L'histoire du "Veston ensorcelĂ©" de Dino Buzzati dĂ©bute avec le narrateur rencontrant un homme Ă©lĂ©gamment vĂȘtu Ă Milan. IntriguĂ© par la perfection de son costume, le narrateur dĂ©couvre l'existence d'un mystĂ©rieux tailleur, Alfonso Corticella. Ce dernier accepte facilement de lui confectionner un costume, mais le narrateur se sent mal Ă l'aise aprĂšs leur rencontre.
Quand il essaie finalement le costume, le narrateur découvre par hasard un billet de dix mille lires dans la poche. D'abord surpris, il pense à une distraction du tailleur. Cependant, en plongeant la main à plusieurs reprises dans la poche, il en ressort de plus en plus de billets. Cette source inépuisable de richesse devient rapidement suspecte lorsqu'il prend conscience que l'apparition de cet argent coïncide étrangement avec des tragédies ou des crimes signalés dans les journaux.
La tentation devient irrésistible pour le narrateur, entraßné par la promesse d'une vie de luxe infinie. Bien qu'il soit conscient des malheurs que chaque billet retiré de sa poche semble causer, il continue à en accumuler compulsivement. Sa conscience se détériore à chaque nouvelle acquisition, et il sombre dans un cycle de désir insatiable pour plus de richesse.
Le conflit intérieur du narrateur met en lumiÚre la lutte entre la moralité et l'attrait de la richesse facile. Malgré ses pressentiments, il ne parvient pas à résister à l'appùt du gain, ce qui amÚne une série d'événements dramatiques orchestrés par une main invisible, apparemment diabolique.
Le narrateur, réalisant les conséquences désastreuses de ses actions et la véritable nature maléfique de son veston, décide de le détruire. Il brûle le veston dans une vallée isolée, mais entend une voix mystérieuse lui dire que c'est trop tard. De retour en ville, il découvre que toute sa fortune a disparu. Il est réduit à sa vie d'avant la richesse, avec une sourde appréhension de n'avoir pas véritablement fermé cette porte diabolique.
L'histoire se termine par l'angoisse persistante de revoir un jour le sinistre tailleur pour régler son ultime compte.