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Conseil d’État : organisation

Définition

Conseil d'État
Créé par la Constitution du 22 frimaire an huit (13 décembre 1799), à l'image du Conseil du Roi, le Conseil d'État joue depuis plus de deux siècles un rôle fondamental dans la vie publique française.
Statut actuel
Le Conseil d'État exerce un double rôle de conseiller du gouvernement et du Parlement et de juge de l'administration, avec un rôle de gestion de la juridiction administrative.

Composition du Conseil d'État

Le Conseil d'État comprend environ 324 membres. Les deux tiers sont recrutés par concours, tandis que les autres sont nommés via un tour extérieur reflétant la diversité du secteur public et privé. Les membres progressent au sein du Conseil d'État selon des grades qui assurent leur indépendance.
Au premier échelon, les auditeurs du Conseil d'État sont recrutés parmi les administrateurs de l'État. Au second échelon, les maîtres des requêtes peuvent être recrutés par trois voies, notamment celle réservée aux auditeurs ayant trois ans d'expérience. Enfin, le dernier échelon comprend les conseillers d'État, principalement issus des maîtres des requêtes avec douze années de service.
Le Conseil d'État est présidé par le vice-président, nommé en Conseil des ministres. Le bureau inclut également les présidents de sections administratives et contentieuses, ainsi que le secrétaire général.

Conditions de fonctionnement des juridictions

Le Conseil d'État est organisé en sections : cinq consultatives (dont Intérieur, Finances, Travaux publics) et une section du Contentieux qui comprend dix chambres pour l'instruction des affaires. Le principe de double appartenance a été modifié pour favoriser l'indépendance des membres.
Des décrets de 2008, 2010 et 2019 ont ajusté les règles d'affectation, imposant que seuls les présidents de certaines divisions restent liés à la section du contentieux. Des mécanismes garantissent le principe d'impartialité, conformément à l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Conseil d’État : compétences

Le Conseil d’État, conseiller du gouvernement et du Parlement

Le Conseil d'État conseille historiquement le gouvernement et, depuis 2008, il peut également conseiller le Parlement. Sa consultation est obligatoire pour certains textes (projets de loi, décrets) mais facultative pour d'autres.
Il produit environ 1 000 avis par an et rédige des études pour formuler des propositions de réformes. Ces initiatives permettent d'éclairer juridiquement les prises de décisions politiques.

Le Conseil d’État, juge de l’administration

Le Conseil d'État assure plusieurs fonctions juridictionnelles : il juge en premier et dernier ressort certains cas, il est compétent pour l'appel de certaines affaires, et il agit comme juge de cassation pour uniformiser le droit administratif.
Il rend des arrêts selon différentes formations, selon la complexité des affaires, et peut émettre des avis sur des questions de droit nouvelles. Le Conseil d'État traite aussi des questions prioritaires de constitutionnalité.

Le Conseil d’État et la gestion de la juridiction administrative

Le secrétariat général administre les tribunaux administratifs, les cours administratives d'appel et la Cour nationale du droit d'asile. Le Conseil supérieur des tribunaux administratifs, créé en 1986, supervise le corps des magistrats administratifs.

A retenir :

Le Conseil d'État est une institution centrale et historique dans le système administratif et judiciaire français, équilibrant rôles de conseil et de juridiction. Son organisation et ses pratiques reflètent un engagement continu pour l'impartialité, la qualité du service public et l'évolution du droit administratif.

Conseil d’État : organisation

Définition

Conseil d'État
Créé par la Constitution du 22 frimaire an huit (13 décembre 1799), à l'image du Conseil du Roi, le Conseil d'État joue depuis plus de deux siècles un rôle fondamental dans la vie publique française.
Statut actuel
Le Conseil d'État exerce un double rôle de conseiller du gouvernement et du Parlement et de juge de l'administration, avec un rôle de gestion de la juridiction administrative.

Composition du Conseil d'État

Le Conseil d'État comprend environ 324 membres. Les deux tiers sont recrutés par concours, tandis que les autres sont nommés via un tour extérieur reflétant la diversité du secteur public et privé. Les membres progressent au sein du Conseil d'État selon des grades qui assurent leur indépendance.
Au premier échelon, les auditeurs du Conseil d'État sont recrutés parmi les administrateurs de l'État. Au second échelon, les maîtres des requêtes peuvent être recrutés par trois voies, notamment celle réservée aux auditeurs ayant trois ans d'expérience. Enfin, le dernier échelon comprend les conseillers d'État, principalement issus des maîtres des requêtes avec douze années de service.
Le Conseil d'État est présidé par le vice-président, nommé en Conseil des ministres. Le bureau inclut également les présidents de sections administratives et contentieuses, ainsi que le secrétaire général.

Conditions de fonctionnement des juridictions

Le Conseil d'État est organisé en sections : cinq consultatives (dont Intérieur, Finances, Travaux publics) et une section du Contentieux qui comprend dix chambres pour l'instruction des affaires. Le principe de double appartenance a été modifié pour favoriser l'indépendance des membres.
Des décrets de 2008, 2010 et 2019 ont ajusté les règles d'affectation, imposant que seuls les présidents de certaines divisions restent liés à la section du contentieux. Des mécanismes garantissent le principe d'impartialité, conformément à l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Conseil d’État : compétences

Le Conseil d’État, conseiller du gouvernement et du Parlement

Le Conseil d'État conseille historiquement le gouvernement et, depuis 2008, il peut également conseiller le Parlement. Sa consultation est obligatoire pour certains textes (projets de loi, décrets) mais facultative pour d'autres.
Il produit environ 1 000 avis par an et rédige des études pour formuler des propositions de réformes. Ces initiatives permettent d'éclairer juridiquement les prises de décisions politiques.

Le Conseil d’État, juge de l’administration

Le Conseil d'État assure plusieurs fonctions juridictionnelles : il juge en premier et dernier ressort certains cas, il est compétent pour l'appel de certaines affaires, et il agit comme juge de cassation pour uniformiser le droit administratif.
Il rend des arrêts selon différentes formations, selon la complexité des affaires, et peut émettre des avis sur des questions de droit nouvelles. Le Conseil d'État traite aussi des questions prioritaires de constitutionnalité.

Le Conseil d’État et la gestion de la juridiction administrative

Le secrétariat général administre les tribunaux administratifs, les cours administratives d'appel et la Cour nationale du droit d'asile. Le Conseil supérieur des tribunaux administratifs, créé en 1986, supervise le corps des magistrats administratifs.

A retenir :

Le Conseil d'État est une institution centrale et historique dans le système administratif et judiciaire français, équilibrant rôles de conseil et de juridiction. Son organisation et ses pratiques reflètent un engagement continu pour l'impartialité, la qualité du service public et l'évolution du droit administratif.