Spermatophytes
Angiosperme vient de : grec angeion, ‘vaisseau’, et sperma = ‘graine’.
Apparus au Jurassique (env. 139 Ma)
Actuellement 318 965 espèces répertoriées
2/3 sous climat tropical.
Embranchement très diversifié (taille, morphologie, etc.)
Utilisation par l’homme : alimentation + habillement (coton et lin).
trachéides = présents chez tous les Spermatophytes. Ce sont des cellules en forme de tube (allongées en fuseaux). Cellules mortes, seules leurs parois subsistent pour former des conduits microscopiques. Parois épaisses et lignifiées (= comportent de la lignine, polymère phénolique). Des ponctuations permettent les échanges entre ces cellules = seule la paroi primaire subsiste dans ces ponctuations.
Rappel : Cellules criblées : cellules vivantes à maturité, mais dépourvues de certains organites comme le noyau, les ribosomes et la vacuole centrale. Le petit nombre d’organites permet à la sève élaborée de circuler plus facilement dans ces cellules. Cribles : permettent circulation de la sève d’une cellule à l’autre. Le long de chaque cellule criblée se trouve une cellule compagne. C’est une cellule non conductrice de sève qui est reliée à la cellule criblée par de nombreux canaux appelés plasmodesmes. Cette cellule compagne possède un noyau et des ribosomes qui peuvent également servir à la cellule criblées adjacente. Chez certains végétaux elles participent également au transfert, vers la cellule criblée, du saccharose produit dans la feuille.
Fleur isolée / inflorescence.
Types d’inflorescences :
- Inflorescences déterminées (ou cymeuses) : axe principal se terminant par une fleur
=> la floraison débute généralement au sommet
- Inflorescences indéterminées (ou racémeuses) : axe en croissance ne produisant que des fleurs latérales
=> la floraison commence généralement par la base
Carpelle = macrosporophylle (ou mégasporophylle) repliée sur elle-même en enfermant le ou les ovules.
Une fleur peut avoir un ou plusieurs carpelles.
Si plusieurs carpelles : carpelles indépendants (caractères plutôt archaïque) ou soudés entre eux.
Carpelle (ou ∑ carpelles) = pistil = gynécée.
Plusieurs types d’ovules ; + fréquent = ovule renversé.
Fleurs hermaphrodites = cas général => possèdent donc à la fois des étamines et des carpelles.
Fleurs unisexuées : staminées ou pistillées.
Si fleurs staminées + fleurs pistillées sur même plante : espèce monoïque. (ex. : maïs = cônes femelles et des cônes mâles sur un même arbre)
Si fleurs staminées + fleurs pistillées sur plantes séparées : espèce dioïque. (ex. : saule)
L’intine et l’exine servent à protéger le grain de pollen, mais elles interviennent également dans la reconnaissance entre le pollen et le pistil. Ceci s’effectue par l’intermédiaire de protéines spécifiques, un peu comme les antigènes et les anticorps. Il y a des plantes qui reconnaissent les protéines de l’intine, et d’autres qui reconnaissent celles de l’exine.
Étapes de la fécondation :
- Arrivée grain de pollen sur stigmate.
- Si reconnaissance : hydratation grain de pollen
- Germination cellule végétative grain de pollen : élaboration tube polliniquevers oosphère. = Siphonogamie.
- Dans tube pollinique, division cellule spermatogène => 2 gamètes mâles.
- Arrivée tube pollinique au micropyle puis dans 1 des synergides proches de l’oosphère.
- Double fécondation.
> 1 gamète mâle fusionne avec oosphère = embryon (2n), « zygote principal »
> 1 gamète mâle fusionne avec cellule centrale (= 2 noyaux polaires) = albumen (3n), ou « zygote accessoire ».
- Albumen = tissu nourricier = endosperme triploïde.
- Tégument => spermoderme.
Grâce à cette dispersion (pollinisation), le grain de pollen parvient sur le stigmate de la fleur. S’il y a reconnaissance (le grain de pollen et le stigmate appartiennent à la même espèce), le grain de pollen s’hydrate : il absorbe de l’eau et entre en vie active. Le noyau végétatif du grain de pollen germe pour élaborer le tube pollinique qui grandit à l’intérieur du pistil en direction de l’oosphère. Ce mode de transport des gamètes ♂ par un tube interne est une adaptation classique à la vie aérienne : on parle de siphonogamie.
Le noyau reproducteur (cellule spermatogène), qui emprunte ce tube pollinique, se divise pour donner 2 anthérozoïdes = 2 gamètes ♂. Le tube pollinique arrive par le micropyle et pénètre dans 1 des synergides proches de l’oosphère. Puis l’extrémité du tube se désagrège, ainsi que la synergide. Il y a alors double fécondation :
- 1 anthérozoïde fusionne avec l’oosphère → il donne l’œuf embryon (2n). (=zygote principal, diploïde)
- l’autre anthérozoïde fusionne avec la cellule centrale, soit avec les 2 noyaux polaires du sac embryonnaire → ils donnent l’œuf albumen (3n). (=zygote accessoire, triploïde). On l’appelle œuf albumen car il va former un tissu nourricier, l’albumen.
