Arrêt de section du conseil d’état , 06 janvier 1995
Les services publics locaux sont créé, organisé et supprimé par l’assemblée délibérante. C’est ce qu’a rappelé le conseil d’état dans cet arrêt.
Arrêt du conseil d’Etat, de section, 07 février 1936, JAMART
Cet arrêt reconnaît un pouvoir réglementaire aux « chefs de service » afin de garantir le bon fonctionnement de leurs services
Conseil d’état, arrêt de section, 30 mai 1930, chambre syndicale du commerce en détail de Nevers
Le conseil d’état a considéré que des circonstances particulières pouvait justifier une intervention économique d’une collectivité territoriale.
Arrêt d’assemblée du conseil d’Etat, 30 décembre 2014, société Armor SNC
1. 1935, arrêt Société des établissements Vézia : Le Conseil d'État admet qu'une procédure d'expropriation, typiquement une prérogative de puissance publique, puisse bénéficier à une personne morale de droit privé. Ce n'est pas encore la gestion d'un service public par une personne privée, mais c'est une première ouverture.
2. 1938, arrêt Caisse primaire Aide et Protection : Le Conseil d'État va plus loin et reconnaît qu'une personne morale de droit privé peut être chargée de l'exécution d'un service public.
3. Arrêts de 1943 (Monpeurt et Bouguen) : Avec la Seconde Guerre mondiale, le Conseil d'État fait encore évoluer sa position, affirmant que la nature juridique de l'organisme qui gère un service public est indifférente. Le critère organique (qui stipule que seul un organisme public gère le service public) est remplacé par le critère d'intérêt général.
4. 2007 l'arrêt Commune d'Aix-en-Provence: Cet arrêt confirme que le service public peut être géré par une personne privée, mais une présomption reste : si c’est une personne publique, on présume qu’il s'agit d’un service public ; si c'est une personne privée, on présume que ce n'en est pas un, sauf éléments contraires.
- **Arrêt Commune de Montmagny (1970) ** : Reconnaît la possibilité pour des activités économiques, comme les consultations juridiques gratuites, d'être qualifiées de SP, ouvrant la voie à l'aide juridictionnelle.
- **Arrêt Fédération des industries françaises du sport (1973) ** : Le sport est intégré à l'IG et aux missions de SP, en particulier pour l'organisation des compétitions.
- **Arrêts Ponce (1988) et Marticunicci (1993) ** : Confirment que la culture fait partie des missions de SP, notamment via des contentieux liés au statut des agents.
L'arrêt Narcy du 21 juin 1963 pose trois critères pour déterminer si une personne privée exerce une mission de service public: mission d'intérêt général, un contrôle par l'admnistration, et exercice de prérogative de puissances publiques
L'arrêt Bac d'Eloka du 22 janvier 1921 concerne le naufrage d’un bac exploité par l’administration coloniale en Côte d’Ivoire. Le Tribunal des Conflits a jugé que cette activité, bien que publique, relevait du droit privé car assimilée à une activité commerciale. Cet arrêt introduit la distinction entre SPA (droit public) et SPIC (droit privé), essentielle pour déterminer la compétence juridictionnelle et le régime juridique des services publics.
L’affaire du 17 novembre 2014 concerne un litige entre la Chambre de commerce et d’industrie de Perpignan et un usager d’un port qu’elle gérait. Le Tribunal des Conflits a jugé que cette gestion, relevant d’une activité économique, faisait du port un SPIC soumis au droit privé. Cette décision confirme la distinction entre SPA et SPIC, selon la nature de l’activité exercée.
L’arrêt Denoyez et Chorques du 10 mai 1974 porte sur la légalité de tarifs différenciés pour des usagers du service public de transport entre l’île de Ré et le continent. Le Conseil d’État a jugé que des différences de traitement sont possibles si elles reposent sur des situations objectivement distinctes, un intérêt général ou une loi. Cet arrêt est important car il précise les conditions de la légalité des discriminations dans les services publics.
La décision Blanco du 8 février 1873 concerne une fillette renversée par un wagonnet d'une manufacture de tabacs exploitée par l'État. Son père demande réparation devant les juridictions civiles. Le Tribunal des Conflits rejette cette compétence, affirmant que la responsabilité de l'État pour des dommages causés par un service public relève du droit administratif et non du droit civil.
Cette décision est historique car elle pose deux principes majeurs :
- Autonomie du droit administratif, distinct du droit privé.
- Responsabilité de l’État soumise à des règles spécifiques en raison des missions d’intérêt général.
Elle marque ainsi la naissance du droit administratif moderne en France.
L’arrêt Winkell du Conseil d'État du 7 août 1909 est un arrêt de principe qui marquait initialement une interdiction stricte du droit de grève dans la fonction publique. Il reposait sur l'idée que la grève portait atteinte à la continuité du service public, ce principe étant considéré comme fondamental dans l’organisation de l’administration publique.
Dans l’arrêt Dehaene, le Conseil d'État a reconnu que, en l’absence de loi encadrant le droit de grève dans la fonction publique, c'était au gouvernement, et plus précisément aux chefs de service, de réguler et limiter ce droit. L'idée est que le droit de grève est reconnu, mais il peut être limité pour préserver la continuité du service public. Cet arrêt pose un principe fondamental : même sans loi explicite, les chefs de service peuvent fixer des restrictions au droit de grève afin de garantir la continuité des services publics
l'arrêt du 10 octobre 2014, relatif à la tarification plus élevée sur la ligne SNCF entre Paris et Lille, le Conseil d'État a jugé que la différence de tarif était conforme au principe d'égalité, en raison des avantages spécifiques de cette ligne
l'arrêt Denoyez et Chorques, où le Conseil d’État admet des différences tarifaires en fonction de la situation des usagers, notamment en matière de services publics locaux facultatifs, comme les conservatoires ou les cantines scolaires.
La jurisprudence, avec des arrêts comme ceux des communes de Gennevilliers et Nanterre de 1997, a permis d’établir que des tarifs différenciés peuvent être appliqués en fonction des ressources des usagers, surtout lorsque le service est facultatif et largement financé par l’impôt.
l'arrêt "pont à péage" du 12 juillet 1979, a affirmé que la gratuité des services publics n'est pas une obligation de principe.
De Robert Lafrégère (CE, 1923)
L'arrêt CE, 1923, Robert Lafrégère est une décision importante concernant la responsabilité administrative. Dans cette affaire, le Conseil d'État a jugé que l'administration peut être tenue responsable pour des dommages causés par des travaux publics, même si ceux-ci n'ont pas été réalisés en raison d'une faute de l'administration. Cet arrêt a précisé les conditions de responsabilité de l'administration en cas de dommages causés par l'exécution de travaux publics, et il a affirmé que, dans certaines situations, l'administration doit réparer les préjudices même en l'absence de faute.
Jalenques de Labeau (CE, 1957)
L'arrêt CE, 1957, Jalenques de Labeau est une décision importante en droit administratif français, notamment en matière de qualification des contrats administratifs.
Dans cette affaire, le Conseil d'État a jugé qu'un contrat portant sur l'exploitation d'un service public administratifconclu entre une collectivité publique et un particulier devait être qualifié de contrat administratif, même si ce contrat ne comportait pas d'éléments de régulation. Cela a permis de confirmer que les contrats ayant pour objet la gestion ou l'exploitation d'un service public, même dans le cadre d’une société privée, sont administratifs, à condition que l'objet du contrat soit lié à un service public administratif.
L'arrêt Jalenques de Labeau a donc contribué à clarifier et renforcer les critères de qualification d'un contrat administratif, en mettant l'accent sur la gestion d'un service public.
