Partielo | Créer ta fiche de révision en ligne rapidement
Post-Bac
2

Chapitre 17 - Les financements à court terme

Finance

Définition

Escompte
C'est une opération par laquelle une entreprise cède ses effets de commerce, avant leur échéance, à la banque, en contrepartie d’un crédit diminué des agios.
Découvert
C'est le solde débiteur d’un compte bancaire; mais également un crédit utilisable par débit du compte bancaire.
Crédit spot
C'est un crédit bancaire de courte durée (QQ H/MOIS)
Affacturage
C'est une opération par laquelle une entreprise cède ses créances commerciales à court terme à une société d’affacturage (ou factor) qui en assume dès lors la gestion et le recouvrement.

I l existe de nombreuses solutions pour financer un déficit de trésorerie. Certaines sont plutôt accessibles aux grosses sociétés et d’autres davantage utilisées par les PME. Le choix entre plusieurs possibilités de financement est le plus souvent fonction de leur coût, mais d’autres facteurs sont également à prendre en compte: l’aspect pratique, la rapidité d’obtention, l’exigence de garanties de la part du prêteur, etc. 


I - Principaux financements à court terme

A) CMCC : l'escompte

Les effets de commerce émis par l’entreprise en cas de vente à crédit sont des titres de créance négociables. La banque fixe un plafond (ou « ligne d’escompte ») qui dépend notamment du chiffre d’affaires (il correspond généralement à un mois de CA).

La banque peut refuser d’escompter les effets lui paraissant trop risqués. À l’échéance, le client paye la banque devenue propriétaire de l’effet.

En cas d’impayé, la banque débite le compte de l’entreprise du montant figurant sur l’effet. 




B) crédits bancaires

1. le découvert :

En général, le banquier fixe un plafond (montant maximum débiteur) en fonction d’un certain nombre de critères (taille et chiffre d’affaires de l’entreprise, situation financière, montant des sommes transitant par la banque, etc.). Le nombre de jours de découvert peut être limité. Les différentes formes de découvert. La possibilité d’avoir un compte bancaire débiteur peut correspondre: – à une facilité de caisse qui ne dure que quelques jours et permet de faire face à des « pointes » dans les décaissements (ex.: échéances de fin de mois); – à un découvert proprement dit, d’une durée plus longue. 

Intérêt. Bien utilisé, le découvert est un moyen de financement intéressant; souple, il permet de couvrir exactement les besoins de l’entreprise. Contrairement aux financements précédents, le découvert est un crédit non garanti par des créances. Il est simple d’utilisation et s’ajuste précisément (en montant et en durée) aux besoins à financer. Son coût dépend des conditions d’utilisation (notamment de sa durée, qui ne doit pas être trop courte) et de la situation de l’entreprise (taille, qualité de la signature, etc.). 

2. Crédit de campagne

Le crédit de campagne est utilisé par des entreprises à activité saisonnière pour leur permettre de fabriquer et stocker des produits dont la vente s’effectue sur une courte période. 

Il peut prendre la forme d’un découvert classique ou d’effets financiers à négocier auprès de la banque. Les remboursements s’effectuent au fur et à mesure des ventes. 


3. Le Crédit spot

Il se présente comme un découvert matérialisé par un effet financier (billet à ordre) que la banque escompte; le montant net est porté au compte de l’entreprise. Un montant minimum est exigé. Ce montant varie selon les banques mais est généralement élevé (plusieurs milliers d’euros). Ce crédit est donc peu accessible aux PME. Le taux d’intérêt est celui du marché monétaire (EONIA, Euribor) majoré d’une marge plus ou moins importante (de 0,10% à 1,30%) négociée avec la banque. Du fait de sa facilité d’utilisation, cette forme de crédit est très répandue auprès des sociétés d’une certaine taille ayant des besoins de trésorerie importants. 


4. Lignes de crédit

Les fonds peuvent être tirés à tout moment en fonction des besoins de trésorerie ou d’exploitation. Il existe des lignes multidevises pour les importateurs et les exportateurs. Du fait de l’importance des montants en cause, les lignes de crédit des grosses sociétés sont l’objet d’un montage par plusieurs banques. 


C) L'affacturage

Les sociétés d’affacturage sont des établissements de crédit spécialisés, titulaires d’un agré- ment en tant que sociétés financières. Ce sont généralement des filiales de grandes banques (ex.: Eurofactor appartient au groupe Crédit agricole). 


