Le poème "Ophélie" d'Arthur Rimbaud, issu des *Poésies*, reprend la figure tragique de Shakespeare pour la transformer radicalement en une vision poétique personnelle. L'extrait soumis à l'analyse décrit la scène de la noyade et de la dérive du corps d'Ophélie sur l'eau, loin du drame initial. Dès lors, comment Rimbaud utilise-t-il le cadre naturel et le rythme des vers pour sublimer la mort d'Ophélie en une scène lyrique et symbolique ? Pour répondre à cette question, nous étudierons d’abord l’ancrage du tableau d’Ophélie au vers 1à16 enfin nous verrons l'idéalisation du passé d’Ophélie du vers 17à 32 .
Introduction
lecture linéaire
mouvement 1 :vers 1à16
ce mouvement s'ouvre sur Ophélie, renvoyant aux mythes de Hamlet, figure du poète lui même .« Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles, » des personnifications de la nature animée créent un sens étymologique , on n’as également installation d’un atmosphère calme et un contraste des couleurs entre le noir et le blanc.
« La blanche Ophélie flotte comme un grand lys »cette comparaison exprime sa légèreté et sa pureté et évoquent la femme-fleur fragile, symbolique du lys.
« Elle flotte très lentement, couchée en ses longs voiles », la répétition du verbe et l'écho de « calme » soulignent l'évocation de la mort par euphémismes comme « touchée » et « flotte ». On n’y retrouve également la légèreté avec « les long voiles « plus la ponctuation accompagné cette évocation .
« on entend dans les bois lointains des hallalis »
on y retrouve la singularité de Rimbaud mais aussi l'évocation de l'héritage Baudelaire .De plus , ce vers exprime le sens de l’oui mais également ouverture du tableau .Par ailleurs la nature environnementale est en harmonie avec Ophélie .Les éléments de la mort avec les Hallalis et accentué par allitération en [L].
Le premier quatrain tableau ,représente une vision d’Ophelie (comme celui du Dormeur du val ).Ce vers est une hypotypose, une représentation visuelle, où la Nature est en harmonie de manière douce avec elle, évoquant la mort tragique d’Ophelie .
L'anaphore et l'hyperbole dans « Voici plus de mille ans que la triste Ophélie » universalisent le mythe, lui conférant immortalité mais aussi avec la triste est un adjectif qui a pour but une dimension tragique du personnage.
Le vers « Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir » utilise un verbe évoquant une atmosphère mystique, le contraste des couleurs et toujours évocation de la mort tragique ici grâce un mot « fantôme blanc » et puis avec évocation de l’eau qui est égal à lieu de mort mais aussi par l’évocation de l’eau c’est égal un lieu de mort mais aussi d’immortalité.
L'anaphore se poursuit avec « « Voici plus de mille ans que sa douce folie »on y trouve un oxymore qui est tragique pour le destin d’Ophelie .
« Le murmure de sa romance à la brise du soir » évoque un atmosphère l'harmonieux ,la douceur et de la lècherté , perceptible par le toucher, avec une allitération en [m] pour la douceur il y a aussi un personnification harmonieuse de douceur et avec le sens de ouïe qui est présent par « murmure » .
La personnification se poursuit lorsque le vent « baise ses seins et déploie en corolle », la transformant en femme-fleur, où le toucher est suggéré par « baise ».
Ophélie fait désormais partie de cette Nature qui lui sert à la fois de berceau et de tombeau.
"Ses grands voiles bercés mollement par les eaux" - Personnification des voiles, reprise en écho du vers 3. Ambiance que l'on retrouve dans le tableau de Millais.
"Les saules frissonnants pleurent sur son épaule" - Personnification + un sens de "frissonnant". La Nature accompagne la jeune femme, servant de cadre au tableau.
"Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux" - Évocation du mythe (cf. Minutes de culture sur Hamlet).
"Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle" - Personnification. Les nénuphars + le sens "froissés" et "soupirent". La dimension tragique est plus manifeste.
"Elle éveille parfois, dans un aune qui dort" - Pouvoir d’Ophelie en symbiose avec la Nature, il y’a de plus une personnification .
"Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile" - Le passage d’Ophelie "anime" la Nature. Lien symbolique de l'éclosion et avec le sens par « frison »
"Un chant mystérieux tombe des astres d'or" - Mouvement vers Ophélie . Sens ouïe une tiérèse mais métaphorique. Périphrase.
ce quatrain comporte une Dimension mystique propre au symbolisme. Le poète est le voyant, capable de voir l'invisible et d'entendre l'inaudible. (cf. Alchimie du verbe).
Mouvement 2:le passé d’Ophelie vers 17à32
registre différent lyrique
rythme différent plus rapide et une syntaxe également différent phrase plus complexes
"Ô pâle Ophélia ! belle comme la neige" - Exclamations lyriques. Phrase nominales ayant une interjection lyrique , phrases nominales. Champ lexical du blanc, de la pureté et de la légèreté et renforce par une comparaison « comme la neige »
"Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté" -pour commencer on trouve un adverbe + la 2ème personne du singulier ce qui traduit un dialogue du poète avec Ophélie de plus avec « enfant » qui désigne innocence puis par La réalité est violente. Le Passé simple et verbe exprimant la tragédie de manière brutale. Puis on retrouve un destin tragique par le mot « emporté ».
