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Comment lutter contre le chômage ?

I-Définition et mesure du chômage 

A- Définir le chômage : une opération complexe

a) Comment définir le chômage ?  


Le chômage a toujours été un problème en France.

Définition

Chômage (selon l'INSEE)
une personne qui n'a pas d'emploi ( ne pas avoir travaillé la semaine précédent l'enquête), qui est disponible pour occuper un emploi dans les 15 jour et qui a cherché activement un emploi dans le mois précédent.

Les chômeurs font partis de la population active.


Définition

Population active
l’ensemble des personnes exerçant une activité professionnelle (actifs occupés) ou cherchant à exercer une activité professionnelle ( chômeurs)

b) Emploi/Chômage : deux catégories statistiques à la frontière floue : le sous-emploi 

Les frontières entre emploi et chômage sont floues.

Définition

Situation de sous-emploi
personnes qui occupent un emploi à temps partiel qui est contrait c’est à dire qui n’est pas choisi volontairement. Font partis aussi du sous-emploi ceux qui font partis du chômage technique ou chômage partiel : exemple du Covid-19, entreprise inondée… Toutes ces personnes ne sont pas considérées comme chômeurs par l’INSEE car elles occupent un emploi.
Halo du chômage
personne entre le chômage et l’inactivité, situation ambiguë, la personne ne remplis que 2 critères sur 3 de la situation de chômage.


B) Les indicateurs du chômage et de l’emploi

a) Le taux de chômage et les caractéristiques du chômage


Formule taux de chômage
chômeurs/population active x 100 ,exemple de phrase : En France, en 2021, sur 100 actifs en moyenne 7,9 sont au chômage.


La catégorie des cadres est celle qui à le moins de risque de se trouver au chômage tandis que la catégorie des ouvriers est celle plus touchée par le risque de se trouver au chômage.

Plus le niveau de diplôme est élevé plus le risque d’être au chômage est faible : les professions les plus diplômées sont moins touchées par le chômage que celle qui sont moins diplômées.


Plus le niveau d’étude est élevé plus le risque d’être au chômage diminue.


b) Le taux d’emploi : un indicateur complémentaire au taux de chômage 


Formule taux d'emploi
population active occupées/population en âge de travailler x100 ,exemple de phrase : En France, en 2021, sur 100 personnes en âge de travailler en moyenne 65 occupent un emploi ,


Le taux d’emploi est complémentaire au taux de chômage car ils permettent de voir l’ensemble de la population active. 


Si le taux d’emploi augmente c’est qu’il y a une création d’emploi et s’il diminue c’est qu’il y a eu suppression d’emploi. 


Le taux d’emploi des 15-24 ans diminue car les jeunes ont tendance à faire des études de plus en plus longues. C’est une bonne évolution car cela fait que les jeunes sont de plus qualifiés. 


On remarque au contraire, que le taux d’emploi des 50-64 ans a augmenté depuis 1975. Cela est du au décalage de l’âge légal de retraite mais aussi aux cotisations.


Le chômage a augmenté durant le mandat de Mitterrand qui décale l’âge légal de la retraite pour faire partir les gens plus tôt (1981). La France fortement touchée par le chômage à ce moment la, Mitterrand décide de faire partir les gens en pré-retraite pour libérer de l’emploi et que les chômeurs reprennent leurs places. 

II-Les causes du chômage

Définition

chômage conjoncturel
chômage de courte période, il est lié aux fluctuations/variations de l’activité économique. → exemple : quand la croissance économique est forte le chômage diminue alors que quand la croissance économique est faible ou qu’il y a une phase de dépression/récession le chômage augmente.
Chômage structurel
chômage de longue période résultant de déséquilibres persistants sur le marché du travail, dit autrement, il y aurait des rigidités sur le marché du travail empêchant l’offre et la demande de travail de se rencontrer. → exemple : 3 000 000 de personnes au chômage et pourtant certaines entreprises sont en manque de main d’œuvre mais impossible de répondre à cette demande de main d’œuvre à cause d’un problème comme par exemple un problème de transports.


A) Un chômage structurel

1) Les effets des institutions ( salaire minimum et règles de protection de l’emploi) sur le chômage structurel

a) Le fonctionnement du marché du travail selon les néoclassiques 


Libéraux : pour ces économistes, le travail est une marchandise comme une autre qui s’échange sur un marché 


Sur un marché du travail, la quantité de travail dépend du salaire réel.

Salaire réel
salaire nominal/prix,Il tient compte du pouvoir d'achat.


Qui offre sa force de travail ? les salariés/chômeurs (référence à Marx : j’offre mes deux bras) en échange d’un salaire donc je loue ma force de travail.


Qui demande du facteur travail ? Les entreprises : elles demandent un salarié 


La courbe d’offre est une fonction croissante : deux variables étudiés évoluent dans le même sens (ici salaire et travail)

Quand le salaire réel augmente, la quantité de travail offerte augmente.

→ Le salaire augmente donc d’avantage de personnes souhaitent travailler


Plus le salaire est élevé plus les individus sont motivés à travailler car pour eux c’est une source de motivation.

Il est considéré comme un revenu et permet d’acheter ce que l’on veut.


La demande de travail est une fonction décroissante : les deux variables étudiées évoluent en sens inverse donc quand l’une augmente l’autre va diminuer.

Quand le salaire augmente, la demande de travail diminue et inversement.

→ Si le salaire est bas (ex : 200 euros) alors toutes les entreprises voudront embaucher. En revanche quand le salaire est élevé les entreprises ont une demande de travail extrêmement faible.


Les entreprises embauchent d’autant plus lorsque le salaire est faible car les entreprises cherchent à maximiser leurs profits et qu’ils soient le plus élevés possible, il faut donc minimiser les coûts et pour une entreprise le salaire est un coût.


Si le salaire n’arrête pas d’augmenter en France les entreprises vont avoir tendance à délocaliser.

Plus le salaire augmente plus l’entreprise à tendance à investir dans des machines durables pour remplacer les salariés ce qui évite de dépenser dans le salaire.



Les libéraux développent un raisonnement à la marge. Ils considèrent qu’avant d’embaucher une entreprise va comparer le coût marginal du travail et la productivité marginale du travail.


Définition

Coût marginal du travail
supplément de coût lié à l’embauche d’un travailleur supplémentaire.
Productivité marginale du travail
supplément de production lié à l’embauche d’un travailleur supplémentaire.

L’entreprise embauche un salarié supplémentaire dès lors que la productivité marginale du travail est supérieure au coût marginale du travail.


Plus le salaire est élevé plus il y a de chance que le coût marginal soit supérieur à la productivité marginale du travail il n’y a donc aucun intérêt à embaucher plus.

→ demande de travail faible


Remarque : Pourquoi les jeunes et les peu diplômés sont massivement touchés par le chômage ?


Les jeunes sont des salariés peu productifs car il n’ont pas d’expérience et les peu diplômés n’ayant pas de diplômes n’est pas beaucoup productif.

Le coût marginal est beaucoup trop élevé pour des salariés n’ont productifs : ils coûtent plus chers que ce qu’ils rapportent.



Selon les néoclassiques, en cas de déséquilibre (chômage), le marché s’autorégule :d’une situation de déséquilibre il revient à une situation d’équilibre.


Comment ?


Grâce à deux mécanismes ;


- La flexibilité du salaire (en baisse) :


- La concurrence entre les agents : certains offreurs vont être lésés par cette situation puisqu’il ne trouveront pas d’emplois donc une concurrence s’instaure ici entre les offreurs. Certains offreurs envoient un signal aux demandeurs en proposant un salaire plus bas


Quand le salaire diminue, la demande est plus forte tandis que l’offre est plus faible ce qui réduit le chômage.


