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3.3 L'endométriose

-> présence de tissu endométrial sous forme d'îlots de muqueuse utérine, en dehors de la cavité utérine


-> facilité par le reflux de fragments de l'endomètre vers la cavité péritonéale au cours des règles 

-> concerne toutes les femmes mais ces fragments ne s'implantent et ne se développent que chez certaines d'entre elles


L'influence des hormones

Physiopathologie


Définition : lésions endométriosiques qui réagissent aux sécrétions hormonales


-> dans la cavité pelvienne +++; cavité abdominale ++; diaphragme; au niveau des poumons, du foie, du cerveau 

Les différentes formes

  • L’endométriose péritonéale (superficielle) 
  • L’endométriose ovarienne ou endométriome 
  • L’endométriose profonde ou sous-péritonéale 

Implantations et croissance des lésions


->  favorisées par certaines anomalies

  • synthèse anormale d'hormones stéroïdiennes
  • réponse inflammatoire importante à l'origine des douleurs

-> prolifèrent et saignent sous l'influence du cycle hormonal

  • cicatrices fibreuses et adhérences -> infertilité


Etiologie


  • La théorie du reflux menstruel : explique les localisations péritonéales
  • La théorie de la métaplasie : explique certaines lésions profondes, issues d'une même origine embryologique, certaines cellules se transformeraient en cellules endométriales 
  • La théorie des emboles : justifie les lésions moins fréquentes des emboles/cerveau, poumon, par une dissémination des foyers via la voie veineuse ou lymphatique

Facteurs de risques


-> origine multifactorielle : facteurs génétiques + environnementaux + liés aux menstruations.


Signes cliniques - évolutions


  • Douleurs
  • Douleurs pelviennes :
  • dysménorrhées = liées aux règles
  • dyspaneuries profondes = lors des rapports sexuels (endométriose profonde)
  • chroniques et neuropathiques
  • Troubles digestifs :
  • douleurs à la défécation (dyschésie) ou troubles urinaires à la miction (dysurie) : elles surviennent ou s’accentuent lors des règles (endométriose profonde)
  • Fatigue chronique
  • Infertilité due :
  • L’inflammation chronique qui interfère sur la fécondation.
  • L’altération de la fonction ovarienne (tissu cicatriciel non fonctionnel)
  • Une atteinte utérine : l’endomètre présente des anomalies perturbant la nidation.


Evolution :

-> mal connue du fait des multiples facteurs qui l’influence.

-> récidive fréquente à l’arrêt du traitement

-> dysménorrhées diminuent ou disparaissent pendant la grossesse et cessent à la ménopause. Par contre un THS peut réactiver la maladie

-> changement de contraception peut majorer les douleurs

La qualité de vie en est diminuée.

Diagnostic et suivi


-> établi avec retard car souvent banalisés

-> 3 situations évocatrices : douleurs pelviennes chroniques, infertilité, découverte d'un kyste ovarien

-> suspectée lorsque les douleurs pelviennes sont intenses et aggravées par les règles ou les rapports sexuels

-> signes urinaires ou digestifs évocateurs d'une endométriose profonde ou d'une infertilité


Examen de 1ère intention

-> gynécologique : révélation des lésions vaginales, douleur à la mobilisation de l'utérus + toucher rectal si suspicion

-> échographie pelvienne : atteinte ovarienne ou endomètre


Exploration complémentaires

-> echo endovaginale et/ou IRM pelvien : confirme endométriome et/ou lésions profondes

-> coelioscopue : classifie le stade de l'endométriose


Suivi : nécessaire pour modifier ou adapter le ttt hormonal ou l'interrompre en vue d'une grossesse + surveillance des éventuels effets secondaires

Prise en charge


-> soulager la douleur

-> traiter si infertilité

-> multidisciplinaire : gynéco, médecin de la douleur, chirurgien, psy, sexologue

Gestion de la douleur


-> AINS pour dysménorrhées mais pas en continue = ANTADYS - flurbiprofène

-> paracétamol

-> ttt hormonal :

  • En première intention : contraception

oestroprogestative ou un DIU au lévonorgestrel (MIRENA).

