Le marché du travail est un lieu où l'offre et la demande de travail se rencontrent. L'offre représente les personnes capables et désireuses de travailler, tandis que la demande provient des entreprises et organisations cherchant à employer cette main-d'œuvre. Théoriquement, un équilibre entre l'offre et la demande fixe le salaire à un niveau optimal où les deux parties obtiennent satisfaction.
Lorsque l'offre de travail excède la demande, c'est-à-dire qu'il y a plus de personnes cherchant un emploi que d'emplois disponibles, les salaires ont tendance à baisser. À l'inverse, si la demande de travail dépasse l'offre, les salaires augmentent, incitant davantage de personnes à entrer sur le marché du travail.
L'offre de travail est constituée de la population active, laquelle est influencée par des facteurs démographiques et socio-économiques, tels que le taux d'activité. Ce taux, qui a tendance à augmenter, mesure la proportion de personnes en emploi ou à la recherche d'un emploi parmi celles en âge de travailler. Toutefois, toutes les industries ne sont pas égales face à l'offre de travail : certaines peuvent avoir un surplus tandis que d'autres font face à une pénurie de travailleurs qualifiés.
La demande de travail, quant à elle, dépend principalement de la conjoncture économique. En période de croissance, les entreprises cherchent à recruter plus de personnel. En revanche, lors de ralentissements économiques, elles optent souvent pour des réductions de personnel ou des gels des embauches.
Le marché du travail est de plus en plus segmenté. On distingue souvent un marché primaire, avec des emplois stables et bien rémunérés, d'un marché secondaire, caractérisé par des emplois précaires comme les CDD et l'intérim. Ces dernières décennies, la flexibilité accrue requise par les entreprises face à un environnement économique instable a conduit à une multiplication des contrats atypiques au détriment des contrats à durée indéterminée (CDI).
Le chômage est un déséquilibre persistant souvent mesuré par le taux de chômage, soit le rapport entre le nombre de chômeurs (au sens du BIT) et la population active totale. Ce taux est resté relativement élevé en France depuis les années 1970, fluctuant autour de 7%, alors que le seuil de plein emploi est généralement estimé à 5%.
Différentes populations sont inégalement touchées par le chômage, notamment les jeunes adultes, les moins diplômés ou encore les femmes qui sont plus souvent exposées au sous-emploi et à la précarité.