Tous les salariés qui décident de travailler au niveau du salaire d’équilibre/salaire de marché se retrouvent en situation de plein emploi puisque la demande est aussi élevée que l’offre.

Le chômage involontaire n’existe pas.


La solution présentée par les néoclassiques est de baisser les salaires.

Pourquoi le salaire n’est-il donc pas baissé aujourd’hui en France ? 


b) Les effets (positifs/négatifs) du salaire minimum


Rappel : Le SMIC apparaît en 1970 (fixé par la loi) remplaçant le SMIG (1950).


Effet négatif :


1) Le SMIC est supérieur au salaire d’équilibre ce qui fait qu’il y a un déséquilibre sur le marché puisque l’offre est plus importante que la demande donc chômage. Donc l’État empêche le marché de s’autoréguler et d’arriver au plein emploi (offre et demande se rencontrent).

On parle donc d’un chômage structurel car il est lié à l’existence d’une règle qui empêche le marché de fonctionner correctement. 


Effets positifs :


1) La naissance du salaire minimum oblige les entreprises à ce détourner de leur propre intérêt personnel c’est à dire les profits : on créer une règle qui va les obliger à tenir compte des salariés, c’est une protection pour les salariés.« Ça évite le salaire de misère » Marx


2) Selon Keynes, le salaire est un revenu pour les salariés donc plus il est élevé plus les salariés consomment. Les entreprises ont plus de demandes, elles produisent plus donc la demande de travail s’élève donc normalement il y a moins de chômage.


3) Si le salaire est relativement élevé alors il motive les salariés donc si mon salarié est motivé et s’implique c’est bénéfique pour mon entreprise car la productivité va augmenter et va donc permettre à l’entreprise de diminuer le coût unitaire donc de gagner en compétitivité. 


Le croisement entre la courbe de l'offre et celle de la demande représente le salaire d'équilibre.

En France, le SMIC est relativement élevé ; plus qu’en Bulgarie, en Espagne…

Pour les entreprises, le SMIC est trop élevé parce que dans les autres pays se ne sont pas les mêmes règles donc la concurrence est faussée.


Les entreprises se délocalisent donc dans des pays où le SMIC est moins élevé donc la demande de travaille diminue en France et augmente dans le pays où elle se délocalise.

=> chômage en France


Les entreprises qui ne se délocalisent pas remplace les salariés par des machines. Dans ce cas là, la demande diminue et le chômage augmente.


Le coût du travail en France est très élevé ce qui fait que les entreprises sont forcées de reporter ce coût sur les prix.


Les entreprises sont moins compétitives (ont des difficultés à rivaliser avec les entreprises étrangères).


Exemple : Produit de même gamme (qualité) en France et en Chine mais prix plus cher en France.

Les français importent beaucoup puisque c’est moins cher en Chine (importation faible).


Les étrangers achètent peu français donc exportation faible. A cause du SMIC et des coûts chers, les entreprises exportent peu dans les autres pays donc la productivité diminue et l’entreprise fini par licencier → + de chômage


Les règles qui existent sur le marché du travail ne se limitent pas aux SMIC. 


c) Les effets (positifs/négatifs) des règles de protection de l’emploi


Il existe des règles qui encadrent le monde du travail : par exemple , il existe la lois des cinq semaines de congés payés, les congés maladies, les congés maternité, les accidents de travail (consignes de sécurités pour éviter les accidents), lois sur les licenciements, lois sur les heures supplémentaires (+ 25 % sur le taux horaire).


Effets négatifs :


1) Les règles sont perçues par les entreprises comme des contraintes relativement coûteuses, par exemple, il existe en France des règles qui encadrent les licenciements.


Ces règles vont freiner les embauches (la demande sur le marché du travail va être beaucoup plus faible).


Un licenciement doit avoir un motif

= licenciement pour faute (exemple : accumulation de retards)

= licenciement pour motif économique (exemple : le salarié fait perdre des bénéfices à l’entreprise)


L’employeur doit respecter une procédure avant de licencier le salarié ;

-entretien préalable obligatoire

-l’employeur n’est pas convaincu et envoie une lettre qui atteste le licenciement (préavis de licenciement : on donne la possibilité au futur licencier de chercher du travail)

-indemnités de licenciement en fonction de l’ancienneté


Le licenciement est comme une contrainte financière et administrative qui font que les entreprises sont réticentes à embaucher.


Les entreprises se disent ensuite que si elles veulent licencier un salarié, ça va prendre du temps alors elles hésitent plus.


Le taux d’emploi est donc relativement stable car quand on a une croissance économique les entreprises hésitent à embaucher et quand on est en crise on hésite à licencier car il y a tout un tas de règles derrière le licenciement.

Mais cette conservation de salarié est coûteuse lorsqu’il y a un surplus de salariés.


2) Les entreprises vont être beaucoup plus sélectives à l’embauche : il me sera difficile de me séparer d’un salarié en tant qu’entrepreneur à cause des règles donc les salariés vont devoir être très performant et offrir les meilleures compétences pour le poste. Ces règles vont créer du chômage structurel pour certaines personnes comme les jeunes et les peu diplômés. 


Effets positifs :


1) Les règles sont une protection supplémentaire pour les salariés car le plus important pour les entreprises sont les profits et sans règles elles feraient comme elles voudraient sans respecter les salariés.


2) Les règles assurent une stabilité des effectifs/ des salariés dans l’entreprise. Ça évite le turn-over (salariés restent durablement dans l’entreprise)

a) La durabilité des salariés dans une entreprise permet un haut niveau de productivité par l’effet d’apprentissage : une fois que le salarié et en poste et qu’il a pour habitude de faire la même chose chaque jour alors il va s’améliorer, produire plus et gagner du temps, ce qui permet à l’entreprise de baisser le coût unitaire et donc le prix de vente


b) Les salariés vont pouvoir être formés : la formation a un coût pour l’entreprise. L’entreprise forme donc d’avantage les salariés à condition qu’il soit stable dans l’entreprise ce qui profite au salarié qui s’améliore mais aussi à l’entreprise. Ceci entraîne un accroissement du capital humain avec des employés stables et performants.


Medef ; cherche à déréguler le marché du travail, il a tendance à vouloir flexibiliser les règles

En 2008, par une loi on à instauré les ruptures conventionnelles : le salarié et l’entreprise peuvent se séparer d’un accord commun ce qui permet d’accélérer la procédure de licenciement.


Indicateur de protection de l'emploi
règles, indicateur de rigidité, plus on avance vers la droite plus il y a de règles et de contraintes


Il n’existe pas de relation statistique nous montrant que plus de souplesse/moins de règles sur le marché du travail favoriserai la création d’emploi, augmenterai la demande de travail et réduirai le chômage structurel. 


2) Les asymétries d’information source de chômage structurel 


Définition

Salaire d'efficience
salaire suffisamment élevé qui va motiver les salariés, les inciter à fournir plus d’efforts et travailler plus. Le niveau de salaire va donc avoir un impact sur la productivité. Stratégiquement les entreprises on intérêt à fixer un niveau de salaire élevé c’est à dire supérieur au salaire d’équilibre.


Quand il y a une asymétrie d’information c’est que certains agents économiques sur le marché du travail ont des informations que d’autres n’ont pas.

Ces asymétries existent à deux niveaux : au moment de l’embauche et une fois que le salarié travaille.