  • Si ces 2 premières possibilités sont contre-indiquées =

contraception micro progestative orale au désogestrel (CERAZETTE) ou encore diénogest 2 mg (DIMETRUM)


-> en cas d'échec = analogues de la Gn-RH/leuproréline (ENATONE) pendant 6mois à 1an max car bcp d'effets indésirables


Ttt chirurgical

-> sous coelioscopie les plus souvent

-> chez la femme enceinte qui ne veut plus d'enfant = ablation des ovaires, de l'utérus et des foyers endométriosiques

Conseils


Observance : ttt pris de façon régulière avec persévérance car au moins 3mois pour évaluer l'impact et l'efficacité du ttt

-> attention aux oublies avec les pilules

-> anti-inflammatoires à utiliser sur qq jours uniquements et au cours des repas


Vie quotidienne :

  • Surveiller et gérer les effets indésirables du traitement 
  • Atténuer la douleur :
  • Nécessaire de recourir à une consultation spécialisée dans un centre antidouleur ;
  • Encourager la patiente à se rapprocher des associations de patients qui sont à l’écoute et leur permettre d’échanger des témoignages ainsi qu’orienter vers des professionnels de santé spécialisés, (site Endofrance) 
  • Application de chaud (bouillote, patch…), l’utilisation d’appareils de neurostimulation transcutanée, des cures thermales à visée antalgique peuvent aider à soulager
  • Yoga, acupuncture, ostéopathie, hypnose et méditation
  • Fatigue, anxiété, baisse de la libido : orienter vers les psychologues, sexologues 
  • Quand les douleurs se manifestent : se ménager et se réserver des moments de repos
  • La médecine du travail peut intervenir pour proposer un aménagement de poste pour éviter par exemple la station debout prolongée.
  • Pratiquer régulièrement et à son rythme une activité physique 

Désir d’enfants : rassurer car l’endométriose n’est pas forcément synonyme d’infertilité


Attention à l'automédication : supprimer les inducteurs enzymatiques (millepertuis) et attention à ne pas cumuler les AINS


3.3 L'endométriose

-> présence de tissu endométrial sous forme d'îlots de muqueuse utérine, en dehors de la cavité utérine


-> facilité par le reflux de fragments de l'endomètre vers la cavité péritonéale au cours des règles 

-> concerne toutes les femmes mais ces fragments ne s'implantent et ne se développent que chez certaines d'entre elles


L'influence des hormones

Physiopathologie


Définition : lésions endométriosiques qui réagissent aux sécrétions hormonales


-> dans la cavité pelvienne +++; cavité abdominale ++; diaphragme; au niveau des poumons, du foie, du cerveau 

Les différentes formes

  • L’endométriose péritonéale (superficielle) 
  • L’endométriose ovarienne ou endométriome 
  • L’endométriose profonde ou sous-péritonéale 

Implantations et croissance des lésions


->  favorisées par certaines anomalies

  • synthèse anormale d'hormones stéroïdiennes
  • réponse inflammatoire importante à l'origine des douleurs

-> prolifèrent et saignent sous l'influence du cycle hormonal

  • cicatrices fibreuses et adhérences -> infertilité


Etiologie


  • La théorie du reflux menstruel : explique les localisations péritonéales
  • La théorie de la métaplasie : explique certaines lésions profondes, issues d'une même origine embryologique, certaines cellules se transformeraient en cellules endométriales 
  • La théorie des emboles : justifie les lésions moins fréquentes des emboles/cerveau, poumon, par une dissémination des foyers via la voie veineuse ou lymphatique

Facteurs de risques


-> origine multifactorielle : facteurs génétiques + environnementaux + liés aux menstruations.


Signes cliniques - évolutions


  • Douleurs
  • Douleurs pelviennes :
  • dysménorrhées = liées aux règles
  • dyspaneuries profondes = lors des rapports sexuels (endométriose profonde)
  • chroniques et neuropathiques
  • Troubles digestifs :
  • douleurs à la défécation (dyschésie) ou troubles urinaires à la miction (dysurie) : elles surviennent ou s’accentuent lors des règles (endométriose profonde)
  • Fatigue chronique
  • Infertilité due :
  • L’inflammation chronique qui interfère sur la fécondation.
  • L’altération de la fonction ovarienne (tissu cicatriciel non fonctionnel)
  • Une atteinte utérine : l’endomètre présente des anomalies perturbant la nidation.


