Introduction :
A partir de janvier 1933, l’Allemagne bascule dans un régime totalitaire. Le nazisme est soutenu par une idéologie révolutionnaire et conservatrice, qu’on appelle idéologie Voa Kish (vient de peuple, fascisme), ce sont des peuples qui ont une tendance révolutionnaire.
Dans un pays démocratique, l’unité politique l'individu est l’unité de base, il a des droits (au XVIIe siècle : des droits naturels). Dans les pays comme l'Allemagne nazie, la communauté précède les individus, il ne prend sens que dans la communauté. La communauté s’incarne dans un chef : le führer ; le chef ; celui qui conduit. De ce terme est né le mot führer pubizt qui dirige la communauté. La communauté est caractérisée par une race, en opposition à une race non allemande : les juifs.
La communauté définit par :
- La race
- Le chef
- Le juif
Ce qui va arriver en Allemagne à partir de 1933 est une série de mesures économiques prises dans un contexte économique inédit, marqué par un autoritarisme inédit. Mais à quel prix le nazisme a pu résoudre le problème majeur de l’Allemagne : le chômage.
Une politique économique autarcique ?
Définit l'autarcie
Avant l'arrivée du nazime en 1931, des mesures sont mises en place pour isoler le pays, le fermer. Des historiens considèrent que cette autarcie fut le fruit d’une volonté idéologique. L’Allemagne est l’un des pays les plus touchés par la crise de 1929. Elle est tellement forte que le pays est obligé de prendre des mesures dès 1931. L’été de la même année est établit un contrôle des changes, c’est-à-dire 1,5 ans avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir. On essaie d’éviter la fuite de l’or. Si l’or d’en va, à terme, la monnaie s’effondre.
Le contrôle des changes a une influence dans le commerce. Cette politique de fermeture est pragmatique dans un premier temps : l’objectif de l’autarcie est de rétablir le capitalisme allemand bloqué par la crise. Le système économique allemand est très bloqué (32-33) car il y a une surproduction dans l’industrie allemande. Le marché allemand ne peut pas absorber le surplus. L’allemagne ne peut pas exporter, les échanges diminuent à l’échelle mondiale, plus personne n’a d’argent pour acheter.
L’autarcie a deux face, deux versants : internes et externes. Dans un pays marqué par une idéologie nouvelle : nazisme et expansionniste (volonté de prendre des territoires, que l’ensemble des populations des langues allemandes soient intégrées dans un même état - Autriche n’en fait pas partie). Une volonté d'expansion vers l'ouest (l'Alsace et la Lorraine) et v. l’est des pays qui sont hors de l’Allemagne : Pologne…
Le réarmement apparaît comme la meilleure proposition pour l’Allemagne : Hitler convoque les état majors en 1934 et leur demande d’être prêt à faire la guerre, alors que le traité de Versaille (1918) avait fixé des règles militaires à l'Allemagne. Le réarmement est indispensable pour avoir des moyens pour son expansion. Mais Hitler veut aussi réduire le chômage : le système fiscal permet de nourrir la machine de l’économie urbaine.
L’Allemagne ne peut fonctionner que sur la seule base de ses ressources en pétrole. Elle a besoin pour le réarmement de matière première (elle n’a plus d’or, et maintien du contrôle des changes) : l’Allemagne nazie à inventer de nouveaux mécanismes financiers et commerciaux pour répondre à ses besoins d’expansion et d’armement.
De nouveaux mécanismes financiers et commerciaux
Les nouveaux mécanismes ont pour objectif de faire progresser les exportations et de profiter de ces mécanismes pour pouvoir écouler leur production. Pour que le système fonctionne il faut que le prix en devise soit au minimum au même niveau que les exportations, sinon on a moins de devises. La banque centrale se convertit en instance de régulation pour les échanges extérieurs, on est dans un système très centralisé. Ça fonctionne dans la mesure où les entrées et les sorties soient à peu près équivalentes.
Les caisses de compensations : accord germano-roumain de 1935. Dans chacune des villes il y a une caisse de compensation. Le but est d'écouler les productions et de garder l’or dans le pays, elle alimente tous les produits dont elle a besoin pour son armement : sorte de troc entre les différents partis consentants, qui sont liés par un accord. Cela n’est possible qu’avec les pays qui ont ont des mêmes idées idéologiques ou les mêmes intérêts, ou qui sont bloqués à cause de la crise de 1929. Entre 1935 et 1939, ce fonctionnement rallie les pays du sud-est.
On a un régime politique dictatorial de plus en plus dirigiste (où les mécanisme classique de l’économie libérale sont annulés en raison de la crise) et avancent de nouveaux moyens pour se réarmer, exporter le surplus, et s’alimenter en matière première.
Des succès économiques en trompe l’œil : des autoroutes à l’économie de guerre
Le premier plan quadriennal de redressement
Dès 1934, il y a un premier plan quadriennal de redressement qui commence en 1933. Les priorités du gouvernement sont de résorber le chômage, préserver les ressources financières du pays selon des axes de programmes de grands travaux surtout au niveau des autoroutes, la subvention à la construction de logement (travail et industrie) : rapidement, le chômage recule de manière notable. On avait en 1933, au moment où Hitler arrive au pouvoir, en octobre 6M de chômeurs et en Fev 1935, 2,8M de chômeurs, 1,2M en 1937. En 1939, l’Allemagne retrouve sa situation d’avant la guerre, il n’y a plus que 34K chômeurs. Il n’y a pas d'inflation qui ronge le pays depuis les années 1920’.