Au moment de l’embauche, l’employeur ne connaît pas vraiment les aptitudes et les compétences du salarié qu’il souhaite embaucher tant qu’il ne l’a pas mit au travail.


Si l’employeur met un niveau de salaire élevé il va attirer les meilleurs salariés qui ne souhaitent pas travailler ailleurs du fait que le salaire sera plus bas.

Au contraire, lorsque le salaire fixé est bas les personnes attirées seront les mauvais salariés puisque les meilleurs ne viendront pas du fait qu’ils valent mieux ne méritent pas un salaire bas.


Quand le salarié travaille, l’employeur ne sait pas si son salarié donne le maximum. Pour lutter contre les tire-au-flanc (quelqu’un de pas productif) il faut proposer des salaires plus élevé que dans les autres entreprises puisque si le salarié est pris sur le fait et qu’il est licencié il se retrouvera dans une autre entreprise où il sera moins rémunéré.


Plus le salaire est élevé plus le salarié va tout faire pour garder son poste car il sait qu’il a des avantages qu’il n’aura pas ailleurs.

Certes le salaire étant plus élevé l’entreprise augmente ces coûts mais en compensation la productivité sera aussi plus importante et l’entreprise embauchera moins. Cela crée du chômage structurel. 


3) Les problèmes d’appariements source de chômage structurel



Il y aura des problèmes d’appariement à partir du moment où l’offre et la demande de travail ne se rencontrent pas naturellement.


a) Les frictions à l’origine d’un chômage structurel 


Définition

Friction (donne naissance au chômage frictionnel)
c’est le délai nécessaire pour que l’offre et la demande de travail se rencontrent. Exemple : délai nécessaire durant lequel une entreprise cherche une secrétaire et trouve la personne qu’il lui faut. En cas de reprise économique le chômage ne va pas diminuer toute suite du fait de ce délai

Les agents économiques que ce soit les salariés ou les entreprises sont rationnels.

Du côté des chômeurs, plus il va chercher du travail plus il va disposer d’information alors il a tout intérêt à chercher pour bénéficier d’un travail avec les meilleurs conditions, malheureusement pendant ce temps là il ne touche pas d’argent.

En France, les allocations chômages permettent au chômeur de percevoir des indemnités durant sa recherche de travail, le chômeur se laisse donc du temps. La rencontre entre l’offre et la demande de travail est donc plus longue.

En revanche quand le chômeur arrive en fin de droits et qu’il sait que ces allocations vont disparaître ou diminuer alors il devient moins exigent et l’offre et la demande de travail se rencontrent plus vite.


C’est la même chose pour l’employeur : au démarrage en tant qu’entrepreneur je suis exigent, je cherche le meilleur salarié pour pas trop cher. Malheureusement plus le temps passe plus le coup de prospection augmente car le responsable RH s’occupe de trouver le meilleur salarié ce qui fait que l’entrepreneur devient moins exigent. Dans ce cas il y a là aussi un délai pour que l’offre et la demande se rencontrent.


b) Les inadéquations spatiales et de qualifications à l’origine d’un chômage structurel



B) Un chômage conjoncturel 

Keynes conteste la vision Néoclassique. Selon lui, le niveau de l’emploi et donc le chômage ne dépendent pas du taux de salaire fixé par le marché du travail. Selon Keynes, il existe un chômage involontaire (situation de personnes se présentant sur le marché du travail sans trouver d’emploi) lié aux anticipations des chefs d’entreprises sur la conjoncture économique. Le chômage conjoncturel est donc un chômage lié aux fluctuations de l’activité économique. En situation de forte croissance, le chômage diminue et en récession il augmente.



Définition

Demande effective
demande anticipée par les entreprises/producteurs Les entreprises cherchent à anticiper le volume futur de la production afin d’éviter de trop produire ou de ne pas assez produire. Soit les entreprises vont anticiper positivement l’avenir demain il faudra produire plus elle vont donc embaucher. A l’inverse, si elle anticipe négativement l’avenir elle vont réduire leurs effectifs.

Quand on se trouve en période de crise/récession le chômage conjoncturel risque d’augmenter. Pourquoi ?


Les entreprises anticipent négativement l’avenir car :


-il peut y avoir une incertitude pour la reprise et les projets d’investissements sont retardés, elles ont donc moins tendance à investir (nécessité d’acheter la machine…?). Si les entreprises achètent moins de machines, les entreprises produisant des machines produisent moins et vont donc réduire leurs effectifs


-elles anticipent négativement l’avenir et une progression du chômage donc certains consommateurs vont voir leur revenu diminuer moins consommer donc les entreprises vont de nouveau réduire leurs effectifs.

Tous les agents économiques dépensent moins.


La demande de travail par les entreprises va diminuer tandis que l’offre de travail est constante (liée à la démographie) donc il y a une hausse du chômage conjoncturel. 


Souvent il y a un décalage dans le temps entre le taux de croissance et le taux de chômage, le taux de chômage s’ajuste après l’évolution du taux de croissance.


Il existe 2 composants du chômage ; structurel et conjoncturel

Le chômage est donc pluriel.

Il sera donc nécessaire d’élaborer plusieurs politiques de l’emploi. 


III-Les politiques de lutte contre le chômage

1) Des politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale pour lutter contre le chômage conjoncturel

a) Les politiques conjoncturelles budgétaires de soutien de la demande globale


La politique expansionniste américaine


Budget de l'Etat
recettes (impôts) - dépenses ,Exemple : baisse des impôts ou augmentation des dépenses de l'Etat

La politique budgétaire expansionniste est une politique de relance de la demande.

En situation de crise, les agents privés dépensent moins parce qu’ils anticipent négativement l’avenir donc l’État va remplacer ce manque de dépense en dépensant plus pour relancer l’économie.


Quelles mesures sont prises ?


- baisse des impôts sur les ménages: « baisse importante de la fiscalité directe des ménages et des entreprises »

→ hausse du revenu disponible des ménages et hausse de la consommation

→ hausse de la demande effective : les entreprises produisent plus


- baisse des impôts sur les entreprises : « baisse importante de la fiscalité directe des ménages et des entreprises »

→ hausse des profits : les entreprises vont investir

→ elles anticipent positivement l’avenir : on va produire plus donc on va embaucher plus


- « augmentation des dépenses publiques » 


Le plus efficace pour Keynes:


1) Politique des grands travaux : investissement publiques (l’État peut construire des routes, stade, gymnases, écoles…)

→ on embauche des personnes dans le bâtiment (couvreur, techniciens…), on achète du matériel (machines…) donc de l’argent est gagné par les entreprises ce qui fait profiter d’autres entreprises qui vont anticiper un peu plus positivement l’avenir.


2) Distribution d’aides : augmentation des allocations, revenus ménages

→ ces revenus en plus vont encourage les ménages à dépenser plus mais il peut aussi très bien épargner (pas efficace en terme de relance)


3) Hausse des emplois publics : l’État embauche


Problème : Le problème de cette politique est que la dette de l’État et le déficit public sont aggravés. 

2) Les politiques conjoncturelles monétaires de soutien de la demande globale 


La politique monétaire aux Etats-Unis est mise en place par la FED c’est à dire la banque centrale américaine. En Europe, c’est la BCE. Ce n’est donc pas l’État.

Pour relancer la demande et lutter contre le chômage, la FED va utiliser les taux d’intérêts directeurs.


Définition

Taux d'intérêts directeurs
les taux qui sont appliqués aux banques lorsqu’elles ont besoin de se refinancer

La BCE augmente ses taux d’intérêts directeurs donc hausse du coût de refinancement → les banques répercutent cette hausse sur les taux d’intérêts pratiqués à leurs clients. 



