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cytologie Anomalie des Leucocytes

Définitions

Définition

Leucocytes
Les leucocytes, cellules du système immunitaire, peuvent présenter des anomalies quantitatives et fonctionnelles dans le cadre d'hémopathies bénignes ou de maladies sous-jacentes. Ces anomalies concernent principalement les polynucléaires neutrophiles (PN), les éosinophiles, les basophiles, les monocytes et les lymphocytes.

Anomalies Morphologiques des Polynucléaires Neutrophiles

Anomalie de Pelger-Huët : Absence ou insuffisance de segmentation des PN.

  • Étiologies : Affections rénales, dysmyélopoïèses.

Corps de Döhle : Inclusions cytoplasmiques basophiles dans les PN.

  • Étiologies : Infections, grossesse (acquise) ou anomalie héréditaire.

Hypersegmentation des PN : Présence de PN avec plus de 5 lobes.

  • Étiologies : Carence en vitamine B12 ou folates (déviation vers la droite de la formule d’Arneth).

Anomalies Fonctionnelles des PN

Chimiotactisme : Défaut de migration des leucocytes vers le site de l'infection.

  • Étiologies constitutionnelles : Infections ORL et cutanées récidivantes (syndrome du leucocyte paresseux).
  • Étiologies acquises : Alcoolisme, diabète, corticothérapie.

Englobement (phagocytose) : Défaut d'opsonisation des pathogènes.

  • Causes : Anomalies du complément, agammaglobulinémies.

Bactéricidie : Défaut de destruction des bactéries.

  • Étiologies :
  • Acquises : Leucémie myéloïde chronique (LMC), myélodysplasies.
  • Constitutionnelles : Déficit en myéloperoxydase, granulomatose chronique.

Anomalies Quantitatives

Neutropénie (PN < 1,5 G/L)
  • Origine périphérique :
  • Auto-immunes : Lupus érythémateux, purpura thrombopénique auto-immun (PTAI), alloimmunisation.
  • Hypersplénisme (séquestration des PN avec anémie et thrombopénie associées).
  • Infectieuses : Infections bactériennes (typhoïde), virales (grippe, VIH), parasitaires (paludisme).
  • Troisième trimestre de grossesse.
  • Anomalies de répartition : Augmentation du pool marginal, ou non mobilisation de la réserve médullaire (test à l’hydrocortisone).
Polynucléoses neutrophiles (PN > 7,5 G/L)
  • Étiologies : Infections bactériennes, inflammations, cancers, nécroses tissulaires, syndromes myéloprolifératifs (LMC).
Éosinophilie (Éosinophiles > 0,5 G/L)
  • Étiologies : Allergies (asthme), parasitoses (ascaris), dermatoses, maladies digestives (Crohn), toxiques.
Basocytose (Basophiles > 0,15 G/L)
  • Étiologies : Hypersensibilité, anémies hémolytiques, carence en fer, traitement par œstrogènes, varicelle. Si taux très élevé, suspecter une hémopathie maligne.
Monocytose (Monocytes > 1 G/L)
  • Étiologies : Infections modérées, récupération après neutropénie, tumeurs malignes (estomac, sein, ovaire), hémopathies malignes (si taux très élevé).
Hyperlymphocytoses
  • Étiologies :
  • Physiologique chez l'enfant.
  • Infections comme la coqueluche (lymphocytose extrême chez l’enfant).
  • Hémopathie maligne (LLC) chez l'adulte.

Syndrome Mononucléosique

Définition : Ensemble d'affections avec une hyperplasie des lymphocytes réactifs dans le sang périphérique (grands lymphocytes hyperbasophiles).

Caractéristiques :

  • Activation cellulaire : Grands lymphocytes basophiles, chromatine décondensée.
  • Polymorphisme cellulaire : Lymphocytes activés avec granulations azurophiles.

Étiologies :

  • Chez l'enfant : Infections virales (MNI, CMV, rubéole, varicelle), parasitaires (toxoplasmose).
  • Chez l'adulte : Hépatites virales, VIH, herpès, listériose.

Focus : Mononucléose Infectieuse

Agent causal : Virus d'Epstein-Barr (EBV).

Incubation : 4 à 6 semaines.

Signes cliniques : Fatigue, fièvre, ganglions cervicaux hypertrophiés, splénomégalie.

Hémogramme : Hyperleucocytose modérée (10-20 G/L), hyperlymphocytose (4 G/L, 20-50 % de lymphocytes activés), thrombopénie dans 50 % des cas.

Diagnostic : MNI test, sérologie EBV.

Pronostic : Évolution bénigne en 15-20 jours, traitement symptomatique (repos, antipyrétiques).

