-> PORTRAITS LITTÉRAIRES
* Portraits des grands hommes dans les ouvrages d’histoire
Plutarque, Les Vies des hommes illustres (Antiquité)
☛ décrire un homme par ses actions : rien ne fait mieux voir le caractère d’un grand homme que le récit de ses actions
- ☛ La visée est exemplaire.
* Portraits mondains
Les Caractères de La Bruyère (XVIIe siècle)
☛ portrait « à clef » : l’identité n’est pas donnée.
☛ saisir un idéal, une essence, c’est-à-dire une nature abstraite, un physique et une psychologie. Le portrait devient ludique. On parle de types, ou encore de « caractères ».
☛ La visée est morale.
-> PORTRAITS JOURNALISTIQUES
•Porte sur des hommes qui font l’actualité, sur l'actualité, s’y font remarquer par leurs actions
•Prétention à dépasser les événements:
- chercher à montrer l'homme privé derrière l'homme public
- Chercher à montrer le symbole derrière
-> le portrait porte la marque du journaliste qui a un point de vue sur la personne, qui peut faire valoir un portrait flatteur ou satirique.
Pourquoi est ce devenu un genre à part entière dans le journalisme au XIXème ?
- la presse se développe: + de support donc besoin de + de matière. On s'inspire de la tradition littéraire.
- Les hommes du premier XIXème se sont passionnés par la biographie:
- -> Mirecourt 1857: Journal "Contemporains" sous titre: "Journal critique et biographique"
- -> variétés formelles, genre apprécié par les lecteurs
- -> le portrait en tant qu'écrit est forcément dialogique: un portrait demande interview au préalable: dialogue entre journaliste et la personne mais aussi la personne portraiturée doit avoir un lien avec un élément d'actualité et donc on s'intéresse à cette personne car elle est liée à l'actualité je peux aussi aller à l'encontre de ce que disent mes confrères, je peux confronter les points de vue
PRESSE SATIRIQUE DE NADAR: dans le "Journal pour rire"
-> véritable nom: Félix Tournachon
->représentation de plusieurs personnalités littéraires: auteurs ou journalistes qui vont de Victor Hugo à Félix Tournachon
-> Cette queue: de Mont Parnasse(endroit où étaient les dieux)vers un moulin à vent = fausse gloire
->Musèlement de la presse par les Napoléon et exil obligatoire de certains
-> esprit caustique nécessaire à l'entretien de l'esprit critique. On n'avait pas le droit de parler de politique donc on écrit des journaux pour rire et continuer de faire développer aux lecteurs leurs esprits critique pour que cela livre implicitement une idée politique
PRESSE CONTEMPORAINE DE THIBAUT SARDIER: dans "Libération"
-> portrait multifocal:
- Intellectuelle
- Militante = engagements
- Journaliste