Les taux d’intérêts bas favorisent les crédits chez les ménages et les entreprises ce qui fait augmenter la consommation, la production des entreprises, des investissement et de la production de machines.

=> On relance la demande et on crée des emploi donc on réduit le chômage. 

Sur la même période, le taux de chômage à diminué donc la politique budgétaire mise en place par les Etats-Unis fonctionne puisqu’elle a permit dé réduire le chômage. 


Les politiques monétaires et budgétaires de relance ont permit de diminuer la composante conjoncturelle du chômage mais ne règlent pas les composantes structurelles du chômage.


B) Quelles politiques de lutte contre le chômage structurel ?

A partir de 1993, sous le gouvernement Balladur, c’est la première fois que l’on va adopter en France des politiques d’allègement du coût de travail. 


Définition

Coût du travail
c’est l’ensemble des dépenses liées à l’embauche d’un salarié → Salaire net + cotisations sociales à la charge du salarié + cotisations sociales à la charge de l’employeur
Salaire brut
Salaire net + cotisations sociales à la charge du salarié


Néoclassiques (marché du travail) : la solution pour lutter contre le chômage était de baisser le salaire réel sauf qu’il y a deux inconvénients à la baisse du salaire :

- si on baisse le salaire réel, on va démotiver le salarié à travailler (théorie du salaire d’efficience)

-si on baisse le salaire réel selon Keynes, on diminue le pouvoir d’achat des salarié qui vont moins consommer


Depuis 1993, les politiques de baisse du coût du travail se concentrent essentiellement sur la baisse des cotisations sociales. 


1) Des politiques d’allègement du coût du travail


Effets escomptés :


1) Une telle politique améliore la compétitivité des prix des produits fabriqués en France(coûte moins cher de produire en France) donc ça crée une baisse du coût moyen qui va permettre de baisser le prix de vente ce qui rend les produits français plus attractif, augmente la production et par la même occasion l’emploi.


2) De plus, la France devient plus attractive : le coût du travail est moins cher et les entreprises viennent s’installer en France.


3) Enfin, les Néoclassiques comparaient le coût du travail à la productivité marginale du travail.

Il faut que le salarié me rapporte plus qu’il me coûte : c’est la seule condition pour qu’un salarié soit embauché.

Après la réforme, la productivité marginale du travail était supérieure au coût du travail donc l’entreprise avait tout intérêt à embaucher donc le chômage des moins qualifiés et des jeunes qui n’ont pas d’expérience à diminuer


Est-ce que ces politiques ont marché ?


Empiriquement/statistiquement, ces politiques fonctionnent dès lors qu’il y a de la croissance économique.

Par contre, quand l’État diminue les cotisations sociales à la charge de l’employeur il y a moins de ressources qui rentrent dans les caisses de l’État : quelques milliards d’euros en moins à un moment où la dette publique et le déficit publique sont très élevé.


Cette politique bien que pertinente ne suffit pas. 


2) Les politiques de flexibilisation du marché du travail 

Avec l’annualisation du temps de travail, on fait disparaître les heures supplémentaires qui sont majorées/augmentée de 25 % → on allège le coût du travail.

C’est la même chose pour le temps partiel. 


Le temps partiel


- Le temps partiel peut permettre d’adapter le volume horaire de travail à l’activité de production :

Exemple → une entreprise n’a pas besoin d’embaucher un salarié à 35h mais pour 20h : si la demande n’est pas acceptée et doit restée à 35h, l’entreprise va perdre de l’argent


- Le temps partiel permet de réduire le coût du travail (heures complémentaires) : une personne embauchée à temps partielle va pouvoir faire des heures en plus qui ne seront pas comptées comme supplémentaire mais complémentaire puisqu’elle ne fait pas 35h donc les +25 % sur le salaire par heure supplémentaire ne seront pas appliquées, cela évite que l’entreprise ai des coûts en plus.


Le temps partiel permet donc plus de flexibilité.


Effet négatif : le temps partiel peut crée ce qu’on appelle les « travailleurs pauvres »


Si le travailleur est à mi-temps, il va travailler pour 700 euros par mois ce qui va faire que le travailleur va moins consommer.

Si le temps partiel continue de se développer, les salariés vont moins dépenser, la demande va diminuer et les entreprises produiront moins donc elle vont licencier les salariés dont elles n’ont pas besoin. 


Les Formes Particulières d'Emploi (CDD et Intérim)


- Aujourd’hui la demande qui s’adresse aux entreprises est volatile : elle change sans arrêt.

Il y a des périodes où la production est forte d’autres où elle est faible.

Quand la demande effective augmente, l’entreprise embauche en CDD et intérim

Exemple → période de noël, on embauche plus pour produire plus


- Il existe des asymétrie d’information sur le marché du travail : tant que l’employeur ne nous a pas vu travailler il ne voit pas réellement nos compétences.

Les entreprises embauche en CDD car il considère ça comme une grande période d’essai : elles testent le salarié et proposent ensuite un CDI si le salarié est vraiment efficace (notamment les jeunes voir les peu qualifiés)


- Les CDD et intérim permettent de baisser les coûts de production : lorsqu’on est embauché en CDD/intérim le salaire ne progresse pas à l’ancienneté ce qui permet de faire des économies


- L e recours à ce type d’emploi permet de diminuer le chômage de longue durée car les personnes en CDD/intérim enchaîne les petits boulot ce qui fait qu’elles ne sont pas en chômage à long terme.

Une personne au chômage à long terme peu être stigmatisée par le monde de l’entreprise et est catégorisée comme inemployable car on considère qu’elle à perdu son savoir-faire.

Cela lutte contre le chômage chez les jeunes

%M

3) Les politiques de formation et d’accompagnement de la population active


Rappel : dans certains métiers il existe des tensions -> les entreprises ne trouvent pas une main d'œuvre assez qualifiée même si elles ont envie d'embaucher.


La politique de formation


Il y a premièrement la formation initiale où il y a un travail à faire au niveau de l’orientation des élèves ; les accompagner et les orienter vers les métiers sous tensions. On chercher aussi à améliorer l’apprentissage à partir de 2018 : 7 % des 15-25 ans en apprentissage en France en 2018 contre 15 % de la moyenne européenne.

Depuis 2018, il y a eu une volonté de favoriser l’apprentissage.

En Allemagne, la population à une perception positive de l’apprentissage contrairement à la France qui stigmatise l’apprentissage

C’est pour cela qu’il y a plein d’incitations pour aller vers l’apprentissage comme par exemple l’apprentissage paye une partie du permis.



Il y a aussi la formation continue pour les personnes plus âgées (actifs présents sur le marché du travail) : on leur proposer des formations en continue pour qu’elles puissent s’améliorer ou alors pour des chômeurs pour qu’ils puissent se reconvertir.

Depuis 2014, les salariés ont un compte CPF (compte personnalisé de formation) : formations reconnues par l’État, payantes


En terme de formation la France n’est pas le meilleur pays. 


Modèle de la flexisécurité au Danemark



Les règles pour embaucher ou licencier sont beaucoup plus flexibles : moins de temps à attendre pour licencier ou embauche

+

Allocations chômages sont très élevées au début : quasiment autant que le salaire

Ces allocations diminuent très vite au fil du temps jusqu’à atteindre 0.

+

Politique efficace de recherche d’emploi et de formation : les chômeurs sont très accompagnés 



Conclusion générale :

Les chômages coexistent en même temps donc il est nécessaire de mettre en place plusieurs politiques de l’emploi. 


