La peau n’est pas qu’une simple enveloppe mais un organe
très complexe.
Elle a de nombreux rôles : barrière cutanée, immunitaire,
régulation thermique…. Mais l’une de ses fonctions fondamentales c’est sa
capacité à cicatriser afin de restaurer sa barrière protectrice grâce au
renouvellement permanent de toutes ses cellules.
Elle est constituée de 3 couches de tissus mais on peut même
en mentionner 4, en effet entre l’épiderme et le derme se situe la jonction
dermo-épidermique qui peut être considérée comme une couche à part entière de
la peau.
Les couches de la peau
Epiderme
La jonction dermo-épidermique
Le derme
L'hypoderme
Il existe plusieurs facteurs de risque favorisant le développement des escarres. Parmi eux, on trouve l'immobilité prolongée, la malnutrition, la déshydratation, la perte de poids, l'incontinence, la mauvaise circulation sanguine, la peau sensible, le tabagisme, le diabète et des problèmes de sensation ou de mobilité.
Saignements
Phase inflammatoire ou détersion
Phase de prolifération ou bourgeonnement
Phase d’épidermisation
Phase de remodelage
1- Cicatrisation de première intention :
C’est la réparation simultanée de l’épiderme et du derme avec la suture de la plaie qui consiste au rapprochement de ses berges.
Il faut une vitalité des berges, un parfait affrontement du derme et de l’épiderme (en priorité du derme).
Suture par fil ou agrafe
2- Cicatrisation de deuxième intention :
Il s’agit d’une cicatrisation dirigée.
Elle se fait en trois étapes :
- La détersion
- Le bourgeonnement
- L’épidermisation
3- La détersion par pansement :
La détersion consiste à débarrasser la plaie du tissu nécrotique, du tissu fibrineux, des éléments sales, des corps étrangers afin que la cicatrisation se fasse dans les meilleures conditions.
4- La detersion mécanique :
La détersion peut être mécanique : à l’aide de pinces, ciseaux, bistouris, curettes…
Les deux méthodes de détersion peuvent s’associer (par pansement et mécanique).
5- Le bourgeonnement :
C’est une réparation conjonctive.
Le bourgeon s’arrête de combler le volume de la perte de substance cutanée dès que celle-ci est reconstituée.
6- L’épidermisation :
Dès que la phase précédente est complètement terminée, l’épidermisation terminale ou dernière phase du processus cicatriciel peut démarrer (cf cicatrisation physiologique).
La cicatrisation ne doit pas dépasser 21 jours.
-> Age
-> Tabac
-> Surpoids
-> Malnutrition
-> Diabète
-> Insuffisance rénale
-> Pathologies vasculaires
-> Anémie
-> Plaie tumorale
-> Déficit immunitaire
-> Infection
-> Œdème
-> Déficit sensitif local
-> Problème de mobilité
-> Troubles de la continence
-> Hygiène
-> Les traitements : rayons, chimio, corticoïdes…
-> Troubles de la coagulation
-> Stress
-> Soins et pansements inappropriés
Le déroulement d’une cicatrisation normale se fait comme suit :
Le 1er mois : RAS. Au bout de 3 mois, la cicatrice est boursoufflée et rouge. Ensuite, elle diminue, blanchit et s’aplanit. La cicatrice est à son stade définitif au bout de 18 mois à 2 ans
Cicatrisation hypertrophique
Cicatrice chéloïde
La rétractation
Les troubles de pigmentation
Plaies chronique
Plaie tumorale
- Changer régulièrement de position : il est important de modifier la position du corps toutes les 2 heures pour réduire la pression sur les zones à risque.
- Utiliser des matelas et des coussins adaptés : certains matelas et coussins spécialement conçus pour la prévention des escarres peuvent réduire la pression exercée sur la peau.
- Garder une bonne hygiène de la peau : il est essentiel de nettoyer et de sécher régulièrement la peau afin de prévenir les infections et d'éliminer l'humidité qui peut fragiliser la peau.
