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Post-Bac

Focus - Mère VS Fonction maternelle.

Winnicott et la fonction maternelle.

  • "Un bébé, ça n’existe pas" : Cette célèbre formule de Winnicott signifie que le bébé ne peut être conçu sans tenir compte de la personne qui s’occupe de lui. L’enfant ne se construit pas seul, mais à travers l'interaction avec l’adulte qui répond à ses besoins et assure sa sécurité affective et physique.

Il faut donc penser le duo bébé + adulte (souvent la mère).

  • Fonction maternelle : Ce concept désigne les tâches de soin, d'attention et de protection apportées au bébé. Bien que traditionnellement associée à la mère biologique, cette fonction peut être remplie par n’importe quelle figure d'attachement, comme le père, une mère adoptive, un autre proche, ou même une institution dans certains cas. Ce rôle est essentiel pour le développement affectif et psychique de l'enfant.

La mère suffisamment bonne.

  • La mère suffisamment bonne ne doit ni être parfaite ni répondre immédiatement à tous les besoins de l’enfant. Elle doit être "suffisante", c’est-à-dire répondre de manière adaptée mais pas excessive.
  • Deux extrêmes à éviter :
  • Une mère "pas assez bonne" laisse l’enfant dans l’angoisse ou la souffrance, en ne répondant pas à ses besoins affectifs et physiques de manière adéquate (par exemple, en négligeant ses pleurs ou en ne le nourrissant pas correctement).
  • Une mère "trop bonne" répond à chaque besoin de l’enfant de façon excessive et immédiate. Cela empêche le bébé de ressentir des petites frustrations nécessaires à sa différenciation : pour que l'enfant développe un sens de soi, il doit faire l'expérience du manque. C’est en ressentant parfois des absences ou des délais dans les réponses à ses besoins que l'enfant commence à distinguer son propre être de celui de sa mère.

Les 3 fonctions psychiques de la mère suffisamment bonne.

  • Object presenting (présentation de l’objet) : La mère joue le rôle de médiatrice entre le monde et l’enfant. En étant présente au bon moment, elle permet à l'enfant d'identifier un objet (par exemple, le sein ou le biberon) comme une réponse à ses besoins.

L’enfant peut ainsi éprouver une illusion créative : il a l’impression de créer lui-même cet objet qui le satisfait, un mécanisme clé dans le développement de la psyché.

  • Holding (le fait de tenir, de contenir) : Ce terme désigne le soutien physique et émotionnel que la mère apporte à l’enfant. Le « holding » inclut les soins pratiques (comme le nourrir, le bercer, le protéger des stimulations excessives) qui aident le bébé à se sentir en sécurité. Ce soutien lui permet de faire face aux excès d'excitation(comme la faim, la fatigue, le froid) sans être submergé.
  • Handling (manipulation physique) : Il s'agit des soins corporels prodigués à l’enfant (le bain, le changement de couche, l’habillage), qui l’aident à prendre conscience de son propre corps et à construire son schéma corporel. Par exemple, sentir l’eau chaude sur sa peau lors du bain ou ressentir les vêtements qui couvrent son corps l’aide à se représenter les limites de son propre corps, favorisant ainsi la constitution de son identité corporelle.
Post-Bac

Focus - Mère VS Fonction maternelle.

Winnicott et la fonction maternelle.

  • "Un bébé, ça n’existe pas" : Cette célèbre formule de Winnicott signifie que le bébé ne peut être conçu sans tenir compte de la personne qui s’occupe de lui. L’enfant ne se construit pas seul, mais à travers l'interaction avec l’adulte qui répond à ses besoins et assure sa sécurité affective et physique.

Il faut donc penser le duo bébé + adulte (souvent la mère).

  • Fonction maternelle : Ce concept désigne les tâches de soin, d'attention et de protection apportées au bébé. Bien que traditionnellement associée à la mère biologique, cette fonction peut être remplie par n’importe quelle figure d'attachement, comme le père, une mère adoptive, un autre proche, ou même une institution dans certains cas. Ce rôle est essentiel pour le développement affectif et psychique de l'enfant.

La mère suffisamment bonne.

  • La mère suffisamment bonne ne doit ni être parfaite ni répondre immédiatement à tous les besoins de l’enfant. Elle doit être "suffisante", c’est-à-dire répondre de manière adaptée mais pas excessive.
  • Deux extrêmes à éviter :
  • Une mère "pas assez bonne" laisse l’enfant dans l’angoisse ou la souffrance, en ne répondant pas à ses besoins affectifs et physiques de manière adéquate (par exemple, en négligeant ses pleurs ou en ne le nourrissant pas correctement).
  • Une mère "trop bonne" répond à chaque besoin de l’enfant de façon excessive et immédiate. Cela empêche le bébé de ressentir des petites frustrations nécessaires à sa différenciation : pour que l'enfant développe un sens de soi, il doit faire l'expérience du manque. C’est en ressentant parfois des absences ou des délais dans les réponses à ses besoins que l'enfant commence à distinguer son propre être de celui de sa mère.

Les 3 fonctions psychiques de la mère suffisamment bonne.

  • Object presenting (présentation de l’objet) : La mère joue le rôle de médiatrice entre le monde et l’enfant. En étant présente au bon moment, elle permet à l'enfant d'identifier un objet (par exemple, le sein ou le biberon) comme une réponse à ses besoins.

L’enfant peut ainsi éprouver une illusion créative : il a l’impression de créer lui-même cet objet qui le satisfait, un mécanisme clé dans le développement de la psyché.

  • Holding (le fait de tenir, de contenir) : Ce terme désigne le soutien physique et émotionnel que la mère apporte à l’enfant. Le « holding » inclut les soins pratiques (comme le nourrir, le bercer, le protéger des stimulations excessives) qui aident le bébé à se sentir en sécurité. Ce soutien lui permet de faire face aux excès d'excitation(comme la faim, la fatigue, le froid) sans être submergé.
  • Handling (manipulation physique) : Il s'agit des soins corporels prodigués à l’enfant (le bain, le changement de couche, l’habillage), qui l’aident à prendre conscience de son propre corps et à construire son schéma corporel. Par exemple, sentir l’eau chaude sur sa peau lors du bain ou ressentir les vêtements qui couvrent son corps l’aide à se représenter les limites de son propre corps, favorisant ainsi la constitution de son identité corporelle.
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