La distinction entre « droits » et « libertés » repose sur une double approche : philosophique et juridique.
- Philosophiquement, la liberté est une donnée naturelle et antérieure à toute institution, tandis que le droit suppose une reconnaissance institutionnelle (liberté d’expression existe naturellement, mais le droit de vote est conféré par la loi).
- Juridiquement, les droits de l’Homme, issus du droit naturel, s’opposent aux libertés publiques, ancrées dans le positivisme juridique et visant à protéger l’individu contre l’État.
Cette distinction a refait surface lors du débat sur l’inscription de l’IVG dans la C° : le choix entre parler d’un « droit » ou d’une « liberté » a soulevé une controverse.
On distingue aussi les droits-libertés (liberté de religion) des droits-créances (droit à l’éducation), mais cette classification peut être nuancée car certains droits de première génération nécessitent aussi une action étatique (protection du droit à la vie). Enfin, une troisième génération de droits, dits « de l’humanité », vise à préserver des intérêts collectifs, dépassant ceux de l’individu (droit de vivre dans un environnement sain)
