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Explication linéaire "Le dormeur du val"

INTRODUCTION

  • La Guerre franco-prussienne qui a eu lieu de Juillet 1870 à Janvier 1871 par ses destructions et ses horreurs >> profondément impacté la population fr + et les écrivains qui ont fait écho de ce choc.
  • Le poète AR n'a que 16 ans lorsqu'en octobre 1870 il compose ce sonnet, intitulé "Le dormeur du val".
  • Il a bcp fugué et a donc était témoin des atrocités du conflit.
  • Faisant partie des Cahiers de Douai, le poème décrit le corps d'un soldat qui plongé dans un cadre champêtre dont le repos n'est qu'apparent . Comme le montre le dernier vers puisqu'il s'agit d'une victime de la guerre.

PROBLEMATIQUE


Dans quelles mesures ce sonnet relève t'il de la poésie engagée de par sa portée symbolique et politique ?

I- La description d'un lieu idyllique (1er quatrain)

II- Le repos d'un soldat (2e quatrain)

III- Une quiétude toujours plus ambiguë (les deux sonnets)


I - La description d'un lieu idyllique (premier quatrain)


  • Le premier quatrain décrit un cadre champêtre, le thème de la nature y est omniprésent. >> "un trou de verdure" au v.1 qui va donner la possibilité de s'abriter. >> idée de refuge
  • Au vers 4, ns observons aussi la mention d'un "petit val" qui donne l'idée d'un refuge. >> paysage accueillant ou il est agréable de s'y reposer et ou l'on perçoit un calme.
  • Cependant le vers 1 nous surprend déjà par une allitération "trou de verdure" en r qui crée une dureté au milieu d'un cadre paisible.
  • Nature personnifiée dans cette strophe, la rivière "chante" >> origine d'un bruit mélodieux. + La montagne est dite "fière".
  • Nous observons aussi des correspondances dans cette première strophe "soleil" "luire " au v.3 avec "rayons" au v.4 >> effet d'insistance sur une grande luminosité.
  • La lumière est encore mise en valeur grâce à un rejet au v.4 "luit".
  • Au vers 2 "les haillons d'argent" l'effet de surprise est maintenu car opposition, dimension oxymorique entre le terme "haillons" = péjoratif ( employé pour décrire des vêtement usés , connote la destruction, dénuement, pauvreté, misère) et "argent" = positif.
  • Cela désigne la rosée. Le poète a su partir de la réalité de la rosée , il en propose ensuite une transformation poétique. Le cadre n'est plus si idyllique.
  • Dans cette première partie, nous remarquons que Rimbaud commence à préparer sa critique en dégradant petit à petit le cadre décrit paisible et idyllique au début.

II- Le repos d'un soldat (deuxième quatrain)


  • Le cadre de nature reste mais cette deuxième strophe a l'accès sur le visage du jeune soldat. Cette strophe est habilement construite : le verbe principal est repoussé du vers 7 et mis en valeur grâce au rejet "Dort".
  • "Le frais cresson bleu" au v.6 >> (invention, idée de beauté, le cresson est en fait vert) le choix de cette couleur crée la surprise et permet d'affirmer une modernité poétique et permet la rime (suffisante> bleu / pleut). cette couleur est comme entrainée par le participe présent "baignant" --> idée de bain de verdure. Peut-être une altération de la couleur de l'herbe avec due au sang.
  • On retrouve l’idée de confort = position allongée ; idée d’abandon, lâcher-prise >> "bouche ouverte"
  • une nature protectrice + incorporation du soldat dans le cadre naturel > "étendu dans l'herbe" "dans son lit vert"
  • Cependant la pâleur du soldat mise en valeur à l'attaque du vers 8, elle introduit un questionnement, une inquiétude.

Dans cette seconde partie Rimbaud continue d'annoncer de décrire un paysage tranquille mais ns voyons le début d'une critique qui relève de la poésie engagée par la mention de "cresson bleu" qui doit sa couleur probablement à une altération due à du sang versé.

III- Une quiétude toujours plus ambiguë (deux sonnets)


  • Dans ce premier tercet, nous observons des références récurrentes au soleil.
  • champ lexical >> v.9 "il dort" v.13 "il fait un somme" (manière + indirecte) "bercer" au vers 11. = idée de qlq chose de figé, étrangement immobile, suspect.
  • Doute consolidé par des signes morbides = santé, maladie "souriant comme sourirait un enfant malade" + froideur "il a froid" car nous savons que l'individu se trouve en plein soleil, donc opposition entre le soleil et le froid >> comme si la chaleur ne faisait pas d'effets sur lui.
  • Au vers 12, abondance de perceptions sensorielles. "Les parfums ne font pas frissonner sa narine" >> soldat ne peut pas apprécier cette sensation.
  • v.9 référence étymologique est présentée "glaïeuls" vient de "glaive" en latin >> compris comme un signe d'agression, de blessure, de mort. C'est également une fleur qui connote la mort puisqu'elle est utilisée en ornements sur des tombes. Il n'y en a plus de sentiment de sérénité = indices positifs et négatifs qui se mêlent ayant pour but de dérouter le lecteur.
  • Autre élément positif >> référence à la nature personnifiée et qui apporte l'idée d'une protection bienveillante et bienfaisante. "berce-le" est un souhait.
  • Dans le dernier vers, l'adjectif "tranquille" est mis en valeur avec le rejet qui exprime une sorte d'apaisement.
  • Dernier vers = chute, prise de conscience de sa mort.

