La dysplasie cervicale correspond à une modification pathologique de l’épithélium du col de l’utérus sans atteinte du stroma. Elle se distingue de la métaplasie et peut être de bas grade (CIN1, LIEBG, condylomes) ou de haut grade (CIN2-3, LIEHG). Elle est liée dans 99 % des cas à une infection par le HPV, virus sexuellement transmissible, dont certains types à haut risque (16, 18, 31, etc.) sont carcinogènes.
L’infection très fréquente, touchant plus de 80 % des femmes, avec un pic avant 25 ans. Dans 90 % des cas, le virus est éliminé spontanément en moins de deux ans. Cependant, sa persistance, notamment avec un HPV à haut risque et un terrain immunitaire défavorable, peut entraîner une dysplasie puis un cancer du col.
Le dépistage repose sur le frottis cervico-utérin entre 25 et 29 ans, puis sur le test HPV entre 30 et 65 ans tous les 5 ans. En cas d’anomalie cytologique (ASC-US, LSIL, HSIL, AGC), une colposcopie est réalisée afin d’obtenir une analyse histologique par biopsie.
La prise en charge dépend des résultats : une lésion bénigne ou de bas grade est souvent surveillée car elle peut régresser spontanément, tandis qu’une dysplasie de haut grade nécessite le plus souvent une conisation, geste chirurgical comportant des risques hémorragiques et obstétricaux.
La surveillance après traitement repose sur un contrôle HPV à 6 mois. La prévention inclut l’arrêt du tabac et surtout la vaccination par Gardasil 9, recommandée chez les jeunes, qui réduit significativement les lésions précancéreuses et les cancers du col.
