La DDFC est l'une des premières déclarations féministes de l'histoire. Elle constitue une étape importante dans la lutte pour les droits des femmes et pour leur reconnaissance en tant que citoyennes à part entière.
Olympe de Gouges, de son vrai nom Marie Gouze, était une femme de lettres engagée dans les mouvements révolutionnaires. Elle a rédigé la DDFC pour dénoncer l'exclusion des femmes de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen et pour revendiquer leurs droits spécifiques.
La DDFC comporte 17 articles qui abordent différents domaines de la société et énoncent des principes de justice et d'égalité entre les femmes et les hommes. Parmi ces articles, on retrouve des revendications telles que le droit de vote des femmes, l'égalité devant la loi, l'accès à l'éducation, la liberté de pensée et d'expression, et la participation politique.
Malheureusement, la DDFC n'a pas été officiellement adoptée à l'époque de sa rédaction. Toutefois, elle a contribué à sensibiliser l'opinion publique et à ouvrir la voie aux mouvements féministes ultérieurs.
Olympe de Gouges a payé cher son engagement en faveur des droits des femmes. Elle a été condamnée à mort pendant la Révolution française et guillotinée en 1793.