introduction
Droit objectif / droit subjectif
- Droit objectif : Ensemble des règles qui dans une société donnée vont régir les rapports entre les hommes
-> Lois : normes votées par le Parlement -> finalement c’est comme si NOUS on votait les lois car on élit le Parlement
-> Règlement : normes adoptées par le pouvoir exécutif
Dans le droit objectif : on distingue 2 types de droit
- Droit privé -> règles qui régissent les rapports entre les particuliers (sphère privée) => personnes physiques / personnes morales (assoc, entreprises, syndicats, sociétés commerciales)
Droit des familles par ex
- Droit public -> ensembles de lois qui s’appliquent aux personnes publiques (État, collectivités territoriales…) -> droit constitutionnel
Ex : je veux agrandir mon terrain : droit privé mais je dois consulter le droit public pour l’autorisation
2. Droit subjectif : prérogatives (droit) qui sont reconnues à tous les sujets de droits
. Ex : mon tel = j’ai un droit subjectif dessus ; droit de vote = droit subjectif
. Jean Carbonnier (grand juriste) « si le droit objectif nous permet de faire qqch, nous avons le droit subjectif de le faire »
I) Qui sont les titulaires du droit subjectif ?
-> Ce sont des personnes sujets du droit
-> sujet de droit : être qui jouit de la personnalité juridique
-> Personne juridique : aptitude à être titulaire de droit et assujetti à des obligations qui appartient à toutes les personnes physiques et dans des conditions différentes aux personnes morales
A) Les personnes physiques
CHAPITRE 1 : Êtres humains et personnalité juridique
1) Début de la personnalité juridique
-> Tous les humains se voient conférés la personnalité juridique
-> la personnalité juridique s’acquiert au moment de la naissance, lorsque l’enfant naît vivant et viable.
enfant viable : celui qui dispose à sa naissance d’un dvlp suffisant et des organes nécessaires pour lui permettre de vivre
-> Mais la théorie de l’infans conceptus permet à l’enfant à naître de bénéficier de certains droits si cela est dans son intérêt => on considère que l’enfant acquiert la personnalité juridique dès sa conception (et non dès sa naissance) mais : pas une personnalité juridique pleine et entière
2. Fin de la personnalité juridique
Le principe est que la mort entraîne la perte de la personnalité juridique
- la mort certaine : cas où la mort est sure
- La mort incertaine : cas où il existe un doute sur la mort de la personne (disparition, absence)
1/ mort certaine, 3 conditions :
- L’absence totale de conscience et d’activité motrice
- L’abolition de tous les réflexes du tronc cérébral
- L’absence totale de ventilation spontanée
2/ mort incertaine
absence
disparition
3/ le corps du mort fait quand même objet d’une protection particulière
3. Teneur de la personnalité juridique
- Par ppe : tout humain a la pleine capacité jur, MAIS certaines prsn voient leur capacité de jouissance limitée
-> exemple : Art 909 : empêche un soignant médical de bénéficier de l’héritage/ succession d’une prsn malade qu’elle a soigné et qui est décédée
- Il existe également des incapacités d’exercice qui ont pour objectif la protection de la prsn qui est frappée d’incapacité
* Mineur : incapacité d’exercice (peuvent pas tout faire seul)
* Majeur protégé : qui souffre d’une alternation de ses facultés mentales/physique (= tutelle, sauvegarde, curatelle ..)
CHAPITRE 2 : vers une extension du domaine de la personnalité juridique
- La nécessité de reconnaître la pers jur aux animaux car en droit positif : l’animal n’a pas la pers juridique
-> Art 515 : animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité
Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis aux régimes des biens (meubles/immeubles)
- Débats identiques sur le thème de la nature
reconnaître la pers jur à la nature => la protéger contre les atteintes que les hommes lui portent
-> exemple : Nouvelle Zélande avec un fleuve
- Autre débat : personnalité juridique aux robots ?
B) Personnes morales
CHAPITRE 1 : la diversité des personnes morales
Une personne morale désigne un groupement doté de la personnalité juridique
-> exemples : les sociétés privées, les sociétés civiles, les groupements d'intérêt économique, les associations
- Les sociétés jouissent de la pers morale à compter de leur immatriculation RCS (registre du commerce et de la société)
(personnes physiques/ morales ne sont pas la même entité et auront une personnalité juridique chacune)
- Les associations : but non lucratif (= pas de bénéfices) ont aussi la pers juridique seulement si elles sont immatriculées à la préfecture
- GIE (groupements d'intérêt économique)
CHAPITRE 2 : csqs de la personnalité morale
-> Toute pers morale a donc une autonomie patrimoniale
-> La pers morale = peut librement agir dans le commerce juridique; exemples -> conclure un contrat de travail (= embaucher), agir/ se défendre en justice, emprunter….
-> Comme n’importe quel sujet de droit, le droit objectif reconnait donc aux pers morales des droits subjectifs.