Comment lutter contre le chômage ?

I-Définition et mesure du chômage 

A- Définir le chômage : une opération complexe

a) Comment définir le chômage ?  


Le chômage a toujours été un problème en France.

Définition

Chômage (selon l'INSEE)
une personne qui n'a pas d'emploi ( ne pas avoir travaillé la semaine précédent l'enquête), qui est disponible pour occuper un emploi dans les 15 jour et qui a cherché activement un emploi dans le mois précédent.

Les chômeurs font partis de la population active.


Définition

Population active
l’ensemble des personnes exerçant une activité professionnelle (actifs occupés) ou cherchant à exercer une activité professionnelle ( chômeurs)

b) Emploi/Chômage : deux catégories statistiques à la frontière floue : le sous-emploi 

Les frontières entre emploi et chômage sont floues.

Définition

Situation de sous-emploi
personnes qui occupent un emploi à temps partiel qui est contrait c’est à dire qui n’est pas choisi volontairement. Font partis aussi du sous-emploi ceux qui font partis du chômage technique ou chômage partiel : exemple du Covid-19, entreprise inondée… Toutes ces personnes ne sont pas considérées comme chômeurs par l’INSEE car elles occupent un emploi.
Halo du chômage
personne entre le chômage et l’inactivité, situation ambiguë, la personne ne remplis que 2 critères sur 3 de la situation de chômage.


B) Les indicateurs du chômage et de l’emploi

a) Le taux de chômage et les caractéristiques du chômage


Formule taux de chômage
chômeurs/population active x 100 ,exemple de phrase : En France, en 2021, sur 100 actifs en moyenne 7,9 sont au chômage.


La catégorie des cadres est celle qui à le moins de risque de se trouver au chômage tandis que la catégorie des ouvriers est celle plus touchée par le risque de se trouver au chômage.

Plus le niveau de diplôme est élevé plus le risque d’être au chômage est faible : les professions les plus diplômées sont moins touchées par le chômage que celle qui sont moins diplômées.


Plus le niveau d’étude est élevé plus le risque d’être au chômage diminue.


b) Le taux d’emploi : un indicateur complémentaire au taux de chômage 


Formule taux d'emploi
population active occupées/population en âge de travailler x100 ,exemple de phrase : En France, en 2021, sur 100 personnes en âge de travailler en moyenne 65 occupent un emploi ,


Le taux d’emploi est complémentaire au taux de chômage car ils permettent de voir l’ensemble de la population active. 


Si le taux d’emploi augmente c’est qu’il y a une création d’emploi et s’il diminue c’est qu’il y a eu suppression d’emploi. 


Le taux d’emploi des 15-24 ans diminue car les jeunes ont tendance à faire des études de plus en plus longues. C’est une bonne évolution car cela fait que les jeunes sont de plus qualifiés. 


On remarque au contraire, que le taux d’emploi des 50-64 ans a augmenté depuis 1975. Cela est du au décalage de l’âge légal de retraite mais aussi aux cotisations.


Le chômage a augmenté durant le mandat de Mitterrand qui décale l’âge légal de la retraite pour faire partir les gens plus tôt (1981). La France fortement touchée par le chômage à ce moment la, Mitterrand décide de faire partir les gens en pré-retraite pour libérer de l’emploi et que les chômeurs reprennent leurs places. 

II-Les causes du chômage

Définition

chômage conjoncturel
chômage de courte période, il est lié aux fluctuations/variations de l’activité économique. → exemple : quand la croissance économique est forte le chômage diminue alors que quand la croissance économique est faible ou qu’il y a une phase de dépression/récession le chômage augmente.
Chômage structurel
chômage de longue période résultant de déséquilibres persistants sur le marché du travail, dit autrement, il y aurait des rigidités sur le marché du travail empêchant l’offre et la demande de travail de se rencontrer. → exemple : 3 000 000 de personnes au chômage et pourtant certaines entreprises sont en manque de main d’œuvre mais impossible de répondre à cette demande de main d’œuvre à cause d’un problème comme par exemple un problème de transports.


A) Un chômage structurel

1) Les effets des institutions ( salaire minimum et règles de protection de l’emploi) sur le chômage structurel

a) Le fonctionnement du marché du travail selon les néoclassiques 


Libéraux : pour ces économistes, le travail est une marchandise comme une autre qui s’échange sur un marché 


Sur un marché du travail, la quantité de travail dépend du salaire réel.

Salaire réel
salaire nominal/prix,Il tient compte du pouvoir d'achat.


Qui offre sa force de travail ? les salariés/chômeurs (référence à Marx : j’offre mes deux bras) en échange d’un salaire donc je loue ma force de travail.


Qui demande du facteur travail ? Les entreprises : elles demandent un salarié 


La courbe d’offre est une fonction croissante : deux variables étudiés évoluent dans le même sens (ici salaire et travail)

Quand le salaire réel augmente, la quantité de travail offerte augmente.

→ Le salaire augmente donc d’avantage de personnes souhaitent travailler


Plus le salaire est élevé plus les individus sont motivés à travailler car pour eux c’est une source de motivation.

Il est considéré comme un revenu et permet d’acheter ce que l’on veut.


La demande de travail est une fonction décroissante : les deux variables étudiées évoluent en sens inverse donc quand l’une augmente l’autre va diminuer.

Quand le salaire augmente, la demande de travail diminue et inversement.

→ Si le salaire est bas (ex : 200 euros) alors toutes les entreprises voudront embaucher. En revanche quand le salaire est élevé les entreprises ont une demande de travail extrêmement faible.


Les entreprises embauchent d’autant plus lorsque le salaire est faible car les entreprises cherchent à maximiser leurs profits et qu’ils soient le plus élevés possible, il faut donc minimiser les coûts et pour une entreprise le salaire est un coût.


Si le salaire n’arrête pas d’augmenter en France les entreprises vont avoir tendance à délocaliser.

Plus le salaire augmente plus l’entreprise à tendance à investir dans des machines durables pour remplacer les salariés ce qui évite de dépenser dans le salaire.



Les libéraux développent un raisonnement à la marge. Ils considèrent qu’avant d’embaucher une entreprise va comparer le coût marginal du travail et la productivité marginale du travail.


Définition

Coût marginal du travail
supplément de coût lié à l’embauche d’un travailleur supplémentaire.
Productivité marginale du travail
supplément de production lié à l’embauche d’un travailleur supplémentaire.

L’entreprise embauche un salarié supplémentaire dès lors que la productivité marginale du travail est supérieure au coût marginale du travail.


Plus le salaire est élevé plus il y a de chance que le coût marginal soit supérieur à la productivité marginale du travail il n’y a donc aucun intérêt à embaucher plus.

→ demande de travail faible


Remarque : Pourquoi les jeunes et les peu diplômés sont massivement touchés par le chômage ?


Les jeunes sont des salariés peu productifs car il n’ont pas d’expérience et les peu diplômés n’ayant pas de diplômes n’est pas beaucoup productif.

Le coût marginal est beaucoup trop élevé pour des salariés n’ont productifs : ils coûtent plus chers que ce qu’ils rapportent.



Selon les néoclassiques, en cas de déséquilibre (chômage), le marché s’autorégule :d’une situation de déséquilibre il revient à une situation d’équilibre.


Comment ?


Grâce à deux mécanismes ;


- La flexibilité du salaire (en baisse) :


- La concurrence entre les agents : certains offreurs vont être lésés par cette situation puisqu’il ne trouveront pas d’emplois donc une concurrence s’instaure ici entre les offreurs. Certains offreurs envoient un signal aux demandeurs en proposant un salaire plus bas


Quand le salaire diminue, la demande est plus forte tandis que l’offre est plus faible ce qui réduit le chômage.