Cette double fécondation est une nouveauté chez les angiospermes : souvenez-vous que chez les Pinales, il y a également formation de 2 gamètes ♂ dans le tube pollinique, mais l’un des deux gamètes dégénère et un seul participe à la fécondation de l’oosphère. La double fécondation déclenche plusieurs processus qui conduisent au développement de la graine et du fruit : elle produit l’albumen, encore appelé endosperme triploïde, et le tégument se développe en spermoderme.
4 grandes catégories de fruits :
Dans les fruits secs indéhiscents:
Les graines restent dans le fruit quand il tombe de la plante. L’exemple le plus commun est l’akène, fruit issu d’un ovaire uniloculaire (1 seule loge) à l’intérieur duquel la graine (unique) est quasi libre, retenue seulement par le funicule (fixation ; ex : renoncules). Les akènes ailés (avec des ailes), comme ceux que l’on trouve chez l’orme ou le frêne, s’appellent des samares. Il existe également le caryopse : il est différent de l’akène par le fait que le péricarpe et le reste des téguments de l’unique graine ont fusionné. C’est le fruit typique des plantes herbeuses (ex : maïs, blé).
Autre cas de fruit simple, lorsque l’exocarpe et le mésocarpe deviennent charnus(= ‘chair’) et que l’endocarpe se sclérifie (avec la graine qu’il entoure, forment le ‘noyau’) : on obtient une drupe.
Ex : la cerise, la prune, la pêche, etc. Rem : c’est également le cas de la noix de coco, dont la partie externe n’est pas charnue mais fibreuse ; en général elle est enlevée avant la vente, pour le transport. C’est également le cas de la noix ( ce que l’on mange c’est l’embryon) – la partie charnue est la bogue .
Lorsque l’exocarpe, le mésocarpe et l’endocarpe deviennent charnus (=’chair’), on obtient une baie (graine = ‘pépin’). Il s’agit de fruits entièrement charnus. Les baies peuvent contenir un ou plusieurs carpelles, contenant chacun normalement plusieurs graines. graine = ‘pépin’.
ex : tomates (placentation axile visible –raisins, etc.)
Fleur : plusieurs carpelles libres (non soudés), chacun donne fruit simple et la même fleur développe alors plusieurs fruits simples
Ex. : di-akène (donne deux akènes) ou poly-akène, poly-drupe, poly-follicule, etc…(donne plusieurs idem pour polydrupe, ploy-follicule, etc.).
Ce sont des fruits multiples.
Exemple de poly-akène : fruit des renoncules.
Exemple de poly-drupe : framboises et mûres (de la ronce).
.Dans tous les cas vus précédemment, le fruit était issu du développement de la paroi de l’ovaire. Mais d’autres tissus peuvent également participer à l’élaboration du fruit, comme le réceptacle (à la base de la fleur) : on obtient alors un fruit complexe. Le réceptacle peut ainsi devenir charnu, et se souder ou non à l’ovaire (ou aux ovaires).
Ex. La fraise est un exemple de fruit complexe où le réceptacle s’est renflé considérablement (c’est la partie charnue que l’on mange), et il porte à sa surface une multitude d’akènes. Ces akènes sont tous issus de la même fleur portant de nombreux carpelles libres : de ce point de vue on obtient un poly-akène, donc un fruit multiple ; mais si l’on considère l’ensemble de la fraise il s’agit d’un fruit complexe constitué en majeure partie du réceptacle renflé.
Ex. La pomme est également un exemple de fruit complexe : dans ce cas le réceptacle est devenu charnu et s’est soudé à l’ovaire.
Ex. Le melon ou la courgette sont également des fruits complexes où le réceptacle devenu charnu s’est développé en se soudant à l’ovaire qu’il entoure.
Dans tous les exemples précédents le fruit était issu d’une seule fleur, avec ou sans participation du réceptacle à la formation du fruit.
Fruits composés = infrutescences. (issus développement d’inflorescences)
Ces fruits sont formés par le développement de l’ovaire de chaque fleur, auquel peuvent s’ajouter le réceptacle floral, l’axe de l’inflorescence et/ou les bractées.
Ex. : ananas. Axe + ovaire (+ bractée) charnus, soudés Dans ce cas toute l’inflorescence est charnue : axe, bractée (en partie), ovaire, et toutes ces parties sont soudées entre elles.
Ex. : La figue est également un fruit composé : elle est composée de l’axe de l’inflorescence qui devient charnu et englobe toutes les fleurs de l’inflorescence qui donnent des akènes. On appelle aussi ce fruit composé particulier sycone. Attention, ceci est différent de la fraise qui est pourtant aussi constituée d’un réceptacle charnu portant des akènes : dans le cas de la fraise les akènes sont issus de carpelles différents d’une même fleur (carpelles libres), tandis que dans le cas de la figue chaque akène est issu du carpelle d’une fleur différente.
Pas de fécondation => pas de graine
Exemple particulier de la banane, fruit parthénocarpique : il s’agit en fait d’une baie parthénocarpique, c’est à dire d’un fruit dont les parois de l’ovaire (endocarpe, mésocarpe et exocarpe) sont devenus charnus, mais dont les ovules n’ont pas été fécondés. L’ovaire est constitué de trois loges carpellaires soudées, à placentation axile. Le bananier se multiplie en fait par reproduction végétative (rejets).