A retenir :
Carté d'identité du texte :
Son auteur : Jean de La Bruyère ( 1645-1699)
- né dans une famille bourgeoise
- précepteur du jeune duc de Bourbon en 1684( commence fréquenter palais de Versailles)
Contexte de l'oeuvre:
- Fin XVII siècle : Comédie Française éclate une querelle
- défenseurs des Anciens ( Fontaine et Racine) - imiter les auteurs classiques/ antique - incarnent un idéal
- défenseurs des Modernes ( Molière) - veulent innover et pas seulement égaler
La Bruyère plutôt Ancien, son livre est la continuité d'un livre d'un auteur Grec antique - Théophraste
citation: livre I " Tout est dit et l'on vient trop tard, depuis plus de 7000 ans qu'il y a des hommes qui pensent"
L'oeuvre :
- 1ère édition en 1688
- organisé en XI chapitres ( évolution dans la construction)
- Remarques : écriture fragmenté, se répondent ( universalité de certains traits de caractère)
- désordre remarque = désordre société
- composition dénonce apparence ( chapitre- ordonné + remarque - désordonnée)
A retenir :
Les caractères au croisement de la littérature et des sciences :
- Adopte une posture de zoologue, antropholoque : les observe avec un regard extérieur ( un étranger à ce monde et ses règles qu'il essaie de s'éloigner
- les regarde avec une loupe : caricature: grossit leurs traits
- offre une clafication de la nature humaine
- propose une cartographie rigoureuse des qualités et défauts humains
Livre XI : de L'homme - " Ils sont ainsi fait, c'est la nature" les défauts humains font parti de leur nature
Importance de l'esthétique :
- métaphore de la peinture reprise a multiples reprises dans la préface
- aussi un sculpteur : "rondeur" de son livre : reprèsente le monde
A retenir :
Résumé des livres :
Livre V : " De la société et de la Conversation"
- examine les relations humaines
- parole = outil de domination
- Décrit la figure idéale de l'honnête homme + règles de conduite
- portraits d'Acis ( précieux) + Arrias ( inverse de l'honnête homme)
Livre VI : "Des Biens de Fortune"
- dénonce l'effet de l'argent sur les caractères
- L'argent menace l'équilibre social
- Portrait en diptyque de Gtion et Phédon
Livre VII : " De la Ville"
- Paris, regard très satirique porté par le moraliste
- un lieu corrompu
- mélange des catégories sociales - inquiétante
- reproche à la ville d'être éblouie par la cour + cherche à imiter les habitudes
Livre VIII : " De la Cour"
- Critique: règne de l'hypocrisie et des faux semblants à la cour
- courtisans deviennent des marionnettes ridicules
- dévoile face sombre de la condition des courtisans (éprouvante+ risquée)
Livre IX : " Des Grands"
- plus puissants ont les mêmes vices que les petits courtisans
- La Bruyère les décrit avec un ton sarcastique et ironique
- Versailles : avant tout un lieu de spectacle
Livre X : " Du Souverain ou de la République"
- Livre consacré à Louis XVI + exercice du pouvoir
- propos globalement élogieux : donne quelques conseils
- qualités qu'il faut au Prince ( manière idéale de gouverner)-
A retenir :
Thèmes réccurants :
Théâtre du monde:
- utilise le topos littéraire du " theatrum mundi" : monde est un théâtre ou on joue un rôle
- dans les rues de Paris, les salons et la cour de Versailles : on parade et on s'observe. Monde régit par l'artifice
la scène = versaille
- Chacun met en scène sa richesse et sa fortune
- LB critique la vanité et l'absurdité ( le paraître) de cette comédie sociale
> La métaphore du théâtre initié dans les livres précédents prend de l'ampleur dans le livre VII: tout est comédie et jeux d'hypocrisie, seules comptent les apparences
- Référence au théâtre : bcp de personnages + diversité des décors.