"C'est que les vents tombant des grands monts de Norvège" - Norvège : lieu du mythe.
la nature de fait plus violente on n’y retrouve assonance en [ã]pour renforcé la dureté.
*" T’avais parlé tout bas de l’âpre liberté »on n’y trouve une personnification le sens de ouïe mais aussi du goût « âpre » il y a la quête du poète mais aussi celle d’Ophélie qui est la liberté - « L'oeil écoute. »avec une personnification de la nature
La seconde partie raconte le mythe en employant le passé simple et l'imparfait. La tonalité est tragique (tableau plus violent )
Doucement on comprend qu'Ophélie devient Rimbaud, qui lui aussi a fini par renoncer à la poésie .Ce second mouvement évoque la tragédie et la souffrance.
’’C'est qu'un souffle tordant la grande chevelure" - Anaphore "C'est que ‘’ avec la souffrance violente on n’y trouve une assonance en [ã]ce qui connote la souffrance et la difficulté on se trouve dans un changement de l’atmosphère .
"À ton esprit rêveur portait d'étranges bruits ‘’ au début de ce vers Rimbaud désigne Ophélie mais également Lui même car elle tel que lui a rêvé de la liberté sans l’atteindre on trouve aussi une personnification par « portait »et pour finir ce vers il y a le ses de ouïe + le mystère qui est un symbolisme.
"Que ton coeur écoutait le chant de la Nature" - Represndu poète une methaphore on n’as aussi par « le chant »interprétation de la poésie c’est à dire la représentation du pouvoir du poète et de la poésie c’est d’entendre l’inaudible c’est à dire de la voyance .
"Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs des nuit ;’’
Personnifications : champ lexical lyrique. Pouvoir de la Poésie.et également le sens de l’ouïe et un champ lexical de la souffrance .
"C'est que la voix des mers folles, immense râle" - Anaphore. Personnification.
« râle » c’est évocation plus dure de la mort donc de douleur
"Brisant ton sein d'enfant trop humain et trop doux" - Hyperbole. Violence. Antithèse "brisait" / "enfant" et pour finir adverbe répété pour la tragédie .
"C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle" -
Anaphore + histoire. Périphrase pour Hamlet.
"Un pauvre fou s'assit muet à tes genoux !" - on n’as des le début l’évocation du mythe puis le Mythe d'Hamlet, son histoire. La folie est un thème récurrent dans le poème .
"Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve ô pauvre Folle !" - Reprise en écho de "pauvre fou". Couple tragique on retrouve aussi Évocation du mythe. Impossibilité de la quête ..
Interjections lyriques. Phrases nominales la quête d’Ophélie autant plus celle du poète.
"Tu te fondais à lui comme une neige au feu" - au début on retrouve une methaphore puis une antithèse, une périphrase exprimant l’impossibilité de la quête « J’assiste à l’ecloision de ma pensée et une Comparaison il y a aussi la Fragilité d'Ophelie et une alliance tragique et de la dualité .
‘Tes grandes visions étranglaient ta parole" - Référence au poète voyant « les poète de sept ans », on glisse de la figure d’Ophélie à celle du poète incompris lui même c’est à dire il a pas pu ça y ses fulgurances c’est un génie incompris .
"Et l'Infini terrible affara ton oeil bleu !" - Allégorie accentué par la personnification d’un élément abstrait + Hyperbole. Verbe hyperbolique. Pouvoir des visions et pour finir « ton œil bleu » fait t’il un rappel au yeux de Rimbaud car ce qu’on retient le plus de son visage c’est ses yeux .
Personnification d'un élément abstrait. Impossibilité de la quête. "J'assiste à l'éclosion de ma pensée".
* Le second mouvement se termine par l'échec.
* La liberté rêvée n'est pas accessible. En ouverture on peut citer « Ma Bohème »(quête de liberté qui échoue).
* La deuxième partie se concentre sur le passé et sur l'explication du mythe.
* L'atmosphère change et se fait plus tragique, plus violente.
* La Nature n'est plus en harmonie mais contre le personnage.
* On sait qu'il y avait en lui une lumière qu'il n'a pas su orienter.
Et aussi :
* Ophélie : Muse de Rimbaud qui admirait Shakespeare. Figure tragique.
* Hypotypose : véritable tableau poétique « l'œil écoute » la poésie de Rimbaud.
* Fusion du personnage avec la Nature.
* Symbolisme : « anima » sens couleurs mystère vision.
* Comme dans le dormeur du val, le poème avance doucement vers l'expression de la mort.
* Poème illustrant parfaitement le génie de Rimbaud, ce pouvoir qu'il n'a pas su orienter.
Conclusion
Le poème d’"Ophélie" d’Arthur Rimbaud dépeint la mort tragique d'une innocente, symbole de souffrance et de fatalité, à travers des images poétiques où l'eau et le vent déchaîné scellent son destin.
(ouverture )Ce poème s'inscrit dans l'esprit de Ma Bohème, mouvement prônant la liberté et la rébellion. Ophélie, marginalisée et refusant les conventions, incarne cette quête d'émancipation, mais sombre dans la folie, un thème central de ce courant artistique.