II) Classification des droits subjectifs
Actuellement : multiplication des droits subjectifs reconnus aux sujets de droit
-> Jean Carbonnier : « on assiste à une pulvérisation du droit subjectif »
2 groupes de droits subjectifs :
- Patrimoniaux = droits d’un personnage évaluable en argent qui ont une valeur pécuniaire et donc de ce fait, entrent dans le patrimoine de sujet de droit
- Extra -patrimoniaux = opposé -> droits pas évaluables en argent
A) Droits patrimoniaux
chapitre 1 : la notion de patrimoine
Définition
Les droits patrimoniaux sont :
- cessibles : Ils peuvent être vendus, échangés ou donnés.
- transmissibles : A la mort de la personne, ils sont transmis à un successeur.
- saisissables : Les créanciers peuvent les faire vendre et se payer sur le prix de vente.
- prescriptibles : On peut les perdre si on ne les utilise pas pendant un certain temps
le patrimoine est rattaché à la pers juridique
Les droits patrimoniaux sont divisés en 3 catégories :
- Les droits réels : Le droit réel est le droit qu’une personne a sur une chose corporelle. On distingue les droits réels principaux des droits réels accessoires -> bien corporel
- Les droits personnels : Le droit personnel est le droit qu’a une personne, (le créancier), d’obtenir quelque chose (donner, faire ou ne pas faire) d’une autre personne (le débiteur). -> bien incorporel
Le patrimoine d’une personne constitue le gage commun de ses créanciers / gage : tous les biens que le créancier pourra saisir pour qu’il soit payé
Distinction entre patrimoine d'une personne physique/ morale
-> exemple : le plus souvent, une personne physique va créer une société (titre de personne moral) : les créanciers professionnels n’auront pour droit de gage que les biens qui sont dans le patrimoine de la société
CHAPITRE 2 : les droits réels
A. Les choses objets de droit réels
- meubles
- immeubles
- autres classifications
L’article 516 dispose "tous les biens sont meubles ou immeubles"
Les immeubles
- par nature : biens rattachés au sol (maison, bâtiments)
- par destination : biens qui en principe devraient être qualifiés comme meubles mais que le droit définit comme immeuble
-> 2 conditions :
-Le bien doit appartenir au proprio de l’immeuble par nature
-Le proprio de l’immeuble par nature doit avoir la volonté de créer un lien entre le bien meuble et le bien immeuble (lien peut être éco ou matériel)
- Immeuble par l’objet auxquels ils s’appliquent : exclusivement des biens incorporels (droits portants sur des immeubles-> droit d'usufruit sur un immeuble)
Les meubles
- par nature : biens qui peuvent se transporter d’un endroit à un autre
- par détermination de la loi : tous les droits et actions qui ne portent pas sur un immeuble (exemple : actions, brevets, obligations…)
- par anticipation (Ce sont des immeubles par nature, considérés comme meubles car ils sont destinés à être détachés du sol. (exemple : récoltes))
Autres classifications
Les choses fongibles et non fongibles
Def : 2 choses sont fongibles entre elles lorsqu’elles peuvent être indifféremment remplacées l’une par l’autre
-> exemples : 2 chaises
-> inverse : non fongibles : oeuvres d'art
Les choses consomptibles et non consomptibles
- Les Choses consomptiblessont celles qui se consomment et se détruisent par l’usage qu’on en fait (= aliments)
- Choses non consomptiblesChoses non consomptibles : ne se détruisent pas par l’usage (= gourde, voiture)
Les choses appropriées et sans propriétaire
Certaines choses sont sans propriétaire
-> Chose sans maître : en attente d’appropriation (exemple : gibier/ poissons pour pécher)
Choses communes : chacun peut les utiliser car biens de tous (air)
Certaines choses peuvent être dans différentes classifications (ex : pain chocolat)
Les choses appropriées et sans propriétaire
Certaines choses sont sans propriétaire
-> Chose sans maître : en attente d’appropriation (exemple : gibier/ poissons pour pécher)
Choses communes : chacun peut les utiliser car biens de tous (air)
Certaines choses peuvent être dans différentes classifications (ex : pain chocolat)
B) Les divers droits réels portants des choses
Paragraphe 1 : les droits réels principaux
1- Le droit de propriété
- Les droits réels principaux : droit de propriété (par excellence)
- definition propriété : droits de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par le règlement
- protégé par la DDHC donc garanti constitutionnellement
- Toutes pers morales/ physiques = droit de propriété
- Droit d’user de la chose (usus)
- Droit de retirer tous les fruits et les produits de la chose (fructus)
- Droit de disposer de la chose (détruire la chose, la vendre…) (Abusus)
- Les fruits (c’est ce qui se renouvellent périodiquement sans altérer la substance de la chose : fruit d’un arbre)
- Produit (production qui ne se renouvelle pas : pétrole)
2- Le droit d’usufruit
- définition : le droit d'utiliser un bien et d'en percevoir les revenus, sans en être propriétaire (le + souvent : louer un appart)
L'usufruit est un démembrement du droit de propriété et il est temporaire
- Droits de l’usufruiter :
-Droit d’user de la chose appartenant à autrui (usus)
-Droit d’en percevoir les fruits (fructus)
-> donc ne doit pas détériorer la chose, la respecter, l'entretenir
-Tandis que le nu-propriétaire : droit de disposer la chose (l’abusus)
