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CEJM thème 1 management

1 une entreprise performante tient compte de ses parties prenantes et poursuit une finalité économique, social et sociétale

A) les finalités

La finalité est la raison d’être de l’entreprise, le(s) but(s) qu’elle poursuit. Elle revêt un caractère

permanent et s’inscrit sur du long terme. Elle guide les actions entreprises ainsi que la stratégie et

les objectifs mis en place afin de la concrétiser.

Définition

finalité économique
c’est sa capacité à créer de la valeur et à gérer des profits dans le but d’assurer sa pérennité. L’entreprise joue un rôle économique, elle participe à la croissance économique. Toutes les entreprises poursuivent une finalité économique mais elle ne doit pas être première
finalité sociale
c’est la satisfaction des salariés en leur offrant de bonnes conditions de travail, la possibilité d’évoluer, de se former. Une politique de gestion des Ressources Humaines est alors mise en place
finalité sociétale
c’est la façon dont l’entreprise s’intègre dans son environnement en respectant les valeurs de la société au sein de laquelle elle s’installe. C’est l’ensemble des actions qu’elle met en œuvre afin de prendre en compte des principes du développement durable.

Un management de l’entreprise orienté vers ces trois finalités va tenir compte de toutes ses parties

prenantes et permet à l’entreprise de s’inscrire dans une démarche de Responsabilité Sociale de

l’Entreprise (RSE). Ces finalités sont complémentaires et interdépendantes.

B) les partie prenantes de l'entreprise


L’entreprise entretient des liens plus ou moins étroits et plus ou moins directs avec les acteurs

économiques avec lesquels elle est en interaction. Ces acteurs sont des parties prenantes.

Définition

les partie prenantes primaires
sont les acteurs qui ont un lien contractuel direct avec l’entreprise : propriétaires, dirigeants, associés, salariés, clients et fournisseurs. La satisfaction des intérêts des parties prenantes primaires est impérative car ces dernières peuvent menacer la survie de l’entreprise, sa pérennité dépend donc de la satisfaction de leurs intérêts. Au sein des parties prenantes primaires, on distingue les parties prenantes internes (les salariés, les dirigeants et les propriétaires/les associés) des parties prenantes externes (clients, fournisseurs, distributeurs).
les parties prenantes secondaires
sont les acteurs qui n’ont pas, par principe, de lien contractuel avec l’entreprise : les médias, les réseaux sociaux, les associations, les ONG, les concurrents, les communautés de commune, les communautés d’agglomération, les collectivités territoriales, les autorités publiques, les pouvoirs publics, les institutions financières. L’entreprise peut parfois avoir des liens contractuels avec ces parties prenantes secondaires.

les performance

La performance peut être définie comme l’atteinte des objectifs. Elle revêt plusieurs dimensions :

économique et financière, commerciale, sociale, environnementale. Ces aspects représentent la performance globale et durable de l’entreprise qui contribue à son développement sur du long terme.

Comment analyser la performance de l’entreprise ?

A retenir :

– Mesurer son efficacité : est-ce que les objectifs sont atteints ?

– Étudier la pertinence : est-ce que les moyens mobilisés par l’entreprise pour atteindre

ses objectifs sont appropriés ?

– Évaluer la pertinence : est-ce que les coûts engendrés pour atteindre les objectifs sont

supérieurs aux bénéfices réalisés ?

Les indicateurs qui permettent de mesurer la performance d’une entreprise :

• Les indicateurs de la performance commerciale : la part de marché, l’évolution du chiffre

d’affaires, le taux de satisfaction des clients…. Ces indicateurs permettent de mesurer

l’efficacité ;

• Les indicateurs de la performance sociale : bilan social, turn over, absentéisme, accident de

travail, taux de promotion, les formations…. Ces indicateurs, s’ils sont positifs, permettent

d’évaluer l’efficacité, la pertinence et l’efficience. Une mauvaise performance sociale induit

des coûts supplémentaires pour l’entreprise ;

• Les indicateurs de la performance environnementale et sociétale : l’empreinte écologique, la

création d’emplois…. Ces indicateurs, s’ils sont positifs, permettent d’évaluer l’efficacité, la

pertinence et l’efficience. Une mauvaise performance sociétale et environnementale induit

des coûts supplémentaires pour l’entreprise ;

• Les indicateurs de la performance financière : résultat net, rentabilité, profitabilité, taux

d’endettement…. Ces indicateurs permettent d’évaluer l’efficience.

2 De la logique entrepreneuriale à la logique managériale

A) la logique entrepreneuriale


A retenir :

Un entrepreneur est un individu ou un groupe d’individus qui possède les compétences et la

motivation suffisantes pour créer une entreprise ou reprendre une activité source de valeur

économique et/ou sociale et se lancer ainsi sur un secteur d’activité.

Les éléments qui caractérisent un entrepreneur :

• Un état d’esprit : la volonté d’entreprendre ;

• Une implication personnelle dans son projet, un investissement moral, matériel et financier

important ;

• Une personnalité marquée par un leadership naturel et de la ténacité ;

• La capacité à innover et à saisir des opportunités d’affaires (de marché) : l’entrepreneur se

lance donc dans le processus de création de son entreprise à partir d’une idée innovante

• La prise de risques : en effet, le projet peut échouer et/ou être modifié en cours de création,

c’est un pari pour l’entrepreneur que de se lancer sur un nouveau secteur d’activité.

B) la logique managériale


A retenir :

Il s’agit d’organiser et de gérer de manière optimale les ressources allouées (humaines, techniques,

financières) en fonction des objectifs stratégiques fixés afin d’assurer la continuité et le

développement de l’entreprise.

Les managers existent à différents niveaux de l’entreprise (chef d’entreprise, directeur de fonction,

chef de service…). Ils accomplissent différentes missions :

• Fixer des objectifs, des moyens et la stratégie à suivre pour les atteindre ;

• Organiser, diriger, coordonner des tâches à accomplir par les subordonnés ;

• Gérer des ressources humaines : embauche, formation, motivation du personnel ;

• Vérifier les résultats atteints et élaborer des actions correctrices.

C) la création d'entreprise

La création d’une entreprise est le fruit d’un long processus avec plusieurs étapes.

1. Rechercher une opportunité à exploiter : tout commence par une idée innovante de

l’entrepreneur qui a mûri avec le temps.

2. Étude de faisabilité du projet : réaliser une étude de marché afin de vérifier la faisabilité du

projet, de déterminer une stratégie et le plan de marchéage.

3 Rédaction d’un plan d’affaires ou Business Plan afin de concrétiser l’idée

Ce document écrit formalise le projet : il contient la présentation du projet, l’étude de

marché, les moyens techniques, humains et financiers mis en œuvre, les démarches

administratives et fiscales à venir, le prévisionnel financier (permet d’étudier les

mouvements d’argent pour vérifier la rentabilité de l’entreprise). Cela permet de convaincre

les partenaires et les financiers de la viabilité du projet.

4. Recherche de financements : il s’agit de réunir les fonds nécessaires au lancement de

l’activité. Plusieurs sources possibles : fonds propres, familles, amis, organismes privés

(banque, sites de crowfunding...), organismes publics (l’État, les régions, BPIFrance…).

5. Choix du statut juridique : réalisé en fonction de différents paramètres (capital social,

fiscalité, associé, protection du patrimoine personnel…).

6. L’entrepreneur accomplit les démarches administratives et légales nécessaires au

lancement de son activité : immatriculation de son entreprise auprès du Centre de

Formalités des Entreprises (CFE).