Dès Mai 1933, les syndicats sont interdits, le pouvoir met en place le DAF (le front du travail allemand) qui réunit les patrons et les travailleurs (idéologie corporatiste : base du fondement italien, on le retrouve aussi dans l’Espagne Franquiste…). Le but est de mettre fin à la lutte des classes, car ils sont tous les deux réunis, il n’y a plus de limite des classes.
Ce front allemand du travail a des prérogatives importantes car il fixe les salaires, les conditions de travail, sert d’arbitrages lors de conflits dans le cadre du travail. Mais restructuré en 1934 par une loi (mais pas important). En novembre 1933 est crée une association de loisir qui dépend du DAF : …… qui s'inspire du modèle italien.
Il devient (l’asso) Kraft durch Freude ; la force par la joie. C’est une culture d’entreprise forte par cet organisme organise un peu le modèle de collabo : concerts, expositions, théâtres, financent des clubs de danses modernes… Le KDF propose la création de la voiture du peuple : la Volkswagen. Ce n’est pas de la philanthropie (pas faire plaisir aux travailleurs) mais de leur permettre de reprendre des forces, pour revenir content et mieux travailler. Il s’agit d’entretenir la capacité de travail de l'individu pour le remettre en a son poste avec des forces renouvelées.
En Fév 1935, le régime crée un livret ouvrier : livret que l’ouvrier doit obligatoirement amener s’il veut se faire embaucher une sorte de livret de suivi, c’est un instrument de contrôle pour discipliner les travailleurs. En Juin 1935 est créé le service du travail obligatoire (STO). Dès 1933, il y a une gestion étatique et autoritaire de la main d’œuvre du gouvernement par le biais du livret, du fond de travail…
Par exemple, les jeunes qui sortent de l’école sont envoyés dans l’agricultures, dans la construction des routes. Les femmes doivent être au foyer, dans l’Allemagne nazi, leur fonction pricipale est de faire des enfants : elles sont éliminées de la fonctions public, des universités, des fonctions judicières… Néanmoins, elles peuvent travailler dans des secteurs féminins de travaux délicats. L’idéologie nazi est jusqu’à la fin procède au travail forcé par un refus de féminiser l’emploi, alors on cherche de la main d’œuvre ailleurs.
Goering et le second plan quadriennal : le choix du réarmement
Démarre en 1936.Le gouvernement s’accélère à partir de 1936. Le mémorandum secret annonce que l’armée allemande peut être prête d’ici 4 ans. Il y a une intensification du processus de réarmement. Il implique la mise en œuvre d’un programme de réorganisation économique.
Quand la guerre éclate en 1914, il n’y a pas de stocks, alors en 1936 il s’agit de créer des stocks stratégiques constitués par le système d'échange avec les devises. Il s’agit de renforcer certains secteurs pour la construction : armes, bateaux… Il y a aussi une volonté d'intensifier la recherche militaire (l'Allemagne est le pays qui a le plus de prix Nobel en physique, en chimie…). Ces scientifiques sont mobilisés, les allemands produisent des fusées, des poisons. Une partie des physiciens allemands participe à la construction d’une bombe nucléaire. Ils cherchent des substituts car ils cherchent à devenir indépendants.
Le chômage disparaît, la durée de travail est de 8h, ce qui reste acceptable. A partir de 1942, Speer préside un bureau central qui pousse les entreprises à améliorer les conditions de travail dans les usines, par la création de salle de repos, de cantines, de douches, de terrains de sports, des parcs, des jardins d’enfants qui font que les conditions de travail des salariés allemand deviennent meilleurs. Mais cela a un prix : une disparition d’une forme de liberté des hommes.
Il y a un autoritarisme majeur surtout pour les gens qui sont peu qualifiés. Le régime insiste beaucoup sur la formation de professionnels dans le travail manuel : le travailleur est le héro nazi par définition. Pour autant, le pouvoir d’achat de l'immense majorité des salariés à rattraper le pouvoir d’achat d’avant la crise mais il n’y a pas une croissance importante de ce pouvoir d’achat. Ce système économique dirigiste se met en place en coopération étroite avec les grandes firmes : Gering accueil auprès de lui comme adjoint un des dirigeants d’une grande entreprise allemande IG Farben. Les grands groupes bénéficient des commandes de l'État : ENGI. Tout le secteur industriel bénéficie des commandes étatiques, ainsi que le secteur bancaire avec un processus de concentration : 1932 : 1350 banques / 1939 : 500 banques. Ce processus de concentration est aussi accéléré à l'occasion des persécutions antisémites. A partir de 1935, les juifs sont réquisitionnés, leurs affaires sont confisquées. En 1938, les juifs sont totalement éliminés.
La complicité entre le régime et les groupes fait aussi parfois face à des rivalités. Néanmoins, c'est un régime dont les élites et l’infrastructure sont traversés par des conflits. Il y a des rivalités, des concurrences économiques pour les matières premières rares, les ressources… On a une forme de bureaucratisation du régime
Conclusion : un bilan économique paradoxal
Le niveau de consommation allemand a progressé grâce à la distribution de postes de radio (permettant de diffuser la parole du chef). Les accords ont permis une diversification des produits alimentaires comme le café. Le niveau de vie allemand est plus élevé. Mais en matière de logement, en raison du réarmement, l'État investit beaucoup moins dans le logement. La construction en 1937 de logements retrouve à peine son niveau de 1929. L’Allemagne n’arrive pas a retrouvé sa fortune. Les stocks de munitions, de carburants, de pièces détachées sont faibles. La véritable montée en puissance de l’économie allemande est 1942. C’est un bilan mitigé sur le plan économique… parce que là où aux USA, en Angleterre les entrepreneurs ont cherché à améliorer la …… l’Allemagne était autour de l’affectation autoritaire sans prendre en compte les besoins, ne permettant pas une résorption économique.