- Contrôler l'alimentation : une alimentation équilibrée et riche en nutriments peut favoriser la cicatrisation et renforcer la santé de la peau.
- Maintenir une bonne hydratation : une hydratation suffisante est importante pour maintenir la peau en bonne santé.
Il est également recommandé de faire régulièrement des exercices de mobilité, de surveiller régulièrement l'apparition de rougeurs ou de plaies sur la peau, et de demander l'aide d'un professionnel de santé pour la gestion des escarres.
Le traitement des escarres dépend de leur stade de développement. Les escarres sont généralement classées en fonction de leur gravité, allant du stade I au stade IV. Les options de traitement comprennent :
Définition
Stade I
Les escarres de stade I sont des lésions cutanées superficielles qui se manifestent par une rougeur de la peau. Dans ce stade, il est important de soulager la pression sur la zone touchée et de prendre des mesures pour favoriser la guérison de la peau, comme l'utilisation de pansements spéciaux.
Stade II
Les escarres de stade II sont caractérisées par une perte partielle de l'épaisseur de la peau. Dans ce stade, des mesures supplémentaires de soins de la peau sont nécessaires, telles que le nettoyage de la plaie, l'application de pansements spécifiques et l'utilisation de produits de protection cutanée.
Stade III
Les escarres de stade III entraînent une perte complète de l'épaisseur de la peau et peuvent affecter les tissus sous-jacents. Dans ce stade, une intervention médicale est souvent nécessaire pour le nettoyage de la plaie, la débridement des tissus morts, la promotion de la cicatrisation et la prévention des infections.
Stade IV
Les escarres de stade IV sont les plus graves et impliquent souvent une destruction étendue des tissus, y compris les muscles, les tendons et les os. Dans ce stade, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour retirer les tissus endommagés et favoriser la cicatrisation.
Les plaies aiguës
Soit le traumatisme est volontaire
Soit le traumatisme est involontaire
Soit superficielles
Soit profondes
Soit simples
Soit graves
Les plaies graves
Elles se caractérisent par :
Leur localisation
Leur aspect
Leur mécanisme
->Nécrosée
->Hémorragique
->Sèche
->Exsudative
->Cavitaire
->Infectée : il existe différents stades d’infection :
- de la simple infection locale
- à la surinfection franche avec destruction du bourgeon charnu et des tissus profonds
- à l’infection des plans profonds
- à l’infection accompagnée de signes généraux
->Cancéreuse :
->Fibrineuse
->Bourgeonnante :
->Hyper bourgeonnante :
->Épidermisée :
Les facteurs de retard de cicatrisation
La situation clinique du patient :
Sa situation familiale
Les habitudes de vie
Observation
Evaluation de la plaie
Son étiologie : cause
Son histoire : début, contexte de survenue
Son impact sur la qualité de vie du patient
Sa typologie
Sa localisation
Observation de la plaie :
Recherche clinique des signes d’infection
Evaluation des exsudats et odeurs
Evaluation de l’étendue des dommages tissulaires
Mesures de la plaie
Alginates Hydrofibres
Hydrocellulaires Hydrocolloïdes
Pansements à l’argent Tulles
Interfaces Irrigo-absorbants
Hydro-détersifs Hydrogels
Pansements au charbon
Pansements au NOSF (Nano Oligo Saccharide Factor)
Acide hyaluronique Miel
Bien connaître la physio-pathologie
Bien connaître les différentes phases de la cicatrisation
Les différents types de plaies
Evaluation du patient avant l’évaluation de la plaie (sauf dans un contexte d’urgence)
Poser des objectifs de soins, les réajuster
Inclure le patient et/ou son entourage aux soins pour une meilleure observance
Bien connaître les différents pansements
Même si une plaie nous parait identique chez un patient diabétique, artéritique ou insuffisant veineux sa prise en charge, son traitement, le pansement seront différents
Attention aux mésusages : des soins ou un pansement inadapté peuvent être délétères au patient
Importance d’une prise en charge globale et pluridisciplinaire du patient