Présence de dialogue
" Dans cent ans le monde subsistera encore en son entier: ce sera le même théâtre et les mêmes décorations, ce ne seront plus les mêmes acteurs" livre VIII : De la Cour
Comédie sociale :
- LB dénonce la comédie sociale sur le théâtre du monde, chacun essaie de paraître pour ce qu'il n'est pas
- Les hommes vivent dans l'hypocrisie + éloignent de l'idéal de l'honnête homme
- Pour dénoncer la comédie sociale, Il utilise le théâtre: diaologue + saynetes
- Les hommes jouent la comédie : LB en est le metteur en scène ( portraits + saynètes)
> LB prône un rire sain révélant de la comédie : on châtie les moeurs par le rire
" Non avons voulu avertir, et non mordre, être utile, et non offensive, réformer les moeurs humaines, et non scandaliser" - épigraphe de son livre. S'inscrit dans la lignée humaniste
- couritsan : marionnette + bête de foire ( métaphores animalières )
- LB dépeint des types sociaux et pas des individus ( caricature)
L'honnête homme:
- porait d'un homme idéal au XVII ème siècle : agréable, cultivé, modéré
- homme qui se caractérise par sa modestie : maîtrise relations sociales + conversation
- Utilise portrait satirique pour montrer l'idéal
> Arrias : encontre de l'idéal qui possède les codes de bonne conduite en société
- LB se rapproche de la médiocrité d'or : proné par les philosophes antiques
> modéstie de LB : s'absence ( pas de "je" )
Préface : certaine modestie " Je consens au contraire, que l'on dise de moi que je n'ai pas quelques fois bien remarqué, pourvu que l'on remarque mieux"
Livre VI : se contenter de ce qu'on a, ne pas chercher à avoir plus
Satire sociale :
- Derrière la comédie sociale se cache la satire sociale
- artifice et superfécialité cachent hypocrisie, rivalité et jalousie
- registre de l'éloge - présentation des hommes puis le moraliste plonge son personnage dans une situation qui souligne ses défauts
- amuse le lecteur/ surprise ( chute)
- portraits satirique qui dépeints des contres modèle ( Arrias ou Théodecte - trop théatral)
Plaire et instuire:
- Le but de LB est de faire rire mais rutout édifier + instruire
- Reflexion du lecteur à travers les portraits ( reconnaisse)
- Il ne désespere pas même s'il affirme que son but est difficile à atteindre
" mais comme les hommes ne se dégoutent point du vice, il ne faut pas aussi se lasser de leur repprocher" - préface
- Il est concient de la difficulté mais continue a critiquer les moeurs de la société car " la matière est inépuisable"
A retenir :
Citations :
Théâtre :
- " Le peuple souvent a le plaisir de la tragédie; il voit périr sur le théâtre du monde les personnages les plus odieux, qui ont fait le plus de mal dans diverses scènes, et qu'il a le plus haïs." Livre VI : " Des Biens de Fortune"
- " Quelques-uns n'ont pas même le triste avantage de répandre de leurs folies plus loin que le quartier où ils habitent : c'est le seul théâtre de leur vanité Livre VII : " De la Ville"
- " Aussi les Pamphiles sont-ils toujours comme sur un théâtre; gens nourris dans le faux, et qui ne haïssent rien tant que d'être naturels, vrais personnages de la comédie, des Floridors, des Mondoris" - Livre IX : " Des Grands"
Comédie sociale:
- " Un homme qui sait la Cour; est maître de son geste, de ses yeux et de son visage" Livre VIII : " De la Cour"
- " La cour est comme un édifice bâti de marbre, je veux dire qu'elle est composé d'hommes fort durs, mais fort polis" Livre VIII : " De la Cour"
- " ils s'agitent, semblables à ces figures de carton qui servent de montre à une fête publique" Livre IX : " Des Grands"
Vanité des comportements :
- C'est beaucoup tirer de notre ami, si ayant monté à une grande faveur, il est encore un homme de notre connaissance" Livre VIII : " De la Cour"
- " L'on voit des hommes tomber d'une haute fortune par les mêmes défauts qui les avaient y fait monter" Livre VIII : " De la Cour"
A retenir :
Ouverture :
L’ambition de La Bruyère dans Les Caractères, celle de dépeindre les travers humains et la comédie sociale, confère à son œuvre une portée universelle. Un siècle plus tard, cette démarche trouve un écho puissant dans La Comédie humaine de Balzac, qui, à son tour, dresse un portrait détaillé de la société de son époque à travers des personnages typés, mais profondément humains. La Bruyère et Balzac partagent ainsi le même projet : faire de leurs œuvres un miroir des passions et des faiblesses humaines