Rimbaud fait donc ici une critique de la guerre et de ses horreurs relevant de la poésie engagée, en dissimulant dans la beauté trompeuse de la nature les stigmates d’un conflit absurde, et en dénonçant avec subtilité la violence silencieuse infligée à une jeunesse sacrifiée.

CONCLUSION


  • Rimbaud fait donc ici une critique de la guerre et de ses horreurs, relevant de la poésie engagée.
  • Derrière un décor de nature paisible et apaisante, il dissimule peu à peu les indices d’une réalité tragique.
  • Le poète dénonce en douceur, sans discours frontal, l’absurdité de la guerre et la brutalité infligée à une jeunesse innocente.
  • Le soldat n’est pas simplement endormi, il est victime silencieuse, figée dans un cadre indifférent.
  • Le dernier vers crée un choc, une chute brutale qui fait basculer tout le poème dans le tragique et interpelle le lecteur.
  • Ainsi, Le Dormeur du val est un exemple fort de poésie engagée, qui utilise la beauté poétique pour mieux faire ressentir l’horreur.
  • Ce regard critique sur la guerre se retrouve dans un autre poème de Rimbaud : Le Mal.
  • Contrairement au Dormeur du val, où la dénonciation est progressive et subtile, Le Mal adopte un ton beaucoup plus direct et violent.
  • Dans Le Mal, Rimbaud accuse clairement les responsables de la guerre, notamment les chefs militaires et les religieux, qu’il décrit comme complices du massacre.
  • Le vocabulaire y est plus sombre, plus explicite là où Le Dormeur du val préfère la suggestion et le contraste poétique.
  • Tandis que Le Dormeur du val mise sur l’émotion et le choc final, Le Mal utilise l’indignation et la dénonciation frontale.
  • Ces deux poèmes montrent ainsi deux facettes complémentaires de la poésie engagée chez Rimbaud : l’une douce et tragique, l’autre crue et révoltée

Explication linéaire "Le dormeur du val"

INTRODUCTION

  • La Guerre franco-prussienne qui a eu lieu de Juillet 1870 à Janvier 1871 par ses destructions et ses horreurs >> profondément impacté la population fr + et les écrivains qui ont fait écho de ce choc.
  • Le poète AR n'a que 16 ans lorsqu'en octobre 1870 il compose ce sonnet, intitulé "Le dormeur du val".
  • Il a bcp fugué et a donc était témoin des atrocités du conflit.
  • Faisant partie des Cahiers de Douai, le poème décrit le corps d'un soldat qui plongé dans un cadre champêtre dont le repos n'est qu'apparent . Comme le montre le dernier vers puisqu'il s'agit d'une victime de la guerre.

PROBLEMATIQUE


Dans quelles mesures ce sonnet relève t'il de la poésie engagée de par sa portée symbolique et politique ?

I- La description d'un lieu idyllique (1er quatrain)

II- Le repos d'un soldat (2e quatrain)

III- Une quiétude toujours plus ambiguë (les deux sonnets)


I - La description d'un lieu idyllique (premier quatrain)


  • Le premier quatrain décrit un cadre champêtre, le thème de la nature y est omniprésent. >> "un trou de verdure" au v.1 qui va donner la possibilité de s'abriter. >> idée de refuge
  • Au vers 4, ns observons aussi la mention d'un "petit val" qui donne l'idée d'un refuge. >> paysage accueillant ou il est agréable de s'y reposer et ou l'on perçoit un calme.
  • Cependant le vers 1 nous surprend déjà par une allitération "trou de verdure" en r qui crée une dureté au milieu d'un cadre paisible.
  • Nature personnifiée dans cette strophe, la rivière "chante" >> origine d'un bruit mélodieux. + La montagne est dite "fière".
  • Nous observons aussi des correspondances dans cette première strophe "soleil" "luire " au v.3 avec "rayons" au v.4 >> effet d'insistance sur une grande luminosité.
  • La lumière est encore mise en valeur grâce à un rejet au v.4 "luit".
  • Au vers 2 "les haillons d'argent" l'effet de surprise est maintenu car opposition, dimension oxymorique entre le terme "haillons" = péjoratif ( employé pour décrire des vêtement usés , connote la destruction, dénuement, pauvreté, misère) et "argent" = positif.
  • Cela désigne la rosée. Le poète a su partir de la réalité de la rosée , il en propose ensuite une transformation poétique. Le cadre n'est plus si idyllique.
  • Dans cette première partie, nous remarquons que Rimbaud commence à préparer sa critique en dégradant petit à petit le cadre décrit paisible et idyllique au début.