Tous les salariés qui décident de travailler au niveau du salaire d’équilibre/salaire de marché se retrouvent en situation de plein emploi puisque la demande est aussi élevée que l’offre.

Le chômage involontaire n’existe pas.


La solution présentée par les néoclassiques est de baisser les salaires.

Pourquoi le salaire n’est-il donc pas baissé aujourd’hui en France ? 


b) Les effets (positifs/négatifs) du salaire minimum


Rappel : Le SMIC apparaît en 1970 (fixé par la loi) remplaçant le SMIG (1950).


Effet négatif :


1) Le SMIC est supérieur au salaire d’équilibre ce qui fait qu’il y a un déséquilibre sur le marché puisque l’offre est plus importante que la demande donc chômage. Donc l’État empêche le marché de s’autoréguler et d’arriver au plein emploi (offre et demande se rencontrent).

On parle donc d’un chômage structurel car il est lié à l’existence d’une règle qui empêche le marché de fonctionner correctement. 


Effets positifs :


1) La naissance du salaire minimum oblige les entreprises à ce détourner de leur propre intérêt personnel c’est à dire les profits : on créer une règle qui va les obliger à tenir compte des salariés, c’est une protection pour les salariés.« Ça évite le salaire de misère » Marx


2) Selon Keynes, le salaire est un revenu pour les salariés donc plus il est élevé plus les salariés consomment. Les entreprises ont plus de demandes, elles produisent plus donc la demande de travail s’élève donc normalement il y a moins de chômage.


3) Si le salaire est relativement élevé alors il motive les salariés donc si mon salarié est motivé et s’implique c’est bénéfique pour mon entreprise car la productivité va augmenter et va donc permettre à l’entreprise de diminuer le coût unitaire donc de gagner en compétitivité. 


Le croisement entre la courbe de l'offre et celle de la demande représente le salaire d'équilibre.

En France, le SMIC est relativement élevé ; plus qu’en Bulgarie, en Espagne…

Pour les entreprises, le SMIC est trop élevé parce que dans les autres pays se ne sont pas les mêmes règles donc la concurrence est faussée.


Les entreprises se délocalisent donc dans des pays où le SMIC est moins élevé donc la demande de travaille diminue en France et augmente dans le pays où elle se délocalise.

=> chômage en France


Les entreprises qui ne se délocalisent pas remplace les salariés par des machines. Dans ce cas là, la demande diminue et le chômage augmente.


Le coût du travail en France est très élevé ce qui fait que les entreprises sont forcées de reporter ce coût sur les prix.


Les entreprises sont moins compétitives (ont des difficultés à rivaliser avec les entreprises étrangères).


Exemple : Produit de même gamme (qualité) en France et en Chine mais prix plus cher en France.

Les français importent beaucoup puisque c’est moins cher en Chine (importation faible).


Les étrangers achètent peu français donc exportation faible. A cause du SMIC et des coûts chers, les entreprises exportent peu dans les autres pays donc la productivité diminue et l’entreprise fini par licencier → + de chômage


Les règles qui existent sur le marché du travail ne se limitent pas aux SMIC. 


c) Les effets (positifs/négatifs) des règles de protection de l’emploi


Il existe des règles qui encadrent le monde du travail : par exemple , il existe la lois des cinq semaines de congés payés, les congés maladies, les congés maternité, les accidents de travail (consignes de sécurités pour éviter les accidents), lois sur les licenciements, lois sur les heures supplémentaires (+ 25 % sur le taux horaire).


Effets négatifs :


1) Les règles sont perçues par les entreprises comme des contraintes relativement coûteuses, par exemple, il existe en France des règles qui encadrent les licenciements.


Ces règles vont freiner les embauches (la demande sur le marché du travail va être beaucoup plus faible).


Un licenciement doit avoir un motif

= licenciement pour faute (exemple : accumulation de retards)

= licenciement pour motif économique (exemple : le salarié fait perdre des bénéfices à l’entreprise)


L’employeur doit respecter une procédure avant de licencier le salarié ;

-entretien préalable obligatoire

-l’employeur n’est pas convaincu et envoie une lettre qui atteste le licenciement (préavis de licenciement : on donne la possibilité au futur licencier de chercher du travail)

-indemnités de licenciement en fonction de l’ancienneté


Le licenciement est comme une contrainte financière et administrative qui font que les entreprises sont réticentes à embaucher.


Les entreprises se disent ensuite que si elles veulent licencier un salarié, ça va prendre du temps alors elles hésitent plus.


Le taux d’emploi est donc relativement stable car quand on a une croissance économique les entreprises hésitent à embaucher et quand on est en crise on hésite à licencier car il y a tout un tas de règles derrière le licenciement.

Mais cette conservation de salarié est coûteuse lorsqu’il y a un surplus de salariés.


2) Les entreprises vont être beaucoup plus sélectives à l’embauche : il me sera difficile de me séparer d’un salarié en tant qu’entrepreneur à cause des règles donc les salariés vont devoir être très performant et offrir les meilleures compétences pour le poste. Ces règles vont créer du chômage structurel pour certaines personnes comme les jeunes et les peu diplômés. 


Effets positifs :


1) Les règles sont une protection supplémentaire pour les salariés car le plus important pour les entreprises sont les profits et sans règles elles feraient comme elles voudraient sans respecter les salariés.


2) Les règles assurent une stabilité des effectifs/ des salariés dans l’entreprise. Ça évite le turn-over (salariés restent durablement dans l’entreprise)

a) La durabilité des salariés dans une entreprise permet un haut niveau de productivité par l’effet d’apprentissage : une fois que le salarié et en poste et qu’il a pour habitude de faire la même chose chaque jour alors il va s’améliorer, produire plus et gagner du temps, ce qui permet à l’entreprise de baisser le coût unitaire et donc le prix de vente


b) Les salariés vont pouvoir être formés : la formation a un coût pour l’entreprise. L’entreprise forme donc d’avantage les salariés à condition qu’il soit stable dans l’entreprise ce qui profite au salarié qui s’améliore mais aussi à l’entreprise. Ceci entraîne un accroissement du capital humain avec des employés stables et performants.


Medef ; cherche à déréguler le marché du travail, il a tendance à vouloir flexibiliser les règles

En 2008, par une loi on à instauré les ruptures conventionnelles : le salarié et l’entreprise peuvent se séparer d’un accord commun ce qui permet d’accélérer la procédure de licenciement.


Indicateur de protection de l'emploi
règles, indicateur de rigidité, plus on avance vers la droite plus il y a de règles et de contraintes


Il n’existe pas de relation statistique nous montrant que plus de souplesse/moins de règles sur le marché du travail favoriserai la création d’emploi, augmenterai la demande de travail et réduirai le chômage structurel. 


2) Les asymétries d’information source de chômage structurel 


Définition

Salaire d'efficience
salaire suffisamment élevé qui va motiver les salariés, les inciter à fournir plus d’efforts et travailler plus. Le niveau de salaire va donc avoir un impact sur la productivité. Stratégiquement les entreprises on intérêt à fixer un niveau de salaire élevé c’est à dire supérieur au salaire d’équilibre.


Quand il y a une asymétrie d’information c’est que certains agents économiques sur le marché du travail ont des informations que d’autres n’ont pas.

Ces asymétries existent à deux niveaux : au moment de l’embauche et une fois que le salarié travaille.

