, la mise à l’agenda de l’indemnisation du handicap suite à l’affaire Perruche.

A retenir :

La mise à l’agenda est une notion complexe, qui est le produit d’un champs de force qui se produit autour d’un problème. (Cf: Boussaguet)

Elle est à la fois un objet de conflit entre les différents acteurs et un objet de coopération pour parvenir à une prise en charge de la puissance publique.

Bibliographie

Philippe Garraud « Dictionnaires des politiques publiques » (2019)

Pierre Muller « Les politiques publiques » (2009)

Patrick Hassenteufel « Le modèle d’analyse séquentiel » (2011)

Laurie Boussaguet « Les politiques publiques » (2020)

Patric Hassenteufel « Les processus de mise sur agenda : sélection et construction des problèmes publics » (2010)


La mise à l’agenda


Définition

La mise à l’agenda
La mise à l’agenda est est un concept développé par les chercheurs américains Maxwell McCombs et Donald Shaw. En France, Jean-Gustave Padioleau propose la définition suivante « L’agenda politique comprend l’ensemble des problèmes perçus comme appelant un débat public, voire l’intervention des autorités politiques légitimes. » (Cf : Pierre Muller). En d’autres termes, c’est la sélection par les autorités publiques de certains problèmes sociaux pour qu’ils soient discutés par les décideurs politiques. Il s’agit plus généralement du processus par lequel un problème social devient public nécessitant, dans un but d’intérêt général, l’intervention d’autorités publiques.

Quel est le lien entre la mise à l’agenda et le modèle séquentiel ?

La mise à l’agenda est l’une des séquences du modèle séquentiel.

Définition

Le modèle séquentiel.
Le modèle séquentiel est le découpage du processus de développement d'une politique publique en étapes distinctes. (Cf : Hassenteufel) Harold Lasswell (1956) est considéré comme « le père fondateur » des policy sciences et propose la première version du modèle séquentiel. Garry Brewer (1974) redéfini le modèle séquentiel initial de Lasswell et propose six séquences successives. Charles Jones et James Anderson (1975) réutilisent la reprise de Brewer dans leurs manuels de politiques publiques.

Quel est l’apport de l’analyse de la mise à l’agenda sur le modèle séquentiel.

L’analyse du processus de mise à l’agenda permet de repenser le modèle séquentiel en le complétant en tenant compte notamment :


-Du processus de sélection des problèmes sociaux.

-De la compréhension du contexte dans lequel se forme un problème politique.

-De la prise en compte de la diversité des acteurs.


Pourquoi tous les problèmes sociaux n’aboutissent pas à la construction de problèmes politiques ?

La mise à l’agenda d’un problème social ne dépend pas forcément de sa gravité.

Elle dépend surtout de sa mise en visibilité par différents acteurs. (Cf : Garraud)


Qui est à l’initiative de la mise à l’agenda ?

La mise à l’agenda peut s’effectuer suite à des mouvements sociaux. Par exemple la mise à l’agenda de l’IVG après de nombreuses manifestations féministes. (Cf : Muller)

Elle peut s’effectuer après qu’un problème social soit mis en avant par des médias. (Cf: Boussaguet)

Elle peut découler de contextes spécifiques, par exemple la mise à l’agenda de la prise en charge de la dépendance suite à la canicule de 2003 (Cf : Hassenteufel)

Elle peut également faire suite à l’évaluation d’une autre décision qui met en avant d’autres problèmes sociaux. (Cf: Hassenteufel)

Elle appelle et justifie obligatoirement une intervention publique légitime.

Les limites


Bien que la mise à l’agenda vise à résoudre, dans un but d’intérêt général, les problèmes sociaux. Il existe des mises à l’agenda silencieuses ou imposées. Comme par exemple, la mise à l’agenda de l’indemnisation du handicap suite à l’affaire Perruche.

A retenir :

La mise à l’agenda est une notion complexe, qui est le produit d’un champs de force qui se produit autour d’un problème. (Cf: Boussaguet)

Elle est à la fois un objet de conflit entre les différents acteurs et un objet de coopération pour parvenir à une prise en charge de la puissance publique.

Bibliographie

Philippe Garraud « Dictionnaires des politiques publiques » (2019)

Pierre Muller « Les politiques publiques » (2009)

Patrick Hassenteufel « Le modèle d’analyse séquentiel » (2011)

Laurie Boussaguet « Les politiques publiques » (2020)

Patric Hassenteufel « Les processus de mise sur agenda : sélection et construction des problèmes publics » (2010)