L'occupation britannique débute par le régime militaire après la capitulation de Montréal en 1760. Cela signifie que l'armée britannique contrôle la colonie et assure l'ordre jusqu'à la signature d'un traité de paix. Les Canadiens doivent accepter des conditions, comme le fait de remettre leurs armes. Beaucoup de Canadiens décident d'émigrer vers d'autres territoires sous contrôle français. Ceux qui restent doivent s'adapter aux nouvelles situations sous l'administration militaire.
Définition
Le régime militaire et la capitulation de Montréal (1760)
La Proclamation royale et le Traité de Paris (1763)
La Proclamation royale de 1763 réorganise les territoires nord-américains britanniques. Elle établit de nouvelles structures politiques et administratives pour la Province de Québec. Cependant, le territoire est réduit par rapport à ce que possédait la France. Le Traité de Paris signe formellement la cession de la Nouvelle-France à l'Angleterre, marquant un tournant dans la gestion des affaires locales et la relation avec les Autochtones.
Le statut des Indiens et la révolte de Pontiac
Après 1763, les Autochtones comme les tribus de Pontiac craignent pour leurs terres. La révolte de Pontiac de 1763 est une réaction à la domination britannique. Pour gérer les relations, le Département des Affaires indiennes est créé afin de répondre aux revendications autochtones. Les traités signés garantissent des territoires aux Premières Nations pour apaiser les tensions.
Les instructions au gouverneur Murray
Les instructions données à James Murray, gouverneur de Québec, incluent le Serment du Test, imposant aux Canadiens de renoncer à leur foi catholique pour occuper des postes officiels. Cependant, Murray accorde des concessions aux Canadiens pour maintenir la paix et la loyauté. Cette politique favorise un vivre-ensemble plus tolérant sous le régime britannique.
Les mouvements de revendication et l'Acte de Québec (1774)
L'Acte de Québec de 1774 est une réponse aux pétitions et groupes d'influence qui cherchent à améliorer les droits des Canadiens français. Il rétablit le droit civil français et agrandit la province de Québec en territoire. Les réactions sont diverses : les Canadiens apprécient les changements, mais les colons américains les considèrent comme une menace.
L'invasion américaine
Durant la Révolution américaine, les colonies américaines tentent de rallier le Canada contre les Britanniques par des lettres. Montréal est occupée en 1775, mais Québec résiste. Le traité de Paris de 1783 définit les nouvelles frontières États-Unis-Canada, affectant aussi le territoire des Premières Nations.
Les loyalistes et l'économie coloniale
Après la Révolution américaine, des loyalistes, fidèles à la Couronne britannique, émigrent vers le Canada, apportant des changements culturels et économiques. Les nouvelles politiques économiques britanniques favorisent le contrôle par les marchands britanniques. Le commerce de fourrures, l'agriculture et la pêche demeurent essentiels, mais sous un nouveau régime économique.
L'Église catholique et anglicane
L'Église catholique joue un rôle central dans la communauté canadienne-française, offrant des services d'éducation et de santé. En parallèle, l'Église anglicane s'implante avec la création d'écoles et centres religieux, servant le nouvel afflux de Britanniques et loyalistes.
A retenir :
- 1760 : Capitulation de Montréal et début du régime militaire britannique.
- 1763 : Traité de Paris et Proclamation royale définissent la gestion britannique des nouvelles colonies.
- 1774 : Acte de Québec élargit la Province en territoire et droits aux Canadiens français.
- 1775-1783 : Invasion américaine et conséquences sur le territoire canadien.
- L'implantation de loyalistes modifie l'économie et la société canadienne.