Au moment de l’embauche, l’employeur ne connaît pas vraiment les aptitudes et les compétences du salarié qu’il souhaite embaucher tant qu’il ne l’a pas mit au travail.


Si l’employeur met un niveau de salaire élevé il va attirer les meilleurs salariés qui ne souhaitent pas travailler ailleurs du fait que le salaire sera plus bas.

Au contraire, lorsque le salaire fixé est bas les personnes attirées seront les mauvais salariés puisque les meilleurs ne viendront pas du fait qu’ils valent mieux ne méritent pas un salaire bas.


Quand le salarié travaille, l’employeur ne sait pas si son salarié donne le maximum. Pour lutter contre les tire-au-flanc (quelqu’un de pas productif) il faut proposer des salaires plus élevé que dans les autres entreprises puisque si le salarié est pris sur le fait et qu’il est licencié il se retrouvera dans une autre entreprise où il sera moins rémunéré.


Plus le salaire est élevé plus le salarié va tout faire pour garder son poste car il sait qu’il a des avantages qu’il n’aura pas ailleurs.

Certes le salaire étant plus élevé l’entreprise augmente ces coûts mais en compensation la productivité sera aussi plus importante et l’entreprise embauchera moins. Cela crée du chômage structurel. 


3) Les problèmes d’appariements source de chômage structurel



Il y aura des problèmes d’appariement à partir du moment où l’offre et la demande de travail ne se rencontrent pas naturellement.


a) Les frictions à l’origine d’un chômage structurel 


Définition

Friction (donne naissance au chômage frictionnel)
c’est le délai nécessaire pour que l’offre et la demande de travail se rencontrent. Exemple : délai nécessaire durant lequel une entreprise cherche une secrétaire et trouve la personne qu’il lui faut. En cas de reprise économique le chômage ne va pas diminuer toute suite du fait de ce délai

Les agents économiques que ce soit les salariés ou les entreprises sont rationnels.

Du côté des chômeurs, plus il va chercher du travail plus il va disposer d’information alors il a tout intérêt à chercher pour bénéficier d’un travail avec les meilleurs conditions, malheureusement pendant ce temps là il ne touche pas d’argent.

En France, les allocations chômages permettent au chômeur de percevoir des indemnités durant sa recherche de travail, le chômeur se laisse donc du temps. La rencontre entre l’offre et la demande de travail est donc plus longue.

En revanche quand le chômeur arrive en fin de droits et qu’il sait que ces allocations vont disparaître ou diminuer alors il devient moins exigent et l’offre et la demande de travail se rencontrent plus vite.


C’est la même chose pour l’employeur : au démarrage en tant qu’entrepreneur je suis exigent, je cherche le meilleur salarié pour pas trop cher. Malheureusement plus le temps passe plus le coup de prospection augmente car le responsable RH s’occupe de trouver le meilleur salarié ce qui fait que l’entrepreneur devient moins exigent. Dans ce cas il y a là aussi un délai pour que l’offre et la demande se rencontrent.


b) Les inadéquations spatiales et de qualifications à l’origine d’un chômage structurel



B) Un chômage conjoncturel 

Keynes conteste la vision Néoclassique. Selon lui, le niveau de l’emploi et donc le chômage ne dépendent pas du taux de salaire fixé par le marché du travail. Selon Keynes, il existe un chômage involontaire (situation de personnes se présentant sur le marché du travail sans trouver d’emploi) lié aux anticipations des chefs d’entreprises sur la conjoncture économique. Le chômage conjoncturel est donc un chômage lié aux fluctuations de l’activité économique. En situation de forte croissance, le chômage diminue et en récession il augmente.



Définition

Demande effective
demande anticipée par les entreprises/producteurs Les entreprises cherchent à anticiper le volume futur de la production afin d’éviter de trop produire ou de ne pas assez produire. Soit les entreprises vont anticiper positivement l’avenir demain il faudra produire plus elle vont donc embaucher. A l’inverse, si elle anticipe négativement l’avenir elle vont réduire leurs effectifs.

Quand on se trouve en période de crise/récession le chômage conjoncturel risque d’augmenter. Pourquoi ?


Les entreprises anticipent négativement l’avenir car :


-il peut y avoir une incertitude pour la reprise et les projets d’investissements sont retardés, elles ont donc moins tendance à investir (nécessité d’acheter la machine…?). Si les entreprises achètent moins de machines, les entreprises produisant des machines produisent moins et vont donc réduire leurs effectifs


-elles anticipent négativement l’avenir et une progression du chômage donc certains consommateurs vont voir leur revenu diminuer moins consommer donc les entreprises vont de nouveau réduire leurs effectifs.

Tous les agents économiques dépensent moins.


La demande de travail par les entreprises va diminuer tandis que l’offre de travail est constante (liée à la démographie) donc il y a une hausse du chômage conjoncturel. 


Souvent il y a un décalage dans le temps entre le taux de croissance et le taux de chômage, le taux de chômage s’ajuste après l’évolution du taux de croissance.


Il existe 2 composants du chômage ; structurel et conjoncturel

Le chômage est donc pluriel.

Il sera donc nécessaire d’élaborer plusieurs politiques de l’emploi. 


III-Les politiques de lutte contre le chômage

1) Des politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale pour lutter contre le chômage conjoncturel

a) Les politiques conjoncturelles budgétaires de soutien de la demande globale


La politique expansionniste américaine


Budget de l'Etat
recettes (impôts) - dépenses ,Exemple : baisse des impôts ou augmentation des dépenses de l'Etat

La politique budgétaire expansionniste est une politique de relance de la demande.

En situation de crise, les agents privés dépensent moins parce qu’ils anticipent négativement l’avenir donc l’État va remplacer ce manque de dépense en dépensant plus pour relancer l’économie.


Quelles mesures sont prises ?


- baisse des impôts sur les ménages: « baisse importante de la fiscalité directe des ménages et des entreprises »

→ hausse du revenu disponible des ménages et hausse de la consommation

→ hausse de la demande effective : les entreprises produisent plus


- baisse des impôts sur les entreprises : « baisse importante de la fiscalité directe des ménages et des entreprises »

→ hausse des profits : les entreprises vont investir

→ elles anticipent positivement l’avenir : on va produire plus donc on va embaucher plus


- « augmentation des dépenses publiques » 


Le plus efficace pour Keynes:


1) Politique des grands travaux : investissement publiques (l’État peut construire des routes, stade, gymnases, écoles…)

→ on embauche des personnes dans le bâtiment (couvreur, techniciens…), on achète du matériel (machines…) donc de l’argent est gagné par les entreprises ce qui fait profiter d’autres entreprises qui vont anticiper un peu plus positivement l’avenir.


2) Distribution d’aides : augmentation des allocations, revenus ménages

→ ces revenus en plus vont encourage les ménages à dépenser plus mais il peut aussi très bien épargner (pas efficace en terme de relance)


3) Hausse des emplois publics : l’État embauche


Problème : Le problème de cette politique est que la dette de l’État et le déficit public sont aggravés. 

2) Les politiques conjoncturelles monétaires de soutien de la demande globale 


La politique monétaire aux Etats-Unis est mise en place par la FED c’est à dire la banque centrale américaine. En Europe, c’est la BCE. Ce n’est donc pas l’État.

Pour relancer la demande et lutter contre le chômage, la FED va utiliser les taux d’intérêts directeurs.


Définition

Taux d'intérêts directeurs
les taux qui sont appliqués aux banques lorsqu’elles ont besoin de se refinancer

La BCE augmente ses taux d’intérêts directeurs donc hausse du coût de refinancement → les banques répercutent cette hausse sur les taux d’intérêts pratiqués à leurs clients. 



