Exemple de l’Union européenne (UE)
Attention : l’Union Européenne n'est une organisation supranationale que lors de l’exercice des compétences qui lui sont attribuées par les traités. Certains Etats cherchent à contourner ces organisations supranationales :
- Non application des directives européennes (attention aux sanctions salées) ;
- Droits de douane imposés unilatéralement ;
- Alliances parallèles
La gestion de crise de l’Union européenne (UE)
➢ Le mécanisme de protection civile de l’UE (MPCU) aide les pays à l'intérieur et à l'extérieur de l'UE à faire face à des situations d'urgence.
➢ Le Centre de coordination de la réaction d'urgence (ERCC) est le cœur opérationnel de l’UE pour répondre et coordonner les actions en matière de gestion de crise.
➢ l’UE dispose d’une réserve européenne de protection civile (ressources et moyens affectées au préalable de manière volontaire, en vue d'un déploiement immédiat).
➢ L’UE exploite et met à la disposition des pays des cartes satellitaires produites par le service Copernicus de gestion des urgences.
Evolution de la notion de « crise »
De la notion de « jugement »….
➢ Origine → décider, faire un choix
➢ Peu à peu, la « crise » devient un terme désignant une période de rupture, un moment d’une intensité grave.
➢ A partir du XIXe siècle, la crise désigne une période de dysfonctionnements (internes ou externes). On parle alors de « crise économique », « financière », « politique », mais aussi « psychologique ».
➢ Extension de la notion à différents champs sociétaux : désignation d’un moment de rupture historique (histoire), un changement de cycle économique (ex: Cycle de Kondratiev), déséquilibre du métabolisme d’un être vivant (maladie) ou des rapports sociaux (domaine social), ou champ médiatique.
Ce que recouvre la notion de « crise »: définir les critères
=> Une crise est une « situation d’anomie provoquée par le changement » (Thierry Tardy).
- Anormalité de la situation : la situation n’est pas ordinaire, mais « extraordinaire ».
- Inadéquation des outils de régulation existants: une mauvaise gestion de la normalité (politiques, choix, décisions, habitudes) entrainant l’anomie d’une situation, et donc la crise (renvoi au terme original).
- Incertitude liée à l’occurrence d’une situation: Probabilité d’occurrence d’une crise en fonction de la capacité de l’Etat à gérer une situation. Si incapacité, alors occurrence plus forte. Opposition entre probabilité d’occurrence face à la capacité de gestion (notion de résilience/exposition).
- Accumulation de « dysfonctionnements » (crise cumulative), ou d’un évènement soudain (crise abrupte).
- Notion d’amplitude: degré d’intensité et capacité de déstabilisation d’une situation.
- Notion de durée: des prémisses à la période post-crise en passant par la crise de crise internationale elle-même
- Risques et opportunités d’une crise selon le changement provoqué par la situation d’anomie et la capacité de réaction de l’acteur
La notion de crise ne rejoint en théorie pas celle d’un conflit
➢ La crise est une situation d’anormalité, de désordre mais qui ne met pas forcément, dans un premier temps, des acteurs en opposition
➢ Le conflit est une situation caractérisée par une opposition, un antagonisme entre des individus, des acteurs. Situation d’opposition de valeurs, d’ambitions, de motivations…
➢ Une réalité plus complexe dans laquelle peuvent s’imbriquer crise(s) et conflit(s)
Toutes les crises sont H U M A N I T A I R E
Typologie de la notion de « crise internationale »
La crise internationale se caractérise par: « une rupture d’équilibre, une période intermédiaire, qui se caractérise par un accès bref, soudain et violent qui a une histoire, un historique, des origines bien précises ».
Plusieurs caractéristiques peuvent être ainsi relevées :
Le caractère instable et anormal propre à une situation de crise à l’échelle internationale ;
L’évènement peut être prévu, ou soudain, et son origine peut être naturelle (séisme, montée des eaux, tsunami…) ou humaine (attentat, catastrophe industrielle, conflit politique latent ou ouvert, conflit armée…) ;
Un réel potentiel de déstabilisation d’une communauté, d’une région, d’un Etat ou une institution qui subit la situation d’anomie et dont l’impact met en péril la sécurité de la zone et des acteurs concernés. Le caractère international tient au fait que le potentiel de déstabilisation qu’entraine la crise aura des conséquences à l’échelle internationale, et ce même si certaines crises ont une origine interne à un Etat (cas d’un Etat fragile ou en déliquescence ).