A retenir :

Conclusion

Les anomalies des leucocytes, qu'elles soient quantitatives, fonctionnelles ou morphologiques, peuvent indiquer des pathologies sous-jacentes diverses, allant des infections bénignes aux hémopathies malignes. Leur identification précise par des examens sanguins (hémogramme, myélogramme) et des tests fonctionnels est essentielle pour un diagnostic et une prise en charge adaptés.


cytologie Anomalie des Leucocytes

Définitions

Définition

Leucocytes
Les leucocytes, cellules du système immunitaire, peuvent présenter des anomalies quantitatives et fonctionnelles dans le cadre d'hémopathies bénignes ou de maladies sous-jacentes. Ces anomalies concernent principalement les polynucléaires neutrophiles (PN), les éosinophiles, les basophiles, les monocytes et les lymphocytes.

Anomalies Morphologiques des Polynucléaires Neutrophiles

Anomalie de Pelger-Huët : Absence ou insuffisance de segmentation des PN.

  • Étiologies : Affections rénales, dysmyélopoïèses.

Corps de Döhle : Inclusions cytoplasmiques basophiles dans les PN.

  • Étiologies : Infections, grossesse (acquise) ou anomalie héréditaire.

Hypersegmentation des PN : Présence de PN avec plus de 5 lobes.

  • Étiologies : Carence en vitamine B12 ou folates (déviation vers la droite de la formule d’Arneth).

Anomalies Fonctionnelles des PN

Chimiotactisme : Défaut de migration des leucocytes vers le site de l'infection.

  • Étiologies constitutionnelles : Infections ORL et cutanées récidivantes (syndrome du leucocyte paresseux).
  • Étiologies acquises : Alcoolisme, diabète, corticothérapie.

Englobement (phagocytose) : Défaut d'opsonisation des pathogènes.

  • Causes : Anomalies du complément, agammaglobulinémies.

Bactéricidie : Défaut de destruction des bactéries.

  • Étiologies :
  • Acquises : Leucémie myéloïde chronique (LMC), myélodysplasies.
  • Constitutionnelles : Déficit en myéloperoxydase, granulomatose chronique.

Anomalies Quantitatives

Neutropénie (PN < 1,5 G/L)
  • Origine périphérique :
  • Auto-immunes : Lupus érythémateux, purpura thrombopénique auto-immun (PTAI), alloimmunisation.
  • Hypersplénisme (séquestration des PN avec anémie et thrombopénie associées).
  • Infectieuses : Infections bactériennes (typhoïde), virales (grippe, VIH), parasitaires (paludisme).
  • Troisième trimestre de grossesse.
  • Anomalies de répartition : Augmentation du pool marginal, ou non mobilisation de la réserve médullaire (test à l’hydrocortisone).
Polynucléoses neutrophiles (PN > 7,5 G/L)
  • Étiologies : Infections bactériennes, inflammations, cancers, nécroses tissulaires, syndromes myéloprolifératifs (LMC).
Éosinophilie (Éosinophiles > 0,5 G/L)
  • Étiologies : Allergies (asthme), parasitoses (ascaris), dermatoses, maladies digestives (Crohn), toxiques.
Basocytose (Basophiles > 0,15 G/L)
  • Étiologies : Hypersensibilité, anémies hémolytiques, carence en fer, traitement par œstrogènes, varicelle. Si taux très élevé, suspecter une hémopathie maligne.
Monocytose (Monocytes > 1 G/L)
  • Étiologies : Infections modérées, récupération après neutropénie, tumeurs malignes (estomac, sein, ovaire), hémopathies malignes (si taux très élevé).
Hyperlymphocytoses
  • Étiologies :
  • Physiologique chez l'enfant.
  • Infections comme la coqueluche (lymphocytose extrême chez l’enfant).
  • Hémopathie maligne (LLC) chez l'adulte.

Syndrome Mononucléosique

Définition : Ensemble d'affections avec une hyperplasie des lymphocytes réactifs dans le sang périphérique (grands lymphocytes hyperbasophiles).

Caractéristiques :

  • Activation cellulaire : Grands lymphocytes basophiles, chromatine décondensée.
  • Polymorphisme cellulaire : Lymphocytes activés avec granulations azurophiles.

Étiologies :

  • Chez l'enfant : Infections virales (MNI, CMV, rubéole, varicelle), parasitaires (toxoplasmose).
  • Chez l'adulte : Hépatites virales, VIH, herpès, listériose.

Focus : Mononucléose Infectieuse

Agent causal : Virus d'Epstein-Barr (EBV).

Incubation : 4 à 6 semaines.

Signes cliniques : Fatigue, fièvre, ganglions cervicaux hypertrophiés, splénomégalie.

Hémogramme : Hyperleucocytose modérée (10-20 G/L), hyperlymphocytose (4 G/L, 20-50 % de lymphocytes activés), thrombopénie dans 50 % des cas.

Diagnostic : MNI test, sérologie EBV.

Pronostic : Évolution bénigne en 15-20 jours, traitement symptomatique (repos, antipyrétiques).

A retenir :

Conclusion

Les anomalies des leucocytes, qu'elles soient quantitatives, fonctionnelles ou morphologiques, peuvent indiquer des pathologies sous-jacentes diverses, allant des infections bénignes aux hémopathies malignes. Leur identification précise par des examens sanguins (hémogramme, myélogramme) et des tests fonctionnels est essentielle pour un diagnostic et une prise en charge adaptés.

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