Les taux d’intérêts bas favorisent les crédits chez les ménages et les entreprises ce qui fait augmenter la consommation, la production des entreprises, des investissement et de la production de machines.

=> On relance la demande et on crée des emploi donc on réduit le chômage. 

Sur la même période, le taux de chômage à diminué donc la politique budgétaire mise en place par les Etats-Unis fonctionne puisqu’elle a permit dé réduire le chômage. 


Les politiques monétaires et budgétaires de relance ont permit de diminuer la composante conjoncturelle du chômage mais ne règlent pas les composantes structurelles du chômage.


B) Quelles politiques de lutte contre le chômage structurel ?

A partir de 1993, sous le gouvernement Balladur, c’est la première fois que l’on va adopter en France des politiques d’allègement du coût de travail. 


Définition

Coût du travail
c’est l’ensemble des dépenses liées à l’embauche d’un salarié → Salaire net + cotisations sociales à la charge du salarié + cotisations sociales à la charge de l’employeur
Salaire brut
Salaire net + cotisations sociales à la charge du salarié


Néoclassiques (marché du travail) : la solution pour lutter contre le chômage était de baisser le salaire réel sauf qu’il y a deux inconvénients à la baisse du salaire :

- si on baisse le salaire réel, on va démotiver le salarié à travailler (théorie du salaire d’efficience)

-si on baisse le salaire réel selon Keynes, on diminue le pouvoir d’achat des salarié qui vont moins consommer


Depuis 1993, les politiques de baisse du coût du travail se concentrent essentiellement sur la baisse des cotisations sociales. 


1) Des politiques d’allègement du coût du travail


Effets escomptés :


1) Une telle politique améliore la compétitivité des prix des produits fabriqués en France(coûte moins cher de produire en France) donc ça crée une baisse du coût moyen qui va permettre de baisser le prix de vente ce qui rend les produits français plus attractif, augmente la production et par la même occasion l’emploi.


2) De plus, la France devient plus attractive : le coût du travail est moins cher et les entreprises viennent s’installer en France.


3) Enfin, les Néoclassiques comparaient le coût du travail à la productivité marginale du travail.

Il faut que le salarié me rapporte plus qu’il me coûte : c’est la seule condition pour qu’un salarié soit embauché.

Après la réforme, la productivité marginale du travail était supérieure au coût du travail donc l’entreprise avait tout intérêt à embaucher donc le chômage des moins qualifiés et des jeunes qui n’ont pas d’expérience à diminuer


Est-ce que ces politiques ont marché ?


Empiriquement/statistiquement, ces politiques fonctionnent dès lors qu’il y a de la croissance économique.

Par contre, quand l’État diminue les cotisations sociales à la charge de l’employeur il y a moins de ressources qui rentrent dans les caisses de l’État : quelques milliards d’euros en moins à un moment où la dette publique et le déficit publique sont très élevé.


Cette politique bien que pertinente ne suffit pas. 


2) Les politiques de flexibilisation du marché du travail 

Avec l’annualisation du temps de travail, on fait disparaître les heures supplémentaires qui sont majorées/augmentée de 25 % → on allège le coût du travail.

C’est la même chose pour le temps partiel. 


Le temps partiel


- Le temps partiel peut permettre d’adapter le volume horaire de travail à l’activité de production :

Exemple → une entreprise n’a pas besoin d’embaucher un salarié à 35h mais pour 20h : si la demande n’est pas acceptée et doit restée à 35h, l’entreprise va perdre de l’argent


- Le temps partiel permet de réduire le coût du travail (heures complémentaires) : une personne embauchée à temps partielle va pouvoir faire des heures en plus qui ne seront pas comptées comme supplémentaire mais complémentaire puisqu’elle ne fait pas 35h donc les +25 % sur le salaire par heure supplémentaire ne seront pas appliquées, cela évite que l’entreprise ai des coûts en plus.


Le temps partiel permet donc plus de flexibilité.


Effet négatif : le temps partiel peut crée ce qu’on appelle les « travailleurs pauvres »


Si le travailleur est à mi-temps, il va travailler pour 700 euros par mois ce qui va faire que le travailleur va moins consommer.

Si le temps partiel continue de se développer, les salariés vont moins dépenser, la demande va diminuer et les entreprises produiront moins donc elle vont licencier les salariés dont elles n’ont pas besoin. 


Les Formes Particulières d'Emploi (CDD et Intérim)


- Aujourd’hui la demande qui s’adresse aux entreprises est volatile : elle change sans arrêt.

Il y a des périodes où la production est forte d’autres où elle est faible.

Quand la demande effective augmente, l’entreprise embauche en CDD et intérim

Exemple → période de noël, on embauche plus pour produire plus


- Il existe des asymétrie d’information sur le marché du travail : tant que l’employeur ne nous a pas vu travailler il ne voit pas réellement nos compétences.

Les entreprises embauche en CDD car il considère ça comme une grande période d’essai : elles testent le salarié et proposent ensuite un CDI si le salarié est vraiment efficace (notamment les jeunes voir les peu qualifiés)


- Les CDD et intérim permettent de baisser les coûts de production : lorsqu’on est embauché en CDD/intérim le salaire ne progresse pas à l’ancienneté ce qui permet de faire des économies


- L e recours à ce type d’emploi permet de diminuer le chômage de longue durée car les personnes en CDD/intérim enchaîne les petits boulot ce qui fait qu’elles ne sont pas en chômage à long terme.

Une personne au chômage à long terme peu être stigmatisée par le monde de l’entreprise et est catégorisée comme inemployable car on considère qu’elle à perdu son savoir-faire.

Cela lutte contre le chômage chez les jeunes

%M

3) Les politiques de formation et d’accompagnement de la population active


Rappel : dans certains métiers il existe des tensions -> les entreprises ne trouvent pas une main d'œuvre assez qualifiée même si elles ont envie d'embaucher.


La politique de formation


Il y a premièrement la formation initiale où il y a un travail à faire au niveau de l’orientation des élèves ; les accompagner et les orienter vers les métiers sous tensions. On chercher aussi à améliorer l’apprentissage à partir de 2018 : 7 % des 15-25 ans en apprentissage en France en 2018 contre 15 % de la moyenne européenne.

Depuis 2018, il y a eu une volonté de favoriser l’apprentissage.

En Allemagne, la population à une perception positive de l’apprentissage contrairement à la France qui stigmatise l’apprentissage

C’est pour cela qu’il y a plein d’incitations pour aller vers l’apprentissage comme par exemple l’apprentissage paye une partie du permis.



Il y a aussi la formation continue pour les personnes plus âgées (actifs présents sur le marché du travail) : on leur proposer des formations en continue pour qu’elles puissent s’améliorer ou alors pour des chômeurs pour qu’ils puissent se reconvertir.

Depuis 2014, les salariés ont un compte CPF (compte personnalisé de formation) : formations reconnues par l’État, payantes


En terme de formation la France n’est pas le meilleur pays. 


Modèle de la flexisécurité au Danemark



Les règles pour embaucher ou licencier sont beaucoup plus flexibles : moins de temps à attendre pour licencier ou embauche

+

Allocations chômages sont très élevées au début : quasiment autant que le salaire

Ces allocations diminuent très vite au fil du temps jusqu’à atteindre 0.

+

Politique efficace de recherche d’emploi et de formation : les chômeurs sont très accompagnés 



Conclusion générale :

Les chômages coexistent en même temps donc il est nécessaire de mettre en place plusieurs politiques de l’emploi. 

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