Evolution :

-> mal connue du fait des multiples facteurs qui l’influence.

-> récidive fréquente à l’arrêt du traitement

-> dysménorrhées diminuent ou disparaissent pendant la grossesse et cessent à la ménopause. Par contre un THS peut réactiver la maladie

-> changement de contraception peut majorer les douleurs

La qualité de vie en est diminuée.

Diagnostic et suivi


-> établi avec retard car souvent banalisés

-> 3 situations évocatrices : douleurs pelviennes chroniques, infertilité, découverte d'un kyste ovarien

-> suspectée lorsque les douleurs pelviennes sont intenses et aggravées par les règles ou les rapports sexuels

-> signes urinaires ou digestifs évocateurs d'une endométriose profonde ou d'une infertilité


Examen de 1ère intention

-> gynécologique : révélation des lésions vaginales, douleur à la mobilisation de l'utérus + toucher rectal si suspicion

-> échographie pelvienne : atteinte ovarienne ou endomètre


Exploration complémentaires

-> echo endovaginale et/ou IRM pelvien : confirme endométriome et/ou lésions profondes

-> coelioscopue : classifie le stade de l'endométriose


Suivi : nécessaire pour modifier ou adapter le ttt hormonal ou l'interrompre en vue d'une grossesse + surveillance des éventuels effets secondaires

Prise en charge


-> soulager la douleur

-> traiter si infertilité

-> multidisciplinaire : gynéco, médecin de la douleur, chirurgien, psy, sexologue

Gestion de la douleur


-> AINS pour dysménorrhées mais pas en continue = ANTADYS - flurbiprofène

-> paracétamol

-> ttt hormonal :

  • En première intention : contraception

oestroprogestative ou un DIU au lévonorgestrel (MIRENA).

  • Si ces 2 premières possibilités sont contre-indiquées =

contraception micro progestative orale au désogestrel (CERAZETTE) ou encore diénogest 2 mg (DIMETRUM)


-> en cas d'échec = analogues de la Gn-RH/leuproréline (ENATONE) pendant 6mois à 1an max car bcp d'effets indésirables


Ttt chirurgical

-> sous coelioscopie les plus souvent

-> chez la femme enceinte qui ne veut plus d'enfant = ablation des ovaires, de l'utérus et des foyers endométriosiques

Conseils


Observance : ttt pris de façon régulière avec persévérance car au moins 3mois pour évaluer l'impact et l'efficacité du ttt

-> attention aux oublies avec les pilules

-> anti-inflammatoires à utiliser sur qq jours uniquements et au cours des repas


Vie quotidienne :

  • Surveiller et gérer les effets indésirables du traitement 
  • Atténuer la douleur :
  • Nécessaire de recourir à une consultation spécialisée dans un centre antidouleur ;
  • Encourager la patiente à se rapprocher des associations de patients qui sont à l’écoute et leur permettre d’échanger des témoignages ainsi qu’orienter vers des professionnels de santé spécialisés, (site Endofrance) 
  • Application de chaud (bouillote, patch…), l’utilisation d’appareils de neurostimulation transcutanée, des cures thermales à visée antalgique peuvent aider à soulager
  • Yoga, acupuncture, ostéopathie, hypnose et méditation
  • Fatigue, anxiété, baisse de la libido : orienter vers les psychologues, sexologues 
  • Quand les douleurs se manifestent : se ménager et se réserver des moments de repos
  • La médecine du travail peut intervenir pour proposer un aménagement de poste pour éviter par exemple la station debout prolongée.
  • Pratiquer régulièrement et à son rythme une activité physique 

Désir d’enfants : rassurer car l’endométriose n’est pas forcément synonyme d’infertilité


Attention à l'automédication : supprimer les inducteurs enzymatiques (millepertuis) et attention à ne pas cumuler les AINS