L’entreprise (ou cédant) conclut un contrat qui précise les prestations fournies par la société d’affacturage ainsi que le détail des commissions dues. Dans le cas où des cessions de créances sont prévues, la société d’affacturage fixe un plafond de financement en fonction de la qualité des clients de l’entreprise qui doivent individuellement faire l’objet d’un agrément. Pour cela, elle étudie périodiquement la solvabilité des différents clients. En cas de cession, les créances font l’objet d’un achat ferme par le factor qui en assume le risque jusqu’au règlement. Pour l’entreprise qui y recourt, l’affacturage présente deux intérêts: • L’entreprise est déchargée de la gestion des créances, des opérations de relance et de contentieux qui nécessitent du personnel. Elle peut donc réduire ses coûts internes et simplifier sa comptabilité. • L’entreprise bénéficie de la compétence du factor qui dispose d’un personnel spécialisé et expérimenté. L’affacturage est accessible à toutes les entreprises quels que soient leur taille et leur secteur d’activité; il s’applique également aux créances étrangères. 

 

D) Titres de créance négociables (TCN)

Les titres de créances négociables (TCN) sont émis par les entreprises ou par l’État sur le marché monétaire, pour une durée pouvant s’étendre de quelquesjours à plusieurs années. La Banque de France distingue deux types de titres de créances négociables (tab. 17.3).

En général, les intérêts sont fixes et versés à l’échéance (intérêts postcomptés). Les taux proposés sont proches de ceux du marché monétaire. En raison de son montant minimum élevé, le TCN n’est utilisé que par de grandes sociétés, géné- ralement cotées, ainsi que par les collectivités publiques (régions, départements, etc.). Il peut être émis en euros ou dans une autre devise. Pour les entreprises qui peuvent l’utiliser, il présente l’avantage d’emprunter directement, à court terme, auprès d’autres entreprises sans passer par le système bancaire, à des conditions de taux intéressantes. 

II - Coût des différentes modalités de financement

A) Taux d'intérêt à court terme

  1. Taux appliqués par les banques Les banques sont libres de fixer les taux qu’elles pratiquent pour les crédits à court terme accordés aux entreprises en fonction des taux sur le marché monétaire.
  2. Taux du marché monétaire


Le marché interbancaire. Ce marché est réservé aux établissements de crédit, à la Banque de France (qui intervient pour le compte de la Banque centrale européenne) et au Trésor public. La Banque centrale européenne (BCE) agit sur ce marché notamment en fixant un taux directeur (chapitre 12). Les opérations de prêts et d’emprunts effectuées par les intervenants sur le marché interbancaire sont à la base des taux appliqués aux grandes entreprises (tab. 17.4).



B) Coût du découvert

Post-Bac
2

Chapitre 17 - Les financements à court terme

Finance

Définition

Escompte
C'est une opération par laquelle une entreprise cède ses effets de commerce, avant leur échéance, à la banque, en contrepartie d’un crédit diminué des agios.
Découvert
C'est le solde débiteur d’un compte bancaire; mais également un crédit utilisable par débit du compte bancaire.
Crédit spot
C'est un crédit bancaire de courte durée (QQ H/MOIS)
Affacturage
C'est une opération par laquelle une entreprise cède ses créances commerciales à court terme à une société d’affacturage (ou factor) qui en assume dès lors la gestion et le recouvrement.

I l existe de nombreuses solutions pour financer un déficit de trésorerie. Certaines sont plutôt accessibles aux grosses sociétés et d’autres davantage utilisées par les PME. Le choix entre plusieurs possibilités de financement est le plus souvent fonction de leur coût, mais d’autres facteurs sont également à prendre en compte: l’aspect pratique, la rapidité d’obtention, l’exigence de garanties de la part du prêteur, etc. 


I - Principaux financements à court terme

A) CMCC : l'escompte

Les effets de commerce émis par l’entreprise en cas de vente à crédit sont des titres de créance négociables. La banque fixe un plafond (ou « ligne d’escompte ») qui dépend notamment du chiffre d’affaires (il correspond généralement à un mois de CA).

La banque peut refuser d’escompter les effets lui paraissant trop risqués. À l’échéance, le client paye la banque devenue propriétaire de l’effet.

En cas d’impayé, la banque débite le compte de l’entreprise du montant figurant sur l’effet. 




B) crédits bancaires

1. le découvert :

En général, le banquier fixe un plafond (montant maximum débiteur) en fonction d’un certain nombre de critères (taille et chiffre d’affaires de l’entreprise, situation financière, montant des sommes transitant par la banque, etc.). Le nombre de jours de découvert peut être limité. Les différentes formes de découvert. La possibilité d’avoir un compte bancaire débiteur peut correspondre: – à une facilité de caisse qui ne dure que quelques jours et permet de faire face à des « pointes » dans les décaissements (ex.: échéances de fin de mois); – à un découvert proprement dit, d’une durée plus longue. 