II- Le repos d'un soldat (deuxième quatrain)


  • Le cadre de nature reste mais cette deuxième strophe a l'accès sur le visage du jeune soldat. Cette strophe est habilement construite : le verbe principal est repoussé du vers 7 et mis en valeur grâce au rejet "Dort".
  • "Le frais cresson bleu" au v.6 >> (invention, idée de beauté, le cresson est en fait vert) le choix de cette couleur crée la surprise et permet d'affirmer une modernité poétique et permet la rime (suffisante> bleu / pleut). cette couleur est comme entrainée par le participe présent "baignant" --> idée de bain de verdure. Peut-être une altération de la couleur de l'herbe avec due au sang.
  • On retrouve l’idée de confort = position allongée ; idée d’abandon, lâcher-prise >> "bouche ouverte"
  • une nature protectrice + incorporation du soldat dans le cadre naturel > "étendu dans l'herbe" "dans son lit vert"
  • Cependant la pâleur du soldat mise en valeur à l'attaque du vers 8, elle introduit un questionnement, une inquiétude.

Dans cette seconde partie Rimbaud continue d'annoncer de décrire un paysage tranquille mais ns voyons le début d'une critique qui relève de la poésie engagée par la mention de "cresson bleu" qui doit sa couleur probablement à une altération due à du sang versé.

III- Une quiétude toujours plus ambiguë (deux sonnets)


  • Dans ce premier tercet, nous observons des références récurrentes au soleil.
  • champ lexical >> v.9 "il dort" v.13 "il fait un somme" (manière + indirecte) "bercer" au vers 11. = idée de qlq chose de figé, étrangement immobile, suspect.
  • Doute consolidé par des signes morbides = santé, maladie "souriant comme sourirait un enfant malade" + froideur "il a froid" car nous savons que l'individu se trouve en plein soleil, donc opposition entre le soleil et le froid >> comme si la chaleur ne faisait pas d'effets sur lui.
  • Au vers 12, abondance de perceptions sensorielles. "Les parfums ne font pas frissonner sa narine" >> soldat ne peut pas apprécier cette sensation.
  • v.9 référence étymologique est présentée "glaïeuls" vient de "glaive" en latin >> compris comme un signe d'agression, de blessure, de mort. C'est également une fleur qui connote la mort puisqu'elle est utilisée en ornements sur des tombes. Il n'y en a plus de sentiment de sérénité = indices positifs et négatifs qui se mêlent ayant pour but de dérouter le lecteur.
  • Autre élément positif >> référence à la nature personnifiée et qui apporte l'idée d'une protection bienveillante et bienfaisante. "berce-le" est un souhait.
  • Dans le dernier vers, l'adjectif "tranquille" est mis en valeur avec le rejet qui exprime une sorte d'apaisement.
  • Dernier vers = chute, prise de conscience de sa mort.

Rimbaud fait donc ici une critique de la guerre et de ses horreurs relevant de la poésie engagée, en dissimulant dans la beauté trompeuse de la nature les stigmates d’un conflit absurde, et en dénonçant avec subtilité la violence silencieuse infligée à une jeunesse sacrifiée.

CONCLUSION


  • Rimbaud fait donc ici une critique de la guerre et de ses horreurs, relevant de la poésie engagée.
  • Derrière un décor de nature paisible et apaisante, il dissimule peu à peu les indices d’une réalité tragique.
  • Le poète dénonce en douceur, sans discours frontal, l’absurdité de la guerre et la brutalité infligée à une jeunesse innocente.
  • Le soldat n’est pas simplement endormi, il est victime silencieuse, figée dans un cadre indifférent.
  • Le dernier vers crée un choc, une chute brutale qui fait basculer tout le poème dans le tragique et interpelle le lecteur.
  • Ainsi, Le Dormeur du val est un exemple fort de poésie engagée, qui utilise la beauté poétique pour mieux faire ressentir l’horreur.
  • Ce regard critique sur la guerre se retrouve dans un autre poème de Rimbaud : Le Mal.
  • Contrairement au Dormeur du val, où la dénonciation est progressive et subtile, Le Mal adopte un ton beaucoup plus direct et violent.
  • Dans Le Mal, Rimbaud accuse clairement les responsables de la guerre, notamment les chefs militaires et les religieux, qu’il décrit comme complices du massacre.
  • Le vocabulaire y est plus sombre, plus explicite là où Le Dormeur du val préfère la suggestion et le contraste poétique.
  • Tandis que Le Dormeur du val mise sur l’émotion et le choc final, Le Mal utilise l’indignation et la dénonciation frontale.
  • Ces deux poèmes montrent ainsi deux facettes complémentaires de la poésie engagée chez Rimbaud : l’une douce et tragique, l’autre crue et révoltée