Intérêt. Bien utilisé, le découvert est un moyen de financement intéressant; souple, il permet de couvrir exactement les besoins de l’entreprise. Contrairement aux financements précédents, le découvert est un crédit non garanti par des créances. Il est simple d’utilisation et s’ajuste précisément (en montant et en durée) aux besoins à financer. Son coût dépend des conditions d’utilisation (notamment de sa durée, qui ne doit pas être trop courte) et de la situation de l’entreprise (taille, qualité de la signature, etc.). 

2. Crédit de campagne

Le crédit de campagne est utilisé par des entreprises à activité saisonnière pour leur permettre de fabriquer et stocker des produits dont la vente s’effectue sur une courte période. 

Il peut prendre la forme d’un découvert classique ou d’effets financiers à négocier auprès de la banque. Les remboursements s’effectuent au fur et à mesure des ventes. 


3. Le Crédit spot

Il se présente comme un découvert matérialisé par un effet financier (billet à ordre) que la banque escompte; le montant net est porté au compte de l’entreprise. Un montant minimum est exigé. Ce montant varie selon les banques mais est généralement élevé (plusieurs milliers d’euros). Ce crédit est donc peu accessible aux PME. Le taux d’intérêt est celui du marché monétaire (EONIA, Euribor) majoré d’une marge plus ou moins importante (de 0,10% à 1,30%) négociée avec la banque. Du fait de sa facilité d’utilisation, cette forme de crédit est très répandue auprès des sociétés d’une certaine taille ayant des besoins de trésorerie importants. 


4. Lignes de crédit

Les fonds peuvent être tirés à tout moment en fonction des besoins de trésorerie ou d’exploitation. Il existe des lignes multidevises pour les importateurs et les exportateurs. Du fait de l’importance des montants en cause, les lignes de crédit des grosses sociétés sont l’objet d’un montage par plusieurs banques. 


C) L'affacturage

Les sociétés d’affacturage sont des établissements de crédit spécialisés, titulaires d’un agré- ment en tant que sociétés financières. Ce sont généralement des filiales de grandes banques (ex.: Eurofactor appartient au groupe Crédit agricole). 


L’entreprise (ou cédant) conclut un contrat qui précise les prestations fournies par la société d’affacturage ainsi que le détail des commissions dues. Dans le cas où des cessions de créances sont prévues, la société d’affacturage fixe un plafond de financement en fonction de la qualité des clients de l’entreprise qui doivent individuellement faire l’objet d’un agrément. Pour cela, elle étudie périodiquement la solvabilité des différents clients. En cas de cession, les créances font l’objet d’un achat ferme par le factor qui en assume le risque jusqu’au règlement. Pour l’entreprise qui y recourt, l’affacturage présente deux intérêts: • L’entreprise est déchargée de la gestion des créances, des opérations de relance et de contentieux qui nécessitent du personnel. Elle peut donc réduire ses coûts internes et simplifier sa comptabilité. • L’entreprise bénéficie de la compétence du factor qui dispose d’un personnel spécialisé et expérimenté. L’affacturage est accessible à toutes les entreprises quels que soient leur taille et leur secteur d’activité; il s’applique également aux créances étrangères. 

 

D) Titres de créance négociables (TCN)

Les titres de créances négociables (TCN) sont émis par les entreprises ou par l’État sur le marché monétaire, pour une durée pouvant s’étendre de quelquesjours à plusieurs années. La Banque de France distingue deux types de titres de créances négociables (tab. 17.3).

En général, les intérêts sont fixes et versés à l’échéance (intérêts postcomptés). Les taux proposés sont proches de ceux du marché monétaire. En raison de son montant minimum élevé, le TCN n’est utilisé que par de grandes sociétés, géné- ralement cotées, ainsi que par les collectivités publiques (régions, départements, etc.). Il peut être émis en euros ou dans une autre devise. Pour les entreprises qui peuvent l’utiliser, il présente l’avantage d’emprunter directement, à court terme, auprès d’autres entreprises sans passer par le système bancaire, à des conditions de taux intéressantes. 

II - Coût des différentes modalités de financement

A) Taux d'intérêt à court terme

  1. Taux appliqués par les banques Les banques sont libres de fixer les taux qu’elles pratiquent pour les crédits à court terme accordés aux entreprises en fonction des taux sur le marché monétaire.
  2. Taux du marché monétaire


Le marché interbancaire. Ce marché est réservé aux établissements de crédit, à la Banque de France (qui intervient pour le compte de la Banque centrale européenne) et au Trésor public. La Banque centrale européenne (BCE) agit sur ce marché notamment en fixant un taux directeur (chapitre 12). Les opérations de prêts et d’emprunts effectuées par les intervenants sur le marché interbancaire sont à la base des taux appliqués aux grandes entreprises (tab. 17.4).



B